Affichage des articles dont le libellé est Louis Duc. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Louis Duc. Afficher tous les articles

lundi 12 mai 2008

Départ Groupe Royer

dimanche 11 mai 2008

CLASS 40 ARTEMIS TRANSAT



les dernières heures

Résumé Météo des premières 48h00 de course de the Artémis Transat

La météo méditerranéenne qui règne dans le sud oust de l’Angleterre devrait être à nouveau là demain pour le départ de the Artémis Transat. Le vent sera de secteur sud est, oscillant entre 12 et 17 nœuds. La flotte pourrait ainsi très vite s’éloigner sous spi et rallier la première porte de parcours OMEGA, au niveau du phare d’Eddystone, 10 miles plus loin, à la vitesse de l’éclair !

Une dernière soirée avant le coup de canon libérateur

Le ponton des Class40 était assez calme ), sans doute parce que les préparatifs touchent à leur fin mais également parce qu’hier au soir les skippers présentés aux invités de la ville de Plymouth, ont tardé dans la club VIP Champagne Mumm après la soirée officielle. Etaient présents des membres de la Royal Navy, HSM Argyll, du patrouilleur français PSP Pluvier et des invités de la compagnie Artemis.

La réception a été ouverte par Nigel Godegfroy, le chef du port de Sutton Harbour, point d’amarrage de la flotte de l’Artemis Transat et par le maire de Plymouth, le Conseil David James. « Cet événement a une relation particulière avec Plymouth » expliquait le chef de la ville, « Il y a beaucoup d’animations, une bonne atmosphère et beaucoup de vie à Barbican. Sutton Harbour est une place superbe pour un tel événement. Le chef de la ville ne tarissait pas d’éloges au sujet de Sutton Harbour : « Nous avons une fameuse tradition maritime à Plymouth. Nous sommes fiers d’accueillir l’Artémis transat une nouvelle fois. Je voulais remercier Sutton Harbour. »

La flotte des 24 skippers de l’Artémis Trsnsat était invitée à se présenter et les 11 skippers de Class40 ont brièvement pu s’exprimer devant l’assistance.
Le français, Louis Duc âgé de 24 ans, est le plus jeune skipper de cette 13ème édition de the Artémis Transat mais pense que sa jeunesse ne représente pas un handicap. « Ce n’est pas important d’être le plus jeune ! Le plus important est d’être là ! » Le skipper de Fujifilm, le local, Alex Bennett a reçu le plus grand hommage de la soirée quand il est monté sur scène : « Nous sommes ici, nous sommes prêts, et allons tout donner ! » annonçait Bennett, fier de tous ces applaudissements.

Miranda Merron, la seule femme naviguant en Class40 est revenue sur les circonstances qui lui ont permises de prendre le départ de la course avec son 40 degrees : « J'ai eu beaucoup de chance que l'on me prête ce bateau" déclare la navigatrice basée dans le Hampshire, "mais nous manquions beaucoup de budget bien que la communautée locale et les entreprises de Hamble se soient regroupées pour m'aider. »

Le dernier skipper à prendre la parole en Class 40 a été Giovanni Soldini, le plus expérimenté des marins de cette classe : « J’espère que la course ne sera pas trop dure » souhaitait le skipper de Telecom Italia. « Le premier jour sera clément ; normalement, nous aurions du avoir un système de basse pression avec du vent et des conditions humides !! » L’italien de 41 ans qui connaît bien la course continue : « Cette transat à travers l’Atlantique nord est une course merveilleuse. J’espère que la mer sera gentille avec nous ! »

Le dernier VIP à prendre la parole a été Dick Turpin, Managing Director de la société Artemis Fund Managers. « Je suis fier d’être près de tous ces skippers ! Il y a un parallèle entre notre métier et la course en solitaire. J’admire ces hommes et leur détermination ; c’est pourquoi je suis très heureux que nous soyons impliqués dans cette course. » Turpin a remercié Sutton Harbour, la ville de Plymouth, OC Events et toutes les personnes impliquées dans la course : « Je me sens très privilégié de pouvoir assister au départ de cette course renommée ! » conclut-il en levant sa coupe de champagne Mumm pour un toast à tous les skippers : « Bon vent, bonne mer et bonne chance

samedi 3 mai 2008

CLASS 40 : ARTEMIS TRANSAT




Louis DUC : « Nous partons ce matin, avec Halvard Mabire... »

A dix jours du départ de The Artemis Transat, Louis Duc vit à 100 à l’heure : derniers essais de voile, ultimes mises au point électroniques, derniers équipements à récupérer avant de quitter la Normandie… Le jeune skipper y est presque : ce samedi, il quitte Cherbourg pour Plymouth. Et dans une grosse semaine, il quittera Plymouth pour s’élancer sur l’Atlantique Nord !
« Nous partons ce matin, avec Halvard Mabire... » Bord à bord avec son « mentor », Louis Duc s’apprête à ralier Plymouth, port de départ de The Artemis Transat, que les deux skippers normands doivent rejoindre avant dimanche 20h.
Tout n’est jamais vraiment prêt à bord d’un voilier de course, mais l’essentiel est opérationnel à bord du Class40 Groupe Royer. « Si j’avais encore un mois devant moi ce serait bien… ! », plaisante Louis, le moral au beau fixe.
Trop occupé à régler les mille et un détails techniques et logistiques nécessaires, Louis n’a pas le temps de se poser de questions. Le départ, il l’a bien sûr à l’esprit, mais ce n’est que du positif : « la course, le départ, j’y pense depuis des mois ! Et surtout depuis que j’ai repris les entraînements, cette semaine… En fait, plus tu navigues, plus tu y penses… et plus c’est simple ! » Et bien voilà, tout est dit !
Toutefois, la semaine prohaine, pour faire face à la multitude des détails à régler avant un départ de course, Louis va s’appuyer sur l’aide d’un ami navigateur, Quentin Moneguier : « il va notamment vérifier tout le gréément courant, et organiser l’aménagement intérieur pour faciliter le matossage*. Grâce à lui, une fois sur place à Plymouth, je vais pouvoir me concentrer sur la course et étudier la météo. »

Une météo qui, on le voit depuis quelques temps, aime à sortir des schémas classiques.
La stratégie à mettre en place devra également tenir compte de l’une des particularités de cette épreuve : son parcours qui flirte avec la limite Sud des icebergs. « C’est une des principales difficultés », précise Louis. « En plus, cette année, les growlers sont très bas et nous sommes en pleine période de fonte des glaces. L’organisation va vraisemblablement placer une porte (point de passage obligatoire, ndlr) pour empêcher les skippers d’aller trop au Nord, mais il faudra de toute façon ête très attentif à cela. »

La seconde difficulté, c’est le froid et l’humidité : « ce n’est pas un problème en soit », reconnaît Louis, pas vraiment porté sur le confort, mais « c’est un paramètre qu’il faut impérativement anticiper. Je vais embarquer plusieurs vêtements chauds et étanches afin d’avoir de quoi me changer. A la longue, l’association froid/humidité pompe beaucoup d’énergie : il ne faut pas se faire surprendre. »

A propos d’énergie, côté avitaillement, Louis a là aussi bien anticipé : « j’embarque des plats préparés par les cuisiniers de l’Hôtel 3 étoiles « L’Erguillère », et du fromage de montagne envoyé par ma grand-mère ! Je vais manger 1000 fois mieux qu’à terre !... Sérieusement, quand les conditions sont dures, que l’on doit manœuvrer, en solitaire, il est important de pouvoir se réconforter et se reconstituer avec de la nourriture qui tient la route. Et en plus, là, je sais que je vais me régaler ! »
Armé de ses voiles d’avant toutes neuves, de son énergie et de sa bonne humeur, lorsque le jeune navigateur normand prendra la mer tout à l’heure, son esprit sera déjà presque en course.

Info presse Catherine Ecarlat