
1)SUPER GIO'!
Dopo aver vinto la Transat Jacques Vabre 2007, in coppia con Pietro D'Alì, e
il Grand Prix Petit Navire 2008 di Douarnenez, in equipaggio, ha chiuso la
tripletta in Class40. Con 3 vittorie su 3 ha definitivamente dimostrato di
essere tornato alla grande nel mondo delle regate oceaniche.
Alle 07:11 e 27 secondi di Marblehead negli Stati Uniti, le 13:11 e 27
secondi Italiane Giovanni Soldini ha tagliato il traguardo aggiudicandosi la
Artemis Transat, sul Class 40 Telecom Italia, dopo 16 giorni 22 ore e 11
minuti, completando le 2982 miglia di questa leggendaria regata
transatlantica in solitaria.
Tra i suoi primi commenti: "Il momento migliore della regata? L'arrivo,
soprattutto se tagli per primo il traguardo"...grande Gio'!
2)SOLDINI E L'ARTEMIS TRANSAT (di Marco Nannini)
Vittoria Italiana.
Questa e’ una vittoria straordinaria, Giovanni ha scalato il podio di quella
che viene spesso definita l’Everest delle regate oceaniche ed a piantato
trionfante il tricolore italiano, inseguito dagli ostici inglesi che hanno
inventato questa regata e i giovani leoni francesi che dominano la scena
della vela in solitaria anno dopo anno. Soldini, unico italiano alla
partenza di questa edizione della Transat ha messo ancora una volta in
mostra quanto agli italiani piaccia partecipare agli eventi sportivi
internazionali per vincere, e con che stile. Bravo!
In testa dall’inizio.
A bordo di Telecom Italia, Giovanni si e’ portato in testa sin dalle prime
ore di questa durissima regata d’altura scattando in avanti ad ogni raffica
di vento e giocando a catenaccio con gli insequitori, difendendo la
posizione assicurandosi che nessuno lo potesse sorprendere con una rotta
inattesa.
Velocita’ innanzitutto.
Giovanni e’ stato il piu’ veloce durante i venti leggeri, stanco e provato
durante le interviste via satellite lamentava di dover timonare sempre a
mano senza poter dormire per poi, al primo cenno di una nuova brezza,
proiettarsi in avanti come un centometrista fresco di una vacanza rilassante
guadagnando miglia su miglia di distacco dagli avversari. Al decimo giorno
alcuni dei concorrenti sembrano gia’ accettare che la vittoria sara’ sua
fino a che il determinatissimo tedesco Boris Herrmann non ritorna alla
carica riusciendo quasi a riacciuffare il nostro Giovanni e cambiare il
finale di quest’Opera.
La notte piu’ dura.
Il quindicesimo giorno di regata il Tedesco su Beluga Racer recupera oltre
80 miglia su Telecom Italia che ad un certo punto e’ ferma al centro di una
bolla senza vento. Ma dopo una notte frustrante Giovanni riparte come un
missile riportando la situazione sotto controllo.
Vittoria!
Il resto e’ storia, Giovanni mantiene un ritmo serratissimo sino alla fine
portando Telecom Italia oltra la linea di traguardo di Marblehead in 16
giorni 22 ore e 11 minuti dopo la partenza da Plymouth, passati in solitaria
con gli altri partecipanti pronti a ricordargli quanto dura sia questa
regata, molti subiscono collisioni con balene, uno squalo ed altri oggetti
galleggianti, quattro degli Open 60 sono costretti al ritiro e Yvan Noblet
su Apart City abbandona la regata dopo che la barca ha sostenuto gravi danni
percossa da onde corte durante una dura bolina.
Una lotta serrata.
Questa edizione della Transat e’ stata senz’altro la piu’ combattuta con
distacchi molto ridotti anche dopo oltre due settimane di navigazione,
questo a dimostrazione della professionalita’ degli skipper e della formula
in due classi Open 60 e Class 40, Giovanni ha saputo far tesoro della sua
ampia esperienza avendo partecipato a questa regata ben 5 volte, la prima
nel 1992 a soli 25 anni.
La mia ispirazione.
Avevo incontrato Giovanni alla partenza a Plymouth ed avergli stretto la
mano di persona ha reso seguire questa regata ancora piu’ emozionante
seguendolo giorno per giorno senza perdere un aggiornamento. Tra un mese
esatto portero’ la mia barca a Falmouth in Cornovaglia da dove partira’ la
bluQube Solo 1000, una regata in tre tappe di mille miglia in solitaria
valevole alla qualifica per la OSTAR del 2009 cui intendo partecipare. The
Transat e’ dedicata ai professionisti come Giovanni Soldini, la OSTAR
dell’anno prossimo a quelli che come me, pur senza uno sponsor e con un
lavoro da ufficio vogliono per una volta affrontare questa avventura
straordinaria che continua a regalarci forti emozioni ad ogni incontro.
mardi 3 juin 2008
ARTEMIS TRANSAT : SUPER GIO
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mercredi 14 mai 2008
ARTEMIS TRANSAT DERNIÈRES NOUVELLES

40 Degrees et Fujifilm grimpent dans le classement
Mis à jour : 14/5/2008 16:15 GMT
Miranda Merron a grimpé à la 5ème place du classement, à 9 milles derrière Mistral Loisir Pole Sante ELIOR. Pendant ce temps Alex Bennett prend la 6ème place laissant 40 Degrees à 1 mille de lui.
Confirmation du black-out de position
Mis à jour : 14/5/2008 15:11 GMT
Le black-out de positions de 36 heures, de The Artemis Transat, débutera après le classement de ce vendredi à 18h00 TU et prendra fin avec le classement du dimanche matin à 06h00 TU.
Une nuit de manoeuvres pour Custo Pol
Mis à jour : 14/5/2008 12:59 GMT
"Cette nuit, j'ai effectué de nombreux empannages" témoigne Halvard Mabire. "Je ne suis pas sûr d'avoir toujours fait les bons choix, mais je le ferai la prochaine fois." En 8ème position, le skipper français est content : "j'ai réussi à être exactement où je voulais."
Miranda en mode course
Mis à jour : 14/5/2008 10:59 GMT
Miranda a l'air d'être en pleine forme malgré sa frayeur lors de la collision avec une baleine hier: "Je navigue sous grand spi et grand voile haute dans environ 15 noeuds de vent. Situation bien plus calme qu'hier puisque je suis rentrée en collision avec ... une baleine. J'ai vérifié le bateau en entier ce matin encore, tout va bien. Je dors dès que je peux, le pilote fonctionne vraiment très bien. Je suis complètement en mode course et j'adore ça!"
Giovanni prévoit 48h difficiles
Mis à jour : 14/5/2008 10:52 GMT
D'une voie fatiguée: "il (Appart'City) était un peu plus sous le vent, donc il m'a rattrappé dans la nuit. Je pense que les prochaine 48h vont être difficile. Je suis dans situation pas confortable, pas de vent donc la flotte va me rattrapper."
Le secret de Louis Duc : son tangon...
Mis à jour : 14/5/2008 10:46 GMT
Louis Duc nous raconte : "Je suis vraiment content et heureux d'être au sud de la flotte. J'ai bien dormi la nuit dernière." On va pouvoir l'apeller Speedy Louis ( Groupe Royer a été le plus rapide de la Class40, la nuit dernière). Mon arme secrète à bord correspond est mon tagon me premettant d'utiliser au maximum mon spi. Je mange très correctement et boit beaucoup d'eau donc tout va pour le mieu !"
Benoit Parneaudeau en grande forme
Mis à jour : 14/5/2008 10:40 GMT
"Tout va pour le mieux pour moi, je suis propre pour la première fois depuis le départ de la course, un vrai bonheur". La bonne humeur de Yvan est également du au rejet de la loi sur la culture des OGM, hier par le parlement francais. Sous spi, dans 20 noeuds de vent, Benoit continue sa route vers l'est.
De Yvan à bord d'Appart' City...
Mis à jour : 14/5/2008 10:15 GMT
Yvan Noblet nous raconte: "Tout va super bien, la météo est calme et je glisse tranquillement sous spi. Le bateau fonctionne bien sous pilote, ce qui me permet de bien dormir, environ 5h30 en 24 h. Côté alimentation, je n'ai presque plus de produit frais et donc je commence mon régime lyophilisé"
De Boris à bord de Beluga Racer...
Mis à jour : 14/5/2008 10:12 GMT
Boris nous raconte: "Je dors dans le cockpit pour pouvoir être capable de manoeuvrer au plus vite. Pour le moment je vais droit sur le porte des Glace, apres on verra! Pour le moment c'est tout droit."
Très bonne gestion du bateau par Simon Clarke
Mis à jour : 14/5/2008 09:32 GMT
Les dernières 24 heures ont été très chargées, quelques petits problèmes au niveau du pilote automatique rajoutant du travail.En gros, il a du mal à barrer lorsqu'on est sous spinnaker. Heureusement rien de grave mais beaucoup de travail. Deux fois, j'ai été obligé d'affaler le spi, de le sortir de la chaussette, puis de le réparer, de le remettre dans la chaussette avant de le re-hisser. Ce matin, le brêlage de l'amure a lâché, je suis d'ailleurs très chanceux de ne pas avoir perdu le spinnaker. Le petit plus, c'est le soleil qui est de retour pour quelques heures !
L'écart Nord-Sud continue à s'agrandir
Mis à jour : 14/5/2008 07:30 GMT
La nuit dernière, l'écart Nord-Sud entre la flotte était de 120 miles. Ce matin, cet écart est passé à 140 miles avec Groupe Partouche au nord et Prévoir Vie le plus au sud.
Bonne remontée des jeunes skippers
Mis à jour : 14/5/2008 07:23 GMT
Boris Herrmann sur Beluga Racer a gagné 5 positions dans la nuit et se classe désormais 5ème. Même situation pour Louis Duc (Groupe Royer) qui est passée de la 7ème à la 4ème place.
Giovanni Soldini (Telecom Italia)
Mis à jour : 14/5/2008 07:10 GMT
"C'est une nuit sous spi, pas beaucoup beaucoup de vent mais on avance a peu près, on essaye de glisser. Sur le bateau ça se passe plutôt bien mais pour être en tête il faut bien bosser tout le temps, parce que les copains ne sont pas loin derrière. J'essaye de bien gérer mon énergie, de changer les voiles au bon moment et de ne pas faire trop d'erreurs."
Soldini, le plus rapide entre les portes 2 et 3
Mis à jour : 14/5/2008 07:02 GMT
Giovanni Soldini sur Telecom Italia a été le plus rapide (19 heures) entre la première marque de parcours, Cap Lizard et la seconde, la pointe du Fastnet avec une moyenne de 9,15 noeuds.
Longue journée pour Simon Clarke
Mis à jour : 14/5/2008 06:38 GMT
"J'ai été très occupé ces dernières 24 heures, quelques problèmes avec le pilote ont augmenté la charge de travail," nous a écrit le skipper de Clarke Offshore Racing. "Je me suis battu pour conserver le spi tout le temps." Simon a été en alerte constante pour suivre les changements de vents: "J'ai dû affaler le spi à deux reprises pour le réparer et le rehisser."
Collision pour 40 Degrees
Mis à jour : 14/5/2008 06:33 GMT
"L'événement de la journée a été une collision avec une baleine, je ne sais pas qui a été le plus effrayé - elle ou moi -" nous raconte Miranda en fin de journée. "J'étais à l'intérieur à ce moment et heureusement le choc a été léger, je suis passée de 7 noeuds à 0." Miranda a vérifié tout le bateau, mais n'a trouvé aucun damage.
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Artemis Transat : Eliès, nouveau leader

La nuit -malgré ses conditions particulièrement délicates- a porté conseil à Yann Eliès (Generali), qui a pris la tête de la Transat Anglaise, mardi. Elle a en revanche été synonyme de blessures aux côtes pour Marc Guillemot (Safran). Sixième leader de la course en solitaire depuis son départ de Plymouth dimanche, Yann Eliès ne possède que 11 milles d'avance sur Sébastien Josse (BT), qui était en tête au pointage de lundi. Le reste de la flotte suit dans un mouchoir de poche.
Les navigateurs ont dû faire face pendant la nuit à de sévères rafales de vent, atteignant pratiquement 30 noeuds. Elles ont été fatales à Marc Guillemot, qui a chuté sur les côtes alors qu'il regagnait son cockpit, mais n'envisage cependant pas d'abandonner. Une météo plus clémente est attendue mercredi.
Le passage septentrional d’une perturbation qui se déplace lentement vers le golfe de Gascogne, a été plus musclé que prévu ! Au lieu de la vingtaine de nœuds annoncés, ce sont presque trente nœuds qui ont soufflé la nuit dernière et les monocoques ont pu allonger allégrement la foulée pour aligner près de 370 milles ces 24 dernières heures, soit 15,4 nœuds de moyenne… Mais pour Marc Guillemot (Safran), ce renforcement l’a mis en difficulté : « En fin de journée de lundi, j’ai croisé sous spinnaker Loïck Peyron et Yann Eliès puis le vent a commencé à forcir dans la soirée : j’ai affalé parce que cela devenait un peu chaud avec près de 25 nœuds de vent réel… J’ai envoyé le foc Solent et je suis allé me reposer à l’intérieur. A un moment, Safran a accéléré brutalement et je suis sorti de ma bannette pour aller au cockpit : le bateau a buté dans une vague et il a empanné ! Je me suis retrouvé couché, le mât dans l’eau à l’horizontal… Un beau vrac ! Cela m’a pris du temps pour tout remettre en ordre et au bout d’une demie heure au moins, j’ai refait route sans dommage. Mais quand je me suis refroidi, je me suis aperçu que j’avais une énorme douleur aux côtes : ça me fait très mal et soit il y a une petite fracture, soit c’est un gros choc. Je sais qu’il n’y a rien à faire. Depuis minuit, j’avance donc à vitesse réduite parce que je n’ai pas trop les capacités physiques d’intervenir. Si la douleur s’estompe un peu, je remettrais de la toile mais je n’envisage pas pour l’instant, d’arrêter la course ! »
Depuis cet incident, Safran suit une route plus « sage » en s’étant décalé vers le Sud-Ouest afin de subir moins de vent et de mer. Certes Marc Guillemot a ralenti mais au vu de sa trajectoire ce mardi après-midi, il semble bien qu’il ait choisi de continuer : le Breton est un « dur au mal » et s’il estime que la douleur est supportable, il retrouvera rapidement son potentiel à 100%.
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Hiérarchie bousculée
En deux jours, il y a eu pas moins de six leaders successifs ! Loïck Peyron (Gitana Eighty), Armel Le Cléac’h (Brit Air), Vincent Riou (PRB), Sébastien Josse (BT), Michel Desjoyeaux (Foncia) et Yann Eliès (Generali)… Et comme par hasard, ces six solitaires sont encore à touche-touche et ne se lâchent pas d’une étrave, même si certains ont parfois choisi des chemins de traverse pour arriver au même point ! A l’image de Michel Desjoyeaux qui a surpris tout le monde la nuit dernière en fonçant à bride abattue vers le Nord-Ouest sous solent et grand voile à un ris, pour redescendre sous spinnaker ce mardi, histoire de se recaler sur le groupe leader…
Toutefois, si les écarts en latitude restent étonnamment réduits après deux jours de mer, du moins entre les six premiers, qu’en sera-t-il d’ici 24 heures ? Car devant les étraves se glisse une zone de vents faibles et variables, un marais barométrique où il ne faut pas s’enliser… Et les petits décalages Nord-Sud peuvent prendre beaucoup plus d’importance qu’un écart Ouest-Est. Au fil des classements, les solitaires réactualisent leur stratégie car à ce stade de The Artemis Transat, il semble que personne ne désire trop quitter le groupe : phase d’attente pour ne pas risquer de s’enferrer dans une voie sans issue quand les prévisionnistes annoncent des vents plus mous et une situation encore confuse pour le passage de la porte des glaces au large de Terre-Neuve.
Seule certitude : il y aura une perturbation à négocier en entrant dans le Gulf Stream mais il reste à savoir comment elle va se déplacer pour se positionner plus au moins dans son Sud. Du vent contraire est prévu, mais sera-t-il Sud-Ouest ou Sud ? Cela change considérablement l’approche des bancs de Terre-Neuve…
Rien n’est acquis
Ainsi, le nouveau leader Yann Eliès ne se pose pas trop de questions : la route la plus directe est souvent la meilleure quand l’avenir est encore flou. Il y aura encore la possibilité de changer son fusil d’épaule s’il s’avérait que la voie un peu plus Sud prise par Sébastien Josse se révélait plus efficace : il n’y a pour l’instant que quarante milles de décalage latéral…
En revanche, les poursuivants des six leaders sont moins « disciplinés » ! Ils se sont déjà dispersés depuis le lendemain du départ, avec un cavalier seul du Britannique Steve White (Spirit of Weymouth) sur une route très Nord, puis Yannick Bestaven (Cervin EnR), Dee Caffari (Aviva) et Unai Basurko (Pakea Bizkaia) ont plongé vers le Sud-Ouest. Seuls Samantha Davies (Roxy) et Arnaud Boissières (Akena Vérandas) persistent sur la même voie que les leaders. Et si ces deux solitaires ne peuvent pas suivre le rythme imposé par les monocoques de la nouvelle génération, ils se maintiennent en position de chasseur, sans trop perdre de terrain.
Méfiance, car si les premiers tombent dans un trou de vent, ils auront l’opportunité de contourner le danger et de revenir jouer les trouble-fêtes ! A 1 250 milles de la porte des glaces de Terre-Neuve, il y a fort à parier que les divergences de point de vue vont s’exprimer la nuit prochaine, quand le black-out nocturne (de 20h00 à 8h00 heure française) permet de prendre une option sans que ses concurrents ne s’en aperçoivent…
Artemis Transat: Windy, Wild And Wet Night
Having slipped south of the Scilly Isles in thick fog during the early morning of Day 2, the Class40 fleet has picked-up speed and is fanning out north-south now they are clear of land. Race leader, Giovanni Soldini opted to take Telecom Italia north on a starboard gybe overnight in 15 knots of NE breeze, gybed south back towards the main body of the fleet at around 0900GMT this morning, dived down towards second place Appart! ' City before gybing north again and the Italian now holds a 12 mile lead over the yellow yacht's French skipper, Yvan Noblet.
In the south, Boris Herrmann's Beluga Racer and Miranda Merron's 40 Degrees become increasingly isolated from the fleet overnight. Merron's deep southerly option was a response to sail problems: "Long slow night on 40 Degrees following a spinnaker 'issue', now resolved. Will catch up the miles," she reported earlier via email and soon slipped back onto starboard gybe this morning. As Merron headed north, Boris Herrmann kept south, remaining in 10th position, one place behind 40 Degrees. Having lead the race during the first night and featured heavily in the front pack during the early stages, Herrmann's sudden drop in the rankings was a concern and a flu bug contracted shortly before the start has been taking its toll physically and emotionally: "I've been sleeping a lot to get over it," he assured the race office this morning, "but I haven't felt confident enough to use the spinnaker or gennaker when I'm not on deck." Reduced sail, illness and a period during the night of j! ust 2 knots of breeze have not helped morale on board: "I feel very alone," admitted the 26 year-old, "and I've never felt that before." In the afternoon, Merron gybed back south to rejoin Hermann and maintains a 3 mile lead over the German Class40.
[1 Hrs Ago] Giovanni Soldini (Telecom Italia).....
"C'est une nuit sous spi, pas beaucoup beaucoup de vent mais on avance a peu près, on essaye de glisser. Sur le bateau ça se passe plutôt bien mais pour être en tête il faut bien bosser tout le temps, parce que les copains ne sont pas loin derrière. J'essaye de bien gérer mon énergie, de changer les voiles au bon moment et de ne pas faire trop d'erreurs."
[2 Hrs Ago] Longue journée pour Simon Clarke.....
"J'ai été très occupé ces dernières 24 heures, quelques problèmes avec le pilote ont augmenté la charge de travail," nous a écrit le skipper de Clarke Offshore Racing. "Je me suis battue pour conserver le spi tout le temps." Simon a été en alerte constante pour suivre les changements de vents: "J'ai dû affaler le spi à deux reprises pour le réparer et le rehisser."
[2 Hrs Ago] Collision pour 40 Degrees.....
"L'événement de la journée a été une collision avec une baleine, je ne sais pas qui a été le plus effrayée - elle ou moi -" nous raconte Miranda en fin de journée. "J'étais à l'intérieur à ce moment et heureusement le choc a été léger, je suis passée de 7 noeuds à 0." Miranda a vérifié tout le bateau, mais n'a trouvé aucun damage.
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mardi 13 mai 2008
Artemis Transat

DÉJÀ DES TENDANCES STRATÉGIQUES
274 milles en 24 heures (soit presque 1/10ème du parcours), près de onze nœuds et demi de moyenne depuis le départ de Plymouth malgré le petit temps des côtes anglaises, quatorze nœuds lors des derniers pointages : le rythme de The Artemis Transat prend des tours ! Car le vent modéré de secteur Nord pour sortir de la Manche et traverser la mer d'Irlande a laissé place à une brise plus soutenue de Nord-Est d'une quinzaine de nœuds lundi matin, puis à un zéphyr qui se muscle depuis le début de l'après-midi, en tournant à l'Est d'une vingtaine de nœuds. Et si la première nuit a été l'occasion de manœuvrer et surtout de veiller car le trafic des cargos et des bateaux de pêche est toujours intense à la sortie de la Manche, la première journée a commencé par de longues glissades sur une mer plate qui se gondole au fil des heures !
Et sous spinnaker au-delà de dix-huit nœuds de vent réel, mieux vaut rester vigilant, soit à la barre, soit avec la commande de pilote, pour réagir immédiatement à un renforcement du vent ou à une petite rotation de la brise. Au risque de partir « au tas », « en vrac », « au lof », « au tapis », bref en quenouille avec 600 m² de voilure à gérer ! La deuxième nuit de mer s'annonce donc aussi peu réparatrice pour les corps et l'objectif des solitaires sera avant tout de garder les yeux ouverts et les bras réactifs. Il faudra d'abord gérer l'empannage qui devrait être imminent en ce lundi soir et faire passer la quille et le matériel à l'intérieur, déplacer les voiles en stock, puis changer la bôme de côté ainsi que le spinnaker avec ses dizaines de mètres d'écoute à reprendre : une check-list de près de vingt actions successives et différentes. pour ne pas se retrouver « sur la tranche » en sortie de manœuvre.
La voile, mode d'emploi
Et si dans cette première partie de course, les écarts restent encore peu marqués, il n'en est pas de même en terme de latitude : plus de trente milles de décalage entre les partisans du Nord (Peyron, Le Cléac'h) et les « Sudistes » (Josse, Desjoyeaux), sans même parler du poursuivant britannique Steve White qui est monté jusqu'à 50°N, soit avec plus de 60 milles de différentiel Nord-Sud ! Et c'est au « rez-de-chaussée » que la route semble la plus rapide désormais avec un peu plus de pression de vent et une brise un peu plus Nord-Est qu'Est par rapport aux solitaires qui sont quelques « marches » plus haut (Riou, Guillemot), et encore plus vis-à-vis de ceux qui grimpent « à l'étage » (Peyron, Le Cléac'h). Et lorsqu'il va falloir changer de cap pour aller raser le centre d'une dépression qui se présente devant les étraves, les plus « bas » devraient avoir fait un peu moins de chemin. Pour l'instant, toute la flotte progresse légèrement en dessous de l'orthodromie (route directe) et la trajectoire devrait être assez rectiligne, ces prochaines 36 heures après l'empannage. Ce qui signifie que ceux qui sont sous le vent de leurs concurrents (BT, Foncia), se retrouveront au vent de leurs concurrents (Gitana Eighty, Brit Air, PRB, Generali), après cette manœuvre. A noter que Marc Guillemot (Safran) s'est fait dérocher légèrement la nuit dernière, probablement en raison de problème technique car il était au contact de Michel Desjoyeaux à la tombée du jour : il concède vingt milles mais progresse à la même vitesse que les leaders.
Il faut donc s'attendre à ce que les écarts minimes de cette première journée de course soient un peu plus marqués demain mardi mais à l'observation des potentiels des bateaux, il est bien difficile de noter un différentiel de vitesse sensible entre les sept bateaux de tête, comme par hasard les nouveaux prototypes de l'année ! A contrario les poursuivants, déjà retardés par les petits airs des côtes anglaises qui ont avantagé les leaders, laissent inexorablement partir les « sept samouraïs » qui profitent d'une puissance supérieure à cette allure portante. Ils n'ont pourtant pas à craindre trop de décalage car l'avenir devrait plutôt ralentir en premier les leaders au passage de fronts et de zones de molles que toute la flotte aura du mal à éviter. Le vent va donc jouer au « yo-yo » ces prochains jours et les retournements de situation vont relancer sans cesse la course. La priorité des solitaires devra donc être d'éviter la fatigue pour ne pas casser du matériel et se retrouver handicapé, même si ce n'est que pour quelques heures. « Tenir le cap et ne rien lâcher » : cela ressemble à s'y méprendre à une Solitaire du Figaro, mais la différence majeure, c'est qu'un départ en vrac coûte beaucoup plus cher sur un monocoque de 60 pieds !
Ne pas se fier aux apparences de clémence. Axiome n° 1 : elle promet juste aux marins de nourrir une réflexion intense. « La météo est tordue, annonçait Loïck Peyron au moment de larguer les amarres. Rien n'est clair, ce qui me rassure c'est que tout le monde dispose des mêmes infos et entretient les mêmes doutes. Si un vrai choix pas très propre se profile dans trois jours sur l'Atlantique, une vraie petite régate nous attend d'ici là. » Le skipper de Gitana Eighty a pesé ses mots pour exprimer le sentiment général, avant de fixer le tempo et de franchir en poisson pilote la longitude du cap Lizard.
Armel Le Cleac'h n'a pas tardé à se faire les dents. Posé sur sa table à cartes par son équipe à terre, un muffin au chocolat, piqué de deux bougies, l'attendait. L'envol a salué ses 31 ans, « et si tout va bien je fêterai ça à Boston », mise-t-il, rapidement enclin à faire parler son instinct de Figariste, dans des conditions idéales pour jouer les renards. Pour éviter l'enfermement dans la noria d'environ 300 coques accompagnatrices ayant assuré une traîne de mariée à la flottille de coursiers, il a opportunément viré, loin derrière les autres, et émargeait au phare d'Eddystone dans le trio de tête, derrière Loïck Peyron et Marc Guillemot.
L'anecdotique 1er pointage officiel peut mettre du baume au coeur. « Il ne faut surtout pas prendre de retard, notait Yann Eliès, l'enjeu étant de passer le cap Lizard avant la renverse qui pourrait créer le premier passage à niveau. » C'est bien passé pour les ouvreurs. La situation risquait de se compliquer pour les poursuivants, déjà menacés par l'échappée. « On traverse typiquement le genre de situation où on ne peut pas se fier aux fichiers à trois jours, prévenait Vincent Riou, accroché au bon wagon. Il faut rester vigilant et souple, car tous les scénarios peuvent changer très vite. On a beaucoup de temps à passer à la barre devant nous. » La première nuit garantissait en effet d'être éprouvante, de ne pas offrir beaucoup de possibilités de repos.
Classe 40 : Soldini en tête - Louis Duc 4e après 36 heures de course
Beau début de course pour Louis Duc ! Après une douzaine d’heures de régate au contact, entre pêcheurs et cargos, dans le brouillard et des brises erratiques, le Class40 Groupe Royer glisse depuis hier vers l’Ouest, à plus de 12 nœuds sous spi, en 4e position.
Comme annoncé par Louis, le début The Artémis Transat a été sportif et tendu. Un stimulant cocktail de petit temps, brouillard, trafic maritime, et bien sûr de régate au contact dans une brise irrégulière a tenu les skippers en éveil toute leur première nuit de course. « La première nuit a été assez active pour moi. J’étais au contact avec Fujifilm (Alex Bennet), après le passage du Cap Lizard. J’ai effectué plusieurs changements de voiles genaker-spi. Entre les pêcheurs et les cargos les siestes n’ont pas été faciles ! », écrivait Louis la nuit dernière.
Lundi, la première journée de course, a été plus facile à gérer : le brouillard s’est levé, les rails de cargos et les zones de pêche s’éloignaient tandis que la brise s’est renforcée au secteur Est… Des conditions proches de l’idéal, que Louis a mis à profit pour se positionner au sein de la flotte des Class40 et se reposer un peu : « ce fut une super première journée, sous spi, le bateau glissait tout seul... Cela m’a permis de dormir. »
La seconde nuit de course fut tout aussi constructive comme le précisait hier soir le jeune skipper normand : « la nuit ne s’annonce pas trop mal, je navigue pour le moment sous grand-voile haute et grand spi, nous faisons des petits surfs à 16 nœuds avec des petites surventes à 28 nœuds... »
De fait, ce matin, à l’heure des premières options stratégiques, le Class40 Groupe Royer pointe en 4e position à 17,7 milles (33 km) du premier. Louis va vite, avec ses 12,2 nœuds, il affiche ce matin l’une des meilleures vitesses instantanées de la flotte !
Les écarts sont encore bien minces mais trois grandes tendances tactiques se dessinent déjà. Un groupe de 4 bateaux (Telacom Italia, AppartCity, Groupe Partouche et Fujifilm) tracent une route Nord pour vraisemblablement exploiter un flux d’Est à Nord Est plus soutenu, deux concurrents (Beluga Racer et 40 Degrees) plongent plus au Sud, tandis que la majorité de la flotte, dont le Class40 Groupe Royer, reste proche de l’orthodromie (route directe).
Ces placements de part et d’autre de la route directe restent cependant raisonables. Ils sont bien sûr fonction des évolutions météo à venir. Evolutions qui semblent laisser nombre de concurrents dans l’expectative : les fichiers de vent tablent en effet pour l’instant sur un Atlantique Nord bien calme, voire trop calme…
CLASS 40 - classement provisoire estimé à : 13/05/08 06:00 GMT
1 Telecom Italia 2608,2
2 Appart City 2615,6 7,4
3 Mistral Loisirs - Pole Santé HELIOR 2621,2 13
4 Groupe Royer 2625,9 17,7
5 Custo Pol 2629,8 21,7
6 Fujifilm 2640,1 31,9
7 Clarke Offshore Racing 2640,8 32,6
8 Groupe Partouche 2646,2 38
9 40 Degrees 2647 38,9
10 Beluga Racer 2648,9 40,7
11 Prévoir Vie 2681 72,8
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lundi 12 mai 2008
samedi 10 mai 2008
ARTEMIS TRANSAT ET CLASS 40

Connu pour ses féroces coups de tabac hivernaux, l’Atlantique nord reste une zone périlleuse même à l’approche de l’été. Jean-François Bonnin et Pascal Landuré (MeteoStrategy) nous aident à décrypter les options tactiques s’offrant aux concurrents… ainsi que les pièges qui leurs sont tendus.
Plus on avance vers l’été et plus l’anticyclone des Açores et les conditions clémentes lui étant associées se déplacent vers le Nord suivant le mouvement apparent du soleil. Il s’étend alors des Bermudes au golfe de Gascogne et son centre se positionne sur l’archipel dont il tire son nom (position centrale moyenne en mai : 35°N / 033°W). Mais il ne s’agit là que de climatologie, et donc d’une configuration issue des moyennes saisonnières. Dans la réalité, les schémas peuvent être très différents avec principalement deux situations, deux régimes qui se dégagent : le régime zonal et le régime de blocage.
Le régime zonal
C’est celui qui se rapproche le plus des statistiques. On retrouve alors des hautes pressions au Sud d’une ligne Virginie (USA) / Sud Irlande, et des basses pressions au Nord. Les dépressions circulent alors sur une autoroute des Etats-Unis à l’Europe, et atteignent encore régulièrement le golfe de Gascogne et le Sud des îles Britanniques. Il n’est effectivement pas rare de voir des dépressions se présenter à l’entrée de Manche au mois de mai en situation de régime zonal. Ces dépressions circulent encore parfois en famille, c'est-à-dire les unes à la suite des autres, par trains qui se succèdent de trois à cinq jours. Par comparaison, cette même configuration est plus marquée en hiver (tous les deux à trois jours).
Dans ce type de situation et d’une façon générale, l’activité dépressionnaire est plus importante à l’Est de l’océan Atlantique qu’à l’Ouest, et le chemin privilégié des dépressions - que l’on appelle aussi « rail des dépressions » - se trouve globalement situé sous le courant jet d’altitude sur une grande partie de l’Atlantique. Les dépressions, dans un schéma classique, se forment sur la côte Est des Etats-Unis et suivent leur petit « bonhomme de chemin » jusqu’à nos régions. On peut alors assister à la formation rapide de phénomènes parfois virulents, avec des vents atteignant temporairement la force 7 à 8 Beaufort. Il est par contre plus rare d’atteindre des forces de 8 à 9 Beaufort… mais c’est pourtant ce qui s’est produit le 27 mai 2007 à l’entrée de Manche avec des vents atteignant les 122 km/h en rafales à la pointe du Raz ! Ce type de situation lève des mers très fortes. A titre indicatif, un vent de 40 nœuds (force 8 Beaufort) soufflant pendant 24 heures génère des vagues de huit mètres !
Le régime de blocage
Dans ce second grand cas de figure, désigné comme « régime de blocage », on retrouve un anticyclone ou une dorsale sur le proche ou le centre Atlantique. En mai, le schéma serait plus celui d’une dorsale issue de l’anticyclone des Açores et remontant vers les îles Britanniques ou l’Islande. Les dépressions et perturbations atlantiques sont alors bloquées à l’Ouest du 10°W et parfois à l’Ouest du 20°W. Elles vont alors en général soit contourner la dorsale par le Nord, soit rester plus ou moins stationnaires. Mais dans certaines situations, elles profitent d’un affaissement de la dorsale dans sa partie Sud pour se diriger vers le Portugal où elles arrivent atténuées avec une activité essentiellement orageuse. Dans tous les cas, le proche Atlantique est protégé, les vents sont alors faibles, la mer n’est pas levée mais quelques brouillards côtiers peuvent se produire et des régimes de brise s’établir sur la côte Sud de l’Angleterre. C’est cette situation qui risque fort de se présenter devant les étraves des 60 ET 40 pieds dimanche 11 mai à 14h00 locales !
A la veille du départ de The Artemis Transat, dimanche 11 mai à 14h00 locales, les prévisions météorologiques laissent entendre que les vingt-quatre concurrents vont devoir composer avec les deux régimes météo décrit dans le précédent magazine : d’abord une « situation de blocage » avec une poussée anticyclonique entre des dépressions nombreuses mais peu marquées, puis un « régime zonal » avec un train de dépression se présentera en fin de semaine au large de Terre-Neuve que les concurrents ne pourront pas forcément contourner par le Nord… Les monocoques 60 pieds auront donc du pain sur la planche tactique car dès les premiers milles, le choix d’une route plus ou moins proche de l’orthodromie (route directe) sera déterminante pour toute la traversée de l’Atlantique. Pour les 40 pieds, la problématique n’est pas la même car le différentiel vitesse est suffisant (surtout au portant) pour que la situation au milieu de l’Atlantique soit très différente de celle des Imoca et donc la fin de parcours s’annonce plus agitée pour eux que pour leurs grands frères…
Les premières heures de course vont être tactiquement intéressantes en raison des marées importantes en Manche et en mer d’Irlande (coefficient 62 dimanche 11 mai). Si l’on part sur un flux zonal, c’est-à-dire un régime dépressionnaire classique de secteur Ouest, il faudra gérer les phénomènes d’accélération dus aux côtes et caps, et au mois de mai, on peut encore observer des passages à une trentaine de nœuds en Manche : c’était précisément la configuration observée en 2004…
L’autre cas de figure un peu plus probable au vu des prévisions deux jours avant le coup de canon, est un départ en régime de blocage, avec des conditions anticycloniques : il y aurait alors un peu de brise à négocier au départ, puis il s’agirait de gagner rapidement dans le Nord-Ouest afin de récupérer un flux plus régulier. D’une manière générale, la grande difficulté du mois de mai réside dans le fait que les conditions peuvent changer du tout au tout, aussi la capacité des concurrents à engranger et à analyser les mises à jour météo sera cruciale pour cette première portion.
Du Fastnet à Terre-Neuve
Il s’agit de la traversée de l’Atlantique proprement dite, et là encore, les deux cas de figure sont envisageables. La configuration dépressionnaire « classique » oblige à progresser vers l’Ouest au près, avec schématiquement une route Ouest-Nord-Ouest à l’avant des perturbations dans le flux de secteur Sud-Ouest, pour rebasculer sur un cap Ouest-Sud-Ouest dans le flux de secteur Nord-Ouest à l’arrière des systèmes. Il faudra être vigilant et ne pas trop se faire déporter vers le Nord, au risque d’avoir du mal à redescendre…
Dans le cas d’un régime de blocage, il y aurait alors une dorsale située sur le 30° W, et l’enjeu majeur serait la traversée de cette dorsale : celle-ci s’effectue en fonction des conditions que l’on estime trouver à la sortie. En cela, la problématique tactique est un peu comparable à celle que l’on rencontre sur le passage du Pot au Noir dans une descente ou remontée de l’Atlantique. Si l’on attend un régime de Sud-Ouest derrière la dorsale, il convient donc de ne pas monter trop Nord sous peine d’être coincé pour descendre vers Terre-Neuve, qui est sur la route orthodromique.
L’état de la mer est pour sa part très variable sur l’Atlantique Nord, mais il faut souligner que des creux de huit mètres sont loin d’être une denrée rare en mai, et que contrairement à ce que l’on trouve en Atlantique Sud ou dans le Pacifique, dans cette partie de l’océan les périodes moyennes (c’est-à-dire le laps de temps séparant deux crêtes) sont bien plus réduites. Les bateaux cognent donc sans relâche, prenant la première vague comme un tremplin, rebondissant sur la seconde et s’écrasant sur la troisième.
De Terre-Neuve à Boston
A partir de 45° de longitude Ouest, les options tactiques commencent à se réduire. D’autre part, les concurrents entrent dans la zone où les icebergs sont fréquents, et les brouillards aux abords de Terre-Neuve ne facilitent pas les choses. Les brouillards d’advection se forment principalement de mai à septembre. Cette formation est due au fait que l’air chaud qui a circulé au-dessus du Gulf Stream, et se déplaçant vers le Nord, parvient sur les eaux froides du courant du Labrador longeant le Groenland. La masse d’air se refroidit alors rapidement, sature et il se crée alors du brouillard. Ces eaux sont alors à environ 10°C en mai. Ce type de brouillard a la particularité d’être très dense, et tellement important qu’il persiste encore par des vents de 40 nœuds et parfois supérieurs. La fin du parcours est donc marquée par cette difficulté qui s’ajoute au problème des icebergs, mais il ne faut pas non plus complètement exclure la remontée de systèmes cycloniques tropicaux prématurés si la saison cyclonique a tendance à démarrer tôt…
Les icebergs
Les icebergs peuvent être rencontrés dès le 40°W et dans les cas extrêmes descendre jusqu’au 38°N (latitude de Lisbonne) avec une concentration maximale dans une zone s’étendant à l’Est-Sud-Est de Terre-Neuve. En raison de la présence du Gulf Stream (qui est relativement chaud et dirigé vers le Nord-Est), il est exceptionnel d’en rencontrer au Sud du 48°N. Toutefois, certaines années ont vu des icebergs croiser au large de New-York ! Fait important, il reste à noter que le mois de mai est le mois où la fréquence du nombre d’icebergs est maximale. Ainsi, entre 1900 et 2007, le nombre moyen d’icebergs observés en mai est de 147 pour une moyenne annuelle de 471 dans la zone de couverture de la patrouille internationale des glaces (Canada, USA) comprise entre le 48°N et le 52°N.
Le courant Jet
Il s’agit d’une zone de vents forts, située vers 9000 /10 000 mètres d'altitude, se formant à la rencontre de l’air polaire et de l'air subtropical. Ces deux masses d’air ne se mélangent pas, l'air polaire froid et sec descend vers le Sud alors que l'air subtropical doux et humide remonte vers le Nord. Le conflit engendré induit une compression et une augmentation de la température. On assiste alors à la création d'une énergie formidable. Que devient-elle ? Elle est principalement transformée en vent, qui peut atteindre 300 à 400 km/h !!! Les pilotes d’avions de ligne effectuant des trajets USA – Europe en tirent d’ailleurs profit et se positionnent dans ce flux.
Certes, le phénomène prend forme en altitude, mais il convient de considérer le système en trois dimensions. Lorsqu’une ancienne dépression, un reste de front, un thalweg de basses couches se trouve en surface à proximité du réservoir constitué par le courant jet, l’énergie stockée en altitude peut venir les réactiver sous certaines conditions. Qui plus est, lorsque la dépression passe du Sud au Nord du courant jet, on peut alors assister à la formation d’une "bombe" (le meilleur exemple étant la tempête qui a balayé l’Ouest de l’Europe en 1999). Le risque existe surtout en hiver, mais il convient de rester également vigilant au printemps, principalement au large.
les skippers des 40 pieds rdonnent leur point de vue sur les 2739 milles que compte cette transat dans l’Atlantique Nord et qui les conduira à Marblehead, USA.
Alex Bennett, le skipper de 34 ans à la barre de Fujifilm est le local de la transat : « C’est une énorme course ; c’est formidable pour Plymouth d’accueillir cet événement ! » Bien qu’à l’aise avec sa vie de terrien, Bennette ne cache pas son envie pressante d’aller se frotter à ses camarades : « Je suis pressé d’en découdre ! « admet-il. Le navigateur britannique n’a eu de cesse de régater depuis sa 5ème place dans la mini en 1999 et voit la Class40 comme une étape incontournable dans l’apprentissage de sa vie de marin. « Vous devez vous tourner vers le future, explique Bennett, la class40 est une étape importante vers la classe IMOCA.
Pendant que l’anglais Bennett rêve de bateaux plus grands, Benoit Parnaudeau qui a fini 10ème du dernier Vendée Globe admet que même si le 40 pieds n’est pas aussi puissant que les 60 pieds sur lesquels il naviguait, la course au sein de cette classe est passionnante. Le skipper rochelais âgé de 36 ans a concouru la dernière transat Jacques Vabre et a réalisé quelques optimisations depuis novembre dernier à bord de son Prévoir Vie : « Le changement majeure est l’installation d’un chauffage", a-t-il confirmé lors de la conférence de presse, provoquant un four rire général auprès de tous ses concurrents.
Le plus expérimenté de la flotte sera certainement Giovanni Soldini, le vainqueur en Class40 de la dernière Transat Jacques Vabre à bord de son Telecom Italia. Le skipper italien de 41 ans part favori pour sa 5ème Artemis Transat : « Au près, au près c'est toujours désastreux ! C’est toujours ‘boom’, ‘boom’, boom’ tout le temps. C’est vraiment pas excitant le près !” La grande partie de la transat est place sous des allures de près même si au moment du départ la flotte devrait bénéficier de vents portants : « J’espère simplement qu’ils vont nous accompganer un bon moment ! » ajouta l’italien optimiste.
Un des Class40 que Soldini devra surveiller est Appart’City, l’étincelant bateau jaune du navigateur Yvan Noblet. Le français de 27 ans a toujours été aux avants-postes dans la transat Jacques Vabre, talonnat Telecom Italia. La stratégie de Noblet est simple : « Je souhaite juste faire une jolie course, explique-t-il, et une course propre ! »
A suivre le Français Halvard Mabire qui prendra le départ de sa 3ème Artemis transat. Halvard est un marin expérimenté avec un CV impressionnant comptant 7 solitaires du Figaro et 2 Route du Rhum. Ce normand de 52 ans et son Class40 Custo Pol sont fin prêts pour le départ dimanche : « La Class40 est une classe excellente, les bateaux sont résistants, simples et très performants. Même avec un budget limité, il est possible de faire une belle course. »
Miranda Merron a elle-aussi un palmarès interessant, avec trois transats en double entre 1999 et 2005, prenant la 8ème place de la Route du Rhum 2003 et vaiqnueur avec son Class40 40° Degrees de la Fastnet Race. Merron ne doute pas de l’intensité de la bataille en Class40 : « Tous sont des bateaux compétitifs et la bataille sur l’eau va être très dense ! » confirme la jeune femme du Hampshire, très réaliste sur la course à venir. « Nous sommes plus petits que les IMOCA 60’, nous allons moins vite et pourtant nous faisons la même course… aussi merci de vous souvenir de nous. » lance-t-elle à l’assemblée.
Publié par
vie-project
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4:39 PM
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