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jeudi 5 juin 2008

L’éolien offshore en 2020 - Un nouveau souffle pour l’Europe ?



L’énergie éolienne s’appuie aujourd’hui sur une industrie établie, avec des pays leaders comme le Danemark et l’Allemagne. L’éolien onshore (terrestre) a ainsi représenté 30 % de la capacité de production d’électricité mise en service en Europe au cours des cinq dernières années. Dans un communiqué de presse, Alcimed soulève donc la question de l’éolien offshore (marin). Encore balbutiant, va-t-il prendre le relais ? Quels sont les atouts permettant de mesurer son véritable potentiel ? Quels sont les défis technico-économiques à relever ?

L’utilisation de l’énergie éolienne offshore reste encore anecdotique (1GW de capacité installée en offshore versus 70 GW en onshore), cependant, de nombreux projets voient le jour. L’Allemagne compte en effet installer environ 25 GW à proximité de ses côtes d’ici 2030 afin de couvrir 15% de sa consommation annuelle d’électricité. Le consortium anglais emmené par Shell et E.ON UK annonce des objectifs comparables : il prévoit la construction du plus grand parc éolien offshore au monde, doté d’une capacité de 1 GW (soit la capacité de certains réacteurs nucléaires !). Le Danemark, pays leader en la matière, suit la même voie : à titre d’exemple, le projet « Horns Rev 2 » va permettre de rajouter 200 MW au site offshore existant. Plus généralement, l’EWEA (European Wind Energy Association) estime le potentiel de l’éolien offshore à 3000 TWh/an : ce qui serait suffisant pour couvrir la consommation européenne en électricité !

Pourquoi un tel engouement pour l’éolien offshore ? D’une part, l’industrie offshore s’inspire d’une industrie onshore établie et à fort ancrage européen. « En 2006, deux tiers de la capacité mondiale installée en onshore sont localisés en Europe », rappelle Vanessa Godefroy, responsable de l’activité Energie d’ALCIMED. D’autre part, l’utilisation de l’énergie éolienne en mer permettrait de surmonter certaines difficultés que rencontre aujourd’hui l’éolien terrestre. Les nuisances visuelles et acoustiques des éoliennes terrestres sont par exemple au cœur de nombreuses discussions : l’importance de cette problématique disparaitra au fur et à mesure que les éoliennes s’éloigneront des côtes. Autre exemple, les turbulences du vent sont moindres sur terre qu’en mer, ce qui laisse présumer une durée de vie plus élevée pour les éoliennes en mer. Enfin, un atout majeur réside dans la « productivité » des éoliennes offshore, le facteur de charge de ces dernières étant sensiblement plus élevé. « 1 MW de capacité installée en offshore permet de générer en moyenne entre 3500 – 4000 MWh d’électricité par an. Ceci est un point fort par rapport à l’onshore dont la production annuelle d’électricité par MW installé se situe entre 2000 – 2500 MWh », commente Christian Oeser, consultant au sein de l’activité Energie d’ALCIMED.

L’éolien maritime va toutefois devoir relever des défis clefs pour pouvoir exploiter – au moins en partie – son potentiel considérable :
Tout d’abord, au niveau économique, l’éolien offshore doit devenir une source d’énergie compétitive : les coûts du kWh sont plus de deux fois supérieurs à ceux de l’éolien onshore. On attend notamment une importante diminution du coût des structures de support des éoliennes qui contribuent considérablement aux coûts d’investissement.
Au niveau technique ensuite, les structures de support jouent également un rôle important. Celles qui existent ne permettent pas aujourd’hui d’installer des éoliennes au-delà de 25m de profondeur, ce qui limite l’utilisation des éoliennes à des eaux situées à proximité des côtes. La maintenance ainsi que le raccordement des éoliennes au réseau électrique font aussi partie des principaux défis à relever : les éoliennes offshore étant difficilement accessibles, des exercices d’hélitreuillage sur éolienne constituent le quotidien des équipes de maintenance. Et aux enjeux liés à la pose de câbles sous-marins s’ajoute le fait que le cadre réglementaire n’est pas encore entièrement défini pour les raccordements au réseau terrestre.
Finalement, l’installation des éoliennes offshore constitue à elle-seule un enjeu logistique … de taille : Actuellement, les pâles des plus grandes éoliennes (dotées d’une capacité de 5 MW) ont un diamètre d’environ 120m qu’il s’agit de jucher à une hauteur de 100m au milieu de la mer. De plus, le développement de turbines offshore de 10 MW est prévu, ce qui augmenterait encore la taille des éoliennes.

En conclusion, l’éolien offshore, source d’énergie renouvelable prometteuse, doit encore faire face à de nombreux défis économiques, techniques et logistiques. Dans ce contexte, un développement lent mais conséquent de est à prévoir d’ici 2020. « Les prévisions de capacité installée en offshore varient fortement en fonction des hypothèses prises concernant le cadre politico-économique. En tenant compte des différentes forces et faiblesses de l’éolien offshore, on peut donc raisonnablement estimer à 35 GW la capacité installée d’ici 2020 », conclut Vanessa Godefroy, responsable de l’activité Energie d’ALCIMED.

Borloo confie à Catherine Chabaud une mission pour un nautisme écologique




L'ex-navigatrice Catherine Chabaud s'est vue confier par le Ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, une mission ''Nautisme et développement durable'', a annoncé le 23 mai le Ministère.

Catherine Chabaud, 45 ans, journaliste devenue skipper professionnelle, fut la première femme à réaliser le tour du monde en solitaire sans escale et en course, lors du Vendée Globe Challenge, en 1996-1997.

Selon le communiqué du Ministère de l'Ecologie, Mme Chabaud devra notamment préparer un appel à projets pour des ports de plaisance exemplaires afin de concilier optimisation des capacités d'accueil des navires de plaisance et respect de l'environnement. Elle devra également recenser l'ensemble des actions de sensibilisation menées (associations, collectivités locales, services de l'État) avec pour objectif de lancer une action nationale dès l'été 2009.

Elle devra enfin, réfléchir à la réforme du droit annuel de francisation et de navigation afin de mieux tenir compte de l'empreinte écologique des bateaux et préparer un colloque qui sera organisé sous l'égide du Ministère afin de sensibiliser les architectes navals, les équipementiers et les chantiers navals aux problématiques environnementales.

mardi 6 mai 2008

2ème rencontre nationale - Ports de plaisance et développement durable, 11 et 12 juin 2008 - Brest-Finistère


Les collectivités locales, riveraines du littoral, intègrent, pour la majorité, le développement durable dans l’aménagement des ports de plaisance, devenant même une des priorités de leur politique.

Avec ses 1.200 km de côtes et ses 370 sites de mouillage, le Finistère a souhaité accueillir les deuxièmes Rencontres Nationales “Ports de Plaisance et Développement Durable”, les 11 et 12 juin à Brest, où 300 décideurs présenteront leurs expériences.

Face à un engouement important pour le littoral breton, aux difficultés de cohabitation, à la nécessité de préserver l'environnement, la Région Bretagne a voté, en décembre dernier, la charte des espaces côtiers.

L’objectif est d'engager, avec l'ensemble des acteurs professionnels, associatifs, politiques une gestion durable et intégrée. Sa mise en œuvre commence avec l'installation d'un conseil de la zone côtière chargée du pilotage et de l'évaluation mais surtout avec l'ouverture de 10 chantiers « phares », dont le nautisme. Il faut dire que le tourisme a entraîné, ces dernières années, un développement considérable des activités et des infrastructures, ce qui a modifié les comportements, sur le plan démographique, environnemental mais aussi économique.

> Développement portuaire : quelles retombées économiques durables pour la collectivité locale ? Janick MORICEAU, Vice-présidente du Conseil régional de Bretagne, chargée de la mer

Le développement des activités et des infrastructures de tourisme a généré, peu à peu, de nouvelles valeurs aux espaces côtiers. Les équilibres sont bouleversés, en témoigne l’arrivée massive de résidants secondaires dans certaines communes qui modifie les comportements, tant sur le plan économique que démographique et environnemental. Certains peuvent oublier que le littoral n'est pas qu'un espaces loisir mais aussi un lieu de travail pour la pêche, la conchyliculture, la réparation navale, le transport maritime. Cette grande diversité des activités sur le littoral breton est une richesse et doit être conservée. Mais nous avons un autre défi plus paradoxal. Alors que les infrastructures touristiques, résidences secondaires se multiplient pour répondre à la demande de nos touristes, ces derniers très majoritairement expliquent qu'ils viennent en Bretagne pour la qualité de ses paysages et ses espaces naturels. Nous devons donc trouver un compromis intelligent permettant d'économiser l'espace et de préserver l'environnement.

Pour concilier loisirs nautiques et développement durable, le dialogue et une meilleure connaissance des contraintes des uns et des autres sont nécessaires. Des pratiques plus respectueuses du milieu permettent une cohabitation avec des activités qui nécessitent une eau de qualité.

- D’un espace d’exposition incluant une douzaine de stands de professionnels travaillant avec les collectivités sur le thème de la plaisance.
- De visites de sites portuaires, le jeudi 12 juin après-midi.