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Lunenburg est certainement l'un des ports de pêche les plus pittoresques des Provinces atlantiques. Fondé en 1753, ce deuxième établissement britannique de la Nouvelle-Écosse, après Halifax, comptait une population surtout composée de «protestants étrangers» originaires d'Allemagne, du Montbelliard et de Suisse.
L'allemand était d'ailleurs d'usage courant à Lunenburg jusqu'à la fin du XIXe siècle, et l'on a préservé certaines traditions culinaires jusqu'à aujourd'hui. Le village occupe un magnifique site sur les flancs escarpés d'une péninsule bordée par un port naturel des deux côtés. Plusieurs de ses maisons et bâtiments colorés datent de la fin du XVIIIe siècle et du XIXe siècle.
En fait, avec son architecture, Lunenburg a des airs qui rappellent quelque peu le vieux continent. Lunenburg a d'ailleurs été classé «Patrimoine mondial» par l'UNESCO en raison justement de son architecture. Port de pêche très actif, Lunenburg a également une longue tradition de construction navale.
C'est ici que fut construit, en 1921, le célèbre Bluenose, une goélette remarquable n'ayant jamais subi la défaite lors de compétitions de vitesse, et ce, pendant 18 ans.
En été, Lunenburg est fort agréable à visiter. Ses rues sont bordées de multiples commerces et boutiques proposant des produits de qualité. Ses galeries d'art sont particulièrement intéressantes. Le village s'anime de plus d'une foule d'activités, dont les Nova Scotia Fisheries Exhibition and Fisherman Reunion, une fête et une exposition célébrant le monde de la pêche qui ont lieu depuis 1916 chaque année à la fin du mois d'août.
Le Fisheries Museum of the Atlantic, aménagé dans une ancienne usine de transformation du poisson, commémore l'héritage des pêcheurs des Provinces atlantiques.
Le monde de la pêche y est présenté avec exhaustivité sur trois étages comprenant un aquarium, une exposition sur les 400 ans d'histoire de la pêche dans les Grands Bancs de Terre-Neuve, un atelier où l'on peut voir un artisan construire une barque de pêche, une exposition consacrée à la pêche à la baleine, une exposition sur l'histoire du Bluenose, etc. Trois navires sont amarrés au quai derrière le bâtiment du musée, dont la goélette Theresa E. Connor, construite en 1938 à Lunenburg, qui a pêché dans les bancs pendant un quart de siècle. Allouez un minimum de trois heures pour une visite complète du musée.
Le Bluenose II est amarré dans le port de Lunenburg, lorsqu'il n'est pas à Halifax, et propose des croisières aux visiteurs. Le Bluenose II, une goélette de 43,5 m construite en 1963, est la réplique du célèbre Bluenose qu'on retrouve sur la pièce de dix cents canadiens.
En arpentant les rues de Lunenburg, on est séduit par ses jolies résidences et ses beaux édifices, entre autres la St. John's Anglican Church et la St. Andrew's Presbyterian Church.
À proximité de Lunenburg, ne ratez pas l'occasion de vous rendre jusqu'au petit hameau de pêcheurs de Blue Rock. Paisible et très pittoresque, ce cap rocheux, avec ses quelques maisons, domine l'océan.
Des sites de plongée impressionnants
Le long de la côte sud-ouest de la Nouvelle-Écosse gisent nombre d'épaves, témoins de la navigation incessante dans ces eaux au fil des ans. Quelques-unes d'entre elles se sont révélées être des récifs artificiels sans pareils pour la faune marine, aussi sont-elles devenues des lieux prisés des plongeurs.
Au large de Port Mouton, le Spectacle Marine Park compte 16 sites de plongée, certains dévoilant de fabuleuses scènes marines naturelles, d'autres étant constitués d'épaves. Parmi elles, le Matthew Atlantic fait partie de ces récifs artificiels que peuvent explorer les plongeurs de tous les niveaux d'expérience.
Lunenburg compte également un site de plongée bien particulier. En 1994, le HMCS Saguenay, un destroyer canadien, fut intentionnellement coulé au large de Lunenburg pour devenir la figure de proue du Lunenburg Marine Park.
Comme il se doit, cette épave est devenue un refuge unique pour la faune marine, qui aujourd'hui la peuple en abondance, faisant de ce site un endroit magnifique pour la plongée en Nouvelle-Écosse.
mercredi 11 juin 2008
LUNENBURG : un des plus beaux villages de Nouvelle-Écosse!
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mardi 6 mai 2008
2ème rencontre nationale - Ports de plaisance et développement durable, 11 et 12 juin 2008 - Brest-Finistère

Les collectivités locales, riveraines du littoral, intègrent, pour la majorité, le développement durable dans l’aménagement des ports de plaisance, devenant même une des priorités de leur politique.
Avec ses 1.200 km de côtes et ses 370 sites de mouillage, le Finistère a souhaité accueillir les deuxièmes Rencontres Nationales “Ports de Plaisance et Développement Durable”, les 11 et 12 juin à Brest, où 300 décideurs présenteront leurs expériences.
Face à un engouement important pour le littoral breton, aux difficultés de cohabitation, à la nécessité de préserver l'environnement, la Région Bretagne a voté, en décembre dernier, la charte des espaces côtiers.
L’objectif est d'engager, avec l'ensemble des acteurs professionnels, associatifs, politiques une gestion durable et intégrée. Sa mise en œuvre commence avec l'installation d'un conseil de la zone côtière chargée du pilotage et de l'évaluation mais surtout avec l'ouverture de 10 chantiers « phares », dont le nautisme. Il faut dire que le tourisme a entraîné, ces dernières années, un développement considérable des activités et des infrastructures, ce qui a modifié les comportements, sur le plan démographique, environnemental mais aussi économique.
> Développement portuaire : quelles retombées économiques durables pour la collectivité locale ? Janick MORICEAU, Vice-présidente du Conseil régional de Bretagne, chargée de la mer
Le développement des activités et des infrastructures de tourisme a généré, peu à peu, de nouvelles valeurs aux espaces côtiers. Les équilibres sont bouleversés, en témoigne l’arrivée massive de résidants secondaires dans certaines communes qui modifie les comportements, tant sur le plan économique que démographique et environnemental. Certains peuvent oublier que le littoral n'est pas qu'un espaces loisir mais aussi un lieu de travail pour la pêche, la conchyliculture, la réparation navale, le transport maritime. Cette grande diversité des activités sur le littoral breton est une richesse et doit être conservée. Mais nous avons un autre défi plus paradoxal. Alors que les infrastructures touristiques, résidences secondaires se multiplient pour répondre à la demande de nos touristes, ces derniers très majoritairement expliquent qu'ils viennent en Bretagne pour la qualité de ses paysages et ses espaces naturels. Nous devons donc trouver un compromis intelligent permettant d'économiser l'espace et de préserver l'environnement.
Pour concilier loisirs nautiques et développement durable, le dialogue et une meilleure connaissance des contraintes des uns et des autres sont nécessaires. Des pratiques plus respectueuses du milieu permettent une cohabitation avec des activités qui nécessitent une eau de qualité.
- D’un espace d’exposition incluant une douzaine de stands de professionnels travaillant avec les collectivités sur le thème de la plaisance.
- De visites de sites portuaires, le jeudi 12 juin après-midi.
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