
EN BREF :
- Où est la flotte ? Pendant une période de 36 heures, une fois pendant la course, les positions des bateaux seront gardés secrètes. Pourquoi ? Découvrez le ci-dessous.
- Les plans du village de la course enfin dévoilés : découvrez la première partie du programme des manifestations, du 3 au 11 mai à Sutton Harbour, Plymouth.
EN DETAIL :
Un black-out de positions pour ajouter du piquant, alimenter les spéculations... et nous nous faire revivre le passé pendant un instant.
Lors des premières éditions de cette course mythique, on avait peu de nouvelles des navigateurs pendant leur traversée. Ce n'était que lorsqu'ils apparaissaient à l'horizon, de l'autre côté de l'Atlantique, que l'on découvrait le classement final des voiliers. Avec les technologies actuelles, nous sommes capables de suivre les bateaux 24h/24.
OC Events a décidé d'ajouter un peu de suspense à la course et de nous rappeler le bon vieux temps, en créant un black out complet pour une journée pendant la course, en ne communiquant à personne les positions des coureurs.
Étant donné qu'il existe déjà 12h de black-out par jour (entre 18h00 et 06h00 GMT), ce black-out reviendra en réalité à une période continue de 36h. Cette journée pendant la course sera particulièrement stimulante pour les media, puisqu'il sera question de deviner les stratégies des skippers, et que chacun spéculera sur les positions des voiliers et options prises par la navigateurs.
Bien sûr, cela sera également l'occasion pour les coureurs de faire des coups stratégiques sans que leurs concurrents le sachent.
Pour une question de sécurité, seulement deux personnes auront accès aux positions de la flotte, durant cette période : René Boulaire, qui s'occupe du suivi des bateaux (toutes les positions sont gardées sur un serveur sécurisé), ainsi que Sylvie Viant (Directrice de course). Bien sûr, en cas de crise, la position d'un bateau pourra être communiquée. De plus, chaque bateau peut individuellement transmettre sa position à ses concurrents, et les équipes pourront les diffuser si elles le souhaitent, par leurs propres moyens (mais cela désavantagerait leur skipper). Les bateaux auront accès aux données de leur propre OC Tracker pendant cette période, mais personne n'aura accès aux positions de la flotte, tout comme pendant les black-out de nuit, qui existent déjà.
Un comité composé uniquement de Sylvie Viant (Directrice de course), des spécialistes météo Jean-François Bonnin et Marcel Van Triest, ainsi que de Christine Salen (Directrice Sportive), choisiront la date de la période de black-out en fonction de la situation météo et de l'intérêt stratégique. Cette date devra être annoncée 48h avant le début du black-out, afin d'éviter qu'un bateau soit favorisé ou défavorisé. OC Events a également choisi de ne pas fixer une date afin que cette journée ne tombe pas dans une période sans grand intérêt tactique.
Aucune information ne sera communiquée aux skippers, aux équipes, à l'équipe interne de communication, aux media ou au public durant cette période, mais bien sûr nous contacterons les bateaux pour la vacation quotidienne.
Les cartes 2D et 3D du site internet donneront les dernières positions avant le début du black-out.
Les plans du village de la course enfin dévoilés…
Les partenaires de Plymouth (le Sutton Harbour Group, South West of England Regional Development Agency, Plymouth City Council et Event South West) se sont joints aux organisateurs de la course, OC Events, l’Université de Plymouth et les organisateurs du Festival de Jazz- Blues International Barbican afin de dévoiler les plans du village au B-Bar, Plymouth.
Le port de Plymouth sera un lieu de vie et d’activité garantie du Samedi 3 Mai au jour du départ de la course, le dimanche 11 mai. Le village de la course sera au coeur de l’action et l’endroit parfait pour découvrir le monde de la voile. La flotte entière des IMOCA 60 et des class40 sera amarrée a l’intérieur du Sutton Harbour et offrira ainsi une chance unique au public d’approcher ces “oeuvres d’art” de la course. De plus, les visiteurs pourront admirer le Vieux Greement, « Earl of Pembroke », qui sera amarré aux cotés de Gipsy Moth IV – le bateau sur lequel Sir Francis Chichester a réalisé son fameux tour du monde et successeur de celui sur lequel il a remporté la première édition de cette course. Le Club Mumm/ VIP, l’exposition sur la course au large (Programme D’éducation), le centre de communication de la course BT, le simulateur de voile Aviva, l’exposition Ecover... et de nombreuses animations de rue font également partie des festivités.
Nigel Godefroy, Directeur du Sutton Harbour Group a dit: « Le village de la course est un plus remarquable pour cet événement d’envergure internationale. Avec la flotte des bateaux en toile de fond, le Quartier Barbican, centre historique de Plymouth, offre un cadre parfait pour l’accueil du village. »
Le programme d’éducation jouera également un rôle primordial la semaine précédent le départ de The Artemis Transat, en essayant de faire découvrir aux jeunes visiteurs l’histoire de la voile et l’héritage maritime de la ville. L’exposition sur la course au large est faite de façon à donner une idée concrète de la vie à bord d’un bateau de course, de la technologie embarquée, des différents dangers à affronter et également comment nous pourrions adapter à notre quotidien, le respect de l’environnement dont font preuves skippers et bateaux. Cette exposition est réalisée avec le soutien de l’université de Plymouth et fait partie du programme d’éducation mis en place par Le National Marine Aquarium. Les étudiants pourront ainsi visiter l’Aquarium maritime gratuitement où une exposition spéciale sur l’environnement et le développement durable se tiendra pendant l’événement. L’université, à travers ces différentes actions souhaite ainsi encourager l’intérêt pour les métiers de la mer.
Les étudiants seront également encouragés à « adopter un bateau » qu’ils suivront pendant toute la duree de la course. Comprendre la progression de leur bateau grâce aux études météorologiques et le suivie de la course grâce aux systèmes satellite
dimanche 20 avril 2008
A moins d'un Mois du Départ…
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TRANSAT AG2R

Pour la première fois, la direction de course de la transat AG2R va suivre la traversée en direct à bord d'Etoile Filante, un catamaran de course-croisière de 60 pieds. L'occasion de suivre la course, de s'imprégner de l'ambiance à bord des Figaro Bénéteau, de faire vivre la dimension humaine de l'événement. Départ aujourd'hui à 14 heures…
« Ne comptez pas sur moi pour vous faire des cours de stratégie météo. Parce qu'à ce petit jeu, on perd souvent… Et puis, ceux qui sont le plus à même d'en parler, ce sont bien évidemment les coureurs. » Jean Maurel, directeur de course préfère nous affranchir de la conception de sa fonction : veiller à la bonne sécurité de l'épreuve, anticiper sur les éventuelles difficultés, donner le « la » de l'ambiance de course. Et où peut-on mieux le décrire que depuis le balcon arrière d'un bateau accompagnateur ?
Adaptation, bricolage, anticipation
Mais suivre une course demande des trésors d'ingéniosité. Il faut pouvoir suivre le rythme de la course, être capable de retransmettre des informations fiables, de se déplacer d'un bord à l'autre du plan d'eau. « Pour cela, tout dépendra des vitesses respectives de notre bateau et de la flotte. Dans ce domaine, nous n'avons pas de certitudes. Ce sont les conditions météos qui vont dicter notre conduite.» Comme dans toute première, il y aura des corrections et des adaptations.
A bord, ils sont six à vivre l'aventure de l'intérieur : Marcel Mochet, journaliste à l'AFP, transmettra les clichés, Christophe Cassagne, de Sea Events, les images vidéos quand Jean Maurel lui-même, glissera ses impressions sur l'ambiance de course. Ils seront accompagnés par trois hommes d'équipage d'Etoile Filante. Mise en place des relais de transmission, embarquement de fuel supplémentaire pour parer les dépenses d'énergies consécutives aux transmission d'images et d'informations, vérification des procédures de correspondance entre le directeur de course et le PC Course, le travail ne manque pas à bord du bateau armé par Bob Escoffier pour l'occasion.
Etoile Filante est un catamaran de croisière de 60 pieds, sur plan Joubert-Nivelt. Conçu pour de la croisière rapide, il possède une cellule de vie centrale et quatre couchettes réparties dans les deux coques. A son bord, Bob Escoffier a participé à la Route du Rhum 1998.
Le village dans tous ses émois
En cette veille de départ, la foule est encore venue en nombre arpenter les quais du port de pêche de Concarneau. Pendant que les équipages bricolent, curieux et passionnés se côtoient dans un heureux mélange des genres. Il y a là des familles venues engranger quelques minutes de rêve, les habitués des pontons qui retrouvent des connaissances. On y parle tactique de course, on suppute les chances des uns et des autres, on évoque les éditions précédentes. Il y a là quelques anciens vainqueurs venus faire un salut amical à leurs camarades de jeux : Alain Gautier, Roland Jourdain, Karine Fauconnier entre autres, n'ont pas manqué le rendez-vous de Concarneau.
Veillée d'armes
Météo, boulot et dodo ! A la veille du grand départ, les 26 équipages de la 9ème Transat AG2R ont pris un rythme très studieux. Tandis que les préparateurs s'activent sur le pont des monotypes, les 52 marins en ont pour la plupart fini avec l'avitaillement. Entre deux petites siestes pour engranger un peu de repos, ils bûchent aussi sur les cartes et modèles afin d'envisager leur stratégie pour le début de course et la manière d'aborder le golfe de Gascogne. Demain, à 14 heures tapantes, il sera temps d'y aller, de s'élancer à la conquête des alizés pour rejoindre Saint Barth 3 710 milles plus loin…
A quelle sauce vont-ils donc être mangés ? Près ou portant ? Que va faire le centre dépressionnaire situé hier sur le Nord de l'Espagne ? A 24 heures du départ les cartes et modèles s'accordent enfin pour dire que ce système peu actif va générer des conditions plutôt favorables. Les Figaro vont pouvoir ouvrir les voiles et descendre au plus vite vers le cap Finisterre. C'est ensuite que les choses se compliquent. Place à la tactique avec le passage d'un front qui fait dire à de nombreux skippers que c'est encore la bouteille à l'encre.
Ils ont dit
Kito de Pavant, vainqueur en 2006 : « une aventure humaine fabuleuse »
« Le parcours est fabuleux. Traverser l'océan à la voile n'est jamais une affaire banale. L'enjeu sportif est d'envergure. Mais cette course, c'est surtout une aventure humaine extraordinaire. A deux pendant trois semaines sur un bateau de 10 mètres, c'est toujours génial même si ce n'est jamais facile à réussir… »
Alain Gautier, vainqueur en 1996 : « une édition passionnante »
« Le plateau est comme toujours très ouvert avec beaucoup de favoris. Il y a bien sûr Jean le Cam de retour aux côtés de Gildas Morvan. Mais je constate aussi qu'il y a de moins en moins d'anciens et beaucoup plus de jeunes skippers. Preuve que le circuit se renouvelle. C'est une très bonne chose et cette édition s'annonce passionnante. D'autant que la météo s'annonce compliquée… »
Roland Jourdain, vainqueur en 1994 : " Un peu envie "
"A la veille d'un départ, on aimerait bien être à la place des gars et des filles qui partent. ça donne envie! En matière de pronostic, je préfère ne pas m'avancer, tout reste possible. Je suivrai avec beaucoup d'intérêt et d'affection la course de Jean (Le Cam- co-skipper de la victoire de 1994). La prochaine édition, qui sait? "
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samedi 19 avril 2008
Communiqué : Un voilier gagnant pour la Québec/St-Malo 2008 - Résolument engagé dans une course pour la planète
Afin de participer à la Transat
Québec/Saint-Malo, dont le départ sera donné à Québec le 20 juillet prochain,
un puissant voilier de course à été construit à Montréal. Le skipper Eric
Tabardel et le co-skipper Damien De Pas, ainsi que toute l'équipe de Bleu
voile océanique, convient toute la population à venir voir le bateau au Quai
de l'Horloge des Quais du Vieux-Port de Montréal, à compter du 17 avril.
Cet été, pour le 400e anniversaire de la fondation de Québec, nous
offrons aux Québécois un voilier inscrit au sein de la Class 40. Une équipe
d'experts passionnés a mis toute son énergie et son savoir pour bâtir un
bateau et un équipage des plus compétitifs. Ce sera la 7e édition de cette
très belle Transat depuis 1984. Jamais aucun Québécois n'a encore remporté les
honneurs, mais nous prétendons très sérieusement que, parmi les Class 40 qui
prendront le départ, nous pourrions rentrer les premiers à Saint-Malo.
Nous offrons aussi ce bateau pour vous montrer le Fleuve et l'océan. Vous
parler de leur beauté, de leur fragilité et de l'importance de les protéger.
La vie en mer nous ramène aux valeurs essentielles et à la plus grande
simplicité dans nos besoins : gestion de l'énergie, gestion de l'eau, gestion
de nos déchets, gestion de notre poids et de nos émotions. Tout pour composer
au mieux avec les éléments. A nos problèmes environnementaux, la culture de la
mer a des solutions à proposer. Nous profiterons de toutes les tribunes qui
nous seront offertes pour vous faire partager l'aventure sur le Fleuve, sur le
Golfe, de l'Ile d'Anticosti jusqu'aux côtes de Terre-Neuve et puis de Québec à
Saint-Malo.
Nous sommes fiers et heureux de vous présenter ce bateau. Et à ceux qui
voudraient nous encourager, nous offrons la possibilité de voir votre nom
inscrit sur les flancs de la coque pour 40$. Il est possible de faire un don
directement en ligne à l'adresse suivante : www.bleuvoileoceanique.com.
Joignez-vous à nous! Nous avons deux courses à gagner : la
Québec/Saint-Malo et celle pour la sauvegarde de la planète!
Renseignements: Jean Sylvestre, (514) 817-0839,
sylvestre.jean@gmail.com, www.bleuvoileoceanique.com
Info : http://voileenligne.blogspot.com/
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WANTED SPONSORS ?
Selon "Les Echos" :
C'est dimanche, à 14 heures, en baie de la Forêt à Concarneau (Finistère) que sera donné le départ de la neuvième édition de la Transat AG2R, qui donne le coup d'envoi de la saison annuelle de voile. « Vingt-six bateaux de la classe Figaro Bénéteau II participent à cette course en double qui les conduira à Saint-Barthélemy dans les Antilles au terme d'un périple d'environ 3.710 milles », décrit Pierre Bojic, directeur général de Pen Duick, organisateur de la course, dont le budget est évalué à 1,5 million d'euros environ, financé par les collectivités territoriales (ville de Concarneau, département du Finistère, région Bretagne), la Chambre de commerce et d'industrie de Quimper Cornouaille et la société d'assurance AG2R, sponsor titre de la course.
« Nous finançons à hauteur de 750.000 euros et ajoutons cette année 200.000 euros pour des opérations de relations publiques d'une plus grande ampleur en raison de notre rapprochement avec La Mondiale », commente Yvon Breton, directeur général délégué de AG2R. La compagnie d'assurance a affrété trois gros bateaux, qui transporteront 600 invités pour assister au départ de la course. Mais au total, « ce sont 15 gros bateaux qui accompagneront les skippers et près de 100.000 per- sonnes sont venues à Concarneau tout au long de la semaine », précise Pierre Bojic. Cette année, le village d'exposition a été étendu sur 2.500 mètres carrés, montrant ainsi le succès obtenu auprès des entreprises par la course au grand large.
Des valeurs dans l'air du temps
Autre nouveauté : la totalité de l'épreuve sera suivie par un bateau qui retransmettra des images. « Nous les produisons et avons un accord avec «Planète Thalassa» et «Orange TV Sport», sans exclusivité toutefois », indique l'organisateur.
La voile tient bien le cap, malgré une conjoncture économique qui ne favorise pas le sponsoring. « La précédente édition de la Transat nous avait rapporté l'équivalent de 13 millions en retombées médiatiques pour un investissement de 700.000 euros. Cette fois-ci, je pense que cela sera plus important », se réjouit Yvon Breton. « Le sponsoring voile progresse bien. La précédente Transat Jacques Vabre en novembre dernier a d'ailleurs très bien résisté à la tempête médiatique des mouvements sociaux qu'elle a dû affronter, un signe fort de l'intérêt des Français pour la discipline et un véritable signe de résistance même en situation de crise médiatique », souligne Bruno Lalande, directeur de TNS Sport.
De nouvelles sociétés ont décidé de sponsoriser des bateaux : Britair, groupe Bel, Safran, DCNS, Veolia, Puma, etc. « Les entreprises cherchent un sport qui leur permet de raconter une histoire, dont les valeurs sont dans l'air du temps, à savoir la défense de l'environnement, le développement durable. La voile répond bien à leur attente », analyse Lucien Boyer, président de Havas Sports.
Reste que la multitude de courses n'aide pas à la compréhension de la discipline. Dans les prochaines semaines, d'autres compétitions se chevauchent ne permettant pas une aussi bonne couverture médiatique : il s'agit du Grand Prix Petit Navire à Douarnenez (Finistère) du 25 avril au 4 mai, de la semaine olympique de voile à Hyères (Var) du 19 au 25 avril, de la « The Artemis Transat » ou l'Atlantique Nord en solo le 11 mai au départ de Plymouth (Angleterre), et de la Giragli Rolex Cup au départ de Saint-Tropez (Var) du 8 au 14 juin.
Nouveau bateau moins coûteux
Ce déficit médias s'accentue du fait que les « Formule 1 des mers », les fameux trimarans de 60 pieds, si spectaculaires à voir naviguer, ne se sont pas remis du séisme de 2002, lorsque 15 de ces bateaux sur 18, anciens et nouveaux confondus, abandonnèrent sur la Route du Rhum.
Puis, en 2005, à la suite d'avaries et chavirages, seuls quatre sur dix ont bouclé la Transat Jacques Vabre à Bahia (Brésil). Bref, la flotte des multicoques, ainsi baptisés, dont le prix de construction a triplé, atteignant même 4 millions pour les plus coûteux, est ainsi passée de treize à cinq équipes. Marins, sponsors, organisateurs de Grands Prix se sont découragés.
Du coup, l'Orma (Ocean Racing Multihulls association), qui régit la catégorie depuis sa création en 1995, a opté pour l'émergence d'une nouvelle famille structurée. Son conseil d'admnistration, représenté par les armateurs Groupama, Banque Populaire, Sopra Group et le président Patrick Chapuis, a décidé de « repositionner » résolument le multicoque dans un univers de « course au large », en valorisant « ses forces » (performance, esthétisme, technologie), à la découverte de « nouveaux horizons », avec une priorité affirmée à l'« off shore » (le grand large) et à l'« international ».
Ce nouveau projet « Orma 2009-2019 » s'articule autour de trois axes de travail visant à définir les fondamentaux d'une classe renouvelée. D'abord, la mise au point d'un nouveau bateau Multi One Design de 70 pieds (21 mètres), dessiné par le cabinet d'architectes VPLP (Vincent Lauriot-Prevost), plus fiable et moins coûteux que les actuels géants des mers (environ 2 millions d'euros). Puis, la refonte du programme sportif avec une ou deux courses transocéaniques annuelles (solitaire, double, équipage suivant les années) et un circuit annuel européen condensé et rythmé sur cinq semaines.
Enfin, l'Orma va repositionner sa politique de sponsoring et médiatique - sachant que le circuit tel qu'il existait représente en moyenne suivant les années 15 millions d'euros de retombées médiatiques annuelles. Cette flotte ne devrait compter que douze bateaux qui seront construits d'ici à fin 2011.
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TRANSAT AG2R: CONCARNEAU L'EMPORTE À CONCARNEAU
Eric Péron et Miguel Danet remportent le prologue de la Transat AG2R sur une victoire construite dès le premier bord de près. Une tactique inspirée, une bonne vitesse et voilà deux outsiders qui pointent le bout de leur étrave pour la suite des opérations.
Ce n'est pas un hasard si, d'emblée, on retrouvait aux avant-postes de ce prologue à Concarneau quelques uns des gros bras de cette édition 2008. Eric Drouglazet et Christophe Bouvet (Luisina), toujours incisifs, Thierry Chabagny et Corentin Douguet (Suzuki), Nicolas Troussel et Christopher Pratt (Financo), Jean Le Cam et Gildas Morvan (Cercle Vert) : que du beau linge en première ligne. Récit :
Mêlée ouverte :
Pourtant, dès le premier bord de près, l'étrave jaune et bleu du Concarneau – Saint-Barth pointait aux avant-postes. Dans le duel de virements qui opposait une flotte compacte, les deux duettistes qui, trois mois plus tôt, n'avaient encore jamais fait barre commune, parvenaient à s'extirper de cette mêlée furieuse et viraient la bouée de dégagement en tête. Mieux encore, les deux chevau-légers de la flotte allongeaient la foulée et s'apprêtaient à transformer l'essai . Sous spi, ils creusaient l'écart et pouvaient enrouler la bouée de Port-la-Forêt avec une avance suffisante pour gérer le score jusqu'à la ligne d'arrivée. En deuxième ligne, les cadors de la classe continuaient d'en découdre. C'est au final l'équipage de Suzuki qui grimpait sur la deuxième marche du podium talonné par Groupe Céléos de Ronan Treussard et Anthony Marchand.
Tempête sous les crânes :
A l'issue de ce prologue mouvementé, pas question pour les équipages de relâcher la pression. La troisième mi-temps sera pour l'arrivée à Saint-Barth. Pour l'heure, chacun essaye de se faire une idée précise sur la manière d'aborder un Golfe de Gascogne qui risque de réserver des surprises. Une météo complexe, avec notamment un centre dépressionnaire secondaire peu actif sur le Nord de l'Espagne risque de transformer la traversée du Golfe de Gascogne en casse-tête tactique pour les navigateurs. Autant dire que les modèles de routage météo ne vont pas cesser de tourner jusqu'à l'heure fatidique où il faudra larguer les amarres. Le passage du cap Finisterre risque de consacrer un équipage qui aura su, non seulement aller vite, mais aussi faire preuve d'une certaine malice.
Classement du prologue de la Transat AG2R :
1 Concarneau – Saint-Barth, Eric Péron – Miguel Danet
2 Suzuki Automobiles, Thierry Chabagny – Corentin Douguet
3 Groupe Céléos, Ronan Treussard – Anthony Marchand
4 Financo, Nicolas Troussel – Christopher Pratt
5 Les Mousquetaires, Bertrand de Broc – Gwen Riou
6 Cercle Vert, Gildas Morvan – Jean Le Cam
7 Aquarelle – Le Figaro, Fabrice Amédéo – Jean-Pierre Nicol
8 Luisina, Eric Drouglazet – Christophe Bouvet
9 Lenze, Franck Le Gal – Erwan Le Roux
10 Banque Populaire, Jeanne Grégoire – Nicolas Lunven
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vendredi 18 avril 2008
Brest 2008: Les Toiles de Mer s'exposent a Paris.

A Brest, une tradition unique perdure : celle des « Toiles de Mer ». Nées de la première édition de 1992 des fêtes maritimes de Brest, les toiles de mer ont pour vocation d'immortaliser le passage de chaque bateau à Brest. Au fil des éditions de 1996, 2000 et 2004, cette collection s'est enrichie et compte aujourd'hui plus de 1 000 « toiles » constituant une collection unique au monde. 150 d'entre-elles seront exposées du 17 avril au 8 juin 2008 à la Maison de la Bretagne à Paris. C'est François Cuillandre, maire de Brest et Président de Brest 2008 qui inaugurait l'exposition ce jour. Pour découvrir l'intégralité de la collection, rendez-vous à Brest 2008, dès le 11 juillet.
En 92 et 96, chaque équipage participant à la fête recevait une plaque de bois d'iroko de 90 cms sur 30 et 3 cms d'épaisseur, avec mission de la décorer en toute liberté, en prenant soin de préciser le nom du voilier et de son port d'attache. (Par la suite, les participants se sont eux-mêmes procurés sur place la plaque aux bonnes dimensions).
Cette initiative originale a pour vocation d'immortaliser le passage de chaque bateau et chacun peut s'exprimer en fonction de sa culture et de son savoir-faire. Le résultat obtenu a dépassé toutes les espérances : une exceptionnelle collection s'est constituée, traduisant la passion que les équipages portent à leur bateau et à la fête brestoise. Sculpture, gravure, peinture, collage etc… Chacun a trouvé son style, et la diversité de ces plaques souvenirs qui sont toutes des œuvres d'art, répond à la diversité des ports d'attache et des types de bateaux représentés à Brest.
Certaines sont humoristiques, d'autres poétiques… Il y a les « contemporaines » et les « classiques », mais toutes font honneur au navire qu'elles représentent. Parfois elles incluent également des éléments typiques de leur région d'origine. Certaines sont ornées de matériaux originaux allant de la faïence de Delft, au hareng séché de Norvège en passant par le tissu de confection des kimonos.
Cette collection de plus de 1 000 toiles s'agrandit à chaque rassemblement et son exposition remporte à chaque fois un vif succès auprès du public. Les toiles de Mer sont le témoignage vivant, la signature personnelle, des milliers de bateaux venus des quatre coins du globe pour faire escale en mer d'Iroise. Partie intégrante de notre patrimoine maritime, elles seront exposées jusqu'au 8 juin à la Maison de la Bretagne à Paris et bien entendu lors de Brest 2008 du 11 au 17 juillet.
« Ce qui fait la valeur des choses, c'est l'amour qu'on leur donne. Les Toiles de Mer, dans 100 ans, seront le témoignage extraordinaire d'une population maritime. Je reviendrai dans 100 ans »
Olivier de Kersauson- Parrain de Brest 2008
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Artemis Transat: Pogo 40 skipper Louis Duc est pret

A trois semaines du départ de The Artemis Transat, Louis Duc, le plus jeune skipper (24 ans) de la course, est plus motivé que jamais ! En effet, même si ce navigateur normand n’en est de loin pas à sa première course au large, cette transatlantique a pour lui une saveur toute particulière : c’est sa première grande épreuve en solitaire*, c’est « The » Transat, celle qui a sacré Eric Tabarly… et pourquoi pas celle qui pourrait lui permettre de faire ses preuves…
« Je ne me fixe pas d’objectifs précis. Je n’ai pas le bateau le plus rapide de la flotte, je ne suis pas le plus expérimenté, mais ce que je souhaite avant tout c’est faire honneur à tous ceux qui me font confiance et grâce à qui je suis là aujourd’hui. Mon seul but est de naviguer le mieux possible, le plus vite possible, pour arriver satisfait de l’autre côté de l’Atlantique », précise Louis.
Donner son nom
En effet, depuis des mois, le navigateur bataille à terre pour décrocher le minimum de budget nécessaire afin de réaliser son rêve : faire ses preuves en course au large en solitaire.
Le Groupe Royer, qui l’avait déjà parrainé lors de sa Transat 6,50 en 2005, est à nouveau à ses côtés, tandis que la société MSI, basée à Cherbourg, a été la première à le soutenir dans ce nouveau projet. Jean-Edouard Criquioche, propiétaire du Pogo 40 sur lequel Louis va disputer The Artemis Transat, le parrainne également à sa façon.
Le budget n’est cependant pas encore bouclé mais le jeune normand ne désarme pas : le nom de son Pogo 40 est à encore prendre !
Bord à bord avec Halvard Mabire, à Cherbourg
Si le plus clair de son hiver a été consacré à la recherche de partenaires, Louis a toutefois parcouru plus de 20 000 milles (37 000 km), soit presque un tour du monde, en Atlantique Nord et Sud, lors des 12 derniers mois ! Le skipper est donc largement aguerri et connaît très bien son bateau. Mais à trois semaines du départ, le besoin de retrouver la mer se fait pressant.
Ainsi, le plus jeune et le doyen des skippers engagés sur The Artemis Transat, qui n’est autre que le célèbre navigateur normand Halvard Mabire (52 ans, vainqueur de la Whitbread en 1999, 7 Solitaire du Figaro, 2 Route du Rhum, 2 The Transat à son actif…) vont se retrouver pour une semaine d’entraînement, à Cherbourg, du 26 avril au 2 mai prochains.
« Halvard est un peu mon mentor… C’est lui qui m’a guidé et conseillé lorsque j’ai choisi la course au large pour métier. Et, aujourd’hui, nous allons être concurrents ! C’est à la fois drôle et passionnant pour moi ! », explique Louis.
Les deux normands de cette édition 2008 de The Artemis Transat, mettront ensuite cap sur Plymouth, ville de départ.
Il n’y a plus qu’à…
La semaine dernière, le Pogo 40 de Louis a été caréné et remis à l’eau avec l’aide de Jean-Edouard Criquioche, Jacques Fournier, André Jantet et Lionel Régnier. Ce quintet (avec Louis) participera à la Québec-Saint Malo en juillet prochain à bord de ce même Pogo 40…
Le bateau est donc prêt, le skipper impatient… à part un petit complément de budget, tout est réuni pour que Louis Duc réalise une belle course, SA belle course.
Le départ de The Artemis Transat est programmé le 11 mai prochain à Plymouth. Les premiers Class40 sont attendus aux Etats-Unis à Marblehead (Boston) à partir du 30 mai.
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Quatre jours durant, du 25 au 29 avril, la belle et grande famille des marins sera représentée à Douarnenez...

Honneur aux ‘grands’
Les bateaux du Vendée Globe, qui étaient déjà venus au Grand Prix Petit Navire l’an passé, sont de retour en baie de Douarnenez. A commencer par PRB, le bateau de Vincent Riou, dernier vainqueur du Vendée Globe, qui se mesurera à des adversaires de taille comme Loïc Peyron sur Gitana 80, Arnaud Boissières sur Akena Veranda, Kito de Pavant sur Groupe Bel, Yann Eliès sur Generalli, Samantha Davies sur Roxy, Marc Guillemot sur Safran et bien sur, , Michel Desjoyeaux sur Foncia.
Jusqu’au 18 avril, Ouestbateaux.com organise un jeu en ligne, pour gagner des embarquements sur Foncia, lors des « runs » du Vendredi 25 et samedi 26 avril. 10 embarquements sur la Chaloupe de la ville de Douarnenez et 10 entrées aux fêtes maritimes de Douarnenez, sont également à gagner.
Le Grand Prix Petit Navire « le bon goût du large » sera la première et dernière occasion pour ces bateaux exceptionnels de s’étalonner avant la Transat anglaise (départ le 11 mai de Plymouth) et surtout avant le grand rendez-vous que tous attendent et pour lequel ils se préparent depuis plusieurs années : Le Vendée Globe.
La Class 40’
Ils ont fait une entrée remarquée et remarquable sur le circuit de la course au large lors de la dernière Route du Rhum en 2006. Depuis, cette classe n’a cessé de s’étoffer et de se professionnaliser. Plus petits, d’un budget plus abordable que les 60 pieds, ces bateaux ont néanmoins des potentiels de vitesse et de ‘glisse’ impressionnants tout comme leurs aînés. On retrouvera sur ce Grand Prix Petit Navire une grande partie des skippers qui ont animé la dernière Transat Jacques Vabre et quelques nouveaux venus, comme Damien Grimont, Bruno Jourdren, Christian Chardonnal, Wilfrid Clertow, Peter Harding, François Angoulvant, Olivier Rabine, Marc Smith et Alain Barazer.
Les ‘minis’
Ils ressemblent à s’y méprendre à leurs grands frères du Vendée Globe. D’ailleurs, bien des architectes se sont inspirés de ces 6ᅢ mètres pour dessiner les 60 pieds. C’est une flotte de 20 bateaux qui ralliera Douarnenez pour participer au Grand Prix Petit Navire le bon goût du large et parmi eux, le dernier vainqueur de la Mini Transat, le prototype Lombard de Yves Le Blevec qui sera skippé par le Belge Jonas Gerckens, Pierre Brasseur, à la barre du prototype Magnen deuxième de la Mini 2007, Stéphane Bonvin, Romain Le Gall, Stéphane Le Diraison, (deuxième en bateau de série sur la Mini), Thomas Ruyant, Sébastien Marsset, le jeune Louis Mauffret, et Vincent Kerbouriou. Le bon goût du large au programme
Les Dragons :
Racé, fin, élégant, les superlatifs ne manquent pas pour qualifier le Dragon et les raisons de l'attachement de ses ‘aficionados' sont aussi diverses que multiples.
Ils viendront de 17 pays différents au Grand Prix Petit Navire 2008. 85 Dragon s'aligneront en baie de Douarnenez pour participer à la coupe de Bretagne du 26 au 28 avril, puis au Grand Prix Petit Navire du 30 avril au 3 mai.
Le programme :
Du 26 avril au 3 mai : les Dragon
Du 25 au 29 avril : les 60 pieds, Classe 40’ et mini
Vendredi 25 et samedi 26 seront consacrés à des runs en baie de Douarnenez, visibles depuis la côte, les évolutions de ces bateaux taillés pour la glisse seront sans aucun doute spectaculaires. Le vendredi, ce sera le trophée du Finistère et le samedi, celui de Douarnenez.
Dimanche, lundi et mardi, cap sur les traces de la sardine en mer d’Iroise avec ‘Le goût du large’. Une longue course côtière renouvelée durant les trois jours, avec des départs à l’anglaise depuis le port du Rosmeur et des retours au port en fin d’après midi pour tous les équipages.
Du 28 au 30 avril : les Optimist
Du 1er au 4 mai : Championnat d’Europe de Kite crossing
Les 3 et 4 mai, journées portes ouvertes au Port Rhu
Enfin, le 3 mai, les 60 pieds qui participent à The Transat partiront pour une course de ralliement entre Douarnenez et Plymouth.
L’organisation de la course au large est assurée par Douarnenez Voile et le Winches Club.
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Jean-Yves LE DRIAN : « La voile et le nautisme constituent un écosystème très fort »

Le Président de la Région Bretagne a présenté le Challenge Espoir Région Bretagne et son skipper François Gabart, hier mercredi 16 avril sur le village de la Transat AG2R à Concarneau. Le bateau ESPOIR REGION BRETAGNE a été baptisé par quinze sportifs du pôle France Finistère Course au Large. C’est à Samantha Davies qu’est revenu l’honneur de briser la bouteille de champagne. François Gabart, 25 ans, a fait une entrée remarquée dans le milieu de la course au large.
L’après-midi fut belle sur le port de Concarneau hier mercredi. Les promeneurs et les vacanciers étaient venus en nombre découvrir la flotte de la Transat AG2R alors que le Président du Conseil régional, Jean-Yves le Drian, témoignait de l’engagement de la Région Bretagne dans la filière nautique.
C’est en effet à l’occasion de la présentation du Challenge Espoir Région Bretagne que Jean-Yves le Drian a rappelé les raisons de l’engagement de la Région dans cette filière de détection de jeunes talents : « La voile et le nautisme représentent un écosystème très fort pour les professionnels, les industries, l’artisanat, les ports, les champions, les courses et tous ceux qui apprennent la voile. Ensemble, ils constituent un système qui valorise considérablement l’image de la Bretagne. Le Challenge Espoir entre dans cette logique : ce sont les champions qui portent le flambeau du nautisme en Bretagne. Si nous voulons des champions, il faut assurer leur renouvellement et constituer une pépinière. Le dispositif du Challenge Espoir Région Bretagne, en relation avec le pôle Finistère Course au Large, aide les champions en herbe à relever le défi de la haute compétition. Il me paraît indispensable que la Région contribue à ce renouvellement. Nous allons faire en sorte que François devienne un grand champion. Il n’est pas breton mais il est en train de le devenir, la Bretagne a une capacité d’absorption considérable ! »
Ce dispositif qui a fait ses preuves depuis 15 ans, est animé par un concept simple : « On vient avec son ciré et son talent. Ensuite, c’est un travail collectif d’observation et de test avec les skippers du pôle et des techniciens de la FFVoile. On passe beaucoup de temps à chercher la pépite. C’est un moment très enrichissant où l’on échange énormément entre nous. » a précisé Christian le Pape, Directeur du pôle France Finistère Course au Large.
La présence de quinze sportifs du pôle est emblématique de cet état d’esprit si particulier qui a fait la richesse de ce Challenge. Il est un peu le leur et c’est ensemble qu’ils participent à la sélection du Skipper Espoir. C’est entouré de Jérémie Beyou, Jacques Caraës, Thierry Chabagny, Sam Davies, Michel Desjoyeaux, Jeanne Grégoire, Isabelle Joschke, Roland Jourdain, Yves le Blevec, Jean le Cam, Gildas Morvan, Eric Peron, Christopher Pratt, Ronan Treussart, Nicolas Troussel et Vincent Riou que François Gabart, jeune promu, témoignait de son bonheur d’être le nouveau Skipper Espoir : « Je suis passé par la filière dériveur et le circuit olympique et cela fait deux ans que j’essaie d’intégrer le milieu de la course au large. Mais il est très difficile de trouver un sponsor. Aujourd’hui, avec la Région Bretagne, c’est une très grande chance pour moi ! »
Pour clore cette présentation, François Gabart et Jean-Yves le Drian invitaient les sportifs du pôle à baptiser le Figaro Bénéteau ESPOIR REGION BRETAGNE sur le ponton concarnois. Samantha Davies était missionnée pour représenter le collectif de parrains, afin de briser la traditionnelle bouteille de champagne sur l’étrave ... Mission accomplie au premier essai !
C’est à Michel Kerhoas, Président de la Ligue Bretagne de Voile et Président du pôle France Finistère Course au Large, que revenait la conclusion de cet hommage à une si belle sélection : « La Bretagne prend le relais d’une histoire commencée il y a 15 ans grâce à la volonté d’un collectif de skippers. Cette sélection aurait manqué si la Bretagne n’avait pas pris la suite du Crédit Agricole. Merci à Jean-Yves le Drian et à la Région Bretagne de nous avoir soutenus. »
L’histoire ne fait que commencer pour François Gabart. Afin de préparer sa saison solitaire de manière optimale, François ne courra pas la Transat AG2R aux côtés de Liz Wardley (Sojasun) comme prévu. La saison s’annonce dense et difficile (4 courses en solitaire avec des parcours longs), il débutera donc ses entraînements au Pôle France Finistère Course au Large de Port La Forêt, dès la fin du mois d’avril. Sa première épreuve, en tant que « Skipper Espoir Région Bretagne » sera la Transmanche en double à l’Aber Wrac’h, le 9 mai prochain.
Un sommet mondial des régions sur le changement climatique à Saint-Malo
Et si les régions, au Nord comme au Sud, étaient les mieux placées pour limiter les effets du changements climatiques ? A l'invitation de la Région Bretagne et du réseau NRG4SD (réseau de régions engagées dans le développement durable), 450 participants (Régions, Etats, Union européenne, Onu, ONG...) se retrouveront à Saint-Malo les 29 et 30 octobre 2008 autour de cette question planétaire.
Et si les régions dans le monde, au nord comme au sud, étaient les mieux
placées pour limiter les effets du changement climatique ? Pour apporter des
réponses concrètes à cette question planétaire, la Région Bretagne et le réseau
nrg4SD invitent, les 29 et 30 octobre 2008 à Saint-Malo, 450 participants du
monde entier (Régions, Etats, Union européenne, ONU, ONG…) à venir et
échanger et confronter leurs expériences de terrain, dans une optique de
solidarité nord-sud.
A l’initiative de ce grand rassemblement, le réseau nrg4SD (network of regional
governments for sustainable development) dont la Bretagne est membre depuis 2005.
Créée en 2002, cette association de gouvernements régionaux pour le développement
durable rassemble aujourd’hui une trentaine de régions sur les cinq continents.
Coprésidé actuellement par le Pays Basque Espagnol et la région sud-africaine de
Western Cape, nrg4SD s’est fixé pour objectif de faire entendre la voix des régions sur
la scène internationale et de mettre en évidence leur rôle central dans la lutte contre le
changement climatique.
Parce que les régions, en prise directe avec les territoires et leurs habitants, sont les
premiers témoins des évolutions du climat -la Bretagne en a encore fait l’expérience
lors de la violente tempête de mars dernier-, elles sont les plus à même de faire face aux
catastrophes et de mettre en oeuvre des politiques innovantes en la matière.
Bretagne et Nord Sumatra sur la gestion de l’eau et des zones côtières
Au-delà d’un état des lieux scientifique et politique de la question climatique,
l’ambition du Sommet de Saint-Malo est de confronter les expériences de terrain
susceptibles d’être mutualisées et transférées, même si les régions sont d’entité et de
cultures très différentes.
Au Palais du Grand large, des ateliers thématiques (programme joint), coordonnés par
un binôme région du Nord/région du Sud, donneront la parole aux acteurs locaux, dans
une optique de solidarité Nord/Sud. La Bretagne animera, avec Nord Sumatra
(Indonésie), un atelier la gestion de l’eau et des zones côtières.
Un sommet intégré à l’agenda de la présidence française de l’Europe
Au cours de ces deux journées d’échange, la Bretagne et les membres du réseau auront
à coeur de montrer la « valeur ajoutée » que les Régions, seules ou en partenariat avec
d’autres autorités, peuvent apporter à la lutte contre le réchauffement climatique tant
en matière d’atténuation (limitation des gaz à effets de serre notamment) que
d’adaptation (en cas de canicule par exemple).
L’objectif du sommet est aussi d’approfondir les relations avec les organisations
supranationales ou internationales. C’est pourquoi sont invités à Saint-Malo, outre les
membres du réseau, des représentants de gouvernements, de l’Union Européenne, de
l’ONU et du PNUD -Programme des Nations Unies pour le développement-.
A noter, enfin, que le sommet se déroulera pendant la présidence française de l’Union,
laquelle a fait du réchauffement climatique une de ses quatre thématiques prioritaires.
Le rassemblement de Saint-Malo est d’ores et déjà intégré dans le programme des
évènements répertoriés par Bruxelles durant cette période (1 juillet-31 décembre).
Contacts : Service Presse
Accueil presse tél 02.99.27.13.54 – presse@region-bretagne.fr
Jean-Christophe BOYER tél 02.99.27.13.56 – mob 06.80.85.92.59
Odile BRULEY tél 02.99.27.13.55 – mob 06.76.87.49.57
Rose-Marie LOUIS tél 02.99.27.97.76 – mob 06.88.92.04.53
NRG4SD : UN RESEAU PRESENT DANS LE MONDE ENTIER
Créé en 2002, dans le prolongement du sommet de Johannesburg, le
réseau des gouvernements régionaux pour le développement durable
(Network of regional governments for sustainable development) rassemble
aujourd’hui plus de 30 régions représentant 16 pays.
Grâce à l’adhésion de réseaux régionaux (CRPM, OLAGI et Northern Forum),
l’audience du NRG4SD s’étend bien au-delà des régions adhérentes. Il touche en effet :
- via la CRPM, plus de 150 régions de l’Europe et de l’Afrique du Nord ;
-via l’ABEMA et l’OLAGI, l’Amérique Latine hispanophone et lusophone ;
- via Northern Forum, les régions arctiques des Etats-Unis, Canada, Russie, Chine,
Corée, Japon, Islande et Finlande.
LES OBJECTIFS
Confronter les expériences, encourager les initiatives locales
Les ambitions du réseau ont été exprimées dans la Déclaration de Gauteng (Afrique du
Sud) en août 2002 : elles se situent dans la lignée de la Déclaration de Rio et des
objectifs du millénaire des Nations Unies.
Cette charte précise que l’échelon régional est le plus adéquat pour oeuvrer en faveur du
développement durable et que le réseau s’engage à mutualiser les expériences des
régions et à favoriser les collaborations proches ou lointaines.
Faire entendre la voix des Régions sur la scène internationale
Outre la confrontation d’expériences, son objectif est de faire entendre la voix des
régions dans les grandes négociations internationales relatives au développement
durable et au changement climatique. Le sommet de Saint-Malo marque donc une
étape décisive dans la montée en puissance du NRG4SD.
Si l’échelon local est considéré comme essentiel, le réseau entend travailler avec tous les
niveaux de gouvernement et les Nations Unies. Il est d’ores et déjà accrédité auprès de
l’ONU avec statut d’observateur au sein de la Convention Cadre sur le Changement
Climatique ainsi qu’au Conseil des Gouverneurs/Forum Environnemental Ministériel
Mondial du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUD).
Le réseau est aussi membre du Forum Mondial des réseaux de Gouvernements
Régionaux (FOGAR), rassemblant plus de 500 régions dans le monde. Au sein de cette
instance nouvelle, créée à Marseille en mars 2007, le NRG4SD suit les questions de
développement durable.
LES ADHERENTS
Amérique latine : Brésil : Saõ-Paulo, Goias ; Argentine : Chaco, Santa Fé ; Pérou :
Callao
Europe : France : Bretagne, Réunion ; Espagne : Pays Basque, Galice, Catalogne,
Province de Valence, Andalousie, Aragon ; Portugal : Açores ; Italie : Toscane ;
Belgique : Wallonie, Flandres, Allemagne : Rhénanie du Nord-Westphalie,
Royaume Uni : Pays de Galles ; Roumanie : Tulcea, Lituanie : Kaunas
Asie-Océanie : Indonésie : Nord Sumatra, Java Ouest, Riau ; Australie : Victoria,
Australie occidentale, Australie du Sud, Territoire de la Capitale de l’Australie
Afrique : Afrique du Sud : Province du Cap, Mozambique : Sofala
Trois réseaux régionaux : CRPM (Conférence des Régions Périphériques Maritimes
d’Europe), Northern Forum et ABEMA (Asociacion brasileña de entitades estatales de
medioambiente).
En savoir plus : www.nrg4sd.net
SOMMET MONDIAL DES REGIONS
« CHANGEMENT CLIMATIQUE : LES REGIONS EN
ACTION »,
Palais du Grand Large de Saint-Malo, 29/30 octobre 2008
PROGRAMME PROVISOIRE
Mercredi 29 octobre 2008
9.30-13.00 SEANCE PLENIERE D’OUVERTURE
•• quel état des lieux scientifique dresser sur le changement climatique ? quelles actions et
politiques sont mises en oeuvre, au niveau régional et local et aux niveaux national, européen
et international ? Cette première demi-journée a vocation à faire un point sur la question du
changement climatique tant dans son constat scientifique que dans les politiques actuellement
mises en oeuvre pour y faire face.
9.30-10.30 Allocutions d’ouverture
Allocution de bienvenue, Jean-Yves Le Drian, Président de la Région Bretagne
Allocution du représentant du gouvernement français, Jean-Louis Borloo, Ministre de
l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire (à
confirmer)
Le rôle des Régions et le changement climatique, Danuta Hübner, Commissaire européenne
chargée de la politique régionale
Les Régions, un atout dans la lutte contre le changement climatique, Représentant des
Nations Unies
10.30-11.20 Changement climatique : état des lieux scientifique
Le changement climatique en faits et en chiffres, Rajendra K. Pachauri, Président du
GIEC/Groupe d’Experts intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (à confirmer)
« Le coût du changement climatique », Nicholas Stern, Economiste (à confirmer)
11.40-12.30 Changement climatique : l’engagement des pouvoirs régionaux et locaux
Le réseau nrg4SD, de Johannesburg (2002) à Saint-Malo (2008), Co-Présidence du réseau
Pouvoir local et changement climatique, Wangari Maathaï (Kenya), Prix Nobel de la Paix,
Fondatrice et Présidente du Green Belt Movement, (à confirmer)
La contribution potentielle des régions dans les programmes mondiaux, Monique Barbut,
Présidente du FEM-GEF (Fonds pour l’Environnement Mondial)
Conclusion de la Séance plénière d’ouverture : Attentes et axes de travail du Sommet de
Saint-Malo, Co-Présidence du nrg4SD
12.30-14.00 Déjeuner
14.00-18.00 SESSIONS THEMATIQUES SPECIALISEES, en parallèle
Si des séances plénières balisent le début et la fin du Sommet, une journée entière permettra
la confrontation d’expériences concrètes au moyen de 5 sessions thématiques. Chacune sera
coordonnée par un binôme ou trinôme région du Nord / région du Sud, membres du réseau
nrg4sd ou par des organismes à vocation internationale. L’objectif est de mettre en évidence
la capacité des Régions, grâce à la connaissance intime des territoires dont elles ont la charge
et grâce à leur capacité à collaborer avec les acteurs de terrain, à conduire des actions
tangibles, innovantes et transférables.
Session 1: Biodiversité – Agriculture – Gestion Forestière
Coordinateurs: Western Cape (Afrique du Sud) – Kaunas (Lituanie)
Que ce soit sur terre ou en mer, les scientifiques prévoient, au nombre des conséquences du
changement climatique, un appauvrissement massif de la biodiversité et une profonde
modification de l’agriculture mondiale. Dans cette évolution, les forêts notamment jouent un
rôle capital par leur capacité à consommer du carbone et leur apport en matières premières
renouvelables. Quelles sont les initiatives des régions pour s’adapter à la nouvelle donne
climatique ? Comment protéger les dernières forêts primaires et les peuples qui y vivent ?
Session 2: Eau – Gestion intégrée des zones côtières
Coordinateurs: Sumatra Nord (Indonésie) - Bretagne (France)
Le changement climatique entraînera une altération de la ressource en eau douce issue des
précipitations et de la fonte des glaciers, en même temps qu’un accroissement du niveau des
mers, dans un contexte de multiplication des événements climatiques extrêmes. Ces
phénomènes surviennent alors que la population mondiale subit une double mutation : une
urbanisation croissante dans des mégalopoles rendant nécessaire une utilisation économe
des eaux douces ainsi qu’une relocalisation des habitats et des activités économiques le long
des zones littorales justifiant de nouveaux principes de planification de l’habitat et des
activités.. Comment les régions prennent-elles en compte cette contrainte sur l’avenir de
leurs populations et de leurs activités ? Quelles actions engagent-elles pour faire face à ces
nouvelles conditions ?
Session 3: Technologies – énergies renouvelables
Coordinateurs: Etat de São–Paulo (Brésil) – Pays Basque (Espagne).
La nécessité impérative de concevoir des modes de développement économique plus
durables et plus protecteurs de la planète ouvre un champ d’action inédit et prometteur aux
secteurs développant des technologies moins productrices de gaz à effets de serre et
réduisant leur empreinte sur l’écologie terrestre. Comment les régions préparent-elles le
recours à des énergies renouvelables dans un contexte d’urgence climatique ? Quelles
priorités affichent-elles pour préparer la révolution énergétique qui s’annonce et qui
bouleversera les schémas mis en pratique depuis le début du 20ème siècle ?
19.30-23.00-Cocktail et Dîner de gala
Jeudi 30 octobre 2008
9.00-12.30 SESSIONS THEMATIQUES TRANSVERSALES, en parallèle
Session 4: Echange et transfert de compétences - Mise en réseau - Coopération
Coordinateurs: CRPM – Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)
En seulement quelques années, la question du changement de climat et ses conséquences sur
l’avenir de l’humanité est devenue une urgence mondiale. L’action des régions ne pourra se
faire qu’en partenariat, à la fois pour exprimer un objectif de solidarité et de transfert de
compétences entre les régions plus ou moins avancées mais aussi pour répondre de manière
adaptée à des conditions spécifiques locales. Comment partager les compétences et les acquis
techniques entre les régions disposant d’une expertise et celles qui en ont besoin ? Quels
mécanismes de collaboration imaginer entre les régions du monde ?
Session 5: Post Kyoto – Après 2012
Coordinateurs: Western Cape (Afrique du Sud), Catalogne (Espagne), Flandres
(Belgique)
La Conférence de Bali de décembre 2007 a marqué l’engagement d’une nouvelle phase de
négociation avec, comme horizon, le renouvellement de la première génération d’accord
issue de la Conférence de Kyoto. Quelles sont les attentes des régions pour la prochaine
génération d’accords ? Quel rôle entendent-elles jouer alors qu’elles se sont elles même
engagées dans la lutte contre le changement climatique et qu’elles élaborent des politiques
aptes à s’y adapter ? Existe-t-il une place pour un point de vue authentiquement régional
dans une négociation qui n’a pour le moment privilégié que les Etats ?
12.30-14.00 Déjeuner
14.00-18.00 SEANCE PLENIERE DE CLOTURE
•• Quels axes directeurs pour l’action des Régions et du réseau nrg4SD ? Quels partenariats
avec les autres acteurs sur ces thématiques ? Cette dernière demi-journée a pour vocation de
faire dialoguer les différents niveaux de décision publique présents et d’identifier des lignes
directrices concrètes permettant aux Régions d’être intégrées pleinement dans les actions
globales menées en matière de changement climatique.
14.00-15.00 Synthèse des sessions thématiques
Tour d’horizon des travaux de chaque session, présentés par les coordinateurs et permettant
d’identifier :
- les atouts et difficultés de l’action régionale sur le terrain ;
- les modalités et intérêts de l’action en partenariat ;
- les conclusions opérationnelles et transférables.
15.00-15.45 Première table ronde : les points-clés de l’action des Régions
Participants : représentants des Nations Unies, de l’Union européenne, des Organisations
non-Gouvernementales, du milieu économique et du réseau nrg4SD, experts sur le
changement climatique…
15.45-16.00 Pause-café
16.00-16.45 Deuxième table ronde : enjeux et propositions concrètes
Participants : représentants de l’ONU, de l’UE, des ONG, du réseau nrg4SD, experts …
16.45-18.00 Allocutions de clôture
Les perspectives de collaboration avec les Nations Unies, Christophe Nutall, Directeur de la
Plate-forme pour les partenariats innovants, Programme des Nations-Unies pour le
Développement
Les perspectives de collaboration avec l’Union européenne, Benita Ferrero-Waldner,
Commissaire européenne chargée des relations extérieures et de la politique européenne de
voisinage (à confirmer)
Synthèse par le gouvernement français, Bernard Kouchner, Ministre des Affaires étrangères
et européennes (à confirmer)
Synthèse finale des débats, co-Présidence du réseau NRG4SD
Clôture officielle, Jean-Yves Le Drian, Président de la Région Bretagne
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jeudi 17 avril 2008
« BANQUE POPULAIRE V ». NAISSANCE D’UN GÉANT

Lorsque les portes de l’immense hangar où « Banque Populaire V » est assemblé à Lorient s’ouvriront, ce géant des océans sera tout simplement le plus grand trimaran au monde.
Une coque centrale de 40 m, des flotteurs de 37 m, un mât de 47 m soit un peu plus que l’Arc de Triomphe ou que le phare de la Jument, ces chiffres laissent rêveur. Mais il n’y a pas eu de surenchère systématique pour faire dans le XXL : « Je ne me suis pas levé un matin en disant pour mes 40 ans, il faut que mon bateau fasse 40 mètres », plaisante Pascal Bidégorry. « Cette taille est le résultat d’une longue réflexion. On s’était donné une limite de poids de 24 tonnes en charge, au départ du Jules Verne, et une gamme d’efforts définie », ajoute Bidégorry.
Une aventure humaine
« A l’origine il n’était pas prévu qu’il soit aussi grand. C’est en concertation avec les architectes qu’on a évolué vers cette longueur de 40 m qui est la limite haute », ajoute Ronan Lucas, chef de projet chargé de coordonner les acteurs impliqués dans ce projet colossal. Donner naissance au plus grand multicoque au monde implique une grande rigueur dans les processus de fabrication et de contrôle.
Les mésaventures de « Groupama 3 », lors de sa récente tentative sur le Jules Verne, ont forcément été méditées. Elles ont incité l’équipe de Banque Populaire à revoir la copie, ou au moins certains calculs. Exemple, récemment, il a été décidé de renforcer une zone située sur le bordé extérieur de chaque flotteur entre les deux bras en remplaçant le nid d’abeille par de la mousse. Derrière la haute technologie, il y a la passion des hommes. « Ce bateau est peut-être plus une aventure humaine que technologique dans la mesure où on ne fait rien de trop compliqué par rapport à ce qui existe en matière de multicoque. La révolution réside plus dans le changement d’échelle. A cause de cette taille, on met le doigt dans un domaine où on ne s’est pas souvent aventuré », explique Pascal Bidégorry. Et c’est cette part d’inconnu que les concepteurs, le bureau d’études s’efforcent de maîtriser. Cette longueur impressionnante répond au souhait de disposer d’un bateau ayant une capacité à aller vite dans la mer formée. « Il est indispensable d’avoir un bateau performant pour gagner du temps sur la descente et la remontée de l’Atlantique. Mais on ne peut pas faire un tour du monde qu’avec 15 nœuds de vent. On reste persuadés que la capacité à garder une vitesse stabilisée et élevée même s’il y a de la mer sera un atout majeur. Il faut donc un bateau qui dans le Sud passe bien dans la mer et allonge la foulée », ajoute le skipper basque.
De sacrées émotions
Ce monstre de carbone sur lequel s’affairent statifieurs et techniciens est déjà impressionnant. Et il fait vibrer ceux qui auront le privilège de le mener sur tous les océans. « Déjà dans le chantier, on vit l’histoire intensément. Qu’est-ce que cela va être quand on va partir sur l’eau ? Cela nous promet de sacrées émotions en espérant qu’elles soient bonnes au final », conclut le Basque, forcément conscient du privilège d’être le capitaine de ce « Banque Populaire V ».
Gilbert Dréan
ENTRE DÉMESURE ET RAISON
La démesure des dimensions ne fait pas pour autant de Banque Populaire un bateau déraisonnable. Les rapports poids- puissance sont inférieurs à ceux des trimarans de 60 pieds qui portent des mâts de plus de 30 mètres.
Comparé à « Banque Populaire IV », ce géant sera proportionnellement moins toilé. Sa largeur limitée à 23 m (17,60 m pour le 60 pieds) modère relativement sa puissance. « On a allongé les coques mais en essayant de diminuer les efforts sur la structure. La philosophie du projet a été de concilier performance et sécurité », précise Ronan Lucas. Cette machine destinée à avaler 800 milles par jour et à tourner autour du monde en moins de 50 jours sera soumise à de rudes efforts et des contraintes énormes. Il y aura 80 tonnes de pression au pied du mât et les winches devront être capables d’encaisser des tensions de plus de 14 tonnes. Le mât immense portera une grand-voile de 450 m2 et le gennaker fera tout de même 600 m2. L’équipe de Pascal Bidégorry et le cabinet d’architectes VPLP, qui ont travaillé en étroite collaboration, ont mis un frein dans la course au gigantisme. « On aurait pu dessiner un trimaran de 45 ou 50 m mais nous tenions à rester dans des limites que nous maîtrisons. Nous avons construit « Géronimo » d’Olivier de Kersauson qui pèse 22 tonnes pour 34 m de long. Grâce à l’évolution des matériaux, ce bateau de 40 m sera dans le même ordre de poids », explique Vincent Lauriot Prévost. Les uns et les autres insistent sur le côté raisonné et maîtrisé du projet. Cette bête à records fera tout de même preuve d’une véritable audace technologique. Ce géant sera doté de foils courbes (350 kg pièce) et d’un mât basculant : « Ce sont des solutions qui ont déjà été testées sur d’autres bateaux. Banque Populaire V ne constitue pas une révolution mais une évolution. C’est l’aboutissement des connaissances acquises depuis une quinzaine d’années sur les trimarans de la classe Orma et les maxis multicoques », conclut l’architecte vannetais.
A L'ÉCOUTE
UN GÉANT ET DES CHIFFRES. 70 personnes sont intervenues dans la construction de ce géant. La réalisation des coques, flotteurs et mât représente 100.000 heures de travail. Six tonnes de carbone auront été utilisées pour les réaliser. BUDGET. Plus c’est grand, plus cela coûte. Entre les études et la construction, ce maxi-trimaran sera prêt à naviguer pour une dizaine
de millions d’euros. S’y ajoutera le budget de fonctionnement. MONTÉE EN PUISSANCE. L’équipe de Banque Populaire était de trois personnes à temps plein en 2004, plus le skipper Pascal Bidégorry. « La gestion était alors externalisée sur Paris. Aujourd’hui, l’équipe compte 21 personnes », précise Ronan Lucas, team manager. MISE À L’EAU. Compte tenu des modifications récemment décidées sur les flotteurs en raison du principe de précaution, la mise à l’eau initialement prévue en juillet sera décalée à la seconde quinzaine d’août.
ACTEURS MULTIPLES. Au niveau architectural, ce projet est piloté par Vincent Lauriot Prévost. C’est le chantier CDK Technologies, dirigé par Hubert Desjoyeaux, qui est le maître d’œuvre de ce géant. Les coques ont été construites à Cherbourg par le chantier JMV Industries. BUREAU D’ÉTUDES. Le responsable en est Kévin Escoffier (27 ans) un des fils du skipper malouin. Il est assisté d’Antoine Gautier (architecte), Philibert Chenais (plan de pont accastillage), Olivier Bordeau (responsable suivi composite), Gaël Bouilly (pièce mécanique). TRAÇABILITÉ. Jacques Le Berre, l’expert maritime brestois, a suivi la construction au plus près et réalisé une expertise composite de l’intégralité des pièces du trimaran mât, coque, appendices. Une sorte d’état zéro du bateau précieux en cas d’avarie. RECORD. Le Trophée Jules Verne est l’objectif prioritaire de cette équipe qui espère s’élancer autour du monde fin 2009. Auparavant, Pascal Bidégorry, entouré de 12 équipiers, testera son géant sur d’autres records (Atlantique Nord, Route de la Découverte, Méditerranée).
BANQUE POPULAIRE V EN BREF
Longueur : 40 m (131 pieds)
Largueur : 23 m Poids : 23 tonnes
Tirant d’air : 47 m (mât 45 m)
Tirant d’eau : 5,80 m
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Cécile Poujol prend la vague verte
Affronter les vagues avec l'esprit écolo. C'est l'ambition de l'équipage du voilier Class 40 emmené par Cécile Poujol qui participera, à partir du 20 juillet, à la transat Québec-Saint-Malo. Aux côtés de Sébastien Lefebvre, Rémi Beauvais et un troisième skipper dont le nom est encore tenu secret, la navigatrice marseillaise s'est associée au projet Alliance 100. L'initiative réunit cent mécènes dont l'objectif est de communiquer sur le développement durable. Une nouveauté pour Cécile Poujol : « Si je m'engage dans cette aventure c'est justement parce que je partage avec Sébastien les mêmes valeurs écologiques, explique la Phocéenne. On espère que les experts et les scientifiques bénéficieront de l'image de la course pour sensibiliser sur le développement durable. »
A bord d'un bateau équipé de panneaux solaires, le quatuor s'astreindra durant la course à un tri de ses déchets et à un relevé des détritus rencontrés tout au long de la Transat : de Saint-Laurent jusqu'à la Manche en passant par l'Atlantique « la plus grande poubelle invisible du monde » selon Lefebvre. Chargée de l'aspect sportif du projet, Cécile Poujol démarrera les entraînements le 6 mai à Marseille. Le Class 40 sera ensuite présenté le 3 juin sur le Vieux-Port. Une fête sera organisée pour l'occasion, et la grand-voile du bateau, dessinée par CharlElie Couture, sera dévoilée aux Marseillais. « Mais ce n'est qu'un début. Le projet a pour vocation de continuer sur d'autres courses comme la transat Jacques Vabres en 2009 », prévient Cécile Poujol.
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SEATRONIC : UN ORDINATEUR SANS DISQUE DUR !

Après plusieurs mois d'étude, la société malouine Seatronic annonce le lancement d'un ordinateur sans disque dur (remplacé par de la mémoire flash) qui présente de nombreux avantages par rapport à un modèle classique. En particulier, la résistance aux chocs et vibrations est nettement améliorée et la consommation en énergie réduite (une mémoire flash consomme deux fois moins d'énergie qu'un disque dur). Grâce à cette évolution l'ordinateur consomme moins de 1A (0.9A) sous 12V et est encore mieux adapté à l'utilisation à bord d'un bateau.
Technologie :
La mémoire utilisée sur les ordinateurs "Meltem flash" est une évolution de celle qui est intégrée sur les appareils numériques (baladeur, clés usb...). A la différence des disques durs où un disque magnétique est continuellement en rotation, le stockage de l'information ne nécessite pas de mouvement de pièces mécaniques ce qui réduit notablement la consommation d'énergie et les risques de panne.
Robustesse :
Le disque dur est l'élément le plus sensible sur un ordinateur et ceci est encore plus vrai pour un PC utilisé à bord d'un bateau, donc soumis à des chocs et vibrations. Ceci vient du fait qu'il s'agit du seul composant de l'ordinateur intégrant des pièces mécaniques toujours en mouvement, l'utilisation de mémoire flash où l'information est stockée uniquement sous forme "électrique" améliore nettement la fiabilité de l'élément de stockage. Ainsi le MTBF (temps moyen entre les pannes) passe de 300 000 heures pour un disque dur à 1 million d'heures pour un disque SSD.
De plus les mémoires flash peuvent supporter des accélérations cinq fois plus élevées que les disques durs (1500G contre 300G pour un disque dur) et peuvent être placées dans des environnements soumis à des vibrations permanentes (ce n'est pas le cas pour les disques durs).
Performances :
Le temps d'accès à l'information sur une mémoire flash est dix fois plus court que sur un disque dur (0.7ms contre 8ms), car il n'y a pas de contrainte de mouvement mécanique pour accéder à l'information. Par conséquent, les performances en utilisation du modèle Meltem Flash sont améliorées par rapport à un modèle classique ( par exemple le temps de démarrage de windows est diminué de 20% ). Quant à la copie des fichiers volumineux, les performances se valent dans la mesure où les disques durs ont un débit maximum plus élevé.
Capacités :
Les capacités de stockage des ordinateurs "Meltem flash" sont moins élevées que celles des modèles classiques. Des capacités de 16 Go ou 32 Go sont disponibles pour les ordinateurs "Meltem Flash" de la gamme Seatronic. Ces capacités suffisent largement à faire fonctionner les logiciels utilisés en navigation (par exemple Maxsea Easy France associé à windows XP nécessite une capacité de 5.2Go et un système fonctionnant avec scannav et l'ensemble des cartes de France nécessite une capacité de 4.5Go). Une capacité de 16Go est donc suffisante pour toutes les applications liées à la navigation. Pour les utilisateurs ayant besoin de capacités plus importantes, un disque dur usb est disponible en option, celui ci pouvant être utilisé pour le stockage de photos, films... et n'est pas connecté à l'ordinateur pendant les périodes de navigation.
La mémoire flash va prendre une place importante sur le marché des ordinateurs en général étant donnés les bénéfices qu'elle apporte (consommation électrique, performance et robustesse), l'utilisation de cette technologie de stockage pour les ordinateurs « Meltem Flash » apporte dès aujourd'hui un réel "plus" par rapport à une configuration classique à bord d'un bateau
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Source Seatronic
www.seatronic.fr
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PROJETS 2009

Calendrier provisoire
LA ROUTE DU CHOCOLAT
Départ de St Nazaire le 4 avril
LES SABLES - MADÈRE
Départ des Sables d'Olonne en juillet
FASTNET RACE
Départ le 9 août
MONDIAL CLASS40
Régates dans le solent, au départ de Hamble (GB) à partir du 21 août
APPART CITY EST À VENDRE
Disponible aprés Québec - St Malo
Info et photos sur demande
Contact : Yvan Noblet
06 80 26 39 20 ou y.noblet@yahoo.fr
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NAUTISSEO.COM : LE SHIPCHANDLER ÉCOLOGIQUE.

Depuis janvier 2008, le site Internet www.nautisseo.com, distributeur en ligne, propose aux plaisanciers des équipements et des produits écologiques et respectueux de l’environnement.
Les produits permettant aux plaisanciers de préserver la mer, de limiter leurs déchets ou même de réduire leurs émissions de CO2 existent et sont de plus en plus nombreux.
Nautisseo.com les a rassemblé et les propose aux plaisanciers et usagers de la mer qui peuvent naviguer dans un univers qui leur est totalement dédié parmi huit catégories :
- peintures et entretiens,
- énergies douces,
- électricité,
- informatique 12 V,
- gestion de l'eau,
- propreté à bord,
- hygiène,
- accessoires
L'équipe de nautisseo.com reste en veille, de nouveaux produits sont régulièrement mis en ligne.
A consulter absolument !
www.nautisseo.com
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KARVER : CONSÉCRATION EN IRC.
KARVER : CONSÉCRATION EN IRC.
En Avril, Karver fête le 100ème bateau équipé avec des poulies à joues en carbone (KBTi ou KBs)!
Proposées au départ exclusivement aux bateaux de course, Open60, Volvo Ocean et Class America en tête, les poulies KBTi et KBs (brevetées) sont depuis 1 ans disponibles pour tous.
Le succès obtenu en 2007 lors de leur lancement grand public a permis de réduire leur prix de 20%. Elles connaissent aujourd'hui une très forte demande des utilisateurs courant en IRC. TP52, A40 et Mumm36 ont adopté la KBTi ou KBs2 pour bastaques, pataras, circuit de GV et écoutes de spi. Montées à la main et numérotées, les KBs et KBTi offrent un ratio poids/encombrement/ charge de travail inégalé.
KBs2: charge de travail: 2,5T/145g/L: 63,5xl:50xh:24,5cm/598 E
KBTi2: charge de travail: 2,5T/85g/L:63,5xl:50xh:24,5cm/980,72 E
Karver partenaire du Grand Prix de l'Ecole Navale 2008
Cette année, la fameuse soirée des équipages est parrainée par Karver, qui remettra des lots (poulies et t-shirts) lors d'un grand tirage au sort. Une participation sportive du team est également prévue en Open 5.70. Pour l'occasion, Karver s'engage dans la compétition avec NKE, avec la volonté de porter les couleurs de l'équipement français de haute performance.
Des consultants de luxe
Claire Leroy, Marin de l'Année ISAF et son équipage champion du monde de match-racing seront conviés aux premiers essai-tests du K6.50. Equipage dont les performances lors de la tournée australe de ces deux derniers mois sont éloquentes : vainqueurs de la Harken's Women Championship à Sydney et Championnes du Monde de Match-Racing pour la deuxième année consécutive !
La nouvelle poulie KB4 (petite soeur de la KB6) est en tests sur le Star des champions Olympiques et Mondiaux Xavier Rohart et Pascal Rambeau. La nouvelle poulie est en composite jaune, comme ses aînées KB6 & KB8. Les avantages qui ont intéressé les deux champions sont sa charge de travail (220 kg), son poids (26g) et surtout son encombrement (35 x 40 mm).
La KB4 était présentée au dernier salon de Paris et sera en vente dès cet été.
Karver étoffe sa gamme d'emmagasineurs sur la base de ses best-sellers: KF1 et KF2.
Le KF0.75 est redessiné pour devenir la référence sur voiliers de petite taille: nouveau carter plastique et prix tout compris fixé à 530 Euros TTC.
Le KF1 et KF2 seront disponibles à partir de septembre 2008 avec une option "roue crantée large".
Custom
- Karver équipera le nouveau Wally Nano avec un emmagasineur structurel de génois spécialement conçu pour le projet et un KF2 pour le gennaker et le code0.
- 3 systèmes d'emmagasineurs Karver aideront le Maxi Trimaran Banque Populaire à gagner en poids, performance et fiabilité.
- Karver continue sur sa lancée et équipe toujours plus de bateaux en première monte:
Loft40: pack complet (poulies, manilles textiles et emmagasineurs), Corail6.50: emmagasineur, Kaidoz31: emmagasineur.
- Sun Fast 3200: un 5e skipper de SF3200 a choisi Karver pour l'accompagner pendant sa Transat.
Gamme KBO
La KBO10 est en test sur GP42 & SeaCart30. Disponible pour le Salon de Paris 2009.
Source Karver
www.karver-systems.com
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