lundi 14 janvier 2008

Clipper Ventures relance son tour du monde en 2010






L’héritière du BOC Challenge / Around Alone survit, sans l’IMOCA

Clipper Ventures, organisateur de la Velux 5 Oceans a signé avec son partenaire pour une nouvelle édition entre 2010 et 2011. Malgré son éviction du calendrier IMOCA (classe des monocoques de 60 pieds), la course espère réunir 12 partants et devrait repartir d’Espagne, mais un départ ou l’arrivée en France sont en évaluation… Voici le communiqué des organisateurs.

« En septembre 2007, nous avons eu le plaisir de vous annoncer la poursuite du partenariat de VELUX avec la course 5 OCEANS. Nous avons repris cette épreuve historique en 2002 alors qu’elle était en difficulté commerciale et financière. Grâce à notre partenariat avec VELUX, qui a débuté en septembre 2005, nous avons organisé une édition 2006-07 convaincante, malgré les nombreux défis à relever pour ramener cette grande épreuve sur le devant de la scène des courses au large professionnelles et pour conquérir un large public à travers le monde. Nous nous sommes fixés d’ambitieux objectifs et avons offert à notre sponsor plus de 65 millions d’Euros de valeur média.
Notre projet est de créer une des plus grandes références sportives internationales sous la bannière du ’Défi Absolu en Solitaire’. Il s’agit d’une annonce ambitieuse et nous nous sommes fixés trois principaux objectifs pour attirer les skippers et les sponsors et garantir des progrès significatifs pour la prochaine édition :
Une épreuve mondiale avec un plateau international de skippers comptant parmi les meilleurs de la planète.
Une compétition plus disputée avec d’avantage d’escales pour constituer le ’roadshow’ international de la course au large
Une course océanique moderne et de haute technologie accessible au plus grand nombre grâce à un programme médiatique innovant en plusieurs langues.
La VELUX 5 OCEANS pourra récompenser activement les participants grâce à des avantages en natures très intéressants dans les principaux domaines (identifiés d’après les commentaires des skippers) :
Logistique / Fret (partenariats pour limiter ou supprimer les frais)
Communication (partenariats pour limiter ou supprimer les frais liés aux communications en mer, ainsi que pour les logiciels et le matériel d’enregistrement de montage et de transmission embarqué)
Hébergement (partenariats pour limiter ou supprimer les frais des hôtels et appartements aux escales)
Transports (partenariats pour limiter ou éliminer les frais des vols et locations de voiture)
Entraînement (pour proposer aux participants des cours spécialisés en navigation et technologies média, tels que MaxSea etc.)
Notre Responsable Développement Commercial cherchera également des partenariats avec différents fournisseurs dans de nombreux domaines liés aux activités nautiques en mer comme à terre. Nous voulons aider les skippers et les sponsors des bateaux de façon à créer un événement peu coûteux à la visibilité médiatique très large, tout en augmentant les retours sur investissement.
Nous avons à la fois retenu plusieurs membres de la précédente édition et engagé de nouveaux talents issus d’horizons sportifs divers pour continuer de progresser dans tous les domaines (gestion de l’événement, marketing, communication, organisation de la course et relations avec les sponsors).
David Adams - Directeur de Course
Kiny Parade - Responsable Course
Alex Crosby – Directeur de l’Événement
Tim Kelly – Responsable Communication
Andrew Boosey – Responsable Développement Commercial
David Stubley (Directeur de Clipper Ventures)
Le format définitif de l’épreuve (parcours, dates, escales etc.) est actuellement en cours de finalisation et sera dévoilé dans les semaines à venir. De nombreux ports d’accueil à travers le monde ont montré un intérêt très fort pour la course. Après consultation avec les skippers et les partenaires, nous savons dores et déjà que le parcours suivra le format classique suivant :
Départ et arrivée en Europe, quatrième trimestre 2010. (France ou Espagne)
Escales en Afrique du Sud, en Australasie, en Amérique du Sud et aux États-Unis (côte Est).
La VELUX 5 OCEANS est ouverte à tous les skippers IMOCA ainsi qu’à tous les marins ayant les compétences et l’ambition de relever le Défi Absolu en Solitaire dans le cadre d’une campagne Open 60 sûre et bien financée. Notre objectif est d’aboutir à une flotte de 12 bateaux sur fond de diversité internationale. Kiny, notre responsable de course, est en contact avec des skippers et des sponsors aux quatre coins du monde pour proposer son soutien dans les négociations et communiquer notre projet pour la prochaine édition.
Nous avons été contraints d’accepter la décision de la classe IMOCA de rayer la VELUX 5 OCEANS de son calendrier. Toutefois, nous avons du mal à comprendre leur logique et nous sommes déçus de constater qu’après des mois de discussions et de tentatives de coopération, cette décision ait été prise de façon isolée sans véritable consultation avec l’ensemble de la flotte IMOCA et de ses membres. Nous sommes d’autant plus déçus que notre course fût l’évenement précurseur du Vendée Globe et que ces deux événements ont contribués ensemble à développer les règles de l’actuelle Classe Open 60.
Depuis avril 2007, l’Équipe Organisatrice de la Course a tenté à plusieurs reprises d’engager les discussions avec l’IMOCA et de présenter notre projet et les améliorations prévues pour la course. Nous savons que nous avons encore beaucoup de progrès à faire dans divers domaines et nous prenons en compte ces inquiétudes. Suite à leur décision, nous avons repris contact avec l’IMOCA et nous souhaitons garder les discussions ouvertes. »


Plus d’info sur www.velux5oceans.com (en anglais)

Soucis, galères et conditions homériques pour le sprint final




Au coeur de l'Océan Atlantique, loin par le travers des îles du Cap Vert, Francis Joyon se prépare à entrer dans le plus fort des vents alizéens qui soufflent du Nord Est depuis les rivages marocains. La nuit dernière s'est déroulée sereinement, sans autre embûche qu'un gros grain venu secouer IDEC en milieu de nuit. Francis Joyon, après 48 heures très difficiles passées à d'abord s'extraire du Pot au Noir puis à tenter de juguler un sérieux problème d'ancrage de son hauban tribord, a enfin pu souffler quelque peu et goûter un repos bien nécessaire. Avec le renforcement de l'alizé, c'est bien entendu l'état de la mer, plus "agressive" aux dires de Francis Joyon, qui va rendre la progression du trimaran plus pénible, avec les chocs violents face à la houle de plus en plus creuse. C'est aussi le stress qui va aller croissant à l'idée de savoir son mât fragilisé subir de nouvelles épreuves. L'opération de "ceinturage" de la partie blessée n'est en tous cas par à l'ordre de cette 52ème journée de mer qui débute. Un peu plus de 2 500 milles nautiques restent à parcourir, 2 500 pas de géant à la mesure d'IDEC, à l'image de Francis si solide dans l'adversité.

"C'est un peu galère"... lâchée laconiquement et sans émotion palpable, cette petite phrase prend, pour ceux qui connaissent Joyon, une résonance bien singulière, teintée de sous entendus et de pudeur, pour ne pas dire la violence et la difficulté des moments vécus cette nuit. Dans un alizé bien loin de son image d'Epinal, IDEC s'est durement fait secouer face à une mer très hachée, et sous une succession de grains. Francis s'est évertué, aux dépens de tout repos, à atténuer du mieux possible les "souffrances " du bateau, s"écartant de la route, renvoyant puis reprenant un ris, alternant foc de tempête et trinquette, jusqu'à la tant redoutée succession de "petites" casses, celles qui pourrissent la vie du marin, au terme de 23 000 milles et 52 jours de course. Loin là-bas au large de la Mauritanie, l'angoisse chevillée aux tripes de savoir son mât fragilisé, Joyon n'a pourtant en rien relâché la pression du record. Son tableau de marche est tout tracé dans son esprit, de la sortie du régime d'alizés à la transition des Açores, jusqu'au train des forts régimes de Sud sud Ouest qui le ramèneront, coûte que coûte, vers Brest et la maison...

Litanie des avaries
Une nouvelle avarie aura donc à nouveau perturbé la progression du trimaran géant IDEC cette nuit. C'est l'étai de trinquette qui a cette fois fait les frais des chocs répétés contre la houle. "La voile est partie dans tous les azimuts" raconte Francis, "Et les petites avaries se sont enchaînées, avec une poulie brisée qui m'a fait un trou dans le pont... Il m'a fallu ressortir la boîte à outils et la résine, réparer le pont, récupérer ma voile..." 27, 28 noeuds de vent au près et dans une mer dure ont ainsi toute la nuit méchamment chahuté IDEC. Avec le premier jour, la rotation du vent à l'Est s'est faite plus précise. Plus que jamais en mode "record", Francis renvoyait alors et dès les premiers signes de « mollissement » un ris puis sa trinquette en lieu et place du petit tourmentin. "Je ne peux pas encore trop "jouer" avec la trinquette avoue Francis, car le tambour d'enrouleur est brisé..." La litanie des avaries atteindrait probablement n'importe quel marin. Pas Francis. A chaque problème, sa solution, quel qu'en soit le prix en temps et en effort physique. "Je ne me suis guère reposé tant le bateau tapait".

Bandage autour du mât
Obnubilé par la fragilité de son mât, Francis reste concentré à sa trajectoire et la bonne synchronisation avec l'enchaînement des systèmes météos à venir. Ce 53ème jour de course devrait lui apporter un peu de répit avec une mer mieux ordonnée et un angle de vent plus favorable. Se profile à moins de 36 heures de ses étraves le coeur de l'anticyclone des Açores, qu'IDEC laissera sur tribord, afin d'entrer sans trop de transition dans un flux de Sud Sud Ouest synonyme d'empannage. Francis aura préalablement profité des calmes de la proximité du centre des hautes pressions pour effectuer une nouvelle escalade du mât ; "Je vais en profiter pour effectuer une dernière évaluation des mouvements de l'axe qui tient le hauban" explique-t-il. "Je pense écraser le filtrage au marteau afin de le "gripper" définitivement. Je sécuriserai ensuite l'ensemble par un "bandage" autour du mât. J'ai déjà passé une drisse en doublement du hauban tribord".

Des conditions homériques pour le sprint final…
Ayant ainsi fait tout ce qui est en son pouvoir, Francis abordera sa dernière ligne droite, son dernier sprint que les conditions de vent fort, 40-45 noeuds, annoncent homériques, à la mesure d'un tour du monde en tout point unique, et que Francis tient plus que tout à clore en beauté.

UNE JOUNÉE SOUS HAUTE TENSION POUR FRANCIS JOYON MAIS IDEC EST DE NOUVEAU AU-DESSUS DES 400 MILLES PAR JOUR

Reste une trajectoire encore éloignée de la route directe, et des milles vers Brest très durement gagnés. Mais l'alizé doit prendre aujourd'hui une orientation plus franche à l'Est qui permettra à Francis Joyon de lofer enfin et d'améliorer on VMG (Velocity Made Good), soit le gain efficace vers son but. Tout cela a bien entendu un prix ; le prix de voir depuis 48 heures le trimaran sollicité par près de 24 000 milles de course taper toujours et encore dans la forte houle alizéenne, et le prix du stress engendré par cette épée de Damoclès suspendue plusieurs dizaines de mètres au-dessus du pont du trimaran. Prudent et au petit soin pour son mât blessé, Joyon s'attache à plus que jamais rester en phase avec l'évolution des systèmes météos qui préfigurent sa route du retour. D'ici 24 heures, il lui faudra négocier un crucial virement de bord sous l'anticyclone des Açores, gérer au mieux une zone de transition et attraper les flux d'Ouest qui le ramèneront à la maison. Aller vite, sous la menace, toujours, encore...

samedi 12 janvier 2008

SUSPENS AUTOUR DU MONDE



Compromis entre risque et record, Francis Joyon n'a pas abdiqué !

C'est bien une journée en tous points apocalyptique qu'a connu hier Francis Joyon au 49ème jour de sa tentative contre le record du Tour du monde à la voile. La découverte presque inopinée d'une sérieuse avarie au point d'ancrage de son hauban tribord a plongé le skipper d'IDEC dans le doute et l'introspection. Homme d'actions et d'initiatives, Francis est à trois reprises en l'espace de quelques heures monté au sommet des 32 mètres de son espar, sur une mer croisée qui l'a violemment chahuté. Sommairement et momentanément sécurisé, l'axe incriminé semble toujours tenir la charge et l'étonnant Monsieur Joyon de reprendre imperceptiblement confiance, au point de renvoyer ce matin un peu de toile pour réaccélérer tout en douceur avec la rotation de l'alizé au Nord Est. L'heure est plus que jamais à la vigilance et à la plus grande prudence. Elle est aussi dans l'esprit du marin de Locmariaquer au compromis entre risque et record. Blessé, meurtri, à bord d'un voilier à 60% de ses possibilités, Francis Joyon n'a pas abdiqué.

SÉRIEUSE AVARIE À BORD DE IDEC

Avec plus de 22 800 milles au compteur, parcourus à grande vitesse et sans ménagement, IDEC montre quelques signes de fatigue. Au terme d'une nuit dantesque de bagarre dans les grains du pot au noir, Francis Joyon déplore deux avaries qui freinent aujourd'hui sa progression sur la route de Brest.

C'est d'abord la rupture de la drisse de grand voile qui a contraint cette nuit le skipper d'IDEC à une périlleuse ascension dans le mât. Et c'est en tête du mât que Francis a découvert un problème beaucoup plus sérieux au niveau de l'ancrage du hauban tribord. Ce lourd et épais câble qui retient le mât en latéral est fixé sur l'espar par un axe. Et c'est précisément cet axe qui a commencé à se dévisser et à sortir de son puit. Francis s'est donc imposé une nouvelle escalade en tête de mât, pour tenter de sécuriser le hauban et de revisser cet axe vital. Il a entre temps considérablement réduit l'allure du trimaran, ne naviguant désormais plus que sous trinquette et trois ris. Le risque est bien évidemment le démâtage du bateau.__

Francis blessé à la cheville_Après la délicate ascension de son mât dans des conditions extrêmes et dangereuses lui occasionnant de nombreux chocs corporels, Francis constatait également une blessure à la cheville et décidait dans un premier temps de se reposer et d’attendre que le vent régulier de Nord Est calme quelque peu la mer : "Je me suis blessé à la cheville lors de ma seconde escalade tant le bateau bougeait" poursuit il. "Je prends le temps de récupérer et de réfléchir à une solution." Sous trois ris et trinquette, c’est à petite vitesse qu’IDEC s’éloignait en milieu de journée du pot au Noir._"J'essaie de progresser le mieux possible sur la route pour le moment" explique Francis Joyon visiblement fatigué. "Je suis toujours au près dans 18 noeuds de vent mais je ne peux aller vite compte tenu de la configuration de voiles destinée à préserver le mât." __

Difficile réparation_Evoluant sur une mer très croisée et privé des outils adéquats, Francis n’a réussi qu’à glisser la drisse de gennaker en secours du hauban si celui-ci venait à se désolidariser du mât, afin de retenir (ralentir) l’éventuelle chute de l’espar en carbone du trimaran. Les conditions de mer l’empêchant d’aller plus loin dans sa réparation._Le skipper de IDEC est en communication avec son équipe à terre ainsi qu’avec les concepteurs du mât afin d’envisager les possibilités de stopper le dévissage de cet axe et de cerner au mieux les risques encourus.


Deux heures seulement hier après midi, après avoir, par deux fois déjà escaladé son mât, Francis Joyon est reparti à l'assaut de son espar, malgré une cheville endolorie, pour tenter de sécuriser du mieux possible cet axe qui maintient le hauban tribord. L'enjeu : bloquer le dévissage intempestif de cet axe qui, s'il venait à tomber, provoquerait immanquablement la chute du mât. "Je l'ai bloqué du mieux possible avec du Spectra" raconte Francis, après avoir vainement tenté de le resserrer. Cet axe surdimensionné exige des outils et un confort de travail dont le solitaire en course ne dispose à l'évidence pas. "Il me faudra certainement grimper à nouveau pour mettre en place un ceinturage avec des bouts" poursuit Francis qui a eu le loisir de s'entretenir avec les fabricants du mât ainsi qu'avec les architectes du voilier, Nigel irens et Benoit Cabaret. Il ressort de ces entretiens une teneur quelque peu rassurante : "En l'état actuel des choses, les 32 mm de l'axe toujours en place suffisent à tenir la charge" résume Francis. "Mais il faut impérativement stopper ce desserrage..." Un peu de pommade, quelques cachets anti-douleurs et Francis a relégué au dernier rang de ses préoccupations sa cheville blessée et les hématomes provoqués par ses innombrables chocs contre le mât.

IDEC, un genou à terre, n'est pas encore battu.


Tribord amure dans un alizé hier très nord et qui prend à présent de plus en plus de droite, IDEC s'enhardit quelque peu et va toute la journée orienter de plus en plus ses étraves vers Brest et rejoindre la route directe. "Le vent était plein Nord hier au sortir du pot au noir" explique Joyon, "Et je faisais cap sur les Bermudes. Le vent tourne un peu plus à l'Est pour une vingtaine de noeuds et je commence à lofer gentiment." L'esprit de compétition est, malgré l'adversité, bien présent et Francis d'avouer : "J'ai libéré un ris ce matin. Je navigue à présent sous deux ris et trinquette, ce qui est exactement la toile du temps..." Justement toilé, sur une route de plus en plus optimisée, IDEC, un genou à terre, n'est pas encore battu. "Je vais naviguer dorénavant en recherchant en permanence le bon compromis entre risque et performance" souligne Francis. "Je devrais conserver les conditions actuelles pendant 3 ou 4 jours. Viendra alors le moment de décider du virement de bord pour parer l'anticyclone des Açores et toucher les vents d'ouest..." Un moment crucial, car la manoeuvre de virement de bord constituera un véritable test pour le hauban. "C'est lorsqu'il ne sera plus sous tension que l'axe risque de bouger".



L'analyse de Jean-Yves Bernot



Conseiller Météo à terre du trimaran IDEC, Jean-Yves Bernot a, bien entendu, d'emblée intégré dans ses calculs de route le facteur avarie dont vient d'être frappé le grand multicoque rouge : " Je travaille désormais avec pour base 75% des polaires théoriques de vitesse du bateau" explique t'il. "IDEC navigue à 14 noeuds au près alors qu'il devrait marcher à 18... la bonne nouvelle c'est qu'il y a du vent fort prévu jusqu'à l'arrivée, et que Francis n'aura pas à renvoyer toute la toile. L'alizé est bien en place et la route vers Brest demeure donc inchangée, avec pour seule nuance qu'IDEC l'effectuera plus lentement que prévu. Il faudra, d'ici 3 ou 4 jours bien négocier le passage aux Açores avec un anticyclone pas très virulent. Les vents d'Ouest Sud Ouest seront ensuite au rendez-vous. C'est une transition qu'il ne faudra pas manquer sous peine de se retrouver avec du Nord Est pour l'arrivée. Seule inconnue à mon sens, le comportement du bateau au vent arrière compte tenu de cette avarie. »

vendredi 11 janvier 2008

JOYON À L'EQUATEUR AVEC 12 JOURS ET DEMI D'AVANCE!




Francis Joyon a franchi l'Equateur aujourd'hui à 13h23, heure française. A bord du trimaran géant IDEC, il signe à cette occasion un nouveau chrono inédit pour un solitaire, puisqu'il n'aura mis que 48 jours, 2 heures et 18 minutes pour parcourir les 18400 milles (distance orthodromique) depuis son départ de Brest le 23 novembre dernier. A ce point de son aventure, Francis dispose de 12 jours, 11 heures et 17 minutes d'avance sur le temps record d'Ellen MacArthur en 2004.

PREMIERES INSCRIPTIONS CONFIRMEES ET AVANT-PREMIERE DE THE ARTEMIS TRANSAT AU SALON NAUTIQUE DE LONDRES




* Plus que quatre mois avant le départ de The Artemis Transat, le 11 Mai
* Huit grands noms déjà inscrits avant la date limite du 15 Février, dont Dee Caffari, Mike Golding, Jonny Malbon, Brian Thompson, Jéremie Beyou, Sébastien Josse et Giovanni Soldini
* Une avant-première de la 13ème édition de la course sera présentée au Salon Nautique Collins Stewart de Londres demain à 14h00.
* Un lancement de gala de l’Artemis Transat aura lieu le 20 Février réunissant certains des personnages les plus célèbres de la riche histoire de cette course qui remonte à 1960.


www.theartemistransat.com


EN DETAIL:

Ce vendredi 11 Janvier 2008, les visiteurs du Salon Nautique Collins Stewart de Londres assisteront à l’avant-première de The Artemis Transat 2008, avant son lancement officiel le 20 Février à Londres. L’avant-première présentée par Richard Simmonds, aura lieu sur la nouvelle scène centrale dans le Hall Nord à Excel à 14h00 en présence du skipper d’Ecover, Mike Golding, du skipper de Pindar, Brian Thompson, de l’architecte du 60 pieds Open IMOCA Artemis, Simon Rogers et du skipper d’Artemis Ocean Racing, Jonny Malbon qui parlera de la mise à l’eau de son nouveau 60 pieds IMOCA Artemis. Phil Sharp, skipper de Class 40 parlera de cette nouvelle classe en plein essor, le journaliste voile Bob Fisher rappellera les moments historiques de cette course et Mark Turner d’OC Events expliquera les challenges liés à l’organisation d’un tel événement.
Venez voir et écouter ce que les marins ont à dire au sujet de la plus ancienne course britannique en solitaire et pourquoi elle tient une place si unique dans l’histoire de la course au large.

Il ne reste plus que quatre mois avant The Artemis Transat, la course en solitaire la plus ancienne de l’histoire de la course au large, dont le départ sera donné le dimanche 11 mai 2008 de Plymouth en Grande-Bretagne. Environ 40 bateaux des classes IMOCA et Class 40 sont attendus au Plymouth Sutton Harbour pour la 13ème édition de la course qui fera affronter aux skippers 2800 milles de compétition acharnée sur l’implacable Atlantique Nord jusqu’à Boston aux Etats-Unis.

La date limite des inscriptions est fixée au 15 février mais déjà, certains skippers ont complété leur inscription à l’Artemis Transat et mettent déjà la pression sur leurs concurrents. Le skipper Britannique Mike Golding a remporté l’édition 2004 de The Transat en Classe IMOCA et reviendra défendre son titre en Mai à bord de son bateau nouvelle génération « Ecover ». Ayant reçu un titre d’Officier de l’Ordre de l’Empire Britannique il y a un an, Mike Golding, 46 ans, a fait cinq fois le tour du monde. Sa ténacité pour la course au large est sans limites et il promet d’être un formidable champion en titre.

Brian Thompson, 45 ans, est un navigateur professionnel depuis plus de 15 ans et a décroché pas moins de 25 records du monde à ce jour. Son expérience de la flotte IMOCA est très large et Brian va enfin pouvoir participer à sa première course en solitaire à bord de son tout nouveau 60 pieds Open Pindar. The Artemis Transat lui servira également de course qualificative pour le tour du monde en solitaire sans escales, le Vendée Globe dont le départ sera donné en fin d’année.

Jonny Malbon, 33 ans, a travaillé au fil des ans pour Mike Golding et Brian Thompson sans oublier Ellen MacArthur. L’apogée de sa carrière à ce jour a été de remporter l’Oryx Quest en 2005. Jonny a rejoint l’équipe d’Artemis Ocean Racing en tant que Boat Captain en 2006 et dès la première année, il a mené le bateau à la victoire en battant le record du Tour des Iles Britanniques et de l’Irlande. En 2007, il a été promu au rôle de skipper pour Artemis et malgré un début de saison prometteur, il a été contraint à l’abandon dans la Transat Jacques Vabre. Le tout nouvel Artemis Ocean Racing II de Jonny, actuellement en construction à Lymington, devrait être mis à l’eau fin février. The Artemis Transat sera la première course importante de Jonny à bord de son nouveau bateau alors qu’il se prépare à participer au prochain Vendée Globe.

Dee Caffari, 34 ans, est la première femme britannique à s’inscrire officiellement à la course. En Mai 2006, Dee est devenue la première femme à faire le tour du monde en solitaire sans escales contre les vents et les courants dominants à bord de son Challenge de 72 pieds, Aviva. Elle a fait sa première expérience en solitaire à bord d’un 60 pieds Open IMOCA dans la Transat Ecover B2B du Brésil vers la France qui s’est avérée un test non seulement de ses compétences de solitaire mais également de sa capacité de survie lorsque son bateau a démâté au large de l’Espagne peu de temps avant l’arrivée. Cette déception était amoindrie par le lancement de son nouveau 60 pieds IMOCA Aviva le 2 janvier en Nouvelle-Zélande. Aviva sera bientôt sur un cargo en route vers l’Europe pour les derniers essais en mer avant son prochain test en solitaire dans The Artemis Transat.

Skipper de Figaro reconnu, Jérémie Beyou est une nouvelle adition à la flotte des 60 pieds IMOCA mais a déjà démontré son courage dans la classe. Deuxième de la Calais Round Britain Race et quatrième du Fastnet l’été dernier, Jérémie était également en quatrième position après avoir passé la porte N°4 au large de Cape Town dans la Barcelona World Race en double quand Delta Dore a malheureusement démâté. Il sera très motivé pour terminer sa première course en solitaire à bord de Delta Dore et est très certainement capable de monter sur le podium dans The Artemis Transat.

Comme Jérémie Beyou, Sébastien Josse, 32 ans, a été un skipper de Figaro à succès avant d’entrer dans le monde de la classe IMOCA. Menaçant les « têtes d’affiches » dans le Vendée Globe 2004 en solitaire avant une collision avec un growler dans le Grand Sud compromettant ses chances de podium, Sébastien a tout de même terminé en cinquième place. Il faisait également partie de l’équipage de Bruno Peyron lors du record du Trophée Jules Verne 2002 et s’est ensuite affirmé dans la course autour du monde en équipage, la Volvo Ocean Race 2005-6 en tant que skipper du jeune équipage d’ABN AMRO 2. Récemment, il a participé à la Barcelona World Race avec Vincent Riou à bord de PRB mais a dû abandonner la course à regrets après avoir perdu les 3 premiers mètres de tête de mât alors qu’ils étaient en tête. Aujourd’hui, Sébastien a un nouveau projet IMOCA à bord du nouveau 60 pieds Open BT et fera faire au bateau ses premiers milles en solitaire en Mai prochain avant de ne repartir pour son deuxième Vendée Globe.

En Class 40, le navigateur préféré de l’Italie, Giovanni Soldini, 41 ans, a officiellement inscrit son Telecom Italia. Giovanni Soldini, un personnage expansif et un navigateur prolifique en multicoque et en monocoque, a mené la flotte des 28 Class 40 dans la transatlantique en double la Transat Jacques Vabre en novembre dernier et sera considéré comme l’homme à battre pendant The Artemis Transat.

Louis Duc n’a que 24 ans et est le plus jeune concurrent à ce jour. 2007 a été sa première année sur le circuit des Class 40 et le point culminant de 2007 a été sa participation à la Transat Jacques Vabre, où il a terminé 22ème à bord d’Ocean Eleven. C’est sur ce bateau qu’il participera à The Artemis Transat.

Les flottes IMOCA 60 et Class 40 offrent une combinaison de la classe IMOCA prééminente dans la course au large avec une classe qui comprend des professionnels de la course au large et des amateurs accomplis et néanmoins déterminés.

IDEC : Pot au Noir! Deuxième!




Pour la seconde fois en près de 49 jours de course, Francis Joyon et IDEC négocient la délicate Zone de Convergence Intertropicale, aussi dénommée Pot au Noir, dans le Nord immédiat de l'Equateur. Comme c'est le cas dans cette bizarrerie climatique du globe, les vents instables en force et en direction, contraignent les marins à d'innombrables manoeuvres pour adapter cap et voilure aux situations à calmes ou à grains qui se multiplient à chaque instant. Sérieusement ralenti depuis hier après-midi, IDEC n'en a point pour autant totalement stoppé sa progression. Le grand trimaran évolue déjà par plus de 3 degrés de latitude Nord et Francis a choisi ces dernières heures d'incliner un peu sa route vers l'Ouest afin de ne pas accompagner le déplacement des calmes vers le Nord Est. Des vents alizéens soufflent en force sur sa route ; encore un petit effort et ils viendront à nouveau propulser IDEC à des allures certes un peu moins débridées mais à bonne vitesse sur la route de Brest.

jeudi 10 janvier 2008

LE HORN C'EST DÉJÀ LOIN DERRIÈRE



Rappel des temps de référence du trimaran IDEC
Départ de Brest : Vendredi 23 novembre à 10 heures 5 minutes et 52 secondes UTC
Brest / Equateur : 06 jours, 16 heures et 58 minutes
Brest / Cap de Bonne Espérance : 15 jours, 7 heures et 16 minutes
Brest / Cap Leeuwin : 22 jours, 15 heures et 28 minutes
Brest / Cap Horn : 35 jours, 12 heures et 36 minutes
Brest / Equateur : 48 jours, 2 heures et 18 minutes

Record de l'Océan Indien : 09 jours, 12 heures et 03 minutes*
Record de l'Océan Pacifique : 10 jours, 14 heures et 30 minutes*
Record Equateur / Equateur : 41 jours, 08 heures et 19 minutes*

* En attente de validation par le WSSRC

L'homme pressé




C'est en marin pressé d'en finir avec un Atlantique Sud plein de contrastes que Francis Joyon se rue depuis 24 heures vers l'Equateur, ligne parfaitement symbolique du partage des hémisphères et dont le franchissement ce jour revêtira un caractère fort chargé en émotions de toutes sortes. L'émotion notamment d'un nouveau "chrono" en tous points époustouflant, du niveau des performances déjà enregistrées lors de chacun des passages intermédiaires de ce tour du monde, à Bonne Espérance, Leuwin ou dernièrement au cap Horn. Pensez donc, 48 jours et quelques heures pour rallier l'Equateur au terme de plus de 28 000 de course en distance orthodromique! Pénalisantes depuis le Horn, les conditions météos se sont enfin faites plus propices à la vitesse et depuis 24 heures, IDEC et Joyon ne boudent pas leur plaisir et ouvrent grand les voiles dans un alizé de Sud Est établi à une quinzaine de noeuds. Il n'en faut pas plus pour que le grand trimaran rouge retrouve un niveau de performances élevé, 526 miles nautiques parcourus à près de 22 noeuds de moyenne. Les compteurs s'affolent à nouveau. L'avance sur la position d'Ellen MacArthur est repartie en flèche, alors que Brest et sa ligne d'arrivée ne sont plus distantes ce matin que de ... 3 300 milles. Ce jeudi sera donc marqué par le retour de Joyon dans l'hémisphère Nord. L'épreuve du pot au Noir l'attend de nouveau et le marin Trinitain espère, après études avec la complicité de Jean-Yves Bernot des images satellites, qu'un franchissement par 30 degrés de longitude lui permettra d'entrer sans grande transition dans les régimes de Nord Est bien soutenus.

mercredi 9 janvier 2008

JOYON : On allonge




Tel un coureur de fond à l'approche du dernier tour de piste, IDEC allonge progressivement la foulée, ses étraves de plus en plus rivées sur l'Equateur. Proche de la latitude de Salvador de Bahia, le grand oiseau rouge s'ébroue et, avec l'aide d'un vent aux senteurs de plus en plus alizéennes, augmente sa vitesse et gagne sur la route

18, 20 noeuds... le vent de travers sied à l'évidence au plan Irens-Cabaret et les prochaines heures devraient gâter le valeureux trimaran si durement malmené par une pénible remontée de quelques 3 000 miles d'Atlantique Sud au près. En payant comme à l'accoutumé de sa personne, Francis Joyon est parvenu à conserver une route la plus efficace compte tenu des allures imposées par les systèmes anticycloniques. Comme on pouvait s'y attendre, son avance sur la position d'Ellen MacArthur en 2004 a fondu. Mais alors que Castorama entamait une pénible navigation au lmarge de l'Argentine, Francis peut à présent rêver de belles journées de glisse à haut régime dans les alizés au large de la corne du Brésil...


Des vitesses supérieures à 20 noeuds, des moyennes quotidiennes qui ne cessent de remonter au delà des 480 milles... le trimaran IDEC de Francis Joyon devrait couper l'équateur dès demain jeudi en un un peu plus de 48 jours de course, soit 12 jours d'avance sur le record d'Ellen MacArthur!


IDEC navigue ce matin à plus de 21 noeuds au large de la corne du Brésil, à 3800 milles de l'arrivée à Brest. L'alizé dit de Sud Est permet désormais à Francis Joyon de pointer résolument les étraves de son grand IDEC tribord amure cap plein Nord vers l'Equateur. Par le travers de Fortaleza et dans la chaleur Brésilienne, le marin de Locqmariaquer a retrouvé la grande foulée qui était sa marque de fabrique jusqu'au cap Horn. Avec surtout dorénavant une vitesse de rapprochement, un gain efficace sur la route qui relancent à la hausse son bilan de performances.
L'Equateur est en vue, symbolique porte du retour vers Brest et la maison. Castorama, le trimaran d'Ellen MacArthur s'y était présenté en 2004 au terme de 60 jours et 13 heures de course record. Le maxi catamaran Cheyenne du regretté Steve Fossett l'avait rejoint en un peu plus de 50 journées. En s'y présentant demain jeudi dans la soirée, l'extraordinaire Monsieur Joyon signerait une "carte" de... 48 jours et quelques heures! Il pulvériserait ainsi de plus ou moins 12 jours le temps de référence en solitaire et même de peu ou prou deux jours celui de Cheyenne en équipage! Le magazine anglo-saxon SeaHorse traduit ce mois ci son fair-play et son admiration en posant avec humour la vraie question : "Does Francis Joyon really put his trews on one leg at a time like the rest of us?" Francis enfile t'il ses pantalons une jambe à la fois comme chacun de nous?

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ET CALENDRIER 2008



L'Assemblée Générale de la Class40 aura lieu le dimanche 10 février 2008 aux Sables d'Olonne.

La journée du samedi 9 février sera consacrée à des réunions de travail sur différents thèmes (jauge, calendrier, communication...).


Nous sommes à l'écoute de toutes vos remarques, demandes, suggestions...

Hébergement sur place possible. Renseignez-vous auprès de Muriel.


Afin de préparer ce week-end de rencontre, merci de nous faire parvenir vos commentaires ou sujets que vous aimeriez aborder le 9 février, par email ou voie postale.

Rendez-vous également au Salon Nautique de Paris du 3 au 9 décembre, sur le stand Vendée - Les Sables d'Olonne, R81 - Hall1.


GRAND PRIX PETIT NAVIRE

Du 25 avril au 4 mai en baie de Douarnenez
Site: www.grandprixpetitnavire.com


THE ARTEMIS TRANSAT

Départ de Plymouth le 11 mai
Arrivée à Marbelhead (USA)
En solitaire
Site : www.thetransat.com
Avis de course


QUEBEC - ST MALO

Départ le 20 juillet de la ville de Québec
En équipage (minimum 3 personnes)
Site: www.quebecsaintmalo.com

Avis de course


1000 MILLES BRITTANY FERRIES

Départ de St Malo le 24 août
En double


MORBIHAN MONDIAL 40

Mi-septembre à La Trinité sur Mer

Les 1000 Milles : prochaine édition en 2008



Après le succès de la première édition en 2007, Brittany Ferries et la Société Nautique de la Baie de Saint-Malo (SNBSM) viennent d’annoncer officiellement la reconduction des 1000 Milles pour l’année 2008. Cette course exclusivement réservée aux Class 40, partira donc à nouveau de Saint-Malo le 24 août 2008. Une conférence de presse se tiendra le 26 janvier à bord du ‘Pont-Aven’ afin de préciser les nouveautés de la course.

Les 1000 Milles Brittany Ferries : un format unique
C’est grâce à des caractéristiques qui lui sont propres que les 1000 Milles Brittany Ferries ont réussi à séduire la flotte des 40 pieds. L’idée est simple : un parcours de 1000 milles inspiré des trajets de Brittany Ferries, le tout entrecoupé de pit-stops de 6 heures à chaque escale. Au final : Saint Malo/Plymouth – Plymouth/Santander – Santander/Saint-Malo. Les 1000 Milles Brittany Ferries constituent un véritable terrain de jeu pour les skippers : « Cela nous a permis de nous mesurer aux nouveaux protos, dans des conditions météorologiques variables et sur des terrains de jeu variés » déclarait Jean-Edouard Criquioche à l’issue de la course. « Nous sommes passés par toutes les conditions possibles et imaginables. Un vrai bon exercice de style ! » ajoutait Benoît Parnaudeau. Yvan Noblet annonçait quant à lui: « Nous serons, en tous les cas, présents pour la prochaine édition des 1000 milles Brittany ferries ; super course tant au niveau du parcours que du concept. »

Retour sur l’édition de 2007
La première édition qui se tenait en Août 2007 avait réuni 8 équipages et avait tenu lieu de qualification pour la Transat Jacques Vabre. Les skippers ont dû affronter les rails montants de la Manche, avant de s’engouffrer dans le Golfe de Gascogne, fidèle à lui-même. Il a d’ailleurs eu raison de trois équipages qui ont dû se résoudre à abandonner la course : Chocolats Monbana, Appart City et Merci les Amis ! L’abord des côtes espagnoles en a énervé plus d’un, tant l’absence de vent se faisait ressentir. Puis, chemin inverse, pour rallier la mer hachée des côtes bretonnes et enfin revenir au point de départ : Saint-Malo. Au terme d’une semaine haute en couleurs, c’est Dominic Vittet et Thierry Chabagny sur Atao Audio System, qui ont remporté la première place. Sur la deuxième marche du podium, on a retrouvé le tandem Parnaudeau/Caso sur Jardin Bio-Prévoir. Jean-Edouard Criquioche et Louis Duc sur Choice Hotels s’emparant de la troisième place de cette première édition.

Rendez-vous en 2008
Brittany Ferries et la SNBSM, satisfaits du succès de la première édition ont donc décidé de reconduire l’épreuve. Le départ de la course aura lieu le 24 août 2008, soit peu de temps après la Québec Saint-Malo. Une date idéale qui vient étoffer le calendrier des Class 40. L’édition 2008 aura une connotation particulière pour la compagnie maritime, puisqu’elle marquera les 30 ans de la ligne Plymouth-Santander. Une conférence de presse est prévue le 26 janvier à bord du Pont-Aven, navire amiral de la Flotte Brittany Ferries (amarré à Saint-Malo), pour expliquer les nouveautés de la course, ainsi que pour procéder à la remise des prix de la première édition.
Le rendez-vous est pris !

mardi 8 janvier 2008

BONNE ANNÉE




BON VENT ET BON SURF À TOUTES ET À TOUS

Vie-Project Team

jeudi 27 décembre 2007

E40 du Chantier Naval d’Este



Il y a maintenant environ dix ans que les chantiers d'Este ont créé le premier prototype de conception moderne de monotype, l’Este 24, qui en peu de temps s'est imposé sur tous les plans d’eaux et dont l’extension à travers l'Europe et les États-Unis avec la mise a l’eau de plus de 130 unités et la création d'une classe monotype en développement continu. En 2001, toujours avec la même intention d'être ouvert à de nouvelles idées et de nouvelles technologies marié à la vocation de l'aventure

Avec l'expérience acquise dans le domaine de la construction dans le domaine spécifique des courses en mer et en acceptant les innombrables demandes pour les fans d'Este, il est maintenant prêt pour un nouveau défi, un classe de 40. Nous sommes convaincus que cette nouvelle classe peut accepter le consensus d'experts, les propriétaires qui aiment la mer et pensent qu'il est gratifiant pour eux de la vivre pleinement en s'appuyant sur un bateau conçu pour naviguer tout le temps en leur donnant un sentiment de vitesse et Liberté que peux connaissent.

Construction: _Progetto: Balance Arquitectura Naval_Tipo: Sloop conforme aux règles de la class 40._
Realisation en infusion de la coque et pont en sandwich de Termanto de 0,75 avec tissus unidirectionnels et biaxiaux
résines époxydes de finition de surface gelcoat.
Double sfrans.
Mat carbone reposant sur le pont , bout-dehors carbone.

Http: / / www.cantierinavalideste.it /