D.W. Yacht Design nouveau site web !
D.W. Yacht Design, bureau d’études et d’ingénierie en architecture navale, met son nouveau site web en ligne sur www.dwyd.fr ! Des services variés, proposés aussi bien aux chantiers qu’aux particuliers. Et de nouveaux voiliers et bateaux à moteurs à découvrir !
Révélée au public en septembre dernier lors du Grand Pavois (Salon Nautique de La Rochelle), l’originalité des conceptions de D.W. Yacht Design a été récompensée par le prix du « Jeune Architecte Naval 2007 » pour son voilier de croisière hauturière aux lignes rétro-modernes, l’EMOTION .
Allier design, fonctionnalité et performances est l’un des atouts de ce cabinet éclectique, qui étend son savoir-faire et ses compétences dans plusieurs domaines de l’architecture navale (day-cruiser, Sedan bridge, Class 40, ,…). S’alliant, au besoin, à des spécialistes externes, D.W Yacht Design reste l’interlocuteur privilégié de chacun de ces clients et n’hésite pas à proposer des solutions nouvelles et une approche personnalisée, loin des stéréotypes, pour satisfaire le cahier des charges de chaque client, particulier ou chantier
L’une de leurs dernières études reprend le principe des « commuter boats », et préfigure le moyen de transport maritime de luxe du XXI ème siècle. Conçu en particulier pour les hommes d’affaires et pouvant accueillir jusqu’à 8 passagers, il s’est vu décerner le Prix de l’Innovation Technologique et du Yacht Design lors du dernier Barcelona Boat Show.
Forts de plusieurs années d’expérience dans la grande plaisance, et notamment auprès de Germàn Frers, ils présentent aussi leur vision futuriste et réaliste d’un superyacht hautement écologique, dont le concept est totalement revisité, et conçu pour s’intégrer harmonieusement avec l’environnement ambiant.
Email :
info@dwyd.fr
Liens :
http://www.dwyd.fr
Bureau d'études et d'ingénierie en architecture navale :
jeudi 1 mai 2008
D.W. Yacht Design
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CGMer au Grand Prix Petit Navire

L'équipage de CGMer vient de finir le Grand Prix Petit Navire qui s'est déroulé du vendredi 25 au mardi 29 avril 2008.
Vendredi 25 et samedi 26 :
Ces deux journées étaient consacrées à des runs dans la baie. Le principe est simple: Une ligne de départ devant le port du Rosmeur et une ligne d'arrivée 3 miles plus loin.
Le vendredi après 5 runs dans la baie sous spi et génaker, ils finissent 4ème avec une moyenne de 9,1 noeuds.
Le samedi 26, les conditions sont idéales ( soleil et 15 noeuds de vent le matin), départ sous spi pour le premier run et une moyenne d'environ 9,5 noeuds.
Pour le second run, ils partent, toujours sous spi et assez rapidement ils atteignent dans une zone où le vent se renforce : vitesses entre 12 et 14 noeuds).
Sur la fin du run, le vent baisse un peu. Moyenne : 11,13 noeuds ( 1ère place).
Dimanche 27, lundi 28, mardi 29 :
Une nouvelle course commence, il s'agit de parcours cotiers dans la baie de douarnenez.
Le dimanche, un bon départ mais assez rapidement ils se retrouvent en arrière de la flotte. Le vent baisse et nécessite beaucoup de temps pour revenir passer la bouée du port du rosmeur. Vient ensuite une longue remontée au près où ils réussissent à revenir dans le match ( 5ème). Dans la redescente sous spi, concentrés sur les réglages et au bout, une 4ème.
Le Lundi, le parcours est quasiment identique, 3ème. L'équipage gardera cette place pendant toute la remontée au près et toute la descente sous spi. Ce n'est que sur le dernier bord ou l'envoi du genaker a été très chaotique que la place de 3ème leur échappe.
Mais ils finissent quand même 3ème au général puisque les régates du mardi ont été annulées ( un coup de vent était annoncé ).
L'équipage de CGMer est très satisfait de ce podium pour la première régate de la classe 40.
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Mieux comprendre le phénomène climatique El Niño

Mieux comprendre le phénomène climatique El Niño
Comprendre et prévoir le phénomène El Niño (1) est fondamental pour des raisons aussi bien scientifiques qu'environnementales, socio-économiques et sanitaires. Plusieurs théories ont déjà tenté de l'expliquer. Une équipe du Laboratoire d'études en géophysique et océanographie spatiale (INSU-CNRS, CNES, IRD, UPS) vient d'affiner l'étude de l'une d'entre elles, "l'oscillateur rechargé déchargé", grâce à des observations in situ et satellitaires. Leurs travaux viennent d'être publiés dans le Journal of Geophysical Research.
Le Pacifique tropical est le siège de la plus forte variabilité climatique de la planète à l'échelle interannuelle: le phénomène ENSO (El Niño Southern Oscillation). Les conséquences de ce phénomène se font sentir sur presque toute la surface du globe. Elles peuvent se révéler bénéfiques, mais sont le plus souvent catastrophiques, comme dans le cas médiatisé du Niño de 1997-1998. Les côtes de l'Équateur et du nord du Pérou reçurent alors en seulement deux mois, 15 fois plus de pluie que la moyenne annuelle, provoquant la destruction de nombreuses routes, habitations et cultures. Plusieurs centaines de personnes disparurent, de nombreux cas de choléra et de paludisme furent signalés. De l'autre côté du Pacifique, en Indonésie et en Papouasie-Nouvelle-Guinée, des sécheresses exceptionnelles provoquèrent des feux de forêts avec émission d'énormes nuages de cendres.
Une des théories actuelles pouvant rendre compte de la nature quasi-cyclique d'ENSO est la théorie dite de "l'oscillateur rechargé déchargé". Selon cette théorie et diverses observations, le Pacifique équatorial (entre 5°N et 5°S de latitude) se recharge en eaux chaudes (de température supérieure à 20°C) avant l'apparition d'un évènement El Niño et s'en décharge durant sa phase mature, ces recharges / décharges se traduisant par des variations du niveau de la mer. Ces recharges sont en général de très bons précurseurs d'El Niño et il est donc important de comprendre les mécanismes qui les régissent.
A partir de données satellites de vent de surface (ERS, Quikscat) et de niveau de la mer (Topex/Poseidon, Jason, ERS), les auteurs ont mis en évidence que ces anomalies de volume d'eau chaude du Pacifique équatorial sont égales à la somme des transports de masses d'eau à travers les frontières nord et sud de la bande équatoriale. Ils ont également démontré que la variabilité de ces transports méridiens à 5°N et à 5°S est principalement due à des ondes de Rossby équatoriales qui sont des ondes océaniques essentiellement engendrées par le vent et se propageant d'est en ouest. En se propageant, ces ondes modifient en effet la thermocline (profondeur de séparation entre les eaux chaudes de surface et les eaux froides des profondeurs) ainsi que le niveau de la mer, générant des anomalies de courants méridiens qui induisent le remplissage (ou la vidange) de la bande équatoriale en eaux chaudes avant (ou pendant) ENSO.
Cette identification du rôle effectif des ondes de Rossby dans la recharge / décharge de la bande équatoriale est une nouvelle avancée dans la compréhension des mécanismes d'ENSO. Il reste cependant à déterminer pourquoi ces processus de recharge / décharge sont si divers d'un événement à l'autre (notamment en termes de chronologie et d'amplitude), surtout depuis 1992.
Note:
(1) Le phénomène El Niño est un phénomène couplé océan atmosphère. Il se caractérise en général par des anomalies chaudes de la température de surface du Pacifique Est qui font suite à une relâche des alizés.
Source et illustration: CNRS / INSU & Bosc, C. et T. Delcroix
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CGMER : Partenaire officiel de l'Association des Sauveteurs en Mer

CGMER : Partenaire officiel de l'Association des Sauveteurs en Mer
CGMer se sent particulièrement concerné par la sécurité en mer des plaisanciers. Très attentif à la mission menée par “les Sauveteurs en Mer”, CGMER a décidé dans ce but, d’établir un partenariat.
Pour cela, CGMER enverra un courrier à ses clients pour les inciter à devenir adhérent à la Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM).
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GRAND PRIX PETIT NAVIRE

Le temps de quelques runs en baie de Douarnenez et de deux grandes régates côtières jusqu'en mer d'Iroise, Bernard Stamm a quitté Caen où son 60 pieds Cheminées Poujoulat est en chantier de préparation pour le Vendée Globe. Il est venu ‘faire équipier' sur le 40 pieds ‘Hénaff' de Bruno Jourdren.
Entre ses allers retours au chantier V1D2 de Caen où son équipe technique travaille d'arrache pied sur son 60 pieds, sa préparation physique et le suivi de son projet, le skipper de Cheminées Poujoulat a pu goûter à quatre jours de navigation au Grand Prix Petit Navire de Douarnenez. Un bol d'air que Bernard Stamm a bien apprécié. « Je suis venu naviguer avec Nono (Bruno Jourdren) sur son 40 pieds parce que ça faisait quelque temps que je n'avais pas régaté. Ça m'amusait et je pensais que c'était une bonne idée d'observer de l'extérieur les 60 pieds présents au Grand Prix. En réalité, je n'ai pas vu grand chose. Juste deux ou trois trucs… »
La ballade pour le plaisir s'est évidemment rapidement transformée en régate au contact. Un Bernard Stamm sur un bateau, ça se concentre sur la vitesse et la tactique… L'équipier de choc a vite retrouvé ses réflexes et les deux complices de longue date n'ont rien lâché durant ces quatre jours. Face à eux, plus entraîné et surtout ayant une meilleure connaissance de son 40 pieds, Giovanni Soldini. L'Italien ne leur a rien concédé et le duo Jourdren/Stamm s'est classé deuxième au général. «Finalement, on est toujours aux taquets quand il s'agit de régates, même sympa, même pour le plaisir… aussitôt que la procédure est lancée, c'est la bagarre ! ».
Bruno Jourdren était quant à lui ravi de son « second ». Voilà bien des années que les deux hommes naviguent ensemble, mais les rôles étaient cette fois inversés. «C'était comme d'habitude avec Bernard » explique Nono, « c'est toujours un bonheur de naviguer ensemble, on attaque, on échange et on est souvent d'accord. On fait partie de ces gens qui naviguent ensemble par amitié. C'était top parce que nous avons pu valider plein de choses sur le bateau et avec un équipier comme Stamm, ça va vite… On se retrouve fin juillet pour le National Caravelles».
Bernard a repris la route ce matin, direction Caen, Bruno Jourdren aussi, mais par la mer…
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On ne s’improvise pas coureur au large comme ça

Jean Galfione et Gilles Favennec sont arrivés mardi au coucher du soleil à Tenerife, dans l’archipel des Canaries. NIVEA-Athlètes du Monde est désormais amarré au fond d’un petit port de pêche et attend d’être convoyé d’ici quelques jours.
Avant de s’écrouler dans le bateau encore humide, les deux hommes ont pu se doucher - « dans les vestiaires d’un chantier » -, et manger un peu. A tête reposée, mais encore à chaud, ils reviennent sur les raisons qui les ont poussées à se retirer de la course, mais aussi sur l’âpreté, l’intérêt et la beauté d’une telle aventure.
En cause : la gestion de la vie à bord, la fatigue qui s’installe
Gilles : « Ca a péché dans la gestion de la fatigue et la capacité à pouvoir prendre en charge le bateau tout le temps dans de bonnes conditions. Nous savions déjà, avant de partir, où étaient nos atouts et nos faiblesses, mais nous n’avons pas réussi à mettre nos plans à exécution. Nous avons essayé de nous organiser mais nous n’avons pas trouvé toutes les solutions ».
Jean : « Entre les compétences de Gilles et les miennes, il y avait une différence et on n’a pas réussi à trouver l’équilibre. On ne s’en sortait pas de la fatigue et tout ce qui va avec : les erreurs, le stress…On n’était plus vraiment lucide. Proches de la rupture. On a mis deux jours à prendre cette décision, finalement dictée par la sagesse. Quand on est arrivés à Tenerife, Thomas Rouxel et Erwan Israël (Défi Mousquetaires) nous ont appelés. Ils étaient désolés pour nous et nous ont dit qu’ils comprenaient, qu’eux aussi étaient très fatigués. Toute la différence, c’est qu’ils ont l’expérience ».
Une déception sportive, mais une aventure riche, émaillée de bons moments sur l’eau…
Gilles : « J’ai pris un gros coup sur la tête. Le tout est maintenant d’arriver à en tirer quelque chose pour devenir plus fort. Et puis nous sommes chanceux de vivre tout cela, grâce à une équipe, des partenaires qui nous entourent. Je ne suis pas du tout écoeuré de la course au large, bien au contraire. On a navigué dans des endroits sympas, on a vu des dauphins, des baleines, on s’est retrouvé à fond sous spi dans 30 nœuds de vent. Je préfère retenir ces bons moments. Tout ce qu’on peut dire, c’est qu’on l’a eue notre aventure ! »
Jean : « Lors de mes premiers J.O, je me suis fait sortir dès les qualifs’. Je m’en suis pris des bâches sur les terrains d’athlétisme ! Et puis avec le temps, on progresse. Il faut être doué et travailler. On ne s’improvise pas coureur au large comme ça. Mais je suis assez fier de tout ce qu’on a fait jusqu’à aujourd’hui. Sur l’aspect sportif, ce n’est pas une réussite mais il y avait aussi l’aventure, avec son lot d’imprévus. Je n’ai aucun regret. Sur l’eau, j’ai connu des sentiments et vécu des émotions super intéressants. Et j’ai vu en mer de très belles choses. Tout cela me donne encore plus envie d’être prêt pour une prochaine fois. »
L’avenir proche
Après avoir réglé toutes les formalités concernant le bateau (lequel devrait être convoyé par la mer dans les prochains jours), l’équipage de NIVEA-Athlètes du Monde était sur le point de rentrer en France. Gilles retrouvera sa famille en Bretagne avant de repartir plus tard sur le circuit de match-racing. Jean, après un saut au PC de la Transat Ag2r, participera au circuit GP 42 à bord du bateau barré par Bertrand Pacé.
Les deux hommes ont aussi rendez-vous avec les jeunes engagés dans le projet social et solidaire « Choisis ton cap ». Jean Galfione évoque cette mission, en guise de conclusion : « Dans ce projet, nous avons la chance d’être soutenus et très bien entourés. Cette expérience nous rapprochera encore plus des jeunes. On leur racontera que la vie n’est pas simple. On croit parfois qu’on est au top niveau, que ça va être facile. Et on se rend compte qu’en fait, ce n’est pas facile du tout, qu’on peut se planter. Toute la difficulté consiste alors à se relever pour mieux repartir ».
Info Presse - Agence Blanco Negro
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PORTRAIT(S) D'ARTEMIS-TRANSAT

Alex Benett a équipé son 40 pieds en Scantrust.
Le nouveau support cardan Scanstrut, monté sur le mât de Fujifilm, sera mis à l'épreuve durant la traversée atlantique jusqu'au Etats-Unis.
Scanstrut ont également équipé Fujifilm d'un support de caméra qui permettre au skipper, Alex Bennett, d'enregistrer les moindres détails de son aventure.
Un bulletin Fujifilm sera disponible sur le site de Scanstrut pendant la durée de la transat.
Scanstrut est le spécialiste international de la conception et de la production de solutions d’installation pour l’électronique marine.
Une large gamme offre des options de montage de haute qualité pour antennes radar, satcom, GPS, VHF et feux de navigation prêtes à installer sur bateaux à moteur, voiliers ainsi que sur bâtiments commerciaux et militaires.
Les supports Scanstrut sont approuvés et conseillés de par le monde par les plus grandes marques d’électronique. Nos relations étroites avec les fabricants d’électronique marine nous permettent d’accroître notre savoir et d’offrir des produits qui assurent la performance optimale de votre électronique.
Leur siège social est situé dans la région du Devon, le long de la côte Sud Ouest de l’Angleterre. Nos produits sont disponibles dans le monde entier grâce à un réseau de distribution bien informé couvrant plus de 30 pays
Scanstrut propose également un service de conception et de production sur mesure pour les constructeurs.
http://www.scanstrut.com/about-us/french.php
http://www.alexbennett.co.uk/
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TRANSAT AG2R

Les phases de transition ne sont pas des plus faciles à vivre pour les coureurs de haute mer. C´est ici que l´on s´interroge pour savoir si l´investissement que l´on a consenti va s´avérer payant. Derrière viendra l´heure des comptes... En attendant, les hommes du sud sont à la recherche des alizés, ceux du centre commencent à ralentir quand le nord rafle (provisoirement?) la mise... Hier soir Gedimat et Athéma sont revenus à hauteur du leader Financo.
Tromperie sur la marchandise : Christopher Pratt, coéquipier de Nicolas Troussel sur Financo, n’hésitait pas à employer les grands mots, au vu du menu qui attendait les tandems dans les heures à venir. « Nicolas m’a vendu des glissades sous spi et on va encore faire du près pendant des jours… » Moral toujours au beau fixe chez le leader de la course malgré la perte d’une petite dizaine de milles sur ses poursuivants immédiats. La faute à un empannage un tout petit peu tardif, mais comme le notait Dominic Vittet à bord de Gedimat : « C’est peut-être la première erreur qu’ils font depuis le départ…. » Mais, qu’on se le dise, les tenants de la route du nord affichaient plutôt des mines réjouies à la lecture du classement de ce jour à 11 heures. En témoignait aussi Vincent Biarnes à bord d’Athéma : « Notre position est plutôt avantageuse : nous avons encore le choix entre plonger au sud dans un couloir ou continuer sur la route du nord. C’est quand même plus confortable… »
Si la satisfaction semble de mise au pays du nord, les sudistes semblaient plus circonspects sur leurs chances à venir. « On investit, on investit. Mais il ne faut pas espérer de retour sur les fonds avancés avant samedi ou dimanche prochain. L’équipage est un peu tendu, un peu crispé, mais on assume », reconnaissait Jean-Paul Mouren sur Cliptol Sport. Il reste que si les tenants de la route nord arrivent à tenir le rythme, il faudrait aux extrémistes méridionaux pouvoir tenir une moyenne de deux nœuds supérieure au reste de la flotte. Un pari difficile, mais il n’est pas toujours nécessaire d’espérer pour entreprendre…
Centre ou ventre mou ?
Restent bien évidemment les tenants d’une route plus centrale… Aujourd’hui, il était impossible de joindre les tenants de cette option. Et pour cause : au classement de 11 heures, les leaders tel Cercle Vert ou Les Mousquetaires voyaient leur progression très nettement ralentie. Coup de frein provisoire, baisse de régime propre à obérer les chances de quelques uns des favoris de la course ? Cette journée est, pour eux, celle de tous les dangers. On imagine qu’à bord, la tension est montée d’un cran : se voir progresser à trois ou quatre nœuds quand les petits camarades continuent de filer à plus de sept met les nerfs à rude épreuve… Dans ce genre de cas, on se tait, on se concentre sur les réglages, on se fie aux fondamentaux : faire marcher le bateau, rester calme, jouer le fataliste… La régate a beau être un jeu incertain, on a parfois envie que le manège tourne à la même vitesse pour tout le monde.
Ils ont dit :
KPMG – Bertrand Castelnarac, 13ème au classement de 17h
« Cela se passe bien. On est encore rapide sous spi. On passe beaucoup de temps à regarder ce qui nous attend. Ce qui est sûr c’est que les cirés vont être de sortie car on va être au près ou au reaching. Ce n’est pas la transat dans les alizés comme tout le monde peut en rêver. Ce que l’on va prendre là, il vaut mieux le prendre en Figaro qu’en Mini. Il y a quand même de belles différences, le Figaro est un super bateau. Le classement n’est pas très significatif. C’est vrai qu’il va se passer encore pas mal de chose ; on espère que cela ne sera pas dramatique pour nous. »
SNEF et Cliptol Sport – Jean Paul Mouren, 20ème au classement de 17h
« On y croit encore un peu. Ça va arriver un peu tardivement pour passer par la cuillère du sud. Là-haut ils ont avancé et cela va peut-être nous coûter cher. On devrait être en positif d’ici 4 à 5 jours. Une fois que l’on a commencé à investir, il est difficile de se retirer. On devrait avoir un retour sur investissement, mais pas avant le 5 mai.
On n’est pas aux anges, on est tendu, crispé mais on assume. On va faire avancer le bateau au mieux et on a encore pleins de ressources à bord (nourritures, humaines…). Il faut croire à son étoile. On fait son devoir de bon marin et on espère récupérer une partie de notre retard. »
Gedimat – Dominic Vittet, 2ème au classement de 17h
« Ça va bien. On n’est pas mécontent d’être là où on est. On a resserré le jeu avec nos petits camarades de Financo, on n’a jamais été aussi près. On est bord à bord avec Athema, c’est comme une petite régate. Financo, qui a fait une régate parfaite depuis le début a peut-être fait une petite erreur en empannant un peu tard hier. On est content qu’il y ait du jeu. On avait 30 milles de retard à Madère, mais 30 milles avec du jeu ce n’est pas énorme. On est content que le jeu soit complexe, chacun doit prendre ses risques, tracer sa route. On regarde ça, c’est vraiment amusant ce jeu d’échec. »
Comme prévu, dans les hauts du plan d’eau, la traversée vers les tropiques défie les idées reçues. Pas d’alizé qui tienne, place à un flux d’Ouest, Sud-Ouest de 10-15 nœuds. Mais qu’importe les conditions, tant qu’il y a la compétition. Dans ce domaine, les 23 équipages de la Transat AG2R sont servis. Le suspense reste entier. Financo et le groupe du Nord gardent la tête. Mais aux abords de l’orthodromie, Cercle Vert, Suzuki Automobiles ou encore Les Mousquetaires commencent à reprendre des milles et du terrain. Aujourd’hui, c’est le 1er mai et les équipages ont bien reçu leur premier brin de près…
La météo de la Transat AG2R 2008 a le chic de ne pas respecter les conventions, de défier les us et coutumes. D’abord, elle prive la flotte d’alizé, ensuite elle sert une jolie dépression le 1er mai. La fête du travail au près sur la route des tropiques, voilà qui oblige les marins à tirer des bords et à négocier la moindre bascule de vent. Fini les longues glissades sous spi, place à une progression plus laborieuse et plus humide. « Deux fois la route, trois fois la peine », dit le dicton. Il va sans dire que les quelques extrémistes du Sud, refusant de se plier à ces conditions, ne connaissent pas aujourd’hui l’influence de cette dépression. Eux le près ? « Pas vu, pas pris ! » Ils en sont loin, ils progressent encore à 280-300 milles de la tête de flotte. Notons néanmoins que Solarinox et SNEF-Cliptol Sport ont désormais infléchi leur route et mettent le cap à l’Ouest.
Les écarts se resserrent
Pour les autres, les écarts se resserrent déjà. Cercle Vert et Mousquetaires, forts de leur décalage en latitude, ont déjà repris une douzaine de milles sur la tête de flotte. Plus en arrière aussi, dans le sillage du groupe qui progresse dans les environs de l’orthodromie, les affaires reprennent. KPMG se hisse ainsi à la 11ème place et n’accuse plus que 92 milles de retard sur les premiers. La navigation précise d’Elodie Riou et Bertrand Castelnerac porte ses fruits.
Bataille de bords à tirer
Pourtant, Financo, menacé hier par les autres nordistes ne lâche rien. En vrais patrons, Nicolas Troussel et Christopher Pratt concèdent un peu de terrain, mais tiennent tête ! À l’aube, ils mènent leurs troupes forts de 3 petits milles symboliques. Disons qu’ils ont l’art de la négociation. Céder un peu pour reprendre ensuite ? Dans son tableau arrière, Cercle Vert ne l’entend pas ainsi. Gagner un peu avant de reprendre beaucoup. Place à une bataille de bords à tirer. Avec l’arrivée de la dépression, un vent de contestation semble souffler sur la flotte. Une chose est sûre : dans les jours qui viennent, l’honneur sera dans le près… Le vent de 10-15 nœuds doit forcir au cours de la journée. Il sera plus soutenu au Nord.
Les Mousquetaires – Bertrand de Broc (5è au classement de 5 heures) : « Pour l‘instant ça va bien, le vent vient de Guadeloupe ou de Martinique, il rentre doucement. On a 15 nœuds de Sud-Ouest, il y a peu de mer encore. Nous avions 8 à 9 nœuds cette nuit, cela rentre graduellement. On s’attend à des conditions musclées, on a remis les bottes et le ciré après une nuit tranquille sous pilote. Désormais on regarde les diverses options à venir, cela va rentrer à la mi-journée avec 25 – 30 nœuds pour les gens du Nord, c’est toujours difficile d’évaluer les conditions ! Là, les choses sont simples, nous sommes tous sur la même ligne : de Financo à Cercle Vert, c’est au gré des bascules que cela va se faire pour récupérer quelques milles. On pourrait même croiser avec quelques bateaux. Plusieurs bateaux me semblent encore bien dans le match et difficiles à départager. Allez, bonne journée… ne travaillez pas trop ! »
Cercle Vert – Gildas Morvan (8è au classement de 5 heures) : « Tout va bien à bord de Cercle Vert. On a une dépression au Nord, un système anticyclonique dans le coin et il faudrait s’échapper dans le Sud pour chercher les alizés. Cette nuit, ce n’était pas évident, on vient de reprendre du vent et le bateau glisse à nouveau depuis une heure. On a investi plus Sud avec une option à long terme. Le moral est bon, nous sommes en forme, on reste concentré sur les fichiers météo. Jean vient de partir dormir, il a fait du bon boulot cette nuit à la barre. Il reste à négocier ce passage de dorsale, là on va reprendre quelques milles, mais c’est surtout dans deux jours que cela va payer… »
Trophée AG2R de la Performance solidaire du 30 avril
Atlantik FT (Phil Sharp & David Krizek) avec 229,2 milles parcourus en 24h
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INNOV’SAIL 2008 : Un forum international du 29 au 30 mai à la Cité de la Voile Eric Tabarly de Lorient

La première conférence en Europe sur les dernières recherches pour l’innovation de la voile de compétition se déroulera à la Cité de la Voile Eric Tabarly. Ce forum est co-organisé par l’Institut de Recherche de l’Ecole navale (IRENav) et le Royal Institution of Naval Architects (RINA) après plusieurs congrès sur les thèmes voisins en Nouvelle Zélande ou aux Etats-Unis, le premier symposium européen sur les dernières innovations et leurs applications dans les voiliers de hautes performances.
L’International Conference on Innovation in High Performance Sailing Yachts (INNOV’SAIL 2008) va se dérouler les 29 et 30 mai 2008 à Lorient autour de 16 conférences sur des thématiques de pointe telles que l’aérodynamique, la conception de voiles, mâts, gréements, carènes…, l’hydrodynamique, les structures et matériaux, les couplages fluides-structure, sans oublier les bateaux écologiques ou les nouvelles techniques expérimentales… Chercheurs, architectes, universitaires, de cultures souvent très différentes, pourront échanger pour la première fois en Europe. Une centaine de professionnels du secteur sont attendus sur ces deux jours de conférences. « Les concepteurs de voiliers de l’America’s Cup croisent rarement ceux de la course au large, c’est pourquoi ce forum représente une occasion unique d’échanger sur des sujets aussi complexes que ceux de la voile de haute performance », précise Patrick Bot enseignant-chercheur à l’Ecole navale de Brest, coordinateur scientifique de cette première édition européenne.
Une première en Europe. Cette conférence d’envergure internationale est une première en Europe et ses organisateurs espèrent la voir rapidement devenir le pendant européen de la célèbre conférence américaine CSYS (The Chesapeak Sealing Yacht Symposium) qui se déroule tous les deux ans à Annapolis (Maryland) depuis 1974 (la prochaine est pour 2009) et la récente HPYD (High Performance Yacht Design Conference) d’Auckland en Nouvelle-Zélande (dont la troisième édition est programmée du 2 au 4 décembre 2008).
Afin de promouvoir les activités de recherche dans le cadre de la voile de haut niveau, l’IRENav avait déjà organisé en 2003, 2004 et 2005 à l’Ecole navale les « workshop science voiles » séminaires rassemblant, chercheurs, universitaires, architectes, sportifs, entraîneurs et acteurs de la voile de haut niveau. Souhaitant désormais donner une ampleur internationale à ces rencontres l’IRENav s‘est associé au Royal Institution of Naval Architects (RINA) pour organiser ce premier congrès INNOV’SAIL 2008.
La langue du congrès sera l’anglais pour les articles et les présentations, mais les discussions pourront avoir lieu en français comme pour les résumés qui seront disponibles également en français.
Les conférences auront lieu dans le tout nouvel auditorium de la Cité de la Voile Eric Tabarly (espace de découverte de la voile moderne et de la course au large) qui vient d’ouvrir le 5 avril dernier. Le dîner du congrès se déroulera au Château de Locguénolé à Hennebont.
Thèmes :
Conception innovante pour la performance
Aérodynamique
Conception de voiles, mâts, gréement
Hydrodynamique
Conception de carènes, d’appendices
Structure et matériaux
Couplage fluide structure
Validation CFD
Nouvelles techniques expérimentales
Amélioration générale des performances
Micro météorologie et étude de sites
Bateau écologique, énergie à bord...
Contact :
Pour participer / proposer une communication : http://www.rina.org.uk/innovsail2008
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mercredi 30 avril 2008
Marseille Alger Cup 1er Edition

Le 29 juin 2008, les concurrents de la *Marseille Alger Cup*, s’élanceront vers Alger.
Cette course est ouverte à la classe mini 6.50 (en double) sur un parcours de 1000 milles avec escale à Alger (qualificatif pour la Mini-transat 2009) et aux voiliers habitables en double et en équipage sur un parcours aller de 410 milles. Cette course aura lieu tous les deux ans.
La Marseille Alger Cup c’est l’attrait de la nouveauté et de l’intérêt sportif d’un parcours inédit (avec les Baléares sur la route) dans des conditions météo généralement propices à la tactique.
C’est aussi la volonté d’illustrer de manière originale les liens et les échanges entre les deux villes cousines au travers de manifestations culturelles et festives autour de la course. Les autorités et collectivités publiques des deux côtés de la Méditerranée autorisent et soutiennent activement l’évènement .La Marseille Alger Cup possède ainsi tous les ingrédients pour devenir un rendez-vous méditerranéen majeur du début de l’été dans le monde de la voile et au-delà.
A 80 jours du coup de canon de la Marseille Alger Cup, le 29 Juin , 27 skippers se sont engagés pour prendre le départ.
Un pouvoir d'attraction !
Pour sa première édition, Marseille Alger Cup exerce un pouvoir d'attraction, autant sur les navigateurs, qui ne connaissent pas les côtes Algériennes, que sur le public qui ne manquera pas ce rendez-vous de part son côté novateur.
Ils sont, à ce jour, 25 monocoques pré-inscrits prêt pour la ligne de départ avec en ligne de mire la Baie d'Alger, cela promet un beau spectacle, à terre comme en mer !
www.marseillealger.com
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TAHITI PEARL REGATTA 2008 RAIATEA-TAHAA-BORA BORA

La Tahiti Pearl Regatta, l’événement nautique le plus important du Pacifique Polynésien, poursuit son développement. La 5ème édition du 08 au 12 mai promet d’être mémorable : 50 et 70 voiliers attendus, 4 jours de régate (3 les années
précédentes), couverture presse internationale, promotion et notoriété en forte croissance, des stars (surprise) de la voile, des équipages de toutes nationalités : Japon, USA, Nouvelle-Zélande, Angleterre, Nouvelle-Calédonie, France…, un village de la course, une flottille de speed feet pour les amateurs de défis sportifs…
Informations : www.tahitipearlregatta.org.pf
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DUR, DUR LE 6;50

Entre deux eaux, encore fatiguée, Luce MOLINIER revient sur la Pornichet Select 650, cette première épreuve de la saison 2008, qui se solde pour elle par un bilan mi figue-mi raisin : contrainte à l’abandon, la jeune régatière a cependant réussi préserver son matériel et a valider de nombreux points techniques.
« Je n’ai rien cassé, mais j’étais épuisée…. Je n’ai pas dormi pendant 48 heures, j’avais des hallucinations visuelles, auditives : il n’était vraiment pas raisonnable de continuer dans cet état là, surout pour attaquer la partie la plus difficile du parcours. D’autres ont continué alors qu’ils étaient eux aussi dans le rouge et ça ne s’est pas bien terminé… » L’un des concurents s’est en effet échoué peu avant l’arrivée et deux autres ont démâté.
« Ça n’a pas été une décision facile à prendre, mais franchement je crois que c’était ce que j’avais de mieux à faire. D’autant que la sonnerie de mon réveil était cassée : du coup, j’avais encore moins confiance… J’avais vraiment trop peur de ne pas me réveiller et de me retrouver sur les cailloux ou pire… » Le bon sens a prévalu. La priorité de luce étant bien sûr de préserver son bateau, son matériel… et elle aussi !
Côté qualification, pas de souci : la prochaine épreuve qualificative pour la course « Les Sables – Les Acçores – Les Sables » se dispute dans un mois en Bretagne Nord : le Trophée Marie Agnès Péron. Une épreuve qui était de toute façon au programme de la jeune sudiste.
Au-delà de la déception d’avoir été contrainte à l’abandon, Luce est très contente de son début de parcours : « j’ai pu valider beaucoup de choses. Je me suis bien bagarrée… J’étais bien dans la course, notamment lors de la remontée sur les Birvideaux, je suis passée là haut dans les dix premiers. Après, il y a eu plussieures options tactiques et c’est le groupe sous le vent qui est passé devant. Mais tout du long j’ai eu de bonne sensations, je me suis régalée à la barre ! »
Quoiqu’il en soit, cette première épreuve de la saison, même inachevée, s’est donc révélée riche d’enseignements techniques. Reste à Luce à apprendre à faire plus confiance à son pilote automatique : « il faut que je me force à accepter de perdre un peu en vitesse pour pouvoir aller me reposer… », concède Luce. Cela ne devrait pas être le plus difficile à apprendre pour cette jeune femme volontaire.
Luce a prévu de repartir en qualification, sur un parcours de 1000 milles hors course, dès le milieu de la semaine prochaine. Ils seront probablement 2 ou 3 solitaires à s’élancer vers l’Irlande et retour pour décrocher une première partie de qualification qui servira également pour la Transat 6,50 2009. Ce sera également pour Luce une nouvelle et belle occasion de s’étalonner et d’apprendre, toujours et encore…
Info presse Catherine Ecarlat / www.lucemolinier.com
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PORTRAIT(S) D'ARTEMIS-TRANSAT

Simon Clarke
• Nationalité Anglaise
• Vit à Beaulieu Hants
• Né le 30 juin 1965
http://clarkeoffshoreracing.com/
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Transat AG2R: Tant qu’il y aura des hommes

L’abandon de NIVEA Athlètes du Monde vient de rappeler brutalement, que la Transat AG2R n’est pas qu’une affaire de stratégie, de rapidité de manœuvres, de vitesse. Elle met aussi aux prises des équipages qui doivent composer avec l’apprentissage du caractère de l’autre, avec les déceptions qui touchent tout le monde du premier au dernier. Elle rappelle qu’une course, c’est un niveau d’exigence fort, de même qu’une pression formidable sur les épaules des navigateurs…
Vidés, sans plus de goût pour la suite de l’aventure. L’équipage de NIVEA Athlètes du Monde jette l’éponge. Gilles Favennec compte quand même derrière lui deux campagnes de la Coupe de l’America, une Solitaire du Figaro et une Transat Québec Saint-Malo. Jean Galfione est, quant à lui, habitué de la pression des compétitions de très haut niveau. Et pourtant, malgré des mois d’entraînement en commun, la mer et la compétition ont eu raison de la très grosse envie de cet équipage atypique qui partait avec beaucoup d’humilité sur cette épreuve.
Jean Le Cam, vieux routier de la course au large ne déclarait-il pas à l’issue de son dernier Vendée Globe : « Ce n’est pas de faire un tour du monde qui est difficile. C’est de le faire en étant toujours sous la pression du résultat… ». Peut-être, qu’au final, l’envie de se dépasser a-t-elle poussé les deux navigateurs à se rendre au-delà des limites qu’ils s’étaient eux-mêmes imposés au départ. Peut-être, se sont-ils, comme on le dit familièrement, mis dans le rouge à force de volonté de bien faire… La Transat AG2R est comme toutes les courses de haute mer : elle demande une discipline personnelle, une certaine forme d’abnégation, la capacité à surmonter les vents contraires au propre comme au figuré. Cet abandon rappelle qu’en mer, il n’existe pas de loi immuable et que rien n‘est écrit à l’avance…
Remue-méninges
Pendant ce temps, la course continue avec son lot d’incertitudes. Interrogé aujourd’hui, même Nicolas Troussel, toujours leader sur Financo avouait ne pas avoir été depuis longtemps aussi dubitatif sur la stratégie à venir : « C’est vraiment aléatoire. On ne peut pas tout analyser. Nous tentons la trajectoire médium la plus cohérente. » Qu’il se rassure, à l’autre bout du plan d’eau Erik Nigon sur AXA Atout Cœur pour Aides, n’en menait pas plus large. « C’est un peu l’angoisse. On ne sait pas trop où aller. Pourtant c’est large. Nous sommes entre les Canaries et Saint Barth. On attend des conditions établies. On se pose la question. Nous étions partis avec une option radicale vers le sud. Mais l’anticyclone nous barre la route. » Autant dire que rien n’est figé et qu’il va falloir attendre encore plusieurs jours avant que les stratégies des uns et des autres se décantent.
Il en est pourtant quelques uns qui semblent se porter à merveille, acceptant avec un certain fatalisme les aléas d’une situation météorologique définitivement complexe. Gwen Riou sur Les Mousquetaires démontrait ainsi que l’osmose pouvait se faire naturellement entre un « petit jeune qui en veut » et un taulier de la course hauturière : « On régate bien. Je viens de me réveiller. C’est pour ça que je suis bien décontracté. Je viens de manger donc je suis en forme. On regardait le dernier classement. Il ne faut pas se faire d’idée préconçue. Nous ne sommes pas très Sud. On régate correctement. On est dans un bon créneau. »
Sur le grand jeu d’échec de la Transat AG2R, à chacun ses stratégies : si Financo, Gedimat et Défi Mousquetaires semblaient bien calés au nord-ouest, Suzuki, Cercle Vert et Les Mousquetaires semblaient opter pour des trajectoires à responsabilité limité sur une stratégie plus médiane. Quand au sud, Sojasun, SNEF – Cliptol Sport ou bien encore Concarneau Saint-Barth investissaient massivement quitte à risquer le dépôt de bilan. Faut-il thésauriser, savoir faire le grand tour avec le mors aux dents… Qui vivra verra ! Une chose est certaine : la mésaventure de l’équipage de NIVEA Athlètes du Monde rappelle qu’au bout du compte, c’est toujours l’océan qui corrige les devoirs.
Ils ont dit :
SUZUKI Automobiles – Thierry Chabagny (4ème au classement de 17h)
« Nous sommes sous le soleil, sous spi. Ce n’est que du bonheur. Les trois derniers jours étaient compliqués en termes de météo. Ce n’est pas simple. D’ailleurs l’état de la flotte sur le plan d’eau montre bien que personne ne sait réellement quelle va être l’évolution. La différence en latéral va se faire suivant le moment de l’empannage. Cela peut être décisif sur la façon de récupérer le vent pour Saint Barth. Il y a du suspense. C’est un moment clé. Nous regardons des deux côtés. Il y a des bons meneurs. C’est important de suivre chaque classement et l’évolution de la météo, en comparaison avec les autres bateaux afin de voir qui a raison. C’est un peu dur à vivre. Le plan d’eau est bien élargi. La météo est incertaine. En plus il y a une part de loterie que l’on ne contrôle plus. Ceux qui sont au Nord doivent avoir peur de ne pas descendre. Le danger avec la route Nord est le défilement des dépressions. Ce n’est pas tout de se retrouver à New York, mais il faut pouvoir redescendre. On va prendre du prés d’ici une trentaine d’heures avec du vent soutenu. Nous ne sommes plus en short pour très longtemps. On sait que l’on va souffrir. On anticipe en faisant un check de tout le bord. Mais à bord on rigole bien. Ca nous fait les abdos. Comme le classement est bon, nous sommes plutôt de bonne humeur. »
ATHEMA – Erwan Tabarly (3ème au classement de 17h)
« Nous sommes sous le vent de Gedimat, à 7-8 milles. Il y a toujours de l’air. Nous sommes contents. On a réduit l’écart avec les premiers. Les bateaux sont bien étalés entre le Nord et le Sud. Il va falloir regarder dans deux ou trois jours si les différentes options vont payer. Nous avons des remises en questions permanentes à chaque fichier météo reçu. Finalement, est-ce que ça passera mieux au nord ? Au sud ? On se demande si les alizés vont s’établir. Sinon on continuera de jouer dans le nord. Pour l’instant, nous trouvions l’investissement un peu trop cher dans le sud. Les plus menaçants à trois jours sont Financo et Défi Mousquetaires dans le nord. J’ai du mal à croire que SNEF, Concarneau-Saint-Barth et autres puissent rattraper leur retard dans le sud. En ce qui concerne le groupe Suzuki, Cercle Vert et Les Mousquetaires, je ne sais pas trop ce qu’ils vont donner. »
SNEF CLIPTOL SPORT – Laurent Pellecuer – 19ème au classement de 5h :
« La météo n’est pas encore pas encore parfaite pour cette route mais bon… Quitte à finir dernier, on a décidé de rester sur cette route ! Nous sommes à la recherche de l’alizé, qui, si tout va bien, sera là dans trois jours. Nous la dépression ne nous concerne pas du tout… Pendant que les autres galèreront, en bottes et cirés, nous nous serons en short et t-shirt, sous spi…. Au moins, quoi qu’il se passe nous arriverons bronzés ! (rires) Notre objectif est de toucher les alizés pour combler le retard géométrique que l’on a pris. Mais si on veut le combler totalement, il faudrait que ceux du nord se fassent un peu piéger pour descendre…. Je connais bien cette Transat, mais c’est la première fois que je prends cette route. Autant en 98 nous avions fini sur une route Sud, mais ce n’était pas si extrême que maintenant. Là, nous nous dirigeons presque vers le Cap Vert ! Jusque-là nous avons eu environ 14 nœuds de vent, c’était super agréable. Mais là, nous allons avoir trois jours avec du vent beaucoup plus faible, jusqu’à ce que l’on passe sous l’anticyclone. »
Routes divergentes en latitude à 2000 milles de l’arrivée
Après trois jours de navigation et d’intenses tergiversions, le doute persiste. Le suspense perdure sur l’océan Atlantique où les 23 équipages de la Transat AG2R se sont éparpillés dans tous les sens. Il reste 2000 milles nautiques à parcourir et les duos n’ont de cesse, sur des routes divergentes en latitude, de se disputer le privilège de la vitesse. Ce matin, le classement favorise les nordistes. Ils creusent des écarts sur les sympathisants d’une route médiane, ils s’envolent face aux purs et durs d’une route au Sud. Qu’en sera-t-il demain ?
« La connaissance est la navigation dans un océan d’incertitudes à travers des archipels de certitudes. » La phrase est du philosophe Edgar Morin. Elle sied bien encore ce matin aux marins de la Transat AG2R qui s’accrochent à leur intuition et leurs convictions. Qui se cramponnent surtout à une option décidée et choisie après maintes réflexions.
À l’aube, les nordistes - emmenés par le solide leader qu’on ne présente plus ! - tirent leur épingle du jeu. Ils ont toutes les raisons de se réjouir de leur stratégie. Pour l’instant, elle porte ses fruits. Argos révèle en effet que Financo prend ses distances avec ses plus proches poursuivants au classement d’hier. Encore aux avant-postes, ceux-ci doivent aussi céder leurs places d’honneur à d’autres nordistes convaincus. Au classement de 5 heures, Athema et Gedimat complètent le podium virtuel, ils progressent dans un mouchoir de 12 milles. Bref, la nuit fut d’or par 32° Nord. Les uns et les autres gagnent des milles et lorgnent le passage de la dépression. Place à une journée de transition, qui s’annonce riche en surprises et rebondissements…
Quelques degrés de latitude plus bas, la flotte a incontestablement réduit l’allure. Dans des airs « mollisants », Les Mousquetaires, Suzuki Automobiles ou encore Cercle Vert, à 50 milles de la tête de flotte ce matin, connaissent les premiers effets d’une zone de calmes anticipés et redoutés. Il reste que c’est en connaissance de cause qu’ils ont choisi leur option et tracé le sillon de leur destin transatlantique. Ils voient, eux, des lendemains qui déchantent pour les nordistes bientôt aux prises avec les vents contraires de la dépression. Ils en vivront aussi le passage, mais dans une moindre mesure. Calés sur une route médiane, forts d’un décalage en latitude de plus de 100 milles encore, ils ont dans l’idée de revenir et de regagner du terrain. Plus proches de la route directe, ils reprendront l’avantage. Cette stratégie ne manque pas de cohérence, elle mise sur une certaine forme de sagesse et de prudence. C’est celle du juste milieu.
Tout en bas, par 25°N et à 300 milles des premiers, c’est une toute autre histoire. Solarinox, SNEF-Cliptol Sport ou encore Concarneau-Saint Barth cavalent toujours après l’alizé. Coûte que coûte, vaille que vaille, les voilà lancés sur la route du soleil. Il leur faut plonger. Loin de l’influence de la dépression, ils parient sur la cohérence du système atlantique. La route du soleil, aussi longue soit-elle, mène toujours aux tropiques. C’est une certitude dans un océan d’incertitudes…
CLASSEMENT DU 30/04/08 05:00:00 Locale PARIS
Rg Nom Skipper Dist ArEcart
1 FINANCO TROUSSEL Nicolas - PRATT Christopher 2014,5 0,0
2 ATHEMA TABARLY Erwan - BIARNES Vincent 2025,4 10,9
3 GEDIMAT TRIPON Armel - VITTET Dominic 2026,4 11,9
4 DEFI MOUSQUETAIRES ROUXEL Thomas - ISRAEL Erwan 2032,2 17,6
5 LES MOUSQUETAIRES DE BROC Bertrand - RIOU Gwen 2042,6 28,0
6 SUZUKI Automobiles CHABAGNY Thierry - DOUGUET Corentin 2050,1 35,6
7 CERCLE VERT MORVAN Gildas - LE CAM Jean 2066,0 51,5
8 DEGREMONT SUEZ SOURCE DE TALENTS MONNET Jean Charles - TOULORGE Alexa 2085,2 70,7
9 ATLANTIK FT KRIZEK David - SHARP Phil 2088,0 73,5
10 GROUPE CELEOS TREUSSART Ronan - MARCHAND Anthony 2099,2 84,7
11 BANQUE POPULAIRE GREGOIRE Jeanne - LUNVEN Nicolas 2128,61 114,1
12 LENZE LE GAL Franck - LE ROUX Erwan 2138,31 123,7
13 KPMG RIOU Elodie - CASTELNERAC Bertrand 2146,31 131,7
14 SOPRA GROUP KOCH Antoine - GENDRON Grégory 2155,51 141,0
15 TETRAKTYS DESMARETS Pascal - SCHANDEVYL Bert 2248,62 234,0
16 SABLIERES PALVADEAU BELLOIR Aymeric - DOMBRE Pierre 2276,12 261,6
17 AQUARELLE - LE FIGARO AMEDEO Fabrice - NICOL Jean Pierre 2288,92 274,4
18 SOLAR INOX GUERIN Ronan - POUPON Luc 2294,82 80,2
19 SNEF et Cliptol Sport PELLECUER Laurent - MOUREN Jean Paul 2316,93 302,4
20 DEFI TRANSAT LIVORY Yannig - LIVORY Erwan 2319,83 305,3
21 AXA Atout Coeur pour AIDES NIGON Erik - POULIGNY Cédric 2362,23 347,6
22 SOJASUN WARDLEY Liz - Black Nick 2446,64 432,0
23 CONCARNEAU - ST BARTH PERON Eric - DANET Miguel 2470,34 455,8
ABD NIVEA ATHLETES DU MONDE GALFIONE Jean - FAVENNEC Gilles
ABD LUISINA DROUGLAZET Eric - BOUVET Christophe
ABD IROISE PROMOTIONS MAHE Tangi - BERTRAC Claude
Info presse RivaCom / www.transat-ag2r.com
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