
Retour sur une épreuve riche en rebondissements, ayant vu la victoire implacable de Giovanni Soldini lors de ce qui fut sa 5ème participation.
Entrée au contact en Atlantique (Jours 1 - 4)
Après un départ léger à Plymouth, la flotte est restée en formation compacte, Giovanni Soldini sur Telecom Italia parvenant à faire la différence entre les portes de passage d'Eddystone et du Cap Lizard malgré la pression de Boris Herrmann. Soldini prenait au Cap Lizard les commandes de la flotte, qui se retrouvait embrumée au sud des îles Scilly, dans des vents variables au milieu des rails de navigation commerciale. Mais à l'aube du 3ème jour, avec les côtes britanniques dans le tableau arrière, les différentes options tactique devenaient très évidentes, la flotte ne tardant pas à s'étaler sur 120 milles sur un axe nord - sud. Alex Bennett (Fujifilm) et Christophe Coatnaon (Groupe Partouche) occupaient alors le terrain au nord, tandis que Miranda Merron (40 Degrees) et Boris Herrmann (Beluga Racer) prenaient position au sud. Le « bas » du plan d'eau n'allait pas tarder à devenir l'option la plus prisée à l'approche de la zone anticyclonique. Herrmann, miné par un méchant rhume les premiers jours, se remettait d'aplomb pour passer de la 10ème à la 3ème position au matin du jour 4. Yvan Noblet sur Appart'City restait pour sa part bien accroché à sa seconde position dans le tableau arrière du leader.
Petits airs pour le blackout (Jours 5 - 7)
A l'approche d'une zone de molle et avec la perspective du blackout de positions de 36 heures annoncé par l'organisation, la flotte progressait au portant dans 9 à 15 nœuds de vent. Groupe Partouche, 10ème, tombait en panne de vent au nord alors que Benoît Parnaudeau sur Prévoir Vie, au sud, signait la meilleure moyenne de la flotte (9,3 nds). Herrmann se hissait en seconde position, à seulement 17 milles de Soldini. Au soir du blackout, on apprenait la mise en place d'un syndicat Class40 informel - sur l'initiative d'Halvard Mabire (Custo Pol) et Thierry Bouchard (Mistral Loisirs Pole Santé Elior) - revendiquant de pouvoir recevoir les résumés quotidiens de la course en Classe IMOCA, afin de rester au fait des aventures se tramant devant leurs étraves. Au jour 5, la flotte se scindait en 3 groupes distincts, s'étalant sur 180 milles en latéral. Au nord, Soldini se heurtait le premier à la zone sans vent, suivi par un contingent français incluant Thierry Bouchard, Yvan Noblet et Christophe Coatnaon. Miranda Merron, occupant la 3ème place, était la première du groupe médian à faire état de la baisse de régime qui allait affecter son peloton (composé de Boris Herrmann toujours second, Alex Bennett 4ème, Halvard Mabire 7ème et Simon Clarke 11ème). Au sud se trouvaient Louis Duc et Benoît Parnaudeau, respectivement 9ème et 10ème.
Au près vers la porte des glaces (Jours 8 - 12)
Alors que le blackout était levé au jour 8, les trois groupes mentionnés précédemment s'étaient globalement dispersés - exception faite du peloton de nordistes, inséparables, et conservant la même option que celle suivie par le leader. Après une première portion de course au portant dans des conditions variables et exigeantes, le près et son cortège de chocs faisait son apparition, de nombreux skippers se déclarant fatigués et inquiets pour le matériel. Au jour 9, Soldini menait toujours avec 59 milles d'avance alors que la porte des glaces au sud de Terre-Neuve était visiblement barrée par une zone de calmes. Le lendemain matin il était clair que le groupe du nord avait le moins souffert alors que plus bas Halvard Mabire (le plus ouest des concurrents restés sud) pâtissait des conditions difficiles. Simon Clarke découvrait pour sa part que ses instruments (girouette - anémomètre) n'avaient pas été correctement calibrés. Au jour 11, Soldini récoltait les bénéfices de son plongeon sud pendant le blackout de la nuit, et menait avec 55 milles d'avance sur Thierry Bouchard, tandis que la vitesse de progression d'Yvan Noblet était contrariée par un souci d'instrumentation. Boris Herrmann, 3ème, ne comptait pour sa part que 8 milles d'avance sur ce dernier, la course s'avérant très serrée. Contraint de monter au mât afin de récupérer une drisse, Simon Clarke avouait ne pas avoir apprécié l'expérience. Les leaders étaient les premiers à attraper le nouveau vent de sud ouest, à quelques 85 milles de la porte des glaces. Bouchard et Herrmann, continuant leur mano a mano, ne cessaient de s'échanger la seconde et la troisième place. mais les écarts ne tardaient pas à s'accroître, Yvan Noblet décrochant notamment.
Tempête à la porte des glaces (Jours 13 - 15)
Peu après 18h00 GMT au jour 12, le leader Giovanni Soldini laissait un point de la porte des glaces (dans sa portion est) à tribord, et mettait le cap au nord ouest vers les côtes américaines. Libéré de cet obstacle, Soldini pouvait profiter d'un regain de vitesse et augmenter son avance de manière significative. A plus de 11 nœuds, le skipper italien reléguait rapidement son dauphin, Boris Herrmann, à 82 milles dans son tableau arrière. En 5ème et 6ème position, la bataille était de plus en plus serrée entre les deux Britanniques Miranda Merron et Alex Bennett, la navigatrice tâchant de contrôler son rival à l'approche de la porte des glaces. Mais la nuit suivante les rôles étaient inversés. tandis que des vents de face de plus de 30 nœuds s'abattaient sur la flotte. Au jour 14, alors qu'il était à plus de 40 milles du 3ème, Yvan Noblet révélait une sévère délamination et annonçait qu'il des déroutait vers St Pierre et Miquelon ! Profitant du ralentissement du leader, Bouchard et Herrmann lui reprenaient du terrain momentanément, avant qu'il ne retouche un air salvateur lui permettant de conserver 94 milles d'avance. Pour le reste de la flotte, le passage de la porte des glaces s'annonçait difficile.
Pertes et profits (Jours 16 - 17)
Luttant contre le Gulf Stream dans des airs plus qu'asthmatiques, Soldini voyait Boris Herrmann revenir fort, grapillant jusqu'à 10 milles en 4 heures. Mais le jeune Allemand n'allait pas tarder à être ralenti lui-même. Thierry Bouchard de son côté faisait une bonne opération en remontant à 63 milles du second, mais la meilleure progression était à mettre au crédit de Louis Duc, passant de la 7ème à la 4ème place. Halvard Mabire, malgré une violente collision nocturne probablement avec une baleine, continuait lui aussi à avancer et prenait la 6ème place, rejoignant Louis Duc et Alex Bennett au sud. Au matin du jour 17, Soldini s'était extrait de la dorsale et repartait de plus belle vers la ligne d'arrivée, suivi de Boris Herrmann, tandis que Miranda Merron et Benoît Parnaudeau souffraient dans le nord, l'Anglaise passant de la 4è à le 8ème place.
Implacable Soldini
A 7h11 locales (11h11 GMT) au jour 18, Giovanni Soldini s'emparait de la victoire à Marblehead après 16 jours 22 heures et 11 minutes de mer, ayant mené la flotte depuis le cap Lizard ! La nuit suivante à 1h09 GMT, Boris Herrmann prenait la seconde place, quelques neuf heures avant que Thierry Bouchard ne complète le podium. Résultats complets ci-dessous.
Classement Class40, heure d'arrivée et temps au vainqueur
1. Telecom Italia 28/05/08 à 11:11:57GMT après 16j 22h 11min 57s à la vitesse moyenne de 7.23 nœuds
2. Beluga Racer 29/05/08 at 01:09:47GMT après 17j 12h 09min 47s à la vitesse moyenne de 6.99 nœuds (13h 57min 50s derrière Telecom Italia)
3. Mistral Loisirs - Pole Sante ELIOR 29/05/08 à 10:42:57GMT après 17j 21h 42min 57s à la vitesse moyenne de 6.84 nœuds (23h 31min 00s derrière Telecom Italia)
4ème Groupe Royer 29/05/08 à 15:51:15 GMT après 18j 02h 51min 15s à la vitesse moyenne de 6.76 nœuds (1j 04h 39m derrière Telecom Italia)
5ème Custo Pol 29/05/08 à 16:05:07GMT après 18j 03h 05min 07s à la vitesse moyenne de 6.75 nœuds (1j 04h 53 minutes derrière Telecom Italia)
6ème Fujifilm 29/05/08 à 18:53:02GMT après 18j 05h 53min 02s à la vitesse moyenne de 6.71 nœuds (1j 07h 41m 05s après Telecom Italia)
7ème 40 Degrees 30/05/08 à 08:19:34sGMT après 18j 19h 19min 34s à la vitesse moyenne de 6.51 nœuds (1j 21h 07min 37s derrière Telecom Italia)
8ème Prevoir Vie 30/05/08 à 10:21:02GMT après 18j 21h 21min 02s à la vitesse moyenne de 6.48 nœuds (1j 23h 09min 05 s derrière Telecom Italia)
9ème Groupe Partouche 30/05/08 à 13:28:20GMT après 19j 00h 28min 20s à la vitesse moyenne de 6.44 nœuds (2j 2h 16min 23s après Telecom Italia)
10ème Clarke Offshore Racing 30/05/08 at 19:15:36GMT après 19j 06h 15min 36s à la vitesse moyenne de 6.42 noeuds (2j 08h 03min 39s après Telecom Italia)
Abandon : Yvan Noblet sur Appart'City au 13ème jour de course
The Artemis Transat: Final Four Cross The Line
Shortly after crossing the finish line at 08:19:34 GMT this morning on her Proto Class40, 40 Degrees, Miranda Merron shared her thoughts with the crowd gathered on the race pontoons in Marblehead, USA: "Fantastic race, really diverse conditions. There were quite a few of us who raced together until I fell into a big hole and parked." Merron's decision to stay north in a high-pressure, light-wind zone on Day 16 (Monday 26th May) was text book tactics, but the plan failed with boats to the south of 40 Degrees grabbing the new south-westerly breeze first. The result was a rapid drop from 4th to 7th place.
At 10:21:02GMT, Benoit Parnaudeau and his Proto Class40, Prevoir Vie, crossed the Marblehead finish line in 8th, a fraction over two hours behind 40 Degrees.Tactical setbacks south of Newfoundland were a key part of Parnaudeau's race: "After the ice gate, I went to the north but it wasn't a good idea because of the high-pressure. I stayed there while the others in the south got away."
Just over 3 hours later, Groupe Partouche, the JPK 40 of Christophe Coatnoan finished racing at 13:28:20GMT after a transatlantic race filled with technical setbacks and finally, just before the prize giving at 21:30GMT, Simon Clarke on his Akilaria 40, Clarke Offshore Racing was the last Class40 across the finish line at 19:15:36GMT taking 10th place.
Class40 rankings, arrival times, average speeds and time behind the race winner:
1. Telecom Italia 28/05/08 at 11:11:57GMT
2. Beluga Racer 29/05/08 at 01:09:47GMT
3. Mistral Loisirs - Pole Sante ELIOR 29/05/08 at 10:42:57GMT
4. Groupe Royer 29/05/08 at 15:51:15 GMT
6. Fujifilm 29/05/08 at 18:53:02GMT
7. 40 Degrees 30/05/08 at 08:19:34sGMT
8. Prevoir Vie 30/05/08 at 10:21:02GMT
9. Groupe Partouche 30/05/08 at 13:28:20GMT
10. Clarke Offshore Racing 30/05/08 at 19:15:36GMT
mardi 3 juin 2008
ARTEMIS TRANSAT : Class40, la course en détail
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lundi 12 mai 2008
ARTEMIS TRANSAT
La flotte dans un mouchoir
Partie dimanche de Plymouth, la 13e édition de la Transat anglaise en solitaire, baptisée The Artemis Transat, donne pour l’instant lieu à une bataille serrée, puisque ce lundi matin, ils sont six bateaux en huit milles. C’est Armel Le Cléac’h (Brit Air) qui mène les débats avec 1 petit mille d’avance sur Vincent Riou (PRB), 2 sur Loïck Peyron (Gitana Eighty), 5 sur Sébastien Josse (BT), 7 sur Michel Desjoyeaux (Foncia) et 8 sur Yann Eliès (Safran). Contrairement à ce qui se passe d’habitude sur cette course, réputée pour sa difficulté en raison de vents contraires et du froid, les monocoques ne devraient guère souffrir lors de leur traversée de l’Atlantique, puisque du petit temps est annoncé pendant 3-4 jours.
Créée en 1960, la Transat anglaise fait partie des monuments de la course à la voile. Lors de sa première édition, il avait fallu 40 jours au Britannique Francis Chichester pour traverser l’Atlantique à bord de son Gipsy Moth III. Quatre ans plus, un jeune Français inconnu du milieu vient lui donner une leçon de voile en s’adjugeant la course en seulement 27 jours. Il avait construit un bateau spécialement pour cette course : Pen Duick II. Son nom ? Eric Tabarly. Sa victoire va avoir un retentissement énorme des deux côtés de la Manche. Le Français vient de battre les Anglais chez eux. Sa préparation marque le début de la professionnalisation de la voile de compétition et de la suprématie française dans les courses en solitaire. La Transat anglaise va en être le témoin. La course a été remportée par les plus grands navigateurs de l’Hexagone : Alain Colas (1972), Eric Tabarly (1964 et 1976), Yvon Fauconnier (1984), Philippe Poupon (1988), Francis Joyon (2000), Michel Desjoyeaux (2004) et Loïc Peyron (1992 et 1996).
Cap vers le triplé ?
Le Breton y pense, mais il n’est pas le seul à vouloir graver un peu plus profond son nom dans la légende… Michel Desjoyeaux a également pris le départ de la course. Surnommé le Professeur dans le milieu pour sa manie de tout remporter (Vendée Globe, Route du Rhum, Transat anglaise, Solitaire du Figaro, etc.), il se verrait bien lui aussi réaliser le doublé. La course ne se résumera pas néanmoins à un duel entre ces deux vieux loups de mer. Dans leur sillage, le couteau entre les dents, on a pu apercevoir Vincent Riou (vainqueur du dernier Vendée globe), Sébastien Josse, Armel Le Cléac’h, Yann Eliès et Marc Guillemot, tous candidats à sa succession lors du prochain tour du monde en solitaire.
Et les Anglais ?Candidat très sérieux à la victoire, Mike Golding n’a pas pris le départ, paralysé par un problème de quille, mais il faudra surveiller sa compatriote Dee Caffari. En soixante-pieds, la victoire devrait donc se disputer entre français. En quarante-pieds, l’autre classe au départ, le plateau est plus hétéroclite. On y retrouve des coureurs professionnels comme Benoît Pernaudeau ou Givanni Soldini, des amateurs éclairés comme Thierry Bouchard et des jeunes talents aspirants à devenir professionnels comme Yvan Noblet, Christophe Coatnon, Louis Duc ou Boris Hermann.
L’analyse de Jean-Luc Nélias
Jean-Luc Nélias, navigateur et spécialiste du routage, analyse tous les matins les choix stratégiques des treize solitaires entre Plymouth et Boston. Après moins d’une journée de mer mais une première nuit active, voici la situation de la flotte vu par un routeur à terre…
Grossièrement, on peut dire que la trajectoire d’un bateau de course ressemble un peu à la trajectoire d’un vaisseau spatial qui utilise la gravitation des astres pour accélérer ou maintenir sa vitesse tout au long de son périple. Dans le cas de la navigation océanique, les bateaux vont « graviter » autour de centres d’action que l’on appelle « basse pression » ou « haute pression ». En général, les vents les plus forts sont situés en périphérie des centres d’action. Attention car dans leurs milieux, il n’y a pas de vent et si on passe trop loin, on se rallonge la route. Un des derniers paramètres, c’est que ces centres d’action apparaissent, se déplacent plus ou moins vite et disparaissent.
Les météorologues, avec l’assistance d’ordinateurs extrêmement puissants, fournissent des prévissions de tous ces mouvements et il reste donc au skipper à calculer sa route là encore grâce à l’informatique. Son expérience, ses observations, sa lucidité, ses ambitions… vont lui permettre d’interpréter, de paramétrer ses logiciels et d’arbitrer entre les différents modèles météorologiques qu’il reçoit à bord. Pour rajouter un peu de piment, les modèles météorologiques sont rarement identiques et il faut de temps en temps, faire confiance à son intuition pour trouver le bon chemin.
CLASS 40 : SOLDINI EN TÊTE
1. Telecom Italia +0nm 2795.4nm NA
2. Mistral Loisirs - Pole Santé +1nm 2796.7nm NA
3. Beluga Racer +5nm 2800.1nm 37 mins
4. Appart' City +5nm 2800.8nm 34 mins
5. Custo Pol +6nm 2801.6nm 39 mins
6. 40 Degrees +7nm 2802.4nm 51 mins
7. Clarke Offshore Racing +9nm 2804.3nm 1.1 hrs
8. Groupe Royer +12nm 2807.5nm 1.2 hrs
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dimanche 11 mai 2008
CLASS 40 ARTEMIS TRANSAT

les dernières heures
Résumé Météo des premières 48h00 de course de the Artémis Transat
La météo méditerranéenne qui règne dans le sud oust de l’Angleterre devrait être à nouveau là demain pour le départ de the Artémis Transat. Le vent sera de secteur sud est, oscillant entre 12 et 17 nœuds. La flotte pourrait ainsi très vite s’éloigner sous spi et rallier la première porte de parcours OMEGA, au niveau du phare d’Eddystone, 10 miles plus loin, à la vitesse de l’éclair !
Une dernière soirée avant le coup de canon libérateur
Le ponton des Class40 était assez calme ), sans doute parce que les préparatifs touchent à leur fin mais également parce qu’hier au soir les skippers présentés aux invités de la ville de Plymouth, ont tardé dans la club VIP Champagne Mumm après la soirée officielle. Etaient présents des membres de la Royal Navy, HSM Argyll, du patrouilleur français PSP Pluvier et des invités de la compagnie Artemis.
La réception a été ouverte par Nigel Godegfroy, le chef du port de Sutton Harbour, point d’amarrage de la flotte de l’Artemis Transat et par le maire de Plymouth, le Conseil David James. « Cet événement a une relation particulière avec Plymouth » expliquait le chef de la ville, « Il y a beaucoup d’animations, une bonne atmosphère et beaucoup de vie à Barbican. Sutton Harbour est une place superbe pour un tel événement. Le chef de la ville ne tarissait pas d’éloges au sujet de Sutton Harbour : « Nous avons une fameuse tradition maritime à Plymouth. Nous sommes fiers d’accueillir l’Artémis transat une nouvelle fois. Je voulais remercier Sutton Harbour. »
La flotte des 24 skippers de l’Artémis Trsnsat était invitée à se présenter et les 11 skippers de Class40 ont brièvement pu s’exprimer devant l’assistance.
Le français, Louis Duc âgé de 24 ans, est le plus jeune skipper de cette 13ème édition de the Artémis Transat mais pense que sa jeunesse ne représente pas un handicap. « Ce n’est pas important d’être le plus jeune ! Le plus important est d’être là ! » Le skipper de Fujifilm, le local, Alex Bennett a reçu le plus grand hommage de la soirée quand il est monté sur scène : « Nous sommes ici, nous sommes prêts, et allons tout donner ! » annonçait Bennett, fier de tous ces applaudissements.
Miranda Merron, la seule femme naviguant en Class40 est revenue sur les circonstances qui lui ont permises de prendre le départ de la course avec son 40 degrees : « J'ai eu beaucoup de chance que l'on me prête ce bateau" déclare la navigatrice basée dans le Hampshire, "mais nous manquions beaucoup de budget bien que la communautée locale et les entreprises de Hamble se soient regroupées pour m'aider. »
Le dernier skipper à prendre la parole en Class 40 a été Giovanni Soldini, le plus expérimenté des marins de cette classe : « J’espère que la course ne sera pas trop dure » souhaitait le skipper de Telecom Italia. « Le premier jour sera clément ; normalement, nous aurions du avoir un système de basse pression avec du vent et des conditions humides !! » L’italien de 41 ans qui connaît bien la course continue : « Cette transat à travers l’Atlantique nord est une course merveilleuse. J’espère que la mer sera gentille avec nous ! »
Le dernier VIP à prendre la parole a été Dick Turpin, Managing Director de la société Artemis Fund Managers. « Je suis fier d’être près de tous ces skippers ! Il y a un parallèle entre notre métier et la course en solitaire. J’admire ces hommes et leur détermination ; c’est pourquoi je suis très heureux que nous soyons impliqués dans cette course. » Turpin a remercié Sutton Harbour, la ville de Plymouth, OC Events et toutes les personnes impliquées dans la course : « Je me sens très privilégié de pouvoir assister au départ de cette course renommée ! » conclut-il en levant sa coupe de champagne Mumm pour un toast à tous les skippers : « Bon vent, bonne mer et bonne chance
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vendredi 9 mai 2008
ARTEMIS TRANSAT : J - 2

Soldini et le mauvais oeil
Après une victoire dans la transat Jacques Vabre 2007 et une autre récente victoire lors du grand Prix Petit Navire à Dournenez, France, le skipper italien Giovanni Soldini, âgé de 47 ans et son Telecom Italia sont les favoris dans cette 13ème édition de the Artemis Transat. Une transat en solitaire appelle toujours à la prudence...
Feu vert pour tous les concurrents en Class40
Les 11 monocoques Class40 inscrits à the Artémis Transat ont tous reçu le feu vert de la direction de course pour prendre le départ.
Jean-Luc Nélias, consultant stratégiste
Figaro, Formule 40, maxi-multicoques, Mini Transat, trimaran Orma, catamarans de raid, monocoque Imoca, prototypes IRC, monotypes… Jean-Luc Nélias possède un panel d’activités très diversifié.
COMPTE À REBOURS À PLYMOUTH
Le compte à rebours est commencé à Plymouth d'où la Transat anglaise s'élancera dimanche prochain. Les 13 monocoques IMOCA 60 pieds et les 11 Class 40 engagés sont désormais tous amarrés à Sutton Harbour.
Le public a été très nombreux le week-end passé pour admirer ces voiliers. Cette 13 e édition, organisée par Offshore Challenge, est exclusivement réservée aux monocoques. Pour les marins de la classe IMOCA, elle sera un dernier test avant le prochain Vendée Globe attendu comme l'Everest. Michel Desjoyeaux (« Foncia ») Vincent Riou (« PRB »), tous deux vainqueurs du Vendée Globe, mais aussi Loïck Peyron (« Gitana Eighty ») n'ont pas dédaigné cette confrontation à quelques mois du Vendée.
Décrocher son ticket pour le Vendée
Certains engagés comme Armel Le Cléac'h viennent y chercher leur ticket d'entrée pour ce tour du monde. Il y aura donc une certaine pression sur les épaules du jeune skipper de « Brit Air » : « C’est une course difficile avec des conditions exigeantes, une météo assez rude, une route que l’on connaît mal. C’est un peu les montagnes russes. Je vais en profiter pour valider les évolutions techniques et progresser dans tous les domaines. Au niveau de la navigation, ce sera pour moi la première course sur un 60 pieds où le routage n’est pas autorisé ». C'est Mike Golding, vainqueur de l'édition 2004 en monocoques 60 pieds (1), qui donnera le départ. Le navigateur britannique a dû s'abstenir en raison de problèmes de quille sur son « Ecover ». Ces jours derniers Johnny Malbon, skipper du 60 pieds « Artemis Ocean racing 2 », insufissamment prêt, a également déclaré forfait. (1) Michel Desjoyeaux s'était imposé sur « Géant » en trimaran 60 pieds.
Plus difficile que la Route du Rhum dit Michel Desjoyeaux
Après trois jours de stage au Centre de Course au Large de Port-la-Forêt, puis quelques « runs » (vitesse pure sur trois milles) et parcours côtiers à l’occasion du Grand Prix Petit Navire de Douarnenez, FONCIA a rallié le port anglais de Plymouth et les onze autres monocoques Imoca qui se préparent à The Artemis Transat (ex-Ostar). Cette course imaginée en 1960 par un Britannique un peu illuminé (le colonel Blondie Hasler) est la première épreuve océanique en solitaire, « LA » référence en terme de course au large, la plus dure et la plus exigeante des compétitions sur l’Atlantique. Michel Desjoyeaux, tenant du titre puisque vainqueur en 2004 en multicoque, explique d’ailleurs : « The Artemis Transat est une épreuve plus difficile que la Route du Rhum : je n’ai pas fait le Rhum en monocoque mais je vois bien ce que cela représente, puisque je l’ai faite deux fois en trimaran, et la transat anglaise, j’y ai participé en monocoque et en multicoque… C’est une course importante en terme de résultat sportif, de dureté et de difficulté. Il y a tous les ingrédients d’un tour du monde en concentré : on passe directement du golfe de Gascogne (Manche) à l’océan Indien (Terre-Neuve) ! L’eau aux abords du courant du Labrador n’est qu’entre 2° et 5°C… Ce sont les mêmes conditions que les mers du Sud ! Et la transition est plus brutale que sur une descente de l’Atlantique. »
UN NOUVEAU POINT DE PASSAGE POUR ÉVITER LES GLACES
Situation particulière ou effet du réchauffement climatique, l'explication de la présence de nombreux icebergs au large du Labrador est multiple. Et les organisateurs de The Artemis Transat en accord avec les concurrents, ne pouvaient prendre le risque d'une collision avec un growler : une porte a donc été définie par 40° Nord sous les bancs de Terre-Neuve afin d'incurver la route des solitaires plus au Sud.
210 milles en sus : voilà la conséquence de la décision prise collectivement par Sylvie Viant, Directrice de Course, et les vingt-quatre solitaires ! Mais si le parcours atteint désormais près de 3 000 milles (2 955 milles exactement), le risque d'un incident, voir d'une avarie grave suite à la percussion d'un growler, est très sensiblement réduit. Il faut souligner que les observations effectuées quotidiennement par les Coast Guards et les images satellite indiquent que des icebergs ont été identifiés jusqu'à 41°30, soit pratiquement sous les bancs de Terre-Neuve, en limite du Gulf Stream et très près des routes maritimes entre l'Europe et la côte Est des Etats-Unis ! Une situation inhabituelle à cette période de l'année car la débâcle des glaces du Saint-Laurent et de la banquise n'a débuté que depuis quelques semaines.
L'indication aussi que les icebergs sont plus nombreux que les années précédentes et qui dit icebergs, dit growlers, masses de quelques tonnes seulement qui flottent en groupe dispersé et n'émergent que de quelques mètres au-dessus de la mer. Car si un iceberg est visible au radar, ces morceaux de glace sont difficilement aperçus par un navigateur solitaire et ignorés par les radars, et seule une différence de température de l'eau de mer peut laisser entendre que cette présence fantomatique rôde !
La porte définie par les Instructions de Course est ainsi une ligne située à la latitude de 40° Nord entre un point par 47° Ouest et un point par 50° Ouest : les concurrents doivent laisser au moins un point de cette ligne sur leur tribord, avant de remonter vers le Nord si leur route stratégique les y incite. L'objet de cette décision est d'incurver la route des solitaires au Sud des bancs de Terre-Neuve, sans pour autant bloquer les initiatives tactiques sur la fin du parcours. La ligne d'arrivée devant Boston étant situé par 42°20 et 70°57, les concurrents auront encore plus de 900 milles à parcourir sur un terrain de jeu ouvert.
Détecteur de glace
Rappelons l'aventure de Sébastien Josse (présent à Plymouth pour The Artemis Transat sur BT) lors du dernier Vendée Globe 2004 : dans le Sud-Est de la Nouvelle-Zélande, son monocoque avait percuté de plein fouet un growler de plusieurs tonnes, arrêtant net son voilier et brisant son bout dehors qui heureusement, avait fait office d'amortisseur. La coque n'avait pas été endommagée mais le solitaire n'avait pu retrouver tout le potentiel de son bateau au portant jusqu'à l'arrivée aux Sables d'Olonne. C'est dans cette optique que la société Sagem développe un détecteur d'objet flottant non identifié (OFNI). Safran va à l'occasion de The Artemis Transat, tester ce prototype qui doit permettre surtout d'alarmer le solitaire lors du Vendée Globe dans les mers du Sud. Marc Guillemot précise que ce système est encore en phase de mise au point sur son 60 pieds : « Le principe s'appuie sur une caméra miniature thermique en tête de mât qui détecte tous les objets qui présentent une différence de température significative par rapport à l'environnement. La Sagem développe cette technologie pour l'industrie et le bateau sert de banc test essentiellement pour identifier les growlers, les morceaux de glace dérivante issus de la fonte des icebergs. Pour l'instant, le système enregistre les images thermiques et le logiciel va stabiliser l'image pour la définir sur un champ de vision d'un mille devant l'étrave. ». Ce matériel sera installé dans sa version définitive sur Safran pour le prochain Vendée Globe, le système permettant alors de circonscrire l'objet, de l'identifier comme un danger possible, puis d'alarmer le skipper. Ce projet pourrait intéresser autant les coureurs autour du monde, en solitaire ou pour un Trophée Jules Verne, que les cargos et les bateaux de pêche qui naviguent dans des zones froides à risque.
Un plateau réduit mais de haut vol
Avec douze monocoques Imoca et onze Class’40, la flotte de The Artemis Transat s’est concentrée pour proposer un plateau homogène et affûté. Malheureusement, plusieurs tandems skipper-bateau n’ont finalement pas pu être prêts à temps à l’image de Jean Le Cam, Roland Jourdain, Mike Golding (vainqueur en monocoque en 2004), Brian Thompson, Jonny Malbon… mais les voiliers présents dans le port de Sutton Harbour sont justement particulièrement bien préparés après les courses de l’hiver dernier et un grand chantier d’optimisation. Car côté concurrence, les jeux sont loin d’être faits avec des skippers aussi différents de Michel Desjoyeaux que Loïck Peyron, Samantha Davies, Sébastien Josse, Vincent Riou sur des bateaux dessinés par le même cabinet architectural (Bruce Farr), avec des voiliers très typés comme ceux de Marc Guillemot, Dee Caffari, Yann Eliès, Armel Le Cléac’h mais aussi des monocoques au palmarès long comme un jour sans vent à l’image de ceux d’Arnaud Boissières, Yannick Bestaven, Unaï Basarko.
Froid devant !
Côté parcours, long de 2 745 milles entre Plymouth et Boston, l’incertitude règne encore sur l’approche des bancs de Terre-Neuve. Les solitaires ont en effet des portes à franchir (points de passages obligatoires), et dans cette zone, ce sont les glaces dérivantes qui présentent un énorme danger ! Déjà il y a quatre ans, les skippers s’étaient donnés un « way-point » pour éviter icebergs et growlers, et pour cette treizième édition, ces OFNI ont déjà été repérés jusqu’au Sud des bancs de Terre-Neuve (41° 30 Nord) ! Mais en attendant de les atteindre, les douze skippers de monocoques Imoca vont devoir négocier du petit temps, un flux de Nord et des vents instables, avant de tenter de passer au Nord d’une dépression peu active… Pas de coup de vent en vue mais du travail sur le pont et à la table à carte ! « A quatre jours du départ, la météo semble annoncer du « mou » : des vents faibles pour sortir de la Manche, du travers après l’Irlande et du portant en passant au Nord d’une dépression qui se situerait au milieu de l’Atlantique mercredi prochain… Ce sera donc plutôt calme pour ce début de course : ce n’est pas pour me déplaire car cela permet une « mise en route » en douceur. »
Un couvre-feu pendant une journée et demie
Originalité de cette treizième édition de la transat anglaise, un « black-out » de 36 heures a été annoncé par les organisateurs de The Artemis Transat, une période de non transmission des positions des solitaires. Histoire de laisser plus ouvertes les portes de l’initiative tactique pour ouvrir le jeu à un moment où les conditions météorologiques ne seront pas des plus simples à anticiper : « Il y aura une période de « black-out » de 36 heures que la Direction de Course annoncera un peu avant. C’est une nouveauté intéressante surtout si le moment choisi est stratégiquement capital. Personne en mer ne saura donc les positions de ses concurrents, sauf si nous-mêmes nous les diffusons, vraies ou fausses… Un peu comme dans les années 80 ! L’idée est amusante…»
Bref, à quatre jours du coup de canon libérateur, Michel Desjoyeaux et son FONCIA sont prêts et concentrés sur ce parcours difficile à négocier, dur à affronter, technique à anticiper. Comme pour ses onze autres concurrents, l’heure est à la recherche des fichiers météo pour faire tourner les routages et estimer dès à présent combien de temps, quelle trajectoire et quelles particularités vont caractériser cette transat anglaise mythique !
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vendredi 2 mai 2008
10 IMOCA EN PROLOGUE À THE TRANSAT

A l'issue du Grand Prix Petit Navire, une dizaine d'inscrits à The Artemis Transat prévoient de prendre le départ du prologue, course de ralliement entre Douarnenez et Plymouth. On y retrouvera notamment, en classe IMOCA, Akena Vérandas (Arnaud Boissières), Brit Air (Armel Le Cléac'h), Foncia (Michel Desjoyeaux), Generali (Yann Eliès) et PRB (Vincent Riou). Les concurrents en Class40 sont Appart' City (Yvan Noblet), Beluga Shipping (Boris Herrmann), Custo Pol (Halvard Mabire), Prévoir VIE (Benoit Parneaudeau) et Telecom Italia (Giovanni Soldini).
Le prologue, long d'environ 160 milles, devrait en effet débuter samedi soir, mais la décision finale n'interviendra que demain vendredi lorsque le scénario météo sera plus précis. Les skippers courront en compagnie d'un équipage.
Yann Eliès, qui a couru le Grand Prix Petit Navire à bord de Generali, déclarait hier : « Cela fait 10 jours que nous sommes en confrontation avec nos rivaux, que ce soit en solitaire dans le cadre du stage à Port la Forêt ou en équipage à Douarnenez, où nous avons tiré sur le bateau à 100%. Le niveau de performance et la fiabilité qu'on a pu constater me permettent de dire que j'ai un bateau capable de gagner cette course, mais je sais également que c'est un parcours extrêmement difficile, comme l'ascension d'un sommet par sa face nord. J'ai beaucoup travaillé avec Jean-Yves Bernot sur la stratégie et la météo, et je m'attends à un combat. Je devrais partir samedi soir vers Plymouth, je voudrais avoir du vent pour cette traversée, car il me reste un spi de brise à tester. »
La flotte fait route vers Plymouth.
25 skippers se mettent à présent en route vers Plymouth en prévision du grand départ de The Artemis Transat le 11 mai. La flotte doit en effet être au complet à Sutton Harbour dimanche 4 mai au soir. Les phases finales de préparation ainsi que les contrôles de sécurité et de jauge effectués par le Comité de Course auront lieu au courant de la semaine, et les navires seront bloqués au ponton à compter du vendredi 9 mai à 11h00 jusqu'au départ.
Michel Desjoyeaux, skipper du 60 pieds IMOCA et vainqueur de l'édition 2004 en trimaran ORMA, notait il y a peu : « L'Atlantique Nord au mois de mai est un terrain de jeu très exigeant (.) Cette course sera différente de la dernière, car je suis maintenant à la barre d'un monocoque, le bateau mouille beaucoup mais on est tout de même moins exposé (.) Cela va être un très bon round d'observation des concurrents du Vendée Globe, mais il ne faudra pas tirer de conclusions hâtives. »
Yvan Noblet, skipper du Class40 Appart City, annonçait pour sa part : « Bercé depuis mon plus jeune âge par les récits de la plus ancienne des transats en solitaire, elle est pour moi véritablement LA transat de référence : sa trajectoire mythique de l'Atlantique Nord reste la plus dure par rapport aux conditions extrêmes qu'elle peut réserver ! Après 13 000 milles, j'ai toute confiance en mon bateau. Je suis heureux de renouer avec le solo que j'ai délaissé depuis la dernière Route du Rhum, et qui plus est, de l'éprouver sur cette course d'anthologie ouverte pour la première fois aux Class40 ! ».
10 BATEAUX AU DEPART DU PROLOGUE
A l'issue du Grand Prix Petit Navire, une dizaine d'inscrits à The Artemis Transat prévoient de prendre le départ du prologue, course de ralliement entre Douarnenez et Plymouth. On y retrouvera notamment, en classe IMOCA, Akena Vérandas (Arnaud Boissières), Brit Air (Armel Le Cléac'h), Foncia (Michel Desjoyeaux), Generali (Yann Eliès) et PRB (Vincent Riou). Les impétrants en Class40 sont Appart' City (Yvan Noblet), Beluga Shipping (Boris Herrmann), Custo Pol (Halvard Mabire), Prévoir VIE (Benoit Parneaudeau) et Telecom Italia (Giovanni Soldini).
Yann Eliès, qui a couru le Grand Prix Petit Navire à bord de Generali, nous déclarait aujourd'hui : « Cela fait 10 jours que nous sommes en confrontation avec nos rivaux, que ce soit en solitaire dans le cadre du stage à Port la Forêt ou en équipage à Douarnenez, où nous avons tiré sur le bateau à 100%. Le niveau de performance et la fiabilité qu'on a pu constater me permettent de dire que j'ai un bateau capable de gagner cette course, mais je sais également que c'est un parcours extrêmement difficile, comme l'ascension d'un sommet par sa face nord. J'ai beaucoup travaillé avec Jean-Yves Bernot sur la stratégie et la météo, et je m'attends à un combat. Je devrais partir samedi soir vers Plymouth, je voudrais avoir du vent pour cette traversée, car il me reste un spi de brise à tester. »
Le prologue, long d'environ 160 milles, devrait en effet débuter samedi soir, mais la décision finale n'interviendra que demain vendredi lorsque le scénario météo sera plus précis. Les skippers courront en compagnie d'un équipage.
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mercredi 14 novembre 2007
Soldini tojours en tete

« Prompto ? Tu peux me rappeler dans deux minutes », demande Giovanni Soldini (Télécom Italia). Comme d’habitude, cela manœuvre ferme sur les voiliers de la Class40 qui enchaînent les empannages pour descendre dans l’alizé du Nord-Est. Une navigation douce, agréable mais également exigeante. « C’est super, il y a de vraies conditions, on arrive à bien bouger. Je marche à 9 nœuds, la vie est belle, la température est fantastique. Moi, j’aime bien le chaud». Quant aux français qui courent après le duo italien depuis le départ, « qu’ils y restent, mais je comprends que cela les énerve ». Bien évidemment, tout ce joli monde regarde comment ils vont passer l’archipel, comment ils vont se positionner face à l’entrée du Pot au Noir. En bateau à voile, les coups se jouent longtemps à l’avance. Ce qui n’empêche pas une vraie incertitude, comme la date possible de l’arrivée des 40 pieds à Bahia. « Au pif, je dirai 10 jours, peut-êt! re 12, peut-être 8, cela va dépendre ». L’éclat de rire de Giovanni signifie à lui seul le bonheur d’être en mer. Ce qui est plus que parfait.
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lundi 12 novembre 2007
Trnsat Vabre, Class40 : Telecom Italia maîtrise
Changement de leader dimanche sur la Transat Jacques-Vabre en monocoques Imoca: après six jours de domination, Safran a perdu les commandes de la course à cause d'un empannage raté au profit d'Ecover. Comme Safran, Groupe Bel et Gitana-Eighty, le 60 pieds battant pavillon anglais fait route directe vers le Cap Vert, tandis que Foncia et Cheminées Poujoulat sont partis à l'est, VM Matériaux à l'ouest, rendant cette bataille d'options passionnante. En multicoques, Groupama file vers la victoire...
La quasi totalité de la flotte Class40 a maintenant dépassé Madère. Si la majorité des équipages a choisi de passer au vent de l'archipel, trois bateaux ont préféré laisser les îles à l'ouest. Une option payante au classement, notamment pour Sidaction dorénavant deuxième derrière l'indétrônnable tandem de Telecom Italia. Les 30 duos font maintenant route vers les Canaries - que les premiers atteindront demain - dans des conditions particulièrement instables et chacun d'entre eux se positionne pour négocier au mieux les îles Espagnoles.
Déjà qu’il a une tendance naturelle au grand bonheur, la vie doit être belle pour l’italien Giovanni Soldini (Télécom Italia) qui étrenne sur cette Jacques Vabre son nouveau bateau construit avec rapidité et efficacité ce printemps par le chantier Naval Robert Nautisme de Lorient. Chocolats Monbana (Grimont/Le Roux), deuxième, vient du même chantier. « Il sait faire marcher un bateau l’italien…, c’est sûr qu’il va vite et depuis le départ on a eu des conditions vraiment favorables aux bateaux légers. Alors on s’accroche, on n’a pas dit notre dernier mot. Là, on est du bon côté de la dorsale, avec 8 à 10 nœuds de nord-est ». Pour eux, les Canaries, ce sera demain dans la mâtinée.
Pas mal de choses vont se passer dans les 48 prochaines heures en fonction de ce qui s’annonce : il y a une petite bulle sans vent devant les étraves des class 40’ qu’il va falloir contourner, et la difficulté sera de trouver le bon chemin et de ne pas rester dans un trou d’air.
Après une chevauchée fantastique sous spi dans le bas du golfe de Gascogne avec des vents parfois très violents, la progression de l’équipage de Merci les Amis qui enregistrait le meilleur score de toute la flotte a été freinée mercredi en fin de nuit par un brutal départ au lof au large du Cap Finisterre. Une « sortie de route » sans casse majeure, mais qui a coûté des montagnes d’efforts – et pas mal de places au classement - pour Cécile Poujol et Rémi Beauvais, qui ont néanmoins réussi à reprendre le rythme et grignotent à nouveau régulièrement des places.
CLASS 40 - Date retenue pour le calcul du classement provisoire estimé à : 12/11/07 07:30
1 Télécom Italia 2731,6 0,0 9,6 28 04.98' N 18 55.20' W 11/12/07 7:00 9,6 204 9,6 205 4,3 199,0 7,5 180,1 08/12/2007 20:08:00
2 Sidaction 2749,2 17,6 2,1 28 27.68' N 19 16.40' W 11/12/07 7:30 3,4 247 2,4 232 4,0 210,0 8,6 205,6 -
3 Chocolats Monbana 2764,4 32,9 10,7 28 05.68' N 17 44.04' W 11/12/07 7:30 10,8 207 11 195 8,5 194,0 8,5 203,3 26/11/2007 04:27:00
4 ATAO Audio System 2769,4 37,9 9,4 27 40.52' N 16 37.40' W 11/12/07 7:30 11,2 199 9,6 220 9,3 213,0 10,0 239,3 24/11/2007 16:38:00
5 Clarke Offshore Racing 2769,5 38,0 7,4 28 53.76' N 19 25.92' W 11/12/07 7:30 7,0 196 7,6 194 9,1 191,0 9,4 225,1 25/11/2007 06:16:00
6 Mistral Loisirs - Elior 2773,5 41,9 2,7 28 46.44' N 18 56.60' W 11/12/07 7:30 4,6 260 4,7 259 7,1 236,0 7,9 189,0 01/12/2007 04:44:00
7 Vecteur Plus - Groupe Moniteur 2776,4 44,9 1,3 28 45.00' N 18 44.96' W 11/12/07 7:30 2,6 189 1,5 238 6,0 218,0 7,7 183,7 01/12/2007 23:19:00
8 Deep Blue 2791,5 59,9 7,3 28 30.68' N 17 32.08' W 11/12/07 7:30 7,6 194 7,4 198 7,7 196,0 8,9 214,8 27/11/2007 15:14:00
9 A.ST Groupe 2796,4 64,8 9,4 28 31.52' N 17 21.60' W 11/12/07 7:30 9,0 206 9,4 205 9,5 205,0 8,3 199,1 24/11/2007 12:56:00
10 40 Degrees 2796,9 65,4 9,0 28 02.88' N 16 08.16' W 11/12/07 7:00 8,8 182 10 185 8,5 197,0 9,1 218,0 26/11/2007 08:23:00
11 Appart City 2805,1 73,5 9,3 28 42.36' N 17 24.12' W 11/12/07 7:30 9,2 200 9,5 198 9,7 195,0 8,2 196,6 24/11/2007 14:31:00
12 En avant les enfants! 2819,3 87,8 8,9 28 49.48' N 17 04.24' W 11/12/07 7:30 9,4 218 9 213 9,3 207,0 9,2 220,1 24/11/2007 21:38:00
13 Nous Entreprenons 2836,8 105,2 9,9 29 42.96' N 18 23.76' W 11/12/07 7:30 9,6 212 9,9 211 10,0 214,0 7,5 178,9 24/11/2007 06:34:00
14 Siegena Aubi 2851,3 119,7 7,5 28 43.08' N 15 33.80' W 11/12/07 7:30 9,4 254 8,4 237 10,2 226,0 9,5 227,2 24/11/2007 12:07:00
15 Groupe Partouche 2851,5 119,9 8,1 27 57.06' N 13 47.64' W 11/12/07 6:31 9,7 176 9,7 177 9,9 185,0 9,1 219,2 25/11/2007 17:24:00
16 EDF Energies Nouvelles 2863,5 132,0 8,5 30 23.52' N 18 51.96' W 11/12/07 7:30 10,0 204 8,6 207 8,9 208,0 8,0 191,6 25/11/2007 17:53:00
17 E Leclerc Ville La Grand 2867,5 136,0 11,5 29 40.12' N 16 56.32' W 11/12/07 7:30 9,4 196 11,8 196 10,3 192,0 8,5 204,5 24/11/2007 08:08:00
18 Novedia Set Environnement 2874,5 143,0 11,1 28 50.48' N 14 55.04' W 11/12/07 7:30 10,8 194 11,6 194 12,0 201,0 10,2 243,8 22/11/2007 11:02:00
19 Merci les amis ! 2885,4 153,9 10,3 30 08.28' N 17 15.00' W 11/12/07 7:30 9,8 202 10,3 208 9,7 210,0 8,2 197,0 24/11/2007 18:51:00
20 Grassi Bateaux 2896,9 165,3 9,7 29 16.60' N 14 55.68' W 11/12/07 7:30 8,8 194 10,1 194 10,6 200,0 9,0 216,1 23/11/2007 20:34:00
21 Thirard 2914,9 183,3 11,6 29 22.48' N 14 26.28' W 11/12/07 7:30 11,6 206 11,7 218 12,3 211,0 9,3 223,1 22/11/2007 04:50:00
22 Pindar 40 2956,2 224,6 9,3 30 11.60' N 14 28.80' W 11/12/07 7:30 11,2 203 9,5 220 11,2 216,0 8,5 203,3 23/11/2007 08:51:00
23 Groupe Sefico 2995,3 263,7 8,2 31 25.56' N 15 30.36' W 11/12/07 7:30 10,4 156 9,6 176 9,6 177,0 7,9 190,1 27/11/2007 09:18:00
24 Concise 3005,6 274,0 11,5 30 45.68' N 13 42.96' W 11/12/07 7:30 10,0 210 11,5 209 10,9 205,0 9,0 216,0 23/11/2007 21:08:00
25 Jardin Bio - Prévoir 3014,9 283,3 10,9 30 33.32' N 12 58.24' W 11/12/07 7:30 12,0 189 11,7 191 11,6 189,0 9,1 217,7 24/11/2007 00:33:00
26 Fujifilm 3018,4 286,9 9,2 30 53.22' N 13 18.36' W 11/12/07 7:01 9,5 198 9,5 199 9,8 197,0 8,8 211,9 25/11/2007 14:21:00
27 Commerce équitable 3050,2 318,6 10,4 31 38.60' N 13 45.32' W 11/12/07 7:30 10,8 198 10,5 205 10,8 201,0 8,5 204,3 24/11/2007 05:13:00
28 Gonser Group 3136,3 404,8 7,2 33 34.44' N 14 21.36' W 11/12/07 7:30 6,6 192 7,5 194 8,3 196,0 7,0 167,7 28/11/2007 10:15:00
29 Merena 3145,8 414,2 9,2 33 25.68' N 13 39.00' W 11/12/07 7:30 9,0 198 9,2 203 8,5 200,0 7,4 176,7 28/11/2007 00:09:00
30 Kazimir Partners 3482,0 750,4 -1,1 36 38.16' N 7 04.86' W 11/12/07 7:01 7,0 116 7 117 7,5 111,0 -2,5 -60,2 -
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