mercredi 16 avril 2008

mardi 15 avril 2008

Marc GUILLEMOT : « La Transat Anglaise va être très amusante à suivre »




Dans un mois, le 11 mai, The Artemis Transat, la Transat Anglaise en solitaire s’élancera de Plymouth (GB). Une course qui s’annonce passionnante selon le navigateur trinitain Marc Guillemot dont le monocoque SAFRAN, un des plus véloces de la flotte, a encore été optimisé cet hiver. Après sa 2e place dans la Transat Jacques Vabre et sa 5e place dans la Transat Ecover B to B, SAFRAN comptera parmi les favoris de la vénérable institution.
« La Transat Anglaise va être très amusante à suivre », estime Marc Guillemot, un mois avant le départ de Plymouth, destination Boston (USA). « On va trouver trois catégories de skippers : ceux qui doivent absolument la terminer pour se qualifier pour le Vendée Globe - ce qui n’est plus mon cas - ceux qui veulent la gagner, et ceux qui ne veulent pas prendre le risque de casser leur bateau. Disons que je me situe quelque part entre la deuxième et troisième catégorie ! » Et cette course souvent face au vent « avec des conditions météo rudes, probables tempêtes et icebergs à Terre-Neuve sera passionnante, avec de vrais options à prendre », assure le marin de St Philibert.
Arrivé deuxième de cette même transat en 2000 en multicoque (lesquels ne sont pas admis cette année), Marc Guillemot s’alignera, pour la première fois, en monocoque sur cette épreuve mythique, « la plus ancienne, celle qui me faisait rêver étant gamin, celle qui a fait connaître Eric Tabarly et Alain Colas ». Et pour cela, il bénéficiera d’un SAFRAN encore optimisé, avec le concours des sociétés du groupe éponyme.
Le grand check d’hiver du monocoque gris a été exhaustif ! D’abord, la rupture (lors de la Transat Ecover B to B) de la tige de vérin servant à basculer la quille a été analysée sous toutes les coutures par le labo d’expertises matériaux de Snecma, ainsi que l’ensemble des deux systèmes de basculement de la quille. Une société du GROUPE SAFRAN qui travaille d’ordinaire pour l’aéronautique et l’espace… Matière, conception et usinage de la pièce ont ainsi été changés, en appliquant l’intégralité des recommandations de ces expertises. Pour optimiser sa fiabilité – l’axe de travail majeur des 3 mois de chantier – le monocoque équipé d’un nouveau mât a également bénéficié d’une multitude de contrôles d’ordinaire réservés aux avions, voire aux fusées. Ainsi l’intégralité de la coque, du mât et des appendices a bénéficié de contrôles par ultrasons grâce aux équipements de la société Snecma Propulsion Solide. Toutes les pièces mécaniques du bateau ont été démontées pour être contrôlées par resuage (technique qui permet la découverte d’éventuelles microfissures) au laboratoire qualité matériaux de Snecma. Enfin, trois circuits autonomes et parallèles de pilote automatique ont été installés, ce qui permettra au navigateur en course de pouvoir basculer de l’un à l’autre et de détecter et traiter très rapidement une éventuelle défaillance.
La protection et le « confort » du skipper ont été améliorés : de chaque côté du roof ont été installés des pare-brises, que Marc Guillemot pourra relier par une toile transparente. Un siège de veille a été installé. Côté sécurité, dans le cadre du programme de développement d’un système de détection d’OFNI (type icebergs et grawlers) avec Sagem Défense Sécurité, Marc Guillemot embarquera une mini caméra infrarouge, située en tête de mât, capable d’identifier tout objet n’étant pas à la température de l’eau. Côté performances, outre des nouvelles voiles (un nouveau code zéro et un nouveau Spinnaker ), c’est sur le système de barre que se sont concentrés l’essentiel des travaux : tout le système a été changé, les paliers modifiés afin d’obtenir une meilleure rigidité, donc une meilleure réponse et de meilleures sensations pour le barreur. « J’ai beaucoup de chances de pouvoir bénéficier d’une telle implication et du savoir-faire du GROUPE SAFRAN », reconnaît Marc Guillemot, « le bateau est quasiment dans sa configuration Vendée Globe maintenant… »


www.safransixty.com

lundi 14 avril 2008

LA TRANSAT JACQUES VABRE RÉINTÉGRÉE DANS LE PROGRAMME IMOCA



Les choses ont évolué : la Transat Jacques Vabre est réintégrée, un Tour de l´Europe est bien envisagé en septembre 2009 et une « nouvelle course à l´étude » pour le printemps 2010. Course Au Large est aujourd´hui en mesure de vous présenter le pré-programme de l´IMOCA jusqu´à 2012

la commission événement de l’IMOCA a aussi établi un pré-programme – voté jusqu’à fin 2010 - d’où il ressort quatre informations essentielles : d’abord la Transat Jacques Vabre est réintégrée au calendrier officiel et au Championnat, la Velux Five Oceans est bien écartée de ce même calendrier, la classe prévoit toujours cette nouvelle épreuve que sera le Tour de l’Europe, en septembre 2009 et enfin, « une nouvelle course à l’étude » est envisagée au printemps 2010.

BM

Le Pré-Programme IMOCA :

Voté :

. Arrivée du Vendée Globe 2008/2009
. Tour des îles britanniques juin 2009
. Tour de l’Europe septembre 2009
. « Nouvelle course à l’étude » printemps 2010
. La Route du Rhum, novembre 2010
. Barcelona World Race, départ le 31 décembre 2010

Envisagé :

. Tour des îles britanniques juin 2011
. Tour de l’Europe septembre 2011
. Transat Jacques Vabre, novembre 2011
. Appel d’offres pour une course printemps 2012 (The Artemis Transat ?)
. Vendée-Globe 2012/2013

samedi 5 avril 2008

Lorient : La Cité de la voile Eric Tabarly ouvre ses portes



Des milliers de visiteurs sont attendus ce samedi à Lorient, où la Cité de la Voile Eric Tarbarly va ouvrir ses portes. Dix ans après la disparition du célèbre marin, cet espace a été conçu pour être la vitrine du monde nautique breton et français. Dotée d'une architecture futuriste, la Cité s'étale sur 6000 m². Elle accueille une exposition permanente et interactive sur la navigation à voile, élaborée avec la Cité des Sciences et de l'Industrie. Elle sera articulée autour de trois grands thèmes. L'homme et l'océan, de l'imaginaire aux connaissances scientifiques et environnementales; les voiliers, leur conception, leur construction, la vie à bord et les innovations avec la famille des Pen Duicks; ainsi que la navigation à la voile, les grands principes, la course au large et les grands navigateurs.
Voulu comme ludique dynamique par ses concepteurs, cet espace d'exposition propose de nombreux simulateurs et fera découvrir l'aventure de la voile moderne et de la course au large avec comme fil rouge l'expérience maritime d'Éric Tabarly. En tout, la Cité de la voile Eric Tabarly vise 100.000 visiteurs chaque année

Porté par la communauté d'agglomération Cap Lorient, ce projet s'est installé au coeur de l'ancienne base sous-marine de Keroman, en pleine reconversion et où les plus grands navigateurs ont déjà élu leur port d'attache : Alain Gautier, Franck Cammas, Yvan Bourgnon, Jean-Pierre Dick, Pascal Bidégorry, Jérémie Beyou, Yann Eliès, Samantha Davies.
Ouverte au public dès ce week-end, la Cité de la Voile sera inaugurée en mai. Nous serons alors à la veille du dixième anniversaire de la mort du célèbre navigateur. Eric Tabarly a disparu en mer le 13 juin 1998 sur son bateau fétiche Pen Duick. A l'occasion du 10ème anniversaire de la disparition de Eric Tabarly, le Chêne réimprime d'ailleurs l'ouvrage signé Jacqueline Tabarly « A Eric » et propose une version petit format de ce livre.

Imaginée par l’architecte Jacques Ferrier, la Cité de la voile Eric Tabarly ou tout est mis en œuvre pour découvrir le monde de la navigation.
Comment vit-on à bord d’un bateau ? Comment s’y prend-on pour hisser les voiles ? Faire un nœud marin ? Les réponses à ces questions de petits mousses se trouvent désormais à La Cité de la voile Eric Tabarly, inaugurée ce samedi à Lorient.
Dédié à la mémoire du marin disparu en mer en 1998, ce lieu d’une surface d’environ 6.700 m2 a pour objectif de faire découvrir le milieu marin et celui de la navigation au public.
Situé sur une ancienne base de sous-marins, le musée s’organise autour de trois thèmes : l’homme et l’océan, les voiliers et la navigation à voile. Le tout est animé par des espaces images et sons, manipulation d’instruments de navigation assistée par ordinateur, embarquement virtuel à bord de bateaux de course… Quant à l’expérience d’Eric Tabarly, elle sert de fil rouge tout au long du parcours. Si l’intérieur est riche d’informations, l’extérieur prend le visage d’une œuvre architecturale. Créé par Jacques Ferrier, le bâtiment qui est érigé sur deux étages, ressemble à une coque en métal brillant. Il est prolongé par une passerelle qui débouche sur une tour des vents. Celle-ci est aménagée autour de pontons pour les bateaux. D’ailleurs, d’avril à septembre, une base d’embarquement immédiat proposera à chacun de s’initier à la navigation sur un vrai voilier.

Un intérieur en bois rappelant la construction navale
Concernant l'architecture intérieure, le rez-de-chaussée accueille un auditorium de 145 places, un restaurant, des boutiques mais aussi un atelier technique de 450 m2 où sera exposée une maquette à l'échelle du Pen Duick IV, un des bateaux du navigateur. Quant au premier étage, il fait la part belle à la décoration bois comme celle que l’on peut trouver dans la construction navale.
Enfin, la Cité de la voile d’Eric Tabarly a été conçue dans un souci du respect de l’environnement : gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets d'activités, confort hygrothermique, visuel, auditif…

Fiche technique :

Architecte : Jacques Ferrier
Maître d’ouvrage : Cap l'Orient – Communauté d'Agglomération du Pays de Lorient
Coût : 18,3 millions d’euros

GITANA 13 : MI-PARCOURS EN VUE ET PRÈS DE 600 MILLES D'AVANCE



Partis de San Francisco samedi 29 mars à 22h45´45´´TU, pour tenter de battre le record de la traversée du Pacifique Nord, Lionel Lemonchois et ses dix équipiers vivent déjà le passage symbolique de la mi-parcours.

Comptant une avance de plus de 585 milles sur le temps de référence, les hommes de Gitana 13 attaquent la deuxième moitié de leur parcours sous de très bons auspices. Après un début de parcours qui s’est montré inhospitalier, Lionel Lemonchois et ses équipiers bénéficient, depuis 48 heures, de conditions idéales pour aligner les milles. Et ainsi, pour conforter leur avance sur l’actuel détenteur du record, qui rappelons-le est l’équipage d’Olivier de Kersauson à bord de Geronimo, en 14 jours 22 heures 40 minutes et 41 secondes : «Le ciel a viré au bleu depuis quelques jours, la température extérieure est idéale, nous sommes au portant dans un vent suffisamment fort pour nous assurer une belle progression et les albatros viennent se mesurer à Gitana 13 dans les surfs … Que pourrait-on demander de plus ? » se félicitait le skipper du maxi-catamaran.

612 milles en 24 heures

« Pour ce deuxième record de notre campagne 2008, nous avons cherché à alléger Gitana 13 au maximum. C’est pourquoi nous avons mis à bord le minimum de gasoil ou encore de matériel de rechange. C’est une très bonne opération car les performances du bateau s’en ressentent de façon significative. Nous sommes au-dessus des routages et nous faisons tourner les polaires à 105 %, ce qui est plutôt bon signe » précisait un Lionel Lemonchois satisfait. Et pour cause : depuis leur départ de San Francisco, les hommes de Gitana 13 tiennent une vitesse moyenne de plus de 22 nœuds et ce malgré les conditions de navigation inconfortables qu’ils ont côtoyé les trois premiers jours. A noter que dans la journée d’hier, le maxi-catamaran a enregistré sa meilleure progression sur 24 heures avec 612 milles avalés.
Fidèle à ses habitudes, le tandem Lionel Lemonchois / Sylvain Mondon a su ajuster au plus près la trajectoire de Gitana 13, afin d’économiser voire de minimiser les manœuvres à bord du maxi-catamaran. En effet, depuis qu’ils ont glissé sous le Golden Gate bridge samedi dernier, les onze marins n’ont procédé qu’à deux changements d’amures... sur 2900 milles parcourus sur l'eau...

« Notre nuit (la journée d’hier pour nous en France, ndlr) n’a pas été très drôle car le vent était très instable tant en force qu’en direction. Cela nous a obligé à quelques changements de voiles et surtout à beaucoup de vigilance sur le pont pour les hommes de quart. Mais, les conditions sont maintenant plus stables et Gitana 13 file à plus de 20 nœuds sous grand voile haute et grand gennaker » précisait Léopold Lucet hier soir.
Quelques heures auparavant, l’équipage du maxi-catamaran aux couleurs du Groupe LCF Rothschild avait procédé à un empannage, avant de se recaler un peu dans le Nord et d’empanner une nouvelle fois dans la nuit. Ce matin, Gitana 13 navigue bâbord amure, au portant et profite d’une belle houle du Pacifique pour glisser le long d’une dorsale anticyclonique : « Ce sont les montagnes russes derrière nous ! C’est la première fois que la mer est aussi bien organisée et cette longue houle offre un très joli spectacle » racontait Léo.

Profitant de cette stabilité temporaire, les hommes du quart de stand by improvisaient une petite séance de rasage. Car ils savent bien que dès la fin du week-end, l’anémomètre devrait reprendre des tours. En effet, l’équipage de Gitana 13 a rendez-vous avec un nouveau front froid, qu’ils toucheront dimanche dans la soirée. Le vent de Sud tournera alors au Sud-Ouest en fraîchissant légèrement à l’arrière du front. Dans la traîne, les vents de secteur Nord compris entre 20 et 25 nœuds, pourront atteindre en rafales les 30 nœuds. Une fois n’est pas coutume, c’est une navigation musclée qui attend les onze marins.

Un saut dans le temps au passage de l’antéméridien
D’ici quelques heures Gitana 13 devrait franchir ce que l’on appelle l’antéméridien (le méridien opposé à celui de Greenwich). Le franchissement de cette ligne imaginaire matérialisée par le 180ème méridien, marquera le passage du maxi-catamaran de longitudes Ouest à des longitudes Est. Mais plus que ce changement de longitudes, l’antéméridien viendra perturber les pendules du bord, comme l’explique Sylvain Mondon par ce mail envoyé à l’équipage de Gitana 13 : « La journée du 5 avril sera très courte pour vous. En effet, si on considère l'heure locale, lorsque vous passerez le 180° vous allez perdre une journée du calendrier local. Et oui votre fin de journée sera celle du 4 avril chez les Hawaiiens, mais déjà celle du 5 avril chez les Fidjiens. Ceux d'entre vous qui sont déjà passés dans l'autre sens ont connu deux fois la même journée du calendrier alors de temps en temps il est bon de remettre les pendules à l'heure …» concluait le routeur de Météo France non sans humour.

Les quarts de Gitana 13
Quart n°1 : Lionel Lemonchois / Olivier Wroczynski / David Boileau / Cyril Dardashti
Quart n°2 : Ludovic Aglaor / Jean-Baptiste Epron / Nicolas Raynaud / Kojiro Shiraishi
Quart n°3 : Jacques Vincent / Stefan Fodor / Léopold Lucet

Les chiffres de référence

Gitana 13 le 4 avril à 12h30 (heure française)
Latitude : 27°48,05N – Longitude : 172°54,19W
Vitesse : 24,4 nœuds – cap : 297°
Avance sur le record actuel : 585 milles
Distance restant à parcourir : 2 447 milles

Traversée du Pacifique Nord (San Francisco – Yokohama) :
Temps à battre – 14 jours 22 heures 40 minutes 41 secondes
Départ de San Francisco - le samedi 29 mars à 22h45’45’’ TU
Date d’arrivée maximum pour battre le record - dimanche 13 avril à 21h25’26’’ TU

jeudi 3 avril 2008

Nouveau plafonnier Navylux à LEDs





Selectronic propose un nouveau plafonnier à LEDs de très hautes performances, spécialement conçu pour l'équipement des bateaux.

Contrairement aux autres luminaires à LEDs, sa qualité de lumière est unique sur le marché puisque l'éclairage fourni est exactement celui d'un halogène : respect du teint et des couleurs.

La consommation est très basse : 4 W pour une équivalence de 30 W.
Fonctionne indifféremment sur 12 ou 24 V.

• Très faible consommation : 4 W typ.
• Éclairage identique à un halogène de 30 W
• Lumière chaude et naturelle :
- Respecte le teint
- N'altère pas le rendu des couleurs
• Très longue durée de vie (> 20.000 h)
• Fabrication haut de gamme
• Enjoliveur vissé avec finition miroir : laiton, inox, ou laqué blanc
• Tension de service : 9 à 28 VDC
- Pas de polarité
• Fixation par 2 vis
• Sorties à fils avec embouts sertis

Prix de vente public : 59,50 € TTC à l'unité

Diffusion en cycle des bulletins météorologiques côtiers zone





Depuis le 1er mars 2008, pour améliorer la sécurité en mer, la Direction des Affaires Maritimes en partenariat avec Météo France et le Centre d'Etudes Techniques Maritimes et Fluviales, expérimente la diffusion continue des bulletins météorologiques côtiers pour la zone allant de Port Camargue à Saint Raphaël.

A cet effet, jusqu'à la fin de l'été 2008 le Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage de Méditerranée assure la diffusion permanente des bulletins météorologiques côtiers sur le canal VHF 63.

Durant cette expérimentation, la diffusion régulière des bulletins météorologiques côtiers est maintenue 3 fois par jour sur le canal VHF 80.

Dans les capitaineries concernées une enquête de satisfaction sera mise à disposition des navigateurs.

« Si cette expérimentation est concluante la diffusion pourra être étendue à l'ensemble du littoral méditerranéen puis sur l'ensemble des côtes françaises », a indiqué Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat chargé des Transpo

Cécile Poujol, skipper du bateau Alliance 100 pour la Québec Saint-Malo








Après trois transats en solo et en double depuis 2003, Cécile Poujol vient de rejoindre un grand projet baptisé Alliance 100.



Bien plus qu’une simple course à la voile, ce projet, mis en place par Sébastien Lefebvre et son équipe, va au-delà des valeurs de performance, d’équipe et de persévérance que véhicule habituellement ce type de projet sportif. La part de rêve liée à une telle aventure permet de porter auprès du public et des médias des valeurs particulièrement actuelles et éducatives autour du Développement Durable. Cécile embarque donc sur ce formidable projet Alliance 100 qui correspond parfaitement aux valeurs sur lesquelles elle s’engage au quotidien !



Au programme, la Transat Québec Saint-Malo* en compagnie de Sébastien Lefebvre et Rémi Beauvais sur le Class' 40 de Cécile. Le projet est soutenu par plus de 100 entreprises et de nombreuses personnalités.



Au même titre que les entreprises, le public est invité à embarquer et à partager ce magnifique projet sportif, culturel, pédagogique, scientifique… et éthique à travers différentes actions de sensibilisation, et notamment l’opération « Pots Bleus ».



Plusieurs fidèles partenaires de Cécile - comme La Roche Posay ou Techman Industries - ont d'ores et déjà rejoint la grande liste des mécènes nécessaires à une opération de cette envergure. Carro Evènements embarque également aux cotés de Cécile pour toute la gestion logistique de cet évènement.



Au-delà de son engagement au sein d’Alliance 100, Cécile n’oublie pas ses objectifs à long terme et a été rejointe et soutenue dans ses démarches par l’agence Axa de La Ciotat et la Fondation SFR.



Vous trouverez ci-joint une photo des deux co-skippers lors de la présentation du projet qui a eu lieu à Paris mercredi 19 mars, posant pour l'opération "Pots Bleus" destinée à sensibiliser le grand public.

Toutes les infos sur le site www.sebastien-lefebvre.fr/



Contact Presse Alliance 100

Maxime Decitre Tel 01 42 56 60 68 Portable 06 70 00 16 67

E-mail mdecitre@relationpresse.com



Contact Presse Cécile Poujol :

Maguelonne Turcat Tel 04 91 31 57 40 Portable 06 09 95 58 91

E-mail magturcat@orange.fr

www.cecileenmer.com

THE ARTEMIS TRANSAT RACE CHOISI MUSTO


Musto, la marque de choix pour la course au large, a été nommé Equipementier Officiel de The Artemis Transat 2008.  Cette année, plus de 50% des inscrits à la 13eme édition devrait porter des équipements Musto. comme le britannique Mike Golding ou la star française Vincent Riou.


Nigel Musto: “Musto est systématiquement la marque de prédilection des marins pour des courses en solitaire telles que The Artemis Transat, le Vendée Globe ou encore les courses en équipage telles que la Volvo Ocean Race. Les professionnels nécessitent l’excellence, de leur bateau jusqu’à leur équipement. Plus les bateaux vont vites, plus les vêtements doivent protéger. Nous sommes fier d’être la marque de choix de The Artemis Transat… nous ne les laisserons pas tomber.”


De nombreux skippers accomplis croient en la technologie innovante des équipements Musto pour les protéger et accroître leur performance pendant ces courses éprouvantes. Dame Ellen MacArthur, vainqueur de cette course en 2000 (anciennement The Transat) à bord de Kingfisher, a continué de faire confiance a Musto lors de son Vendée Globe 2001 et de son record du tour du monde en solitaire en 2005; aujourd’hui encore elle porte des vêtements Musto.


www.musto.com

lundi 31 mars 2008

Une course au large en projet pour 2009 entre la Bretagne et la Lituanie


Plusieurs grandes courses au large partent de Bretagne, comme par exemple la Course Québec-Saint-Malo dont la prochaine édition devrait partir le 12 octobre 2008 ou encore la Course du Rhum qui relie tous les quatre ans Saint-Malo à Pointe-à-Pitre. Une nouvelle course à la voile pourrait voir le jour l'an prochain entre la Bretagne et la Lituanie, renouant ainsi avec une tradition vieille de plusieurs siècles. C'est en effet le projet qu'a lancé un Breton, Olivier Criou, qui vit à Klaipéda, principal port de Lituanie. Cette course partirait de Saint-Quay-Portrieux et permettrait d'arriver à Klaipéda au moment de la Tall Ships'race, qui rassemble chaque année les plus grands voiliers du monde (en 2006, elle a eu lieu à Saint-Malo).
Klaipéda n'est autre que l'ancienne ville portuaire de Memel, fondée au XIIIe siècle par les chevaliers porte-glaive (germaniques) et resté à majorité prussienne jusqu'en 1920. Cette ville qui compte aujourd'hui plus de 180 000 habitants, est la troisième ville de Lituanie et son premier port maritime. Comme beaucoup d'autres villes portuaires des rives de la mer Baltique, elle a longtemps été une cité membre de la puissante Ligue hanséatique qui passa des traités de commerce au XVe siècle avec les ducs de Bretagne et, parmi les marchandises qu'y recevaient ses marchands, figuraient chaque année des quantités importantes de sel en provenance de la baie de Bourgneuf et de la presqu'île guérandaise.

Plus tard, au XVIIe siècle, au XVIIIe et encore dans la première moitié du XIXe, les Bretons firent venir de la région les graines de lin semées en Bretagne pour cultiver cette plante aux jolies fleurs bleues, dont la production permettait d'alimenter en fibres textiles l'industrie toilière bretonne. La course en projet ne fera ainsi que reprendre une route maritime empruntée autrefois par nombre de marins entre les ports de Bretagne et ceux de la mer Baltique.

Il faut aussi noter que Vilnius, capitale de la Lituanie, sera en 2009 la capitale européenne de la culture. Elle sera ainsi la première ville des nouveaux États-membres de l'Union Européenne à jouer ce rôle prestigieux. Les entreprises et collectivités de Bretagne qui voudraient établir ou développer des liens avec la Lituanie, le plus grand et le plus peuplé des États baltes - 65 000 km2 et 3 500 000 habitants - et qui voudraient profiter de cette course au large pour se faire connaître dans ce pays, peuvent prendre contact avec Olivier Criou (olivier@criou.eu).

Klaipėda (en allemand Memel) est une ville de 187 316 habitants et le principal port de mer lituanien. Klaipėda est la troisième ville de Lituanie après Vilnius et Kaunas. Ancienne ville hanséatique, connue sous le nom allemand de Memel, la ville a longtemps été disputée entre le royaume de Lituanie et les chevaliers Teutoniques. La Paix du lac de Melno fixe les frontières du duché de Prusse et de la Lituanie ; Memel restera en Prusse jusqu'à la défaite allemande à la Première Guerre mondiale.
Remarque : l'orthographe originale de la ville en lituanien est Klaipėda, avec un point suscrit sur le e. (Le lituanien utilise des signes diacritiques rares)
Klaipėda est située à 120 km de Kaliningrad et à 290 km de Vilnius. La ville se trouve à proximité du delta du Niémen, à l'extrémité nord de l'isthme de Courlande dont il est séparé par une passe maritime, le détroit de Memel. Non loin de là, sur la côte de la mer Baltique, les stations balnéaires de Neringa et Palanga sont très appréciées des Lituaniens. Klaipėda est reliée par ferry à la Suède, au Danemark et à l'Allemagne.

L’Exocet 40 d’Elie Canivenc prend forme



« J’ai entamé voici 14 mois la construction d’un proto Class 40’ en solo. Au terme de 2500 heures de travail, je peux dresser un bilan très positif sur un projet qui me semblait très ambitieux » écrit Elie.

« C’est un challenge original à plus d’un titre : la méthode de construction novatrice assumée sur fonds propres est entièrement orientée pour une personne seule, ce qui peut pourtant sembler délicat sur cette taille d’unité. Ce procédé très pertinent m’a notamment permis de construire ce one off sans l’usage de moules tout en respectant des normes de qualité de fabrication particulièrement élevées. »

« Entièrement réalisé en infusion, l’Exocet s’annonce comme un coursier redoutable exploitant aux mieux les limites de jauge de la Classe 40’. A une époque ou l’environnement et le développement durable n’ont jamais été aussi proches des valeurs de la voile, ce concept propose de limiter l’outillage de la fabrication d’un voilier à l’unité en composites à un mannequin bois réutilisable et entièrement recyclable. »

Plus : http://exocet40.blogspot.com

LE NOMBRE D’ENTRÉE EN CLASS 40 NE CESSE D’AUGMENTER…



EN BREF:
* Le navigateur Anglais Simon Clarke est le dixième skipper à rejoindre la flotte des Class 40 pour la 13eme édition de The Artemis Transat
* Les plans du Village Officiel de la course à Sutton Harbour, Plymouth prennent forme.
* Zoom sur les éditions de 1968 et 1972 qui ont connu l’invention du routage, une tempête spectaculaire et les débuts des multicoques.


EN DETAIL:

À ce jour, 10 Class 40 sont officiellement inscrits, 3 restent à confirmer…
Avec plus de 20 ans d’expériences de course au large, le navigateur anglais Simon Clarke confirme son inscription en Class 40. Dans 6 semaines, le 11 mai 2008, il prendra le départ de The Artemis Transat.

La liste des inscrits n’est pas encore définitive, puisque 3 autres Class 40 peuvent encore rejoindre la flotte. Miranda Merron, la navigatrice britannique a complété jeudi, après 6 jours de mer, sa qualification. Ces 1000 miles en solitaire, réalisés dans des conditions difficiles, lui assure ainsi sa qualification et lui permettront de s’inscrire officiellement à la course lorsque qu’un sponsor sera assuré.
Le skipper français au CV prestigieux, Patrice Carpentier et le jeune allemand Boris Herrmann recherchent également des sponsors afin de participer à la course dans des conditions optimums.

Liste des Inscriptions Officielles en Class 40
Appart’City/ Yvan Noblet (FRA)
Custo Pol/ Halvard Mabire (FRA)
Fujifilm/ Alex Bennett (UK)
Groupe Partouche/ Christophe Coatnoan (FRA)
Leclerc Ville la Grande/ Jean-Philippe Saliou (FRA)
Louis Duc (FRA)
Mistral Loisirs-Elior/ Thierry Bouchard (FRA)
Prevoir VIE/ Benoit Parnaudeau (FRA)
Telecom Italia/ Giovani Soldini (ITA)
Clarke Offshore Racing / Simon Clarke (GBR)

Les plans du Village Officiel à Sutton Harbour, Plymouth prennent forme…

Pour les milliers de personnes qui visiteront le Sutton Harbour, Plymouth au moment du départ de The Artemis Transat, il n’y aura pas de pénurie d’activités. En effet, en plus de l’impressionnante flotte des IMOCA 60 et Class 40 qui seront au cœur de toutes les attentions, un festival de musique « Barbican Jazz and Blues » sera assuré sur le village ainsi que de nombreuses animations de rue. Le village de la course ouvrira ses portes le samedi 3 mai et fermera le dimanche 11 mai, il sera constitué de multiples structures: Expositions, programme d’éducation, espace d’accueil VIP, Centre de Presse. Le programme complet des événements sera dévoilés sous peu.

dimanche 30 mars 2008

Karver, une société dans le vent



Spécialisée dans les poulies destinées aux voiliers de courses, la société honfleuraise est devenue un incontournable du milieu régatier. Ses carnets de commande explosent.


C'est une toute jeune entreprise qui ne connaît pas la crise. Bien au contraire. La société Karver, dont les modestes locaux sont situés dans la zone industrielle d'Honfleur, est en plein boom. Elle pourrait être le « Vuitton » de la poulie, le « Rolex » de « l'emmagasineur », car elle propose le must des petits équipements qui font les grands voiliers.


Une niche parfaitement exploitée par ce petit groupe qui grossit d'une année sur l'autre. « On était cinq début 2007, et on est neuf depuis septembre. Ça marche vraiment très bien cette année, assure Pierre Asselin, l'un des employés de Karver, charge entre autres de la communication. On a eu beaucoup de courses. On a doublé le chiffre d'affaires, on est passé de 600 000 € à 1,2 million d'euros, dont 50 % réalisés à l'export. On exporte vraiment dans toute l'Europe. »


L'idée de départ était simple : créer des poulies légères et résistantes d'abord, pratiques et esthétiques ensuite. La gamme de produits s'est ensuite élargie. Le milieu des pros de la voile, qui fonctionne au bouche à oreille, n'a pas tardé à s'y intéresser. « On innove en partant du même principe de simplicité et de performance. On a répondu à un besoin qui n'était pas comblé. »


Marin Clausin, cofondateur et directeur de la société, avait commencé l'aventure en région parisienne. Deux ans plus tard, le retour aux sources s'est imposé pour ce Trouvillais d'origine. La cité portuaire présentait les ingrédients parfaits pour se développer. « On n'est pas trop loin de la Bretagne, là où tout se passe en matière de voile. On a un port en eaux profondes au Havre et un aéroport international à Paris. Donc tout est à proximité. On conçoit les produits à Honfleur. Ils sont fabriqués chez des sous-traitants français. »


Et puis il y a aussi le sur-mesure, pour les grosses pointures de la voile. Thomas Coville, Jean-Yves Parlier et Jean Lecam font partie des fidèles. « On fonctionne comme un bureau d'études. Certains de nos produits, comme pour les emmagasineurs, sont faits sur mesure. Mais on essaye aussi pourquoi pas de toucher le grand public. On a fourni des poulies à une équipe féminine du Deauville Yacht-club, lors du dernier Spi Ouest-France. »


L'équipe continue encore à innover. Elle a présenté dernièrement au salon nautique de paris, un petit bijou sur lequel elle mise beaucoup et qui pourrait lui permettre de garder un peu d'avance sur des concurrents qui espèrent rattraper leur retard. « On a mis au point une poulie électrique qui communique sans fil la charge exercée à l'ordinateur de bord. Ça augmente le facteur performance, puisqu'on sait jusqu'où on peut aller et la sécurité est renforcée puisque ça permet de ne pas casser. Ça n'existe pas pour l'instant. »

Bon départ de Gitana 13 sur la traversée du Pacifique Nord



Le chronomètre reprend du service à bord de Gitana 13. En stand by à San Francisco depuis le 28 février - date de son arrivée de la Route de l’Or-, le maxi-catamaran armé par le Baron Benjamin de Rothschild s’est élancé, ce samedi 29 mars à 22h45’45’’ TU*, pour une tentative de record entre San Francisco et Yokohama.

Nouveaux détenteurs de la Route de l’Or (New York – San Francisco), Lionel Lemonchois et ses dix équipiers s’attaquent aujourd’hui à la traversée du Pacifique Nord. Et, pour que les hommes du Gitana Team accrochent ce nouveau chrono à leur tableau de chasse, il leur faudra rallier Yokohama, au Japon, en moins de 14 jours 22 heures 40 minutes et 41 secondes. Il s’agit là du temps de référence, propriété d’Olivier de Kersauson et de son équipage à bord de Geronimo depuis le 27 avril 2006.

Onze hommes embarqués pour ce deuxième record
« L’équipage a été légèrement modifié par rapport à celui de la Route de l’Or, puisque Jacques Vincent, Jean-Baptiste Epron, Cyril Dardashti, Stefan Fodor et Kojiro Shiraishi nous rejoignent. Nous étions dix à bord de Gitana 13 entre New York et San Francisco mais pour cette traversée du Pacifique Nord nous serons onze. Pour ma part, j’aurai une implication plus importante dans la météo puisque l’équipage ne compte pas de navigateur embarqué attitré » expliquait le skipper de Gitana 13, avant de nous apporter quelques précisions sur les 4 500 milles qui les attendaient : « Selon les dernières informations météo, nous devrions profiter de premiers jours de mer assez rapides et dès que nous serons sortis de la Baie de San Francisco, nous toucherons un bon flux de Nord-Ouest. La première partie de notre traversée s’annonce plutôt bien mais les choses ne sont, pour l’heure, pas très établies sur la deuxième moitié, avec notamment des dépressions qui se succèdent au large des côtes japonaises.»

La présence du marin japonais Kojiro Shiraishi, qui rappelons-le s’est classé 2ème de la Velux 5 Océans 2006-2007, constituera un atout important pour l’équipage du maxi-catamaran de 33 mètres ; particulièrement à l’approche des côtes nippones, réputées pour leur complexité.

Pour la partie toujours délicate qu’est la météo, le Gitana Team ne change pas ses bonnes habitudes et pourra une nouvelle fois compter sur le talent de Sylvain Mondon (Météo France). Le routeur nous exposait la configuration météorologique de départ de cette nouvelle tentative de record : « Gitana 13 s’est élancé à l’arrière d’un front afin de bénéficier d’un flux de secteur Nord-Ouest qui souffle actuellement le long des côtes californiennes. Ce vent, compris en moyenne entre 20 et 25 nœuds, pourra grimper entre 30 et 35 en rafales. C’est une situation de départ un peu musclée mais intéressante car l’angle du vent au Nord-Ouest permet à Lionel Lemonchois et à ses hommes d’entamer leur traversée en gagnant dans le Sud-Ouest puis rapidement dans l’Ouest, c’est-à-dire en n’étant pas trop éloignés de la route directe. Ce début de record s’annonce rapide mais dans les 36 premières heures, l’équipage de Gitana 13 aura à négocier un premier passage anticyclonique. L’Océan Pacifique est un Océan mal nommé car il a plutôt mauvaise réputation. Compte tenu de son étendu, les systèmes qui y circulent prennent souvent de l’ampleur lors de leur traversée. »

*TU : le temps universel correspond à l’heure française -2 h en heure d’été.

Pour l’histoire
Dernier détenteur en date, l’équipage de Geronimo avait largué les amarres le 12 avril 2006. Olivier de Kersauson et ses hommes partaient alors à l’assaut d’un record détenu depuis le 23 mai 1996 par Steve Fossett. L’aventurier américain avait établi un temps de référence de 19 jours 15 heures 18 minutes 9 secondes sur le trimaran de 60 pieds Lakota.

Dix ans plus tard, lorsque Olivier de Kersauson et ses dix hommes d’équipage s’élancent, les conditions qui règnent sur le Pacifique les obligent à choisir lors des premiers jours de mer une route très sud et éloignée de la route directe. Si bien que Geronimo en profite pour passer entre les îles hawaïennes et double la marque de "Diamond Head" après 4 jours et 19 heures. Il établit ainsi un nouveau temps de référence entre San Francisco et Honolulu (Hawaii). Ce passage devant Honolulu, sera également l’occasion pour Olivier de Kersauson et son équipage de glaner le record entre Honolulu et Yokohama, alors propriété de Steve Fossett en 13 jours et 20 heures.

En franchissant la ligne d’arrivée de cette traversée du Pacifique Nord le 27 avril 2006, après 14 jours 22 heures 40 minutes et 41 secondes de mer, celui que l’on surnomme l’Amiral ajoute de nouvelles lignes à son palmarès.

L’équipage de Gitana 13
Lionel Lemonchois (Skipper / barreur / chef de quart)
Jacques Vincent (barreur / chef de quart)
Ludovic Aglaor (barreur/ chef de quart)
Cyril Dardashti (régleur)
Olivier Wroczynski (régleur /responsable informatique)
Jean-Baptiste Epron (régleur / Photo)
Nicolas Raynaud (régleur / responsable Vidéo)
Stefan Fodor (régleur)
Kojiro Shiraishi (régleur)
David Boileau (N°2 / régleur/ responsable accastillage)
Léopold Lucet (N°1 /responsable intendance et médical)

Quelques chiffres
Route de l’Or (New York – San Francisco, via le Cap Horn) :
43 jours 3 minutes 18 secondes (temps homologué par le WSSRC), en améliorant le temps de référence d’Yves Parlier de plus de 14 jours.
Lionel Lemonchois et l’équipage de Gitana 13 détiennent ce record depuis le 28 février 2008.

Traversée du Pacifique Nord (San Francisco – Yokohama) :
Temps à battre – 14 jours 22 heures 40 minutes 41 secondes
Départ de San Francisco - le samedi 29 mars à 22h45’45’’ TU
Date d’arrivée maximum pour battre le record - dimanche 13 avril à 21h25’26’’ TU

Akilaria : Le premier Class 9'50 au banc d'essais




Chef de file de la nouvelle Class 9'50 et premier voilier de la jauge, l'Akilaria 9'50 est sorti de son moule en novembre dernier. Construit comme ses aînés de la Class 40' chez MC-Tec en Tunisie, le nouveau plan Lombard attendait de convaincre sur le plan d'eau. C'est entre deux giboulées de mars, par mer agitée et des vents de Sud Ouest de 18 à 23 noeuds, que le jeune premier a tiré ses premiers bords devant La Trinité sur Mer sous le regard un peu tendu de ses plus objectifs censeurs, Marc Lombard, son architecte et Jean-Marie Vidal, l'inventeur de la petite class'. A la barre, Marc Lombard, architecte et propriétaire du N° 1, s'installe à la meilleure place, bien sur son cale-pieds mobile, un peu avancé, proche du winch de solent. "Le bateau est équilibré. Il glisse bien, avec un bon contrôle de barre grâce à ses deux safrans profonds. C'est un bateau plaisir, très rigolo ! Véloce. Physique. Il supporte de la toile ! il monte vite au chrono, 7 noeuds au près, 10-12 au portant par 18- 20 noeuds de vent. Il s'installe dans le rythme, régulièrement. Sans à coup. Toujours sensible et souple à la barre. Il profite d'une carène très évolluée. Le positionnement des ballasts, à l'avant et au milieu, permet de jouer sur l'assiette longitudinale, au près il s'appuie sur l'avant et se pose au centre au portant, c'est réussi ! »


L'Akilaria 9,50 est bien dans son créneau dans la lignée des 60' IMOCA et des Class 40' dont il a hérité du punch et de la puissance comme son rapport déplacement/surface de voilure le laissait imaginer. Destiné aux amateurs avertis, mais pas nécessairement aux professionnels de la Course au Large, il se mène en équipage réduit, solo ou deux ou trois personnes et procure les mêmes plaisirs. Sur le pont, Jean Marie Vidal est rassuré. Ce premier bateau construit dans le respect de sa jauge, s'avère conforme à la philosophie de sa Class' « C'est vraiment le voilier polyvalent que j'espérais : fun, rapide et vivant, accessible aux budgets moyens et doté d'un volume intérieur confortable pour la croisière. Lorsque l'on circule sur le pont, on sent physiquement la raideur structurelle du bateau, il est costaud et bien construit, Il est équipé d'un Solent d'une puissance redoutable. Les winchs sont en rapport, bien calibrés". Son fils, Romain précise que le système de réglage du solent se fait sur 3 dimensions avec des palans de six brins pour deux d'entr'eux . Le mât est raide, le haubanage en rod, le guindant moufflé de Grand'voile facilite l'envoi.

Une attention toute particulière a marqué le déroulement des premiers virements de bord et transferts de ballasts (2 x 450 L) - Marc Lombard souhaitait un système simple et efficace. L'expérience des systèmes en vogue sur les 40 ?, mécaniques sophitiquées et onéreuses, l'avait convaincu de son choix. L'usage allait-il le valider ? « Absolument ! A deux ou même en solo, on peut tourner une vanne. Les 450 litres passent en moins de 3 minutes et on additionne les économies de poids, de prix et de complications ».
A l'issue de cette sortie, quelques points seront optimisés. Le Solent, actuellement gréé sur mousqueton, sera livré sur emmagasineur. La casquette de roof sera rabotée de quelques centimètres pour faciliter les manoeuvres dans cet espace. (Longue manivelle de winch). Le cockpit est bas et l'équipier disposera d'un deuxième cale - pieds. Enfin, un marche-pied sera installé devant la descente pour être à hauteur de travail sur les winchs de roof.

La Class 9'50 est enregistrée à la Fédération Française de Voile. La FFV n'attend plus que l'arrivée des prochains Akilaria en cours de construction et d'élargir la tribu pour rassembler un plateau suffisant pour lancer son programme de course, ou rejoindre les grandes régates existantes dans un classement spécifique, Spi Ouest France, Transquadra, etc.

Chronos relevés :

18 à 23 noeuds de vent, GV 1 ris et solent. Mer relativement plate, clapot par moment.
Au près, la vitesse GPS tourne autour de 7,2 à 7,5 noeuds, vive les ballasts. (environ 3' pour le transfert lateral).
Au portant, vitesse moyenne constante de 11,5 noeuds avec souvent de longs moments à 12/13 et de bonnes pointes jusqu' à 14 noeuds, sans spi.