samedi 10 mai 2008

Volvo Ocean Race: Gavignet remet ça avec Puma




Vainqueur de la dernière Volvo Ocean Race à bord d’ABN Amro One, le Français Sidney Gavignet participera à la prochaine édition de la course autour du monde par étapes en équipage : il fait partie de l’équipe navigante du Team Puma Ocean Racing, dévoilée vendredi, aux côtés du skipper Ken Read, et d’autres marins expérimentés comme l’Australien Andrew Cape ou l’Américain Jonathan McKee. Rappelons que le départ de cette Volvo, qui, pour la première fois de son histoire, n’empruntera pas la route des trois caps, sera donné le 11 octobre 2008 à Alicante. Quant au bateau Puma, il sera baptisé lundi 12 à Newport par l’actrice Salma Hayek.

Artemis Transat : Louis Duc attends un routage de Jean-Yves Bernot




A 24 heures du coup d’envoi de The Artemis Transat, Louis Duc garde son imperturbable bonne humeur et son humour. Tout est prêt à bord du Class40 Groupe Royer. Louis n’attend plus qu’une chose : partir et en découdre !
« Je suis officiellement prêt à partir ! », s’amuse Louis, précisant que, pour l’organisation, tout est paré à bord de son 40 pieds « Groupe Royer ». De son point de vue à lui, tout va bien aussi, si ce n’est un retard de livraison de trois de ses voiles : rien de grave en soit, elles seront là avant qu’il ne largue les amarres, demain matin, mais il n’aura pas vraiment le temps de les essayer… « C’est plus une contrariété qu’autre chose. J’aurai le temps de les sortir et de les observer dimanche matin, entre le moment où nous sortirons du port et le coup de canon », explique le skipper Normand.
Garde-fous pour les nordistes
Le dernier briefing coureur a eu lieu vendredi matin. Le point important étant l’annonce – attendue – de l’ajout d’une porte de passage obligatoire par 40°Nord, entre 47 et 50 Ouest, afin que les skippers n’aillent pas flirter avec les icebergs. « Les bateaux situés au Sud du 40° Nord, n’aurons pas à se soucier de cette porte. En revanche, ceux qui auront choisis une route au dessus du 40e devront redescendre la franchir avant d’éventuellement reprendre une trajectoire plus Nord », précise Louis.
Stratégie au jour le jour
Pour l’instant, Louis ne sait absolument pas s’il optera pour cette route à risque, ou pas. En bon normand, il juge plus cohérent de ne pas se prononcer à l’avance, mais de juger lorsqu’il aura les bonnes cartes, du jour, en main : « C’est encore beaucoup trop tôt pour se prononcer. Je vais construire ma stratégie petit à petit, système météo après système météo et en fonction des autres bateaux. Avant le départ, je vais avoir un routage de Jean-Yves Bernot. Donc pour l’instant je ne me prends pas la tête avec ça. Je regarde ce qui se passe bien sûr, mais je ne cherche pas à en tirer des conclusions hâtives. D’ailleurs, les prévisions concernant l’évolution de la dépression qui arrive sur l’Atlantique Nord changent tous les jours… »
Rythme « régate » pour commencer
Ce qui est sûr en revanche, c’est que le début de course s’annonce tendu et primordial : « nous allons naviguer groupés au début. Je me prépare à passer deux à trois jours au taquet, sur un rythme « régate ». Il ne faudra surtout pas perdre de milles, car ce serait irratrapable ensuite ! Heureusement, nous serons au portant pour commencer, dans du petit temps. Je connais bien le bateau dans ces conditions, il est rapide : donc ça me plaît ! Ensuite, il sera temps de passer à un rythme « transat »…».
Alors, bien sûr, Louis a hâte de partir. Après une semaine à Plymouth, après avoir réglé une à une les questions techniques et administratives nécessaires, il ne reste plus que l’essentiel : partir en mer ! « Plus ça approche et plus on a envie de partir ! Il est temps d’y aller ! », s’exclame Louis enthousiaste !

Transat AG2R: Le dénouement s’approche




Et plus la ligne d’arrivée devient perceptible, plus il est question de pression. Gradient de pression que sont venus chercher les quelques extrémistes partis les plus au sud, car qui dit pression dit vent soutenu… Pression de la course qui commence à peser sur les quatre leaders, ou demi-pression qui fait rêver ceux qui n’ont plus rien à prouver dans ce jeu de qui-perd-gagne de cette édition 2008 de la Transat AG2R.

Cachotteries, digressions et bouche cousue : tel est le menu de cette fin de course pour les concurrents encore en lice pour la victoire finale à Saint-Barthélemy. Alors que la fièvre monte à Gustavia, avec le classement aux avant-postes des deux compères de Concarneau Saint-Barth, sur l’eau la guerre psychologique a commencé. Les plus prolixes découvrent les vertus de la discrétion et les plus roublards trouvent tous les artifices possibles pour ne pas dévoiler leurs cartes. Eric Péron, après avoir vu sa place de leader menacée un temps la nuit dernière, l’avouait tout de go : «Qui sont nos adversaires ? C’est une question délicate car je ne veux pas vous dire ma stratégie comme ça de butte en blanc mais je pense que SNEF a un petit avantage. Nous, on se dit que, quoi qu’il arrive, on a rempli nos objectifs et tout ce qu’il arrivera en plus ce sera du bonus ; donc on fait de notre mieux et on est très décontracté. On verra ce qu’il va se passer. » Mais la voix ne trompe pas, la décontraction n’est qu’apparente : le duo sait qu’il est en tête de course, il ne tient pas à lâcher… Forcément, la pression monte. Autre tempérament, autre stratégie à bord de Cercle Vert : Jean Le Cam décidait de se la jouer blagueur à la vacation, inversant les rôles, posant les questions à ses interlocuteurs du PC Presse : comment était-on installé ? Quel temps faisait-il ? Et mille autres futilités pour éviter d’aborder les sujets qui fâchent, essentiels. Seule l’information lâchée en fin de vacation : « on barre en permanence, pas de pilote, pas de répit pour les bras », témoignait de la détermination des deux Finistériens. Chez les Sudistes de Solar Inox et de SNEF et Cliptol Sport, engagés dans la même partie de bras de fer, on avait choisi le silence radio : autres moyens, mêmes effets.

Avec le temps, va…

On imagine aisément que la musique est d’une autre nature chez les rescapés de la route nord. Erwan Tabarly le reconnaissait volontiers : « Il ne nous reste plus qu’à apprécier les derniers milles en mer et continuer de faire avancer le bateau. On est toujours en course mais tactiquement, comme les autres sont devant, on n’a plus grand-chose à faire. On prend les alizés comme tout le monde. » Ce que semblait confirmer Jean-Charles Monnet à bord de Dégremont Suez Source de talents. Les méridionaux de la route nord se disent qu’il y a encore à faire pour essayer de gratter sur la ligne le tandem de Financo, qui reste la référence de ce groupe : « On est au portant, mais rarement sur la route directe ; donc on tire des bords ; donc on perd un peu de temps. La moindre erreur se paie, la présence de Financo derrière motive ». Pour tromper le temps qui passe, on commence à évoquer l’avenir, on se remémore déjà les meilleurs instants, on imagine, suivant les tempéraments, la saveur du ti-punch qui célèbrera le passage de la ligne, voire du verre de jus de fruit ou de la bière fraiche. Là aussi la pression monte… Une autre manière de se consoler est toujours de se dire qu’il en est de plus malheureux. Et l’ensemble des concurrents de compatir au sort des derniers irréductibles nordistes englués sans vent à 160 milles de la tête de flotte. Pour eux, l’issue est encore plus incertaine : la tentation du renoncement est d’autant plus dure à vivre qu’on n’a encore jamais vu de skipper débarquer en pleine mer en disant : « ça suffit ! » Quand certains s’apprêteront à goûter les premières gorgées du pot de l’arrivée, d’autres risquent de boire le calice jusqu’à la lie…

CLASSSEMENT 10/05/2008 à 05:00
SNEF et Cliptol Sport
PELLECUER Laurent - MOUREN Jean Paul
CONCARNEAU - ST BARTH
PERON Eric - DANET Miguel
CERCLE VERT
MORVAN Gildas - LE CAM Jean

Histoire : CAMILLE TISSOT

UN HOMMAGE AU PRÉCURSEUR DE LA TSF
Le capitaine de frégate Camille Tissot fut à l’origine de la télégraphie sans fil appliquée à la marine de guerre française. Ses travaux, tombés dans l’oubli, sont aujourd’hui remis en lumière.



Né à Brest le 15 octobre 1868, Camille Tissot, précurseur oublié de la TSF, décède à Arcachon, en 1917. Le nom de ce marin savant était tombé dans l’oubli. Seule une petite rue, à Brest, gardait trace du passage du marin... Jusqu’à ce qu’un trio de passionnés se lance sur les traces de ce génie méconnu. En reprenant les travaux de Branly, avec qui il coopéra, et en concurrence directe avec Marconi, Tissot fut l’un des premiers en France à se livrer à l’étude de la télégraphie sans fil (TSF). C’est lui qui dota la Marine nationale de ses premiers appareils. Le 3 août 1898, il réalise une liaison radio maritime entre le vaisseau Borda et le sémaphore du Parc-au-Duc (emplacement actuel du jardin de la préfecture à Brest). L’année suivante, entre le phare du Stiff, à Ouessant, et celui de Trézien, il effectue la première liaison radio entre l’île et le continent. II fut aussi l’initiateur de la première liaison radio française en mer.

Christelle Sochal-Tissot, arrière-arrière-petite-fille de Camille Tissot, Jean-Luc Fournier, un passionné de radios anciennes, et Michel Balannec, vice-président de l’association de défense du patrimoine maritime Treizour, à Douarnenez, ont décidé de rendre justice au marin savant. À l’origine de cette aventure, Jean-Luc Fournier qui a découvert un jour un petit livre signé Camille Tissot. Dès lors, le marin brestois s’est donné pour mission de retracer la vie et les expériences du savant. Michel Balannec poursuit le même but depuis 1995.
L’aide de la famille Tissot
Mais il fallait un petit coup de pouce du destin. « Et puis, un jour, le miracle, raconte Jean-Luc Fournier. Je reçois un message de Christelle Sochal-Tissot, l’arrière-arrière-petite-fille du marin savant ». Elle lui fournit manuscrits et photos, via internet, avec l’aide de la famille Tissot qui aspire depuis longtemps à réhabiliter le nom de leur ancêtre.
Depuis, le trio de passionnés a bien avancé. Demain, une exposition sera visible à Brest dans le cadre des portes ouvertes de l’École navale. On la retrouvera en juillet, lors des Fêtes maritimes de Brest 2008. Et récemment, le nom de Camille Tissot a été inscrit au cénotaphe de la pointe Saint-Mathieu, à Plougonvelin. Une stèle pourrait également être érigée en son honneur près de la préfecture maritime, à Brest, sur le lieu des premières liaisons radio.

Pratique
Les travaux du commandant Tissot sont sur le site www.camille-tissot.fr

TRANSMANCHE EN DOUBLE.



BEAU SPECTACLE AU DÉPART DE L’ABER-WRAC’H
Les 63 équipages de la Transmanche en double se sont élancés hier de l’Aber-Wrac’h. Cap sur le brise-lames de Plymouth.


Hier soir, le départ de la 24 e Transmanche en double-Le Télégramme s’est passé dans de très bonnes conditions. La pluie avait cessé et le soleil traversait la couche nuageuse pour rendre plus lumineux le spectacle apprécié par le public de l’Aber-Wrac’h, sur l’eau comme à terre.
Arrivée des premiers prévue la nuit prochaine
Les 63 équipages se sont répartis en quatre groupes. La première salve a permis à Loïc Guyader (Le Gall Plafonds) de partir en flèche devant le Brestois Laurent Labeye (Perite Ourse) dans le double groupe des Course et Régate. Catherine Chabaud (Made in Love) a démarré en tête chez les Course au Large, devant Thibault Derville (Shere Khan 3) et Patrick Farcy (Cavok). Philippe Lena (Paulick) s’est, quant à lui, extirpé le premier du groupe des sept Pogo 8.50, suivi par Christophe Dousson (Kumquat) et Philippe Cozic (Ode mer). Enfin, la flotte des figaristes, qui évolue en configuration solitaire, était menée par Fred Duthil (Distinxion automobile).

Derrière, Nicolas Béranger (Koné ascenseurs) et Adrien Hardy (Agir recouvrement) se disputaient les deuxième et troisième places. La flotte devrait virer le brise-lames de Plymouth dans la matinée avant de refaire cap sur l’Aber-Wrac’h. Selon les prévisions météo, l’approche de l’Angleterre devrait être délicate avec un vent mollissant, puis la descente devrait se faire au portant. Les premiers devaient arriver dans le courant de la nuit prochaine (d’aujourd’hui à demain).
Des points sensibles

La Transmanche en double a ses points sensibles. Le départ, où il est bon de se placer, mais aussi le contournement du brise-lames : sa longueur d’un demi-mille nécessite de ne pas se relâcher pour ne pas perdre quelques minutes précieuses. La navigation dans l’Aber-Wrac’h peut aussi faire gagner quelques longueurs (ou se faire dépasser). La vigilance s’impose jusqu’à la ligne d’arrivée devant l’entrée du port. Pour le reste, la clé est plus classique, avec la tactique et le jeu des courants. Au fil des années l’épreuve du Yacht-Club des Abers a pris du galon, et son plateau monte en qualité. Devenue une référence, elle figure dans le curriculum de nombreux coureurs de la course au large, et certains noms d’aujourd’hui sortiront sans doute de l’anonymat.

Transat anglaise - Le plateau est relevé



Pour la première fois depuis 1964, la Transat anglaise s'élance dimanche de Plymouth sans multicoques, mais les 13 monocoques IMOCA qui composent une partie de la flotte annoncent une lutte acharnée pour la victoire, avec la présence de quelques uns des plus grands marins français.

La 13e édition de la course, qui mène les voiliers à Boston, réunit 9 pointures de la course au large tricolore, dont certains ont déjà brillé sur ce tracé: Loïck Peyron (Gitana Eighty, vainqueur en 92 et 96), Michel Desjoyeaux (Foncia, lauréat en 2004) et Marc Guillemot (Safran, 2e en 2000). Vincent Riou (PRB), vainqueur du dernier Vendée Globe, Sébastien Josse (BT), Armel Le Cléac'h (Brit Air), Yann Eliés (Generali) et Jérémie Beyou (Delta Dore), tous avec des bateaux de dernière génération, sont aussi de sérieux concurrents.

Tous espèrents s'inscrire dans la légende en dignes successeurs des deux premiers vainqueurs, Sir Francis Chichester, 1960 et Eric Tabarly 1964. Il faudra pour celà dompter un parcours très difficile, avec des dépressions qui se déplacent naturellement d'ouest en est, le froid à partir des bancs de Terre-Neuve et aussi les glaces (icebergs et growlers). Enfin il faut être capable de gérer ce long sprint, puisque la distance est relativement courte (2955 miles) et les marins l'abordent plus comme une épreuve de vitesse que d'endurance

QUELLE MÉTÉO POUR LE DÉPART DE LA TRANSAT ANGLAISE DIMANCHE ?

L'océan s'annonce pour le moins paisible ces prochains jours ! Une petite brise de secteur Est est au programme pour le départ de The Transat dimanche à 14h00 locales, vent d'une dizaine de nœuds qui devrait se renforcer légèrement pour sortir de la Manche. Puis sous l'influence d'une dépression peu marquée au Sud du Groenland, un flux de secteur Sud faible à modéré est prévu pour lundi soir au large de l'Irlande, puis quelques heures plus tard un régime de Nord derrière un petit front...

Mais c'est ensuite que la situation devient plus confuse et par la même, plus intéressante ! Un courant d'Ouest pour mercredi est annoncé mais ensuite ?

Des calmes, des bulles anticycloniques, des minima dépressionnaires, des rotations brusques du vent, des mers croisées même si elles ne seront pas trop formées. Bref, un sacré bouillon d'incertitudes à gérer pour les coureurs. Car il ne suffira pas d'être rapide au portant, performant au près, véloce au débridé : il faudra avant tout être en phase avec Eole et c'est de loin, la plus grosse difficulté pour un navigateur solitaire que d'anticiper les manœuvres, d'appréhender les rotations, de programmer le sommeil, de jouer sur l'assiette du bateau. Le petit temps est souvent bien plus éreintant que la grosse brise !
Et cette situation météorologique un peu inhabituelle en un mois de mai, offre aussi l'opportunité à des voiliers plus anciens de jouer les trouble-fêtes jusqu'à l'arrivée à Boston. Car si une tempête n'est pour l'instant pas en vue au large de terre-Neuve, il est quasi certain qu'il y aura du près à négocier, de la mer formée à affronter, des bancs de brume à traverser, des bateaux de pêche à éviter et des adversaires à surveiller !

vendredi 9 mai 2008

Aquaplaning sous le vent de Groix




Dès le briefing du matin le tempo était donné, ce sera une journée pluvieuse. Si toutefois un vent établi de plus de dix nouds balayait le coureau de Groix, les bateaux semblaient glisser comme par magie sur le plan d'eau pour entamer un premier banane qui fut suivi rapidement par un côtier.

11h23, 46 mini prêt à en découdre, briefing pluvieux. banane heureux ! La première manche a été vite lancé dans un vent prenant légèrement de la droite au fur et à mesure que les grains s'abattaient sur l'ensemble de la flotte.

A suivre un parcours côtier d'environ 15 milles avec des bascules, de la pétole, un peu de brume et un soupçon de grain de quoi mettre les skippers en condition pour le grand côtier en direction de Morgat.

A ce petit jeu la flotte s'est scindé en deux sous le vent de Groix.

Demain matin les concurrents quitteront Locmiquélic pour virer Belle-ile-en-Mer, Groix et Sein avant d'arriver sur Morgat

Voici les résultats du Banane (dans l'ordre de passage de la ligne):
667 Proto - n° 1 -> RUYANT Thomas - FABER FRANCE
265 Proto - n° 2 -> MARETTE Paul - VECTEUR PLUS
630 Proto - n° 3 -> AUBRUN Rémi - PRO FIL COMPOSITE

502 Série - n° 1 -> SASSY Yann - TRAITEUR DE PARIS
674 Série - n° 2 -> BEAUDART Davy - PORT À SEC GUY BEAUDART

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AVIVA : Dee Caffari, dans le sens des vents



Voir en Dee Caffari, alors qu'elle s'élance dans la Transat anglaise, la nouvelle Ellen MacArthur, vainqueur de l'épreuve en 2000, est un raccourci tentant. A 35 ans, la Londonienne a pourtant tracé sa route de manière toute personnelle. Sa notoriété, elle l'a acquise sur un coup d'éclat : en mai 2006, elle est devenue la première femme à boucler un tour du monde en solitaire et sans escale contre les vents et les courants dominants en 178 jours, sur un monocoque en acier de 22 mètres.



De Plymouth à Boston
Parcours. La Transat anglaise part le 11 mai de Plymouth (Royaume-Uni). L'arrivée est prévue à Boston (Etats-Unis).

Concurrents. 13 monocoques de 60 pieds (18,28 m) : Unai Bazurko (Pakea Bizkaïa), Arnaud Boissières (Akena Veranda), Yannick Bestaven (Cervin), Dee Caffari (Aviva), Samantha Davies (Roxy), Yann Elies (Generali), Michel Desjoyeaux (Foncia), Marc Guillemot (Safran), Sébastien Josse (BT Ellen), Armel Le Cléac'h (Brit Air), Loïck Peyron (Gitana Eighty), Vincent Riou (PRB), Steve White (Spirit of Weymouth). La course compte aussi 10 monocoques de 40 pieds.

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Cette performance a été revendiquée quelque temps plus tard par Maud Fontenoy. La Française a assuré qu'elle ignorait qu'une autre navigatrice l'avait déjà accomplie. L'incident a fait sourire l'Anglaise, qui avait reçu de Fontenoy durant son périple un message d'encouragement. Elle a vite oublié tout ça, trop heureuse d'avoir convaincu son partenaire, la compagnie d'assurances Aviva, de l'épauler pour participer à une vraie course "dans le bon sens" : le Vendée Globe.

Pour ce tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance, qui met aux prises les coureurs au large les plus culottés de la planète mer tous les quatre ans, Dee Caffari a décroché un confortable budget et fait construire un voilier compétitif. C'est dans cette épreuve qu'Ellen MacArthur avait crevé l'écran en 2000-2001, époustouflante dauphine de Michel Desjoyeaux.

Née au nord de Londres, Dee a d'abord navigué sur la Tamise, avec le bateau à moteur de son père. Elle se cantonnait alors au ski nautique ou au windsurf. Puis elle a mis les voiles pour passer ses diplômes de skipper professionnel. "J'adorais enseigner, explique cette ancienne professeur de sport, mais c'était comme d'avoir le parfait boulot bien cadré trop tôt dans ma vie."

LA FEMME-GRENOUILLE

A l'aube du Vendée Globe 2000-2001, elle a rejoint l'équipe de Mike Golding. Son job ? Maintenir le bateau de son méticuleux compatriote propre comme un sou neuf. Impressionné par l'efficacité de cette femme-grenouille, le staff de Michel Desjoyeaux lui demande alors de récurer à ses heures perdues la coque du Finistérien. "Je le faisais aux aurores pour que Mike n'en sache rien, s'amuse Dee Caffari, et j'ai peut-être contribué à la victoire de Mich' Desj'."

La soirée en l'honneur des skippers du Vendée Globe impressionne la jeune Anglaise. "Ils m'y sont apparus comme des rock-stars et j'ai décidé que si je continuais à travailler dans ce milieu, je voulais y réussir quelque chose de grand", raconte-t-elle. Mike Golding lui recommande d'engranger des milles nautiques d'abord. Elle n'y va pas par quatre chemins. Elle passe les sélections pour devenir skipper d'un des monocoques de 22 mètres du Global Challenge. Cette étonnante course autour du monde en équipage et par étapes inventée par Sir Chay Blyth, dont la dernière édition eut lieu en 2004-2005, est ouverte aux débutants. Premier homme autour du monde en solo à la voile contre les vents et les courants dominants en 1971, en 292 jours, Sir Chay a détenu ce record jusqu'aux 161 jours de Mike Golding en 1994.

SUR SES PROPRES TRACES

"Le Global Challenge a été presque davantage un exercice de management humain, qui m'a aguerrie pour mon actuel projet, qu'un travail de navigatrice", sourit Dee Caffari au souvenir de ses 17 membres d'équipage et de leurs dix mois de navigation autour du globe en sept étapes. "Le plus jeune avait 23 ans, le plus âgé 60, certains n'avaient jamais mis les pieds sur un voilier et d'autres pensaient qu'ils savaient naviguer, et on avait seulement trois longs week-ends pour faire connaissance et prendre en main le bateau..."

A l'escale du Cap, en Afrique du Sud, Sir Chay souffle à Dee Caffari qu'il sent qu'une femme ne tardera pas à marcher sur ses propres traces dans le "tour du monde à l'envers". "J'ai cru qu'il avait trop bu, mais l'idée s'est tout de suite mise à germer", dit-elle.

Les 7 000 milles de l'étape suivante entre Le Cap et Boston, aux Etats-Unis, scellent sa décision. "L'équipage avait survécu aux mers du Sud et quasiment bouclé un tour du monde. Il se croyait invincible, et a commencé à remettre en question chacune de mes décisions, rit-elle. C'est alors que j'ai compris qu'y aller toute seule, même contre vents et courants serait bien plus facile."

Sir Chay, séduit, fournira le bateau. Reste à trouver un budget. Novice, elle demande un avis à Patrick Snowball, un des patrons d'Aviva, fin navigateur de sa connaissance. "Tu es folle mais ton timing est bon", répond-il, acceptant d'aider le dossier à brûler quelques étapes.

La compagnie d'assurances sera gagnante, quelle que soit la place à laquelle Dee Caffari boucle le prochain Vendée Globe qui s'élancera des Sables-d'Olonne (Vendée) le 9 novembre, si elle décroche son sésame lors de cette Transat anglaise - il lui faut pour cela arriver à Boston. Dee Caffari deviendrait en effet la "première-solitaire-autour-du-monde-dans-les-deux-sens".

Source : Le Monde

http://www.avivaoceanracing.com

ARTEMIS TRANSAT : J - 2



Soldini et le mauvais oeil

Après une victoire dans la transat Jacques Vabre 2007 et une autre récente victoire lors du grand Prix Petit Navire à Dournenez, France, le skipper italien Giovanni Soldini, âgé de 47 ans et son Telecom Italia sont les favoris dans cette 13ème édition de the Artemis Transat. Une transat en solitaire appelle toujours à la prudence...

Feu vert pour tous les concurrents en Class40

Les 11 monocoques Class40 inscrits à the Artémis Transat ont tous reçu le feu vert de la direction de course pour prendre le départ.

Jean-Luc Nélias, consultant stratégiste

Figaro, Formule 40, maxi-multicoques, Mini Transat, trimaran Orma, catamarans de raid, monocoque Imoca, prototypes IRC, monotypes… Jean-Luc Nélias possède un panel d’activités très diversifié.

COMPTE À REBOURS À PLYMOUTH
Le compte à rebours est commencé à Plymouth d'où la Transat anglaise s'élancera dimanche prochain. Les 13 monocoques IMOCA 60 pieds et les 11 Class 40 engagés sont désormais tous amarrés à Sutton Harbour.

Le public a été très nombreux le week-end passé pour admirer ces voiliers. Cette 13 e édition, organisée par Offshore Challenge, est exclusivement réservée aux monocoques. Pour les marins de la classe IMOCA, elle sera un dernier test avant le prochain Vendée Globe attendu comme l'Everest. Michel Desjoyeaux (« Foncia ») Vincent Riou (« PRB »), tous deux vainqueurs du Vendée Globe, mais aussi Loïck Peyron (« Gitana Eighty ») n'ont pas dédaigné cette confrontation à quelques mois du Vendée.
Décrocher son ticket pour le Vendée
Certains engagés comme Armel Le Cléac'h viennent y chercher leur ticket d'entrée pour ce tour du monde. Il y aura donc une certaine pression sur les épaules du jeune skipper de « Brit Air » : « C’est une course difficile avec des conditions exigeantes, une météo assez rude, une route que l’on connaît mal. C’est un peu les montagnes russes. Je vais en profiter pour valider les évolutions techniques et progresser dans tous les domaines. Au niveau de la navigation, ce sera pour moi la première course sur un 60 pieds où le routage n’est pas autorisé ». C'est Mike Golding, vainqueur de l'édition 2004 en monocoques 60 pieds (1), qui donnera le départ. Le navigateur britannique a dû s'abstenir en raison de problèmes de quille sur son « Ecover ». Ces jours derniers Johnny Malbon, skipper du 60 pieds « Artemis Ocean racing 2 », insufissamment prêt, a également déclaré forfait. (1) Michel Desjoyeaux s'était imposé sur « Géant » en trimaran 60 pieds.

Plus difficile que la Route du Rhum dit Michel Desjoyeaux

Après trois jours de stage au Centre de Course au Large de Port-la-Forêt, puis quelques « runs » (vitesse pure sur trois milles) et parcours côtiers à l’occasion du Grand Prix Petit Navire de Douarnenez, FONCIA a rallié le port anglais de Plymouth et les onze autres monocoques Imoca qui se préparent à The Artemis Transat (ex-Ostar). Cette course imaginée en 1960 par un Britannique un peu illuminé (le colonel Blondie Hasler) est la première épreuve océanique en solitaire, « LA » référence en terme de course au large, la plus dure et la plus exigeante des compétitions sur l’Atlantique. Michel Desjoyeaux, tenant du titre puisque vainqueur en 2004 en multicoque, explique d’ailleurs : « The Artemis Transat est une épreuve plus difficile que la Route du Rhum : je n’ai pas fait le Rhum en monocoque mais je vois bien ce que cela représente, puisque je l’ai faite deux fois en trimaran, et la transat anglaise, j’y ai participé en monocoque et en multicoque… C’est une course importante en terme de résultat sportif, de dureté et de difficulté. Il y a tous les ingrédients d’un tour du monde en concentré : on passe directement du golfe de Gascogne (Manche) à l’océan Indien (Terre-Neuve) ! L’eau aux abords du courant du Labrador n’est qu’entre 2° et 5°C… Ce sont les mêmes conditions que les mers du Sud ! Et la transition est plus brutale que sur une descente de l’Atlantique. »

UN NOUVEAU POINT DE PASSAGE POUR ÉVITER LES GLACES

Situation particulière ou effet du réchauffement climatique, l'explication de la présence de nombreux icebergs au large du Labrador est multiple. Et les organisateurs de The Artemis Transat en accord avec les concurrents, ne pouvaient prendre le risque d'une collision avec un growler : une porte a donc été définie par 40° Nord sous les bancs de Terre-Neuve afin d'incurver la route des solitaires plus au Sud.

210 milles en sus : voilà la conséquence de la décision prise collectivement par Sylvie Viant, Directrice de Course, et les vingt-quatre solitaires ! Mais si le parcours atteint désormais près de 3 000 milles (2 955 milles exactement), le risque d'un incident, voir d'une avarie grave suite à la percussion d'un growler, est très sensiblement réduit. Il faut souligner que les observations effectuées quotidiennement par les Coast Guards et les images satellite indiquent que des icebergs ont été identifiés jusqu'à 41°30, soit pratiquement sous les bancs de Terre-Neuve, en limite du Gulf Stream et très près des routes maritimes entre l'Europe et la côte Est des Etats-Unis ! Une situation inhabituelle à cette période de l'année car la débâcle des glaces du Saint-Laurent et de la banquise n'a débuté que depuis quelques semaines.
L'indication aussi que les icebergs sont plus nombreux que les années précédentes et qui dit icebergs, dit growlers, masses de quelques tonnes seulement qui flottent en groupe dispersé et n'émergent que de quelques mètres au-dessus de la mer. Car si un iceberg est visible au radar, ces morceaux de glace sont difficilement aperçus par un navigateur solitaire et ignorés par les radars, et seule une différence de température de l'eau de mer peut laisser entendre que cette présence fantomatique rôde !
La porte définie par les Instructions de Course est ainsi une ligne située à la latitude de 40° Nord entre un point par 47° Ouest et un point par 50° Ouest : les concurrents doivent laisser au moins un point de cette ligne sur leur tribord, avant de remonter vers le Nord si leur route stratégique les y incite. L'objet de cette décision est d'incurver la route des solitaires au Sud des bancs de Terre-Neuve, sans pour autant bloquer les initiatives tactiques sur la fin du parcours. La ligne d'arrivée devant Boston étant situé par 42°20 et 70°57, les concurrents auront encore plus de 900 milles à parcourir sur un terrain de jeu ouvert.

Détecteur de glace
Rappelons l'aventure de Sébastien Josse (présent à Plymouth pour The Artemis Transat sur BT) lors du dernier Vendée Globe 2004 : dans le Sud-Est de la Nouvelle-Zélande, son monocoque avait percuté de plein fouet un growler de plusieurs tonnes, arrêtant net son voilier et brisant son bout dehors qui heureusement, avait fait office d'amortisseur. La coque n'avait pas été endommagée mais le solitaire n'avait pu retrouver tout le potentiel de son bateau au portant jusqu'à l'arrivée aux Sables d'Olonne. C'est dans cette optique que la société Sagem développe un détecteur d'objet flottant non identifié (OFNI). Safran va à l'occasion de The Artemis Transat, tester ce prototype qui doit permettre surtout d'alarmer le solitaire lors du Vendée Globe dans les mers du Sud. Marc Guillemot précise que ce système est encore en phase de mise au point sur son 60 pieds : « Le principe s'appuie sur une caméra miniature thermique en tête de mât qui détecte tous les objets qui présentent une différence de température significative par rapport à l'environnement. La Sagem développe cette technologie pour l'industrie et le bateau sert de banc test essentiellement pour identifier les growlers, les morceaux de glace dérivante issus de la fonte des icebergs. Pour l'instant, le système enregistre les images thermiques et le logiciel va stabiliser l'image pour la définir sur un champ de vision d'un mille devant l'étrave. ». Ce matériel sera installé dans sa version définitive sur Safran pour le prochain Vendée Globe, le système permettant alors de circonscrire l'objet, de l'identifier comme un danger possible, puis d'alarmer le skipper. Ce projet pourrait intéresser autant les coureurs autour du monde, en solitaire ou pour un Trophée Jules Verne, que les cargos et les bateaux de pêche qui naviguent dans des zones froides à risque.

Un plateau réduit mais de haut vol

Avec douze monocoques Imoca et onze Class’40, la flotte de The Artemis Transat s’est concentrée pour proposer un plateau homogène et affûté. Malheureusement, plusieurs tandems skipper-bateau n’ont finalement pas pu être prêts à temps à l’image de Jean Le Cam, Roland Jourdain, Mike Golding (vainqueur en monocoque en 2004), Brian Thompson, Jonny Malbon… mais les voiliers présents dans le port de Sutton Harbour sont justement particulièrement bien préparés après les courses de l’hiver dernier et un grand chantier d’optimisation. Car côté concurrence, les jeux sont loin d’être faits avec des skippers aussi différents de Michel Desjoyeaux que Loïck Peyron, Samantha Davies, Sébastien Josse, Vincent Riou sur des bateaux dessinés par le même cabinet architectural (Bruce Farr), avec des voiliers très typés comme ceux de Marc Guillemot, Dee Caffari, Yann Eliès, Armel Le Cléac’h mais aussi des monocoques au palmarès long comme un jour sans vent à l’image de ceux d’Arnaud Boissières, Yannick Bestaven, Unaï Basarko.

Froid devant !

Côté parcours, long de 2 745 milles entre Plymouth et Boston, l’incertitude règne encore sur l’approche des bancs de Terre-Neuve. Les solitaires ont en effet des portes à franchir (points de passages obligatoires), et dans cette zone, ce sont les glaces dérivantes qui présentent un énorme danger ! Déjà il y a quatre ans, les skippers s’étaient donnés un « way-point » pour éviter icebergs et growlers, et pour cette treizième édition, ces OFNI ont déjà été repérés jusqu’au Sud des bancs de Terre-Neuve (41° 30 Nord) ! Mais en attendant de les atteindre, les douze skippers de monocoques Imoca vont devoir négocier du petit temps, un flux de Nord et des vents instables, avant de tenter de passer au Nord d’une dépression peu active… Pas de coup de vent en vue mais du travail sur le pont et à la table à carte ! « A quatre jours du départ, la météo semble annoncer du « mou » : des vents faibles pour sortir de la Manche, du travers après l’Irlande et du portant en passant au Nord d’une dépression qui se situerait au milieu de l’Atlantique mercredi prochain… Ce sera donc plutôt calme pour ce début de course : ce n’est pas pour me déplaire car cela permet une « mise en route » en douceur. »

Un couvre-feu pendant une journée et demie

Originalité de cette treizième édition de la transat anglaise, un « black-out » de 36 heures a été annoncé par les organisateurs de The Artemis Transat, une période de non transmission des positions des solitaires. Histoire de laisser plus ouvertes les portes de l’initiative tactique pour ouvrir le jeu à un moment où les conditions météorologiques ne seront pas des plus simples à anticiper : « Il y aura une période de « black-out » de 36 heures que la Direction de Course annoncera un peu avant. C’est une nouveauté intéressante surtout si le moment choisi est stratégiquement capital. Personne en mer ne saura donc les positions de ses concurrents, sauf si nous-mêmes nous les diffusons, vraies ou fausses… Un peu comme dans les années 80 ! L’idée est amusante…»

Bref, à quatre jours du coup de canon libérateur, Michel Desjoyeaux et son FONCIA sont prêts et concentrés sur ce parcours difficile à négocier, dur à affronter, technique à anticiper. Comme pour ses onze autres concurrents, l’heure est à la recherche des fichiers météo pour faire tourner les routages et estimer dès à présent combien de temps, quelle trajectoire et quelles particularités vont caractériser cette transat anglaise mythique !

POSITIONNEMENT : Galileo: GIOVE-B a émis ses premiers signaux




Lancé avec succès le 27 avril (voir notre news), GIOVE-B a commencé, le mercredi 7 mai, à émettre des signaux de navigation. Il s'agit d'une étape véritablement historique pour la navigation par satellite. En effet, GIOVE-B émet pour la première fois le signal commun GPS-Galileo utilisant une modulation optimisée spécifique dénommée MBOC (porteuse à forme d'onde binaire décalée multiplexée), conformément à l'accord conclu entre l'Union européenne et les Etats-Unis en juillet 2007 pour leurs systèmes respectifs, à savoir Galileo et le futur GPS III. Ces signaux de GIOVE-B, synchronisés à bord avec une horloge du type maser à hydrogène passif de haute stabilité, offriront une plus grande précision dans des environnements rendus problématiques par des phénomènes de trajet multiple et d'interférence, de même qu'ils autoriseront une meilleure pénétration pour la navigation en milieu fermé. La preuve est maintenant apportée que Galileo et GPS sont véritablement compatibles et interopérables et que les utilisateurs du monde entier pourront bénéficier des services de localisation.

"Maintenant que GIOVE-B diffuse dans l'espace son signal de haute précision, nous avons la preuve tangible que Galileo pourra fournir les services de localisation par satellite les plus performants, tout en étant compatible et interopérable avec le GPS", explique Javier Benedicto, Chef du projet Galileo.

A la suite du lancement, du début de fonctionnement en orbite et de la recette de la plateforme satellitaire, la charge utile de navigation de GIOVE-B a été mise sous tension et les premiers signaux ont été émis le 7 mai. Ces signaux font actuellement l'objet d'un contrôle de qualité. Plusieurs moyens sont mis en oeuvre à cet effet, notamment le Centre de contrôle de GIOVE-B chez Telespazio à Fucino, en Italie, le Centre de traitement Galileo de l'ESA/ESTEC, aux Pays-Bas, la station sol ESA de Redu, en Belgique, ainsi que l'observatoire de Chilbolton du Rutherford Appleton Laboratory (RAL), au Royaume-Uni.

L'antenne de 25 mètres de Chilbolton permet d'analyser de manière très précise les caractéristiques des signaux de GIOVE-B et de vérifier qu'ils sont conformes aux spécifications de conception du système Galileo. Chaque fois que GIOVE-B se trouve dans la zone de visibilité de Redu et de Chilbolton, les grandes antennes de ces installations sont activées pour assurer la poursuite du satellite. Celui-ci évolue à 23 173 kilomètres d'altitude, accomplissant une rotation complète autour de la Terre en 14 heures et 3 minutes.

La qualité des signaux de GIOVE-B jouera un rôle important dans la précision des informations de localisation que fourniront les récepteurs des utilisateurs au sol. GIOVE-B emporte à son bord une horloge atomique du type maser à hydrogène passif, qui devrait offrir une stabilité inégalée.

La qualité du signal peut être affectée par l'environnement orbital du satellite ou par la propagation des signaux entre l'espace et le sol. De plus, les signaux du satellite ne doivent pas créer d'interférences avec les services fonctionnant dans des bandes de fréquence voisines, ce qui fait également l'objet d'une vérification.

Les équipes Galileo de l'ESA et de l'industrie ont la possibilité d'observer et d'enregistrer en temps réel le spectre des signaux émis par GIOVE-B en temps réel. Plusieurs mesures sont effectuées en ce qui concerne la puissance du signal émis, la fréquence centrale et la bande passante, ainsi que le format des signaux de navigation générés à bord. On peut ainsi analyser les signaux émis par le satellite dans les trois bandes de fréquence qui lui sont allouées.

La mission GIOVE-B offre aussi l'occasion de valider en orbite les technologies critiques du satellite, de caractériser l'environnement radiatif en orbite terrestre moyenne (MEO) et de tester un élément fondamental du futur système Galileo: les récepteurs des utilisateurs.

Source: Communiqué de presse ESA
Illustration: ESA

TRANSAT AG2R :Le coup de Trafalgar s'est confirmé par le sud




Transat Ag2r. C'est fait. Les tenants de l'option sud ont pris les commandes de la flotte. Il reste grosso modo 900 milles à couvrir.

L'option nord s'est consumée. Et toutes les larmes de ceux qui y ont tant misé n'ont pas fini de couler. Terrible, que cette inéluctable remontée engagée depuis maintenant plusieurs jours par les tenants du sud, et constatée à distance par les ouvreurs historiques de l'Ag2r. À bord de Financo (Troussel-Pratt), Défi Mousquetaires (Rouxel-Israël), Athéma (Tabarly-Biarnes), et Dégremont Suez Source de Talents (Monnet-Toulorge), les marins ont découvert au pointage de 11 h, hier, qu'ils avaient désormais les crocs plantés dans leur pain noir.

Selon toute probabilité, leur calvaire promet de durer. Dès mercredi, Nicolas Troussel annonçait d'ailleurs la couleur à son équipe à terre : « D'après les routages, et sur le papier, on arrivera 24 heures après les vainqueurs. Maintenant, on espère finir premiers de la bande des Ch'tis, même s'il peut toujours se passer quelque chose d'ici l'atterrissage. » D'où cette tentative tardive de se recaler sur la route la plus porteuse. « L'option du désespoir va-t-elle payer ? On verra bien qui va en sortir », interroge avec son habituelle sagesse Jean Le Cam (Cercle Vert).

Désormais devant, le Finistérien Éric Peron (Concarneau - Saint Barth), qui fait équipe avec Miguel Danet, l'enfant de Saint-Barthelemy, se garde cependant de toute extrapolation : « Ce n'est qu'un classement. Ça fait plaisir de voir que les nordistes sont enterrés, mais il va falloir batailler jusqu'à la fin. On reste concentrés. J'imagine que l'île doit être folle, mais Miguel est le premier à dire qu'il ne faut pas s'enflammer. »

Même tonalité du côté de Jean-Paul Mouren (SNEF et Cliptol Sport), qui préfère rester d'une prudence de Sioux pour les 900 derniers milles, et particulièrement l'atterrissage : « Le vent va un peu faiblir, le jeu de cartes va être un peu redistribué dans le petit temps. L'extrême sud va sortir du chapeau et l'extrême nord fera son apparition. » Propos de circonstance ou juste appréciation des derniers événements ?

CLASSEMENT 09/05/2008 à 05:00
SNEF et Cliptol Sport
PELLECUER Laurent - MOUREN Jean Paul
CONCARNEAU - ST BARTH
PERON Eric - DANET Miguel
CERCLE VERT
MORVAN Gildas - LE CAM Jean

jeudi 8 mai 2008

DOCU-FICTION Tempêtes



Les sauveteurs à l'honneur

Tempêtes . Tel est le titre du téléfilm de 90 minutes que prépare actuellement pour France 3 la société de production Western Prod, de Dominique Baron, Marc Rivière et Michel Sibra, auquel l'état-major de la Marine nationale a accepté de prêter un concours important. Le scénario accepté par la Marine met en scène l'équipage du canot de sauvetage de la SNSM (Société nationale de sauvetage en mer) de Saint-Malo, qui arrachera force naufragés à des flots déchaînés. Tous les moyens d'intervention de l'État en mer seront mis en oeuvre par la Marine en soutien à ces sauveteurs, qu'il s'agisse du remorqueur Abeille Flandre et autres navires de surface, des hélicoptères SAR, d'avions, etc. La Marine a apprécié que le scénario fasse intervenir un de ses avions Rafale, pour ce qui sera sûrement sa première (et unique ?) contribution à un sauvetage en mer ! La plaquette diffusée par Western Prod évoque "une fiction de prestige" de 100 minutes, avec le concours - en sus de ceux de la Marine et de la SNSM - du secrétariat général de la mer. Premier tour de manivelle : printemps 2009.