
Ce quatrième record asiatique s’annonçait rapide … Il a été conforme aux espérances de l’équipage de Gitana 13, puisque 1 jour 46 minutes et 59 secondes après avoir quitté l’île de Taiwan, Lionel Lemonchois et ses hommes ont rallié Hong-Kong.
Le maxi-catamaran aux couleurs du Groupe LCF Rothschild a franchi la ligne d’arrivée à 11h19'32'' TU ce samedi 31 mai, établissant ainsi un nouveau record entre Taipei et Hong-Kong. Les marins du Gitana Team améliorent de plus de 1 jour et 14 heures le précédent temps de référence.
Gitana 13 a pu profiter d’un vent de Nord-Est soutenu – 25-30 nœuds moyens grimpant jusqu’à 35 nœuds en cours de nuit - tout au long des 465 milles du parcours. Des conditions propices à de longues glissades au portant, néanmoins ponctuées d’une dizaine d’empannages. « Les empannages se sont enchaînés au gré des bascules de vent, et nous étions six en permanence sur le pont de Gitana 13 pour parer à la manœuvre. Avant notre départ de Taipei, les fichiers prévoyaient une rotation du vent à droite sur la fin, occasionnant du près pour nos derniers milles de course. Mais sur l’eau, les choses ont été un peu différentes : le vent a effectivement pris de la droite mais moins que prévu … nous avons pu finir avec de l’Est et toujours au portant » confiait le skipper quelques minutes après avoir franchi la ligne d’arrivée.
Puis, Lionel Lemonchois nous dressait un rapide bilan de ce record entre Taipei et Hong-Kong : « Nous aurions souhaité réaliser ce parcours en moins d’une journée … mais avec la mer formée dans le détroit et le fraîchissement du vent à ce passage, nous avons été très prudents. La nuit dernière le vent a grimpé jusqu’à 35 nœuds et nous étions deux ris solent. Comme toujours, nous avons pu constater pas mal de trafic maritime dans le coin, avec beaucoup de pêcheurs. Mais ils sont tout de même moins nombreux qu’en Mer de Chine Orientale … (rires). Ce fut un sprint humide mais rondement mené. Il est désormais 19h40 à Hong-Kong et la nuit est déjà tombée. Le temps est orageux, brumeux et Gitana 13 se fraye un chemin entre les nombreux îlots pour rejoindre son point d’amarrage » déclarait Lionel Lemonchois, heureux d’ajouter une nouvelle ligne aux records de Gitana 13.
Source : Gitana Team
mercredi 4 juin 2008
Gitana 13 rallie Hong-Kong en 1 jour 46 minutes 59 secondes
Publié par
vie-project
à
6:08 AM
0
commentaires
ARTEMIS TRANSAT CLASS 40 :: NOUVELLE ÉPREUVE RÉUSSIE!
Pour sa troisième grande épreuve océanique, la Class40 s’est une fois de plus illustrée de très belle manière. La bagarre a été intense d’un bout à l’autre de l’Atlantique Nord, comme le notait Benoît Parnaudeau à 250 milles de l’arrivée : « la course est vraiment passionnante : ça attaque dans tous les sens avec des options différentes. »
Sur The Artemis Transat, la Class40, animée d’une flotte homogène, de bon niveau, de skippers aussi hétéroclytes que solidaires qui ne cessent de faire des émules sur toutes les mers du monde, a tenu son public en haleine…
L’italien Giovanni Soldini a certe dominé cette anglaise Transat mais dans le sillage de son Class40, un peloton de skippers jeunes et moins jeunes, connus ou inconnus, a bataillé du début à la fin, avec justesse, en bons marins et en régatiers avisés.
Etonnante alchimie en effet que cette Class40 qui sait regrouper avec bonheur de « vieux » loups de mer comme Halvard Mabire ; de jeunes skipper issus du 6,50 à l’image de Boris Herrmann, Yvan Noblet, Louis Duc ; d’habitués du cricuit IRC pour Thierry Bouchard et Christophe Coatnoan ; de skippers de 60 pieds comme Giovanni Soldini, Miranda Merron, etc.
Les skippers de la Class40 : un groupe solidaire
Cette jeune classe, accessible aux amateurs et digne d’intérêt pour les professionnels, regroupe en effet des marins très différents… mais ils partagent tous le même plaisir : celui de la régate océanique de haut niveau. Entraide et rigolades régnaient d’ailleurs sur le ponton des Class40 avant le départ de cette mythique et difficile transat. Les skippers de la Class40 forment tout simplement un groupe, solidaire.
Du haut de ses 4 années d’existence, la Class40 a en effet su garder un esprit ouvert, convivial et accessible : son crédo originel.
La pression des sponsors n’est pas omniprésente. Les enjeux sportifs restent intimement mêlés au goût de l’aventure. Le moteur est le même pour tous : construire une classe qui leur permet tout simplement de vivre leur passion.
Une émulation synonyme de performance
Désormais dotée d’une jauge stabilisée pour 4 ans et d’un calendrier riche et diversifié, la Class40 ne cesse de faire des émules… dans le monde entier. A l’image du plateau sportif de cette Artemis Transat qui regroupait 4 nationalités (Allemagne, Angleterre, France, Italie) pour 11 engagés, la Class40 attire de plus en plus de skippers notamment venus d’Espagne, de Grande Bretagne, d’Italie, mais aussi des USA. Six bateaux régatent déjà aux Etats-Unis et deux nouveaux prototypes viennent d’être mis à l’eau au Québec.
L’émulation est également forte chez les acteurs de la filière nautique, avec pas moins de 16 architectes et 18 chantiers engagés dans la conception-construction de Class40 de série ou de prototypes.
Sur The Artemis Transat, 7 architectes étaient représentés. Ainsi, malgré les séries dejà bien en place (comme le Pogo ou l’Akilaria) la diversité est bel et bien là, synonyme d’une réelle ouverture mais aussi d’une saine course à la performance…
Une flotte sûre
Cette recherche de performance ne se conçoit cependant pas au détriment de la fiabilité et de la sécurité. Après trois grandes épreuves transatlantiques : la Route du Rhum 2006, la Transat Jacques Vabre 2007 et cette Artemis Transat 2008, aucun défaut structurel n’est à déplorer. L’abandon d’Yvan Noblet la semaine dernière étant fort probablement dû à un choc avec un tronc d’arbre. Son Class40 ayant déjà été validé et fiabilisé depuis sa mise à l’eau, en juin 2006.
La Class40 court toujours !
Après cette passionnante transat, la Class40 reste en course ! Dés le 8 juin prochain, une épreuve est organisée au départ de Marblehead pour rallier Halifax, en double ou en équipage. « Cette course sera l’occasion pour les nord-américains de satisfaire leur curiosité grandissante au sujet des Class40 », précise Jacques Fournier, président de la classe.
Viendra ensuite, en juillet, la magique Québec-Saint Malo : épreuve ô combien conviviale où les équipages se donnent à fond sur ce parcours retour vers la cité malouine. Saint Malo qui sera le point de départ fin août des 1000 Milles Britanny Ferry, une épreuve exclusivement dédiée aux Class40.
Enfin, en septembre, tombé de rideau sur cette saison 2008 avec le Morbihan Mondial 40 à la Trinité sur Mer.
Pour aller plus loin…
La Class40 : www.class40.com
Créée en 2004 avec pour objectif de permettre aux régatiers amateurs expérimentés d’accéder à la course au large, cette classe de voiliers de 40 pieds (12,18 m) connaît un succés grandissant.
2006 : 54 adhérents et 25 Class40 sur la Route du Rhum, soit 1/3 de la flotte.
2007 : 129 adhérents et 30 Class40 sur la Transat Jacques Vabre.
2008 : avant le gros de la saison déjà 85 adhérents dont un tiers hors France (Italie, Allemagne, Grande Betagne, USA, Espagne, Norvège), 11 solitaires sur The Artemis Transat animateurs de trois semaines de bagarre au couteau.
Chaque année, le calendrier des courses s’étoffe, notamment d’épreuves dédiées : Marblehead-Halifax et Les 1000 Milles Britany Ferries en 2008 ; La Route du Chocolat et Les Sables-Madère en 2009.
Une jauge stabilisée en 2008, pour 4 ans.
16 architectes et 18 chantiers impliqués dans la conception-construction de Class40, en France et à l’étranger.
Calendrier 2008 Class40
Grand Prix Petit Navire - équipage -25 avril au 29 avril (coef. 1*)
The Artemis Transat - solitaire - départ de Plymouth le 11 mai (coef. 6)
Marblehead – Halifax - double ou équipage - départ de Marblehead le 8 juin (coef. 1)
Québec – Saint Malo - équipage - départ de Québec le 20 juillet 2008 (coef. 4)
1000 Milles Brittany Ferries - double - départ de St Malo 23 août (coef. 2)
Morbihan Mondial 40 - équipage - du 26 au 28 septembre à La Trinité Sur Mer (coef. 2)
* Coefficients déterminants le classement annuel international de la Class40.
Architectes concepteurs de Class40
Axel de Beaufort - Luc Bouvet - Réjean Desgagné - Groupe Finot - O. Gouard / Y. Pascal - Marc Lombard - François Lucas - Sam Manuard - Julien Marin – Owen Clarke Design - Olivier Philippot - Jérome Renous - Rogers Yacht Design - Pierre Rolland - Jacques Valer - Guillaume Verdier
Chantiers constructeurs de Class40
Cap Carros - CMI Bangkok - Composite creations - Ecole supérieure du bois - Forcier/D'Amiro - FR Nautisme - Geronimo Naval Design - Jaz Marine - JPK - Jumbo Composites – Lion-Yacht Construction - MC-TEC - Sabrosa Compétition 72 - Sailing Concept - Sea Ventures - Structures - et des constructions amateurs.
Type de Class40
Akilaria - Akilaria Racing - Archambault 40 - Axion 40 - Bleu 40 - CC40 - DF40 - Express 40 - Jaz 40 - JPK – Jumbo - Ker40 - LC 40 - LNM40 - Nacira 40 - Pogo 40 - Pogo 40 S - Rogers Class40 - Sabrosa 40 - Tomahawk 40 - Tyker 40 evolution
__________________________
Contact presse :
Catherine Ecarlat – Courriel: catherine.ecarlat@wanadoo.fr – Mobile : 06 79 54 22 83
Publié par
vie-project
à
6:04 AM
0
commentaires
Transquadra : PC Course Nantes et Cartographie internet

Avec Internet, la nécessité de tenir ouvert le PC Course à la Maison de la Mer se fait moins cruciale.
Lors des premières éditions de la Transquadra, les familles des concurrents nantais et des régions proches se rejoignaient fiévreusement au PC Course à la Maison de la Mer. Sous la houlette de Michel Bolo, l'accueil était chaleureux, le Muscadet était de sortie.
A 12 TU avait lieu la vacation BLU, avec la lecture des positions de chacun, triées en distance croissanteà l'arrivée.
Les concurrents équipés d'un simple récepteur BLU écoutaient et notaient les positions, le bruit du débouchage d'une bouteille de Muscadet couvrait l'Océan Atlantique à chaque fin de la vacation ...
Ces dernières éditions avec l'avènement d'internet, la fréquentation du PC Course s'est écroulée, et un sondage en 2006 nous a montré que la vacation BLU était du genre discours dans le désert ....
Il nous a fallu se rendre à l'évidence : au grand dam de Michel, la tenue du PC Course n'a plus sa raison d'être.
95 % des concurrents sont équipés de téléphone satellite, relié à un PC et les positions sont communiquées par email.
( Ceci n'empêchera pas que des des réunions soient organisées à la Maion de la Mer, afin que les amis qui suivent la Transquadra se recontrent et goûtent le Muscadet de l'année... )
Mais une permanence téléphonique 24 h/24 sera assurée par l'informaticien de service et son équipe dont les missions seront :
* tenue à jour du site internet et de la cartographie.
* veille téléphonique 24 h/ 24 avec liaison directe CROSSA.
* redirection des communiqués de presse.
* accueil téléphonique global.
Souvenons nous que les membres du PC Course ont parfaitement géré la récupération de François Petit par Bernard de Ravignan, lors de son naufrage.
Pour 2008 2009, il a fallu trouver un informaticien professionnel, disponible en astreinte sur les deux périodes Août et Janvier 2009, au fait de ce qu'est la Course au Large, et de la Transquadra en particulier.
Florent Bolo, 25 ans, qui vient de créer son entreprise de services informatiques, informaticien bac+3, et qui s'est occupé du PC Course, aux côtés de Michel Bolo lors de la Transquadra 2005, a été retenu pour cette mission. Florent est le fils de Mico.
Il sera soutenu et aidé dans cette mission par Michel Bolo père, qui lui laisse la direction de ce PC Course virtuel.
Michel Bolo a tenu le PC Course de chaque Transquadra depuis sa création en 1993.
Une affaire de famille dites vous ?
Mico répond : " ... pourquoi aller chercher au loin ce qu'on a tout près de soi ..."
La cartographie du site internet a été traitée avec Géovoile, Yan Groleau, avec le contrat CLS Argos.
Publié par
vie-project
à
6:01 AM
0
commentaires
Ifremer : Des commandos marine sur le Pourquoi Pas ? au large de l'Angola

Des commandos marine assurent la protection du Pourquoi Pas ?, qui mène actuellement une campagne océanographique d'un mois au large de l'Angola. Le navire scientifique, exploité par l'Ifremer, travaille sur les zones sédimentaires profondes du golfe de Guinée, une région où les infrastructures offshores sont en plein développement. Mais la zone est également très sensible, qu'il s'agisse de piraterie ou d'attaques de factions rebelles dans le delta du Niger. C'est la raison pour laquelle des unités d'élite de la marine sont à bord. « Le Pourquoi Pas ? appartient à 55% à l'Ifremer mais aussi à 45% à la marine, ce qui justifie de disposer d'une protection sur ce bateau », explique-t-on au ministère de la Défense.
Construit à Saint-Nazaire, le Pourquoi Pas ? à été livré en 2005. Long de 107.6 mètres pour un déplacement de 6600 tonnes en charge, il embarque de nombreux équipements hydrographiques et océanographiques, tout en pouvant mettre en oeuvre les sous-marins d'exploration Nautile et Victor 6000. Le Pourquoi Pas ? dispose d'un équipage de 30 personnes et peut accueillir une quarantaine de scientifiques.
Publié par
vie-project
à
5:58 AM
0
commentaires
RETOUR SUR L'AG2R

La Transat AG2R Concarneau St Barth au jour le jour - 2008 : Une grande édition riche en suspense et en rebondissements
Petit retour en arrière sur les moments forts de cette édition 2008, riche en rebondissements et incertitudes. Nous vous proposons de revivre jour après jour cette course aussi intense qu’atypique. Un podium improbable, des options radicales, des révélations… Il n’a rien manqué à cette Transat AG2R de ce qui en fait le sel.
Dimanche 20 avril, prophètes en leur pays
Après un début de matinée mitigé, le soleil a décidé de pointer ses premiers rayons à quelques minutes du départ de cette Transat AG2R Concarneau – Saint-Barthélemy, le public est au rendez-vous en baie de la Fôret. La meute des 26 Figaro-Bénéteau s’élance à l’heure dite et d’entrée quelques pointures montrent déjà le bout de leur étrave. Jean Le Cam et Gildas Morvan dominent le parcours côtier à bord de Cercle Vert quand l’étonnant équipage de Concarneau – Saint-Barth affiche à nouveau ses ambitions après avoir remporté le prologue. Les locaux se distinguent ! Sur la ligne de départ, un incident oppose Financo à Luisina. Eric Drouglazet et Christophe Bouvet sont contraints de rentrer à terre pour faire réparer leur grand voile. Ils repartiront quatre heures plus tard… Malheureusement pour eux, ils ne pourront jamais bénéficier des conditions météos qui ont porté la flotte vers la pointe de l’Espagne et le fossé qui les séparait de la tête de course se creusera jour après jour.
Lundi 21 avril, 1er jour de course : golfe express
On leur avait promis une traversée du Golfe de Gascogne tranquille. Ils ont du batailler sous spi par 30 nœuds de vent. A ce petit jeu, les gros bras du circuit prennent rapidement l’avantage. Thierry Chabagny et Corentin Douguet sur Suzuki Automobiles s’emparent ainsi de la première place du classement provisoire. Les côtes d’Espagne serviront de premier juge de paix…
2ème jour – Mardi 22 : du Finistère à Finisterre
Déjà l’Espagne. Le vent qui s’est orienté progressivement au sud oblige les concurrents à progresser contre une mer formée. Les quelques bateaux qui se sont glissé le long de la péninsule ibérique prennent l’ascendant sur le reste de la flotte. Avec à leur tête Nicolas Troussel et Christopher Pratt sur Financo. Ils entament ainsi un long bail aux commandes de la course. Pour d’autres, l’aventure tourne court. Iroise Promotions se déroute sur La Corogne. Tangi Mahé s’est déboité la rotule et ne peut plus continuer. Claude Bertrac dont c’était la première course, malgré son métier de producteur audiovisuel, n’avait pas imaginé un tel scénario : « en imaginant le pire, je pensais plutôt que ce serait moi le maillon faible… ». Ce sont parfois de petits détails qui nous trahissent.
3ème jour - Mercredi 23 : on sèche
Dans tous les sens du terme, ça sèche. Au propre, parce que le soleil et le petit temps sont revenus sur la flotte et qu’il est temps de procéder à un grand nettoyage après ce départ en fanfare. Au figuré, parce que l’incertitude règne sur le meilleur moyen de traverser une dorsale qui se présente sur la route des concurrents. Vents faibles et casse-tête chinois au programme.
4ème jour - Jeudi 24 : gauche, droite
Le vent est revenu. La flotte s’étale en longitude entre les tenants de l’option ouest (Gedimat et Athéma) qui investissent sur du moyen terme et les partisans de l’est : Cercle vert, Suzuki Automobiles venus chercher l’alizé portugais le long de la côte. Au centre, Financo tente, avec brio, de contrôler ces débordements intempestifs.
5ème jour - Vendredi 25 : partie d’échecs
Motus et bouche cousue… La tête de flotte se livre à la dernière bataille stratégique avant la porte de Porto Santo. Les leaders se gardent bien de dévoiler leurs batteries : on papote, on parle de choses futiles à la vacation. Mais pas question de laisser filtrer la moindre information sur la route qui sera suivie dans les prochaines heures. La guerre psychologique bat son plein.
6ème jour - Samedi 26 : Droug jette l’éponge
Luisina abandonne. Déjà relégué en queue de flotte depuis le début de course, l’équipage cumule les avanies… C’est maintenant Christophe Bouvet qui s’était coupé un doigt qui voit sa blessure s’infecter. Sans soins intensifs, c’est le risque de septicémie. Pour la première fois de sa carrière, Eric Drouglazet ne termine pas une course dans laquelle il était engagé. En tête de course, les jeux semblent faits jusqu’à l’archipel de Madère. Financo, Cercle Vert, Banque Populaire, Suzuki Automobiles, les Mousquetaires sont à l’avant-garde d’une flotte qui fait le grand écart puisque plus de 100 milles séparent les premiers des derniers.
7ème jour - Dimanche 27 : Financo taille patron
C’est au petit matin que Christopher Pratt et Nicolas Troussel franchissent en tête la porte de Porto Santo. Les deux complices ont plus d’une heure d’avance sur l’équipage de Cercle Vert. Une misère néanmoins selon Christopher Pratt joint ce jour même à la vacation. La situation météo s’annonce complexe sur l’Atlantique et bien des cartes peuvent être redistribuées. Vision prémonitoire…
8ème jour - Lundi 28 : échappées belles
La Transat AG2R part dans tous les sens. Au nord, les gros bras de la course se marquent tous à la culotte et dévalent sous spi à près de dix nœuds. Derrière, quelques anticonformistes décident de jouer crânement la carte de la route du sud. Solar Inox, SNEF & Cliptol Sport, Concarneau Saint-Barth et Sojasun dévalent sans barguigner vers les Canaries pour tenter d’accrocher les alizés salvateurs.
9ème jour - Mardi 29 : les illusions perdues
NIVEA-Athlètes du Monde abandonne. Les deux navigateurs sont épuisés moralement. Une gestion de course sans doute trop ambitieuse a amené l’équipage à puiser dans ses réserves au-delà du raisonnable. Perte de lucidité, mauvais choix, toutes ces raisons les ont convaincus qu’il était parfois plus sage de renoncer à ses rêves. A bord de Banque Populaire, Jeanne Grégoire a tenté une échappée dans le sud en se fiant à son intuition. Mais la raison a pris le dessus et Jeanne et Nicolas Lunven rentrent sagement dans le rang des tenants de la route du nord. Qui sait ce qu’il serait advenu s’ils avaient persisté ?
10ème jour - Mercredi 30 : chacun cherche son camp
C’est fait ! Trois grandes tendances se dessinent : au nord, Financo mène la danse d’un groupe d’acharnés qui a choisi de faire front. Vents contraires, trace au plus près de la route directe en attendant la porte de sortie vers les alizés. Au centre, quelques vieux routiers emmenés par Cercle Vert et Suzuki Automobiles, ont fini par estimer que cette perspective les conduisait à une impasse. Ils ont infléchi leur route et tentent de rejoindre la route des alizés. Il leur faudra auparavant négocier au mieux le franchissement d’une dorsale qui leur barre la route : vents faibles et route étroite au programme. Les sudistes, quant à eux continuent d’accumuler un retard impressionnant.
11ème jour - Jeudi 1er mai : ça ne défile guère
Peu de changements… Chacun observe les stratégies des autres. Les centristes tentent de s’extirper de la dorsale. Les sudistes savent que le retour sur investissement n’est pas pour demain. Les nordistes cherchent une porte de sortie.
12ème jour - Vendredi 2 : paradoxes du classement
Les hommes du nord sont toujours très largement en tête. Et pourtant, le doute s’insinue. Les voix sont moins assurées et certains commencent à envier les centristes qui ont peut-être su saisir l’opportunité à temps.
13ème jour - Samedi 3 : l’aveu de Gedimat
Armel Tripon et Dominic Vittet abandonnent la route du nord. Ils le disent fort et clair : pour eux, il n’y a plus rien à espérer là-haut. Cette Transat ne sera pas pour eux. Ils font désormais route vers le sud, sans illusion. Pour eux la bataille concernera les centristes et les sudistes que tout le monde commence à regarder du coin de l’œil. Pourtant, ce jour-là Concarneau Saint-Barth accuse près de 600 milles de retard sur la tête de flotte.
14ème jour - Dimanche 4 : balle au centre
Les centristes touchent de l’air. L’espoir change à nouveau de camp. Pourtant à bord de Cercle Vert Jean Le Cam désigne déjà ses adversaires les plus dangereux : Solar Inox et SNEF & Cliptol Sport. Quand Luc Poupon avoue surtout se soucier de la trajectoire du duo Morvan Le Cam. Comme quoi, vérité d’un jour, mensonge le lendemain.
15ème jour - Lundi 5 : les jeunots partent à l’attaque
Pour la première fois, l’équipage de Concarneau - Saint-Barth empoche le Trophée AG2R de la performance solidaire, ils en remporteront 5 sur la totalité de la course et rafleront le Super Trophée AG2R. Ce n’est pas encore mirobolant, mais le rythme va monter crescendo durant les jours à venir. En descendant jusqu’à la latitude des îles du Cap Vert, ils ont mis leur intimité sur le billot… La chevauchée fantastique commence.
16ème jour - Mardi 6 : à l’ouest rien de nouveau
Les partisans de la route du nord ne se bercent plus d’illusion. Devant eux, dans l’ouest, aucune porte de sortie… Même s’ils tardent encore à l’avouer, ils sentent bien que, sauf renversement de situation miraculeux, il va être bientôt temps de passer la main.
17ème jour - Mercredi 7 : ventre mou
Coup de frein pour les centristes. Ils se croyaient sortis d’affaire et voilà que la dorsale les rattrape à nouveau. C’est peut-être là que se joue une partie du sort final de cette Transat AG2R à rebondissements. Pendant ce temps, Eric Péron et Miguel Danet sur Concarneau Saint-Barth continuent d’enquiller les milles à plus de dix nœuds de moyenne.
18ème jour - Jeudi 8 : cabane sur le chien
C’est fini… Les gens du nord ont perdu la tête. C’est l’équipage de Concarneau – Saint-Barth qui prend les commandes provisoires de la course. Les sudistes ont pris le pouvoir, ils ne le rendront plus.
19ème jour - Vendredi 9 : et voilà les Méditerranéens
Jean-Paul Mouren est homme de circonspection, voire de discrétion. Et le voilà qui, en compagnie de son complice Laurent Pellecuer, vient de prendre la tête de cette transat AG2R 2008. Et Jean-Paul de la jouer modeste, rappelant qu’il reste encore 1000 milles de course, que rien n’est joué… Gageons pourtant qu’il devait sourire derrière son imperturbable moustache.
20ème jour - Samedi 10 : les trois mousquetaires
Ils étaient bien quatre à pouvoir encore défendre leurs chances à l’arrivée. Trois fines lames du circuit : les duos Morvan-Le Cam, Guérin-Poupon ou bien encore Mouren-Pellecuer et un intrus inattendu, quoique ; débarquant sans vergogne dans la cour des grands, les deux complices caraïbo-bretons Danet-Péron.
21ème jour - Dimanche 11 : Solar Inox la menace
Ils ne font pas de bruit, mais ils font peur à tout le monde. Luc Poupon et Ronan Guérin sont toujours en embuscade. S’ils n’apparaissent pas encore dans le trio de tête, leur position très décalée dans le sud devrait leur permettre d’attaquer la remontée sur Saint-Barth avec un meilleur angle que les autres prétendants à la victoire. Et Luc Poupon est un gars des îles…
22ème jour - Lundi 12 : trois du sud
Cercle Vert ne gagnera pas la Transat AG2R… Gildas Morvan et Jean Le Cam en conviennent. Ils ont essayé de jouer la gagne en refusant de croiser la route de leurs adversaires dans leur tableau arrière. Leur position plus au nord du trio de tête était inconfortable. Il aurait fallu une bascule de vent qui n’est pas venue. Ils ne sont plus que trois à prétendre à la victoire.
23ème jour - Mardi 13 : SNEF & Cliptol Sport remporte la mise
Jean-Paul Mouren à la barre, Laurent Pellecuer aux écoutes, c’est un vainqueur atypique qui franchit la ligne en tête de cette 9ème Transat AG2R. Quand l’un lâche la bonde de sa joie exubérante, l’autre lisse sa moustache de contentement. Mais leur bonheur est égal. Solar Inox puis Concarneau Saint-Barth viendront compléter le podium.
Cercle Vert et Banque Populaire ouvriront ensuite la voie des centristes en quatrième et cinquième position. Financo, premier des nordistes n’arrivera lui qu’en treizième position près de 29 heures après le vainqueur. Le temps du record ne sera pas battu.
25ème jour - Jeudi 15 mai, Atlantik FT ferme la marche
A 13h13’53’’ David Krizek et Phil Sharp franchissent la ligne d’arrivée de cette Transat AG2R 2008. Ils ont joué la route du nord jusqu’au bout, ils ont perdu. Le dernier vainqueur de la Route du Rhum-La Banque Postale en Class 40 pourrait méditer ce que disait Dominic Vittet pour qui c’était la dernière transat en course : « la course au large est parfois vraiment cruelle… »
26 équipages au départ, 23 à l’arrivée en 48 heures.
Avec la 8e Transat, AG2R Prévoyance enregistre un doublement de l’équivalent publicitaire par rapport à l’édition précédente qui représente en 2006 une valorisation près de 20 fois supérieure à son investissement.
Afin de mesurer son retour sur investissement et évaluer qualitativement et quantitativement son action de sponsoring dans le cadre de la 8e édition de la Transat AG2R Concarneau-Saint Barthélemy, AG2R Prévoyance a pour la 3ème fois chargé le cabinet Occurrence :
de réaliser une analyse portant sur les audiences et équivalences publicitaires,
d’analyser les retombées de presse,
de mesurer l’impact sur le grand public.
Les principaux résultats de l’analyse réalisée par Occurrence :
Audiences, équivalences publicitaires et analyse des retombées
964 millions de contacts potentiels (contre 611 millions de contacts en 2004 lors de la 7e édition de la Transat AG2R) générés par la couverture des médias de la presse écrite (48%) et audiovisuelle (52%).
Fait marquant par rapport à la 7e édition : en 2006, ce sont les radios et les télévisions qui assurent à la Transat AG2R la majorité de son audience (en 2004, la presse audiovisuelle représentait 29% des retombées contre 52% cette année).
13 millions d’euros d’équivalent publicitaire global (contre 5,8 millions en 2004)
représentant 8,4 millions d’euros en équivalent publicitaire pour l’audiovisuel (64%).
représentant 4,6 millions d’euros en équivalent publicitaire pour la presse écrite (36%).
Fait marquant par rapport à la 7e édition : en 2006, la valorisation publicitaire de « l’AG2R », comme la nomment les marins, a fait plus que doubler par rapport à l’édition précédente (progression de + 124%)
Analyse de la visibilité et du contenu médiatique
Sur un corpus de plus de 1 800 articles ou alertes audiovisuelles, 694 articles de presse écrite ont été analysés par Occurrence.
Cette analyse montre que depuis 2002 (6e édition de la Transat AG2R), la couverture médiatique de « l’AG2R » s’est considérablement intensifiée puisqu’elle a progressé de + 94%. La forte évolution constatée en 2006 est notamment liée :
aux partenariats médias noués notamment avec RTL, France Télévisions ainsi que Le Télégramme et Ouest France,
à la notoriété des coureurs engagés,
au changement de ville de départ, Concarneau, et aux partenaires économiques régionaux qui se sont fortement mobilisés.
à la qualité de la nouvelle organisation,
à la reconnaissance de la fidélité d’AG2R Prévoyance dans cette Transat (qui l’a créée en 1992 avec Match Racing).
En 2006, la visibilité de la marque AG2R Prévoyance a été totale : 100% des articles traitant de la Transat mentionne AG2R en citant « l’AG2R » ou « La Transat AG2R » contre 58% en 2004.
Mesure d’impact sur le grand public
L’enquête, menée par Occurrence auprès de 1 013 personnes de 15 ans et plus (méthode des quotas), interrogées par téléphone les 5 et 6 mai 2006, indique cette année que 58% des français identifient AG2R Prévoyance comme sponsor de la voile (contre 40% en 2004 et 36% en 2002).
À noter également qu’en 2006, 72% des personnes interrogées déclarent connaître AG2R Prévoyance (contre 58% en 2004).
La notoriété assistée d’AG2R Prévoyance est en forte hausse depuis 2004 (+ 14 points) alors qu’elle n’avait progressé que de 5 points entre 2002 et 2004.
En ce qui concerne les valeurs les plus attribuées par le grand public à AG2R Prévoyance, le dynamisme reste la première valeur associée à la marque. Comme pour la dernière édition, la seconde valeur associée à la marque est la solidarité. Enfin, pour la première fois, la notion de « proximité » arrive en 3e position (devant l’innovation).
Base : 726 personnes déclarant connaître AG2R Prévoyance.
En conclusion, cette 3e édition du bilan d’impact du sponsoring de la Transat AG2R constitue une fois encore un levier efficace pour l’accroissement de la notoriété du Groupe : l’on note une forte hausse de la notoriété d’AG2R Prévoyance (+ 14 points) et de la mémorisation comme sponsor de la voile (+ 18 points).
Pour Yvon Breton, secrétaire général et directeur de la communication d’AG2R Prévoyance, « Les retombées médiatiques et commerciales générées par cette action de sponsoring sont exceptionnelles justifient le budget investi dans cette action de communication dont le retour sur investissement est plus qu’atteint, notamment si l’on se réfère à la valorisation des équivalents publicitaires ou à l’évolution du taux de notoriété de la marque AG2R Prévoyance », expliquant « En effet, l’équivalent publicitaire fait apparaître une valorisation près de 20 fois supérieure aux sommes investies par AG2R Prévoyance en sa qualité de partenaire de l’événement ».
A propos d’AG2R
AG2R est le 1er groupe interprofessionnel français de prévoyance et de retraite complémentaires des salariés et des retraités. C’est aussi la 1ère Institution de Prévoyance - source : L’Argus de l’Assurance - octobre 2005 (en terme de résultats combinés).
6,5 milliards de CA en 2005 (8 milliards d’euros si l’on intègre Prémalliance).
11,8 milliards de réserves et provisions techniques à fin 2005.
Plus de 7 millions de personnes couvertes ou assurées.
900 000 contrats d’entreprises clientes sur le secteur concurrentiel (prévoyance, santé, épargne)
Près de 300 000 entreprises adhérentes en retraite.
Plus de 3 600 collaborateurs en France (4 800 si l’on intègre Prémalliance) dans près de 100 villes et 250 permanences.
Publié par
vie-project
à
5:52 AM
0
commentaires
SNSM DU FUTUR
La Société de sauvetage en mer teste ses futures tenues
Vent de 100 km à l'heure et pluie intense. Inutile de chercher sur la carte météo, cette tempête là a été déclenchée aujourd'hui dans la soufflerie du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) à Nantes. Elle a permis à neuf bénévoles de la Société nationale de sauvetage en mer de tester de nouvelles tenues. Test qui va se prolonger en situation réelle durant la prochaine saison estivale. Les bénévoles de quatre stations, Ouistreham dans le Calvados, Portsall dans le Finistère, Saint-Malo en Ille-et-Vilaine et Port Camargue dans le Gard, vont servir de cobayes. La SNSM envisage de renouveller 3500 à 4000 tenues, un marché d'un million d'euros pour les seules combinaisons et les vestes.
Publié par
vie-project
à
5:51 AM
0
commentaires
Artemis transat : Vincent Riou raconte son abandon

Vincent Riou, à bord de Gitana Eighty, a raconté lors d’une vacation avec le PC Course les événements de la journée. Loïck Peyron continue évidemment sa course et devrait arriver vendredi à Boston avec Vincent à son bord. Pendant ce temps, l’équipe technique de PRB se prépare à s’envoler pour Halifax (Canada) pour monter une opération de récupération du monocoque. Vincent espère que le bateau, situé à 530 milles d’Halifax, pourra être récupéré dans trois jours environ. Si le coup de vent attendu l’a épargné.
Vacation téléphonique entre le PC Course, Vincent Riou et Loïck Peyron à bord de Gitana Eighty
Le déroulement de la journée : « la nuit dernière, je naviguais au reaching, assez vite à 15/18 nœuds. Soudain, je suis entré en collision avec ce que je crois être un requin Pélerin de 4 à 5 mètres. Le poisson a carrément été coupé en deux car j’ai vu ressortir les deux morceaux et c’est à l’aileron que j’ai pensé qu’il s’agissait d’un requin. Sur le moment, je n’étais pas trop inquiet car le choc a été violent mais sans le bruit significatif du carbone cassé. J’ai fait un check rapide et un peu plus tard, j’ai juste constaté que l’ogive de quille était un peu abimée. Le puits de quille se remplissait et il y avait des bulles qui m’empêchaient de voir ce qui se passait. Rien de dramatique. Cet après-midi, j’ai décidé de profiter des calmes de la dorsale anticyclonique pour inspecter la tête de quille. Là, j’ai constaté qu’il manquait l’axe avant de la tête de quille. La quille, qui était inclinée, portait à faux en travers du puits.
Suite à cela, j’ai décidé assez vite de ne pas rester à bord. Car vu le mauvais temps qui arrivait, je ne me voyais pas me faire peur pour me faire peur. C’était difficile, voir très dangereux de naviguer à la voile dans ces conditions.
J’ai sécurisé au maximum le bateau, j’ai descendu comme je pouvais le centre de gravité en ballastant. Et j’ai laissé le bateau avec la quille inclinée en espérant qu’ainsi elle restera en place. Maintenant on est déjà en train de faire ce qu’il faut pour aller le récupérer ».
La récupération à bord de Gitana Eighty : « Une fois que j’ai sécurisé le bateau, déclenché toutes les balises possibles pour continuer à le repérer puis le radeau de survie. Je me suis installé dedans et je me suis laissé partir à la traine. J’avais solidement amarré le radeau.
C’était le créneau idéal pour faire ce genre de manœuvre car demain cela serait devenu beaucoup plus dur et difficile vu les conditions qui s’annoncent. »
L’opération pour récupérer PRB : « Une équipe est déjà en train de partir à Halifax. L’idéal serait qu’ils partent demain soir de là-bas avec un bateau pour aller le récupérer. Il faut deux jours de mer. »
Son sentiment : « Là j’ai un peu les bras qui me tombent (ému). Je me demande ce que je dois faire pour finir une course*… . C’était une course avec du niveau et j’y prenais beaucoup de plaisir. Jusqu’à ce matin… Je me retrouve là, juste avec mon téléphone Irridium et une clé USB. La vie continue. Mais c’est quand même terrible où on en est arrivé ».
Le récit de Loïck Peyron : « C’est une course en solitaire qui va se finir en double. Ce n’est pas une première. Philou n’était pas monté à mon bord (pour mémoire Loïck avait effectué un sauvetage extraordinaire de Philippe Poupon dans le Vendée Globe 1989/90 en permettant de redresser le monocoque couché de ce dernier). J’aurais préféré que Vincent continue, il avait fait une course impressionnante. Il est très déçu, je le comprends. Il passe ses coups de fil, fais comme si il était tout seul. Cela n’est pas facile ».
* : Dans son interview, Vincent se demande ce qu’il faut faire « pour finir une course ». Il fait évidemment référence au démâtage survenu au bout de 24 heures de course dans la dernière Route du Rhum et bien sûr au plus récent subit dans la Barcelona World Race avec Sébastien Josse. Comme cette fois, PRB était alors en tête. Des casses mécaniques difficiles à vivre pour le dernier vainqueur du Vendée Globe mais sans doute moins que la collision avec un animal qui renvoie à la pure malchance.
Source : www.prb.fr
Publié par
vie-project
à
5:49 AM
0
commentaires
Voile : Une page se tourne dans la classe 6.50
6.50 mini. Les ténors ont quitté la série. De nouveaux concurrents émergent. La saison sera très ouverte. Le point avec Antoine Grau, président de la classe.
Antoine Grau, une génération s'en va dans la classe 6.50, une autre arrive...
Oui, c'est vrai, il y a une remise à plat, on est dans une année post mini-transat. Les ténors de la catégorie, comme Yves Le Blévec, Isabelle Joschke, Adrien Hardy, qui occupaient les podiums depuis deux ou trois ans, ont quitté la série. Cela va permettre à plein d'autres talents d'éclore.
La génération qui arrive est-elle aussi prometteuse ?
C'est peu trop tôt pour dire si elle est moins talentueuse. Mais c'est vrai que dans la génération passée, il y avait du lourd. Avec Stéphane Le Diraison et Thomas Ruyant, on voit déjà deux bons éléments émerger. La saison ne fait que commencer, et il faudra attendre les Sables-les Açores-les Sables, cet été, pour voir se dégager une première hiérarchie.
Vous avez débriefé récemment avec l'organisateur de la dernière mini-transat, qu'en avez-vous retiré ?
Il en est ressorti quelques mesures concrètes. Comme celle de nommer chez Grand Pavois Organisation, à la tête de l'épreuve, un interlocuteur qui soit un ancien coureur du circuit 6.50 et qui aurait comme mission de rapprocher les concurrents des organisateurs. Quelqu'un qui fasse en sorte de créer un peu plus de convivialité sur l'épreuve, ce qui a peut-être manqué l'an dernier. Ou encore, nous avons demandé à l'organisateur d'étoffer son équipe de communication afin qu'elle ne se concentre pas seulement sur l'aspect compétition mais qu'elle puisse aussi mettre en valeur l'esprit et les valeurs de la classe.
Il se dit qu'il y a, cette saison, une diminution des inscrits sur les courses. Est-ce vrai ?
Oui c'est vrai, il y a une diminution très nette. Nous n'avons pas encore mesuré l'ampleur, mais c'est assez important. Il n'y a de liste d'attente sur aucune des courses du début de saison. Par exemple, il ne devrait y avoir que 80 concurrents au départ de la mini-fastnet, alors que nous avions arrêté la liste des engagés à 100 bateaux, lors de la dernière édition.
Comment l'expliquez-vous ?
Il y a deux explications possibles. La première, c'est que les gros problèmes de liste d'attente, rencontrés l'année dernière, ont effrayé des concurrents potentiels. La deuxième, c'est que le fait d'annualiser la mini-transat, rend les navigateurs moins concernés par la course à la qualification. Ils savent désormais, que s'ils manquent une édition, ils peuvent participer à la suivante, un an plus tard. De ce point de vue, le circuit se serait décongestionné et c'est ce que nous cherchions à obtenir.
Les Sables-les Açores-les Sables est la course majeure de la saison. Quel avenir lui imaginez-vous désormais ?
Cette année encore on devrait tourner autour de 65 bateaux, ce qui est très bien. Si, dans la classe, nous réfléchissons à faire évoluer sa formule, c'est parce que nous tenons à protéger cette épreuve. L'organisateur, la ville des Sables-d'Olonne s'est inquiété de l'avenir de cette course quand la mini-transat est devenue annuelle. Moi je ne suis pas aussi inquiet. C'est une bonne alternative à la mini-transat. Elle demande un budget moindre, car c'est un aller et retour, et c'est une excellente préparation justement pour une transat. Nous réfléchissons à son positionnement dans le calendrier, et si nous la maintenons en solitaire...
Qu'en est-il du projet de classement sur l'année ?
Nous allons mettre en place un classement sur la saison, un peu comme dans le circuit ATP en tennis. Le but c'est que le public ne se souvienne pas seulement du vainqueur de la mini-transat, mais aussi de ceux qui brillent lors des courses, le reste de la saison. Nous avons consulté la Fédération française de voile sur ce point, et elle a validé notre demande. Ce classement sera établi dès cette année.
Source : Ouest France
Publié par
vie-project
à
5:47 AM
0
commentaires
ICAP LEOPARD POURRAIT BATTRE CE SOIR LE CHRONO DE PHOCÉA SUR L'ATLANTIQUE NORD

Depuis dimanche soir, ICAP Leopard, qui tente de battre le record de l´Atlantique Nord pour un monocoque à winches assistés, atteint par moments des vitesses de 30 nœuds.
Actuellement l'équipage du maxi Icap Léonard semble en train de battre le record de Phocea, mais il faut faire attention ce soir aux courants et à la marée à l’approche du Cap Lizard. A 18h (heure française), il restait 57 milles à parcourir et actuellement ils atteignent une moyenne de plus de 18 milles à l’heure. Il faudrait arriver avant 3h30 cette nuit…
Publié par
vie-project
à
5:46 AM
0
commentaires
73 SOLITAIRES OUVRENT LE BAL

En juin, les Minis investissent Douarnenez. Les 73 concurrents du Trophée Marie- Agnès Péron ouvriront le bal en solitaire. Ils s’élanceront demain sur un parcours de 200 milles.
Douarnenez va vivre près de trois semaines à l’heure des Minis avec le Trophée Marie-Agnès-Péron en solitaire et dans la foulée le Mini-Fastnet en double (départ le 15 juin). Cette classe 6,50 m, véritable laboratoire de la course au large, est aussi la plus internationale qui soit. Une nouvelle fois des marins étrangers, dont certains venus de fort loin (Australie, Etats-Unis, Afrique du Sud) seront présents à Douarnenez. Certains y ont déjà leurs habitudes et apprécient la beauté des lieux et l’ambiance Penn Sardin. Ce qui explique le succès des deux épreuves organisées à suivre par le Winches Club. Les minïstes y sont fidèles même si une petite érosion des engagés touche aussi cette classe qui joue habituellement à guichets fermés.
Un parcours technique
Les solitaires ouvriront les hostilités avec le Trophée Marie-Agnès-Péron.
Cette épreuve qualificative pour la Transat 6.50 rend hommage à Marie-Agnès Péron, une institutrice de Megève disparue en mer lors de la Mini-Transat 1991, qui s’élançait justement de Douarnenez. Le parcours de 200 milles qui emmène la flotte de la baie de Douarnenez vers les Glénan, Groix et le plateau des Birvideaux avec un retour par la chaussée de Sein et Armen est extrêmement technique et tactique. Ce terrain de jeu sélectif favorise l’émergence de marins complets et l’an passé, c’est Yves Le Blévec qui avait remporté cette régate disputée au rythme d’un sprint. Le futur vainqueur de la Transat 6.50 La Rochelle - Bahia avait devancé Isabelle Joscke et le Belge Peter Laureyssens.
Des habitués de la classe
73 concurrents (31 en protos, 42 en série) sont actuellement inscrits. Les protos affûtés devraient en toute logique fournir le vainqueur au scratch. Le Trinitain Erwan Le Roux, tout juste rentré de la transat Concarneau - Saint-Barth où il a terminé huitième, retrouvera avec plaisir la barre d’un Mini (« Déphéméride 3 »). Le Morbihannais, candidat au podium, devra notamment compter avec le Dunquerquois Thomas Ruyant (« Faber France »), second de l’Open Demi-Clé à Morgat. A surveiller aussi le Morbihannais Stéphane Le Diraison (« Cultisol »), second en série de la dernière Transat 6.50 et désormais dans la catégorie proto. En série, le Portugais Francisco Lobato, vainqueur l’an passé, fait naturellement partie des favoris mais il devra contenir les assauts de concurrents habitués du circuit comme Jean-françois Quelen (« Galanz »), Antoine Debled (« Régions Job »), Pierre-Yves Lautrou (« Altaïdes mooveent »). A côté de ces noms déjà connus dans le paysage de la classe 6,50 m, de nouveaux venus dans cette école de course au large (Sassy, Leglatin) rêvent d’émerger. Ces 200 milles en solitaire seront déjà un galop d’essai instructif avant d’aller visiter le mythique Fastnet.
Publié par
vie-project
à
5:44 AM
0
commentaires
Clair comme l'eau du Pacifique

Vu du ciel, le Pacifique intrigue... Au Sud-Est, au large de l’île de Pâques, dans une vaste région grande comme la Méditerranée, le bleu profond des eaux a pris une nuance indigo, presque violette. Hypothèse : la zone semble très pauvre en activité biologique. En 2004, plusieurs équipes du CNRS, regroupées le temps de la campagne Biosope – « Biogeochemistry and Optics South Pacific Experiment » –, sont allées voir ce qu’il en était vraiment. Leurs travaux viennent d’être publiés dans Geophysical Research Letters et Limnology and Oceanography. Ils confirment la singularité de ce drôle de Pacifique, et que c’est bien la pureté de ses eaux qui leur donne cette couleur particulière. Dans le sillage de l’Atalante, le navire d’exploration de l’Ifremer affrété par le CNRS, des chercheurs du Laboratoire de microbiologie, de géochimie et d’écologie marines (LMGEM) du Centre d’océanologie de Marseille1 et du Laboratoire d’océanographie de Villefranche (LOV)2, coordonnées par Hervé Claustre, du LOV, ont jeté leurs bouteilles de prélèvement à la mer pour évaluer les quantités présentes de carbone, de bactéries, de particules en suspension. Et immergé des radiomètres, capables de mesurer jusqu’à près de deux cents mètres la lumière du soleil qui a pénétré dans l’océan. Comme prévu, la mer s’est révélée vierge, ou presque, de cette matière organique colorée, capable d’absorber le rayonnement solaire : exit les fameux nutriments qui permettent d’ordinaire d’alimenter bactéries et plancton et de faire marcher la pompe à carbone vitale pour l’équilibre climatique de la planète.
Jamais constatée ailleurs, cette pauvreté émerveille les scientifiques. « Une telle pureté optique est quasiment impossible à reproduire en laboratoire », explique André Morel, chercheur au LMGEM. « En principe, poursuit Marc Tedetti, du LOV, les océans sont enrichis de trois manières : par les apports des fleuves, près des côtes ; par les matières transportées dans l’atmosphère ; et par les remontées d’eaux profondes et riches en nutriments. Au large de l’île de Pâques, il n’y a rien de tout cela, ce qui en fait une région très pauvre en termes d’activité biologique. »
Conséquence : du fait de la faible quantité de matière organique colorée, de particules en suspension et de phytoplancton, le rayonnement solaire pénètre très profondément, près de trois fois plus que dans les eaux déjà très pures de Méditerranée orientale. Et du coup, « ces eaux donnent un point de référence de l’activité biologique dans un milieu extrêmement éclairé », explique Richard Sempéré, le directeur du LMGEM. De quoi même se faire une idée de ce que furent les prémices de la vie dans les océans.
Publié par
vie-project
à
5:42 AM
0
commentaires
ROUEN ET LES GRANDS VOILIERS

700 000 visiteurs/jour : embarquons pour l'Armada avec le Département de Seine-Maritime !
Du 5 au 14 juillet, l'Armada 2008 célèbrera la culture maritime de notre département
Près de 10 millions de visiteurs sont attendus durant l'Armada, dont 2 millions assisteront à la Grande Parade du 14 juillet, orchestrée par le Département.
Le Département de Seine-Maritime, 1er financeur de l'Armada 2008.
Le Département de Seine-Maritime est en effet le 1er partenaire financier de l'événement avec 1,13 Meuros.
À ce titre, il organisera durant l'Armada de nombreuses animations gratuites : grande roue et mini croisières
ouvertes à tous, stand 100% tourisme avec tous les offices du tourisme du département, opération spéciale
« Lire à l'Armada », expos, concerts et jeux.
ARMADA INEDITE
J'embarque à bord de la grande roue du Département
La grande roue du Département de Seine-Maritime offrira un point de vue inédit sur l'Armada. Située rive gauche, à mi-distance entre le pont Guillaume Le Conquérant et le pont Gustave Flaubert, elle permettra de s'envoler dans le ciel de l'Armada.
- Accès gratuit tous les jours de 10h30 à 23h00.
Tickets d'embarquement à retirer sur le stand du Département de Seine-Maritime.
ARMADA INSOLITE
Je vogue à côté des géants des mers
Le Département offre aux seinomarins par voie de jeu-concours 3000 mini-croisières sur L'Oiseau des 7 îles durant l'Armada.
- Pour gagner, téléphoner au 02 76 51 61 61 le lundi 23 juin, de 9h à 18h.
ARMADA MADE-IN SEINE-MARITIME
Je découvre tout mon département
Durant l'Armada, le Département de Seine-Maritime occupera un espace d'accueil de 600m².
- Quai de Bois-Guilbert, rive droite, au pied du pont Guillaume Le Conquérant.
Les 38 offices de tourisme de Seine-Maritime seront présents au stand du Département. Chaque jour, 9 offices de tourisme représenteront à la fois les villes, la campagne et le littoral seinomarin. 38 films sur le territoire seront présentés en boucle chaque jour.
ARMADA-SUR-SEINE
Le 14 juillet je m'installe en bord de Seine pour la parade finale des bateaux
Le 14 juillet 2008, les bateaux quitteront Rouen dans la matinée. Leur défilé sur la Seine (158 km) pour rejoindre les voies de navigation maritimes se poursuivra jusque tard dans la soirée.
CULTURE ARMADA
Je danse, je lis et je m'évade
Lire à l'Armada :
Pendant l'Armada, l'opération « Lire à la plage », proposée par la BDSM, se décline en « Lire à l'Armada ».
Le stand de l'Armada devient ainsi le 10ème site de Lire à la plage. 750 ouvrages seront mis en libre consultation. Ils seront répartis selon 4 thématiques : La Seine / Les bateaux, les activités portuaires et la mer / Le littoral et les voyages / Les Découvertes.
3 animations littéraires seront proposées chaque jour : lectures d'ouvrages, chorales ou spectacles de contes pour enfants sur le thème de la mer et de la navigation. Une exposition sur les pirates sera proposée à l'attention des plus petits.
- Rendez-vous sur le stand du Département de Seine-Maritime.
« L'appel du large : matelotage traditionnel et arts populaires marins ».
Cette exposition met en scène la vie d'un port, et présente des reconstitutions d'aménagements intérieurs de différents types de navires auxquelles est intégrée la présentation d'objets de collection, de maquettes, de tableaux de noeuds et les objets usuels des matelots, gabiers et hommes d'équipage.
- Musée Industriel de la Corderie Vallois du 24 mai au 5 janvier 2009.
- Sur le stand du Département, démonstration de noeuds marins par Gabriel Richir, commissaire de l'exposition.
Exposition Richard Texier
En écho à l'Armada, 40 oeuvres de Richard Texier seront exposées à l'Hôtel du Département de Seine-Maritime (Rouen), du 2 juillet au 26 septembre 2008. Artiste voyageur, peintre, sculpteur, l'oeuvre de Richard Texier nous plonge dans un univers marin et cosmique.
A l'occasion de cette exposition l'artiste dévoilera au public une sculpture réalisée pour l'occasion, « Les guetteurs de vent ».
- Hôtel du Département, quai Jean Moulin (Rouen) du 2 juillet au 26 septembre.
Pendant l'Armada, je contrôle mes connaissances : Quizz de l'Armada
Le grand jeu « Quizz de l'Armada » fonctionne sur le principe d'une roue de la fortune dont les différents segments font références à des questions sur le thème du nautisme.
- Rendez-vous sur le stand du Département de Seine-Maritime.
Le soir : j'ouvre mes écoutilles
Chaque soir un concert gratuit sur le stand Département. Plusieurs groupes locaux sont programmés : Cole Quartet, Choeurs d'Hommes, Groovin'Jazz, Eou Doue Duo, An Las (9.10), Allons-y tant qu'c'est chaud, Trio La Cueva, Victoria, Latche Swing.
- Tous les soirs de 21h30 à 23h sur le stand du Département de Seine-Maritime.
ARMADA PRATIQUE
Se rendre à l'Armada, être « éco-visiteur »
Covoiturage
Roulez malin jusqu'à l'Armada en trouvant un chauffeur
ou en offrant des places à des passagers.
- www.covoiturage76.net
Personnes à mobilité réduite
C'est simple, toute l'Armada est accessible : les bateaux, le bateau-promenade et même la grande roue !
Eco-Armada
Signataire de la charte Eco-Armada, le Département de Seine-Maritime fournit 3 000 bornes propreté pour une Grande Parade respectueuse de l'environnement
Contact Presse :
Camille Rotunno
Attachée de presse
Département de Seine-Maritime
Tél : 02 35 03 55 68
Port : 06 74 35 26 07
http://www.seinemaritime.net/
Publié par
vie-project
à
5:40 AM
0
commentaires
Les requins sont sur les dents

Les requins, ces prédateurs marins à sang froid, semblent avoir déclaré une guerre globale aux hommes. On ne sait pas précisément quel est le casus belli, il se peut même qu'il s'agisse d'une "réponse des requins" au "boom des ailerons" enregistré en Asie de l'Est dans un contexte de développement économique intensif. En effet, la soupe aux ailerons de requin est aujourd'hui le plat le plus onéreux des restaurants de luxe (et combien de requins faut-il tuer pour préparer ce mets délicat!).
Il existe encore une autre explication à la brusque flambée de l'agressivité des requins: toutes les anomalies rencontrées dans la nature sont souvent liées à des problèmes climatiques. La température des courants océaniques change, et ce processus pousse les animaux marins à réviser leurs itinéraires de migration, à s'engager dans des zones inconnues. C'est ainsi que les chercheurs mexicains expliquent l'apparition massive de prédateurs au large de l'Etat mexicain du Guerrero, où ils ont attaqué deux amateurs de planche à voile, et même "goûté" l'un d'entre eux...
"Je ne pense pas que les requins soient devenus plus agressifs, indique Konstantin Sgourovski, directeur du programme marin du WWF-Russie. Un système changeant de courants peut, bien entendu, amener les prédateurs à se déplacer dans des endroits où ils n'ont jamais été auparavant. Une autre variante possible serait que les bancs de poissons ont modifié leurs itinéraires de migration et que les requins les ont suivis. Mais si, par exemple, pour les Australiens, la présence de requins [au large des côtes] n'a rien d'étonnant, leur apparition dans des endroits inhabituels provoque de véritables vents de panique".
Ceci est de toute évidence le cas en Turquie actuellement. Des dizaines de plages ont été fermées sur la côte ouest du pays à la suite d'une invasion de requins, et les promenades en mer ont été interdites. Les personnes âgées affirment n'avoir jamais rien vu de pareil.
Que s'est-il passé en fait? Les changements de comportement des requins sont notamment expliqués par les processus de variation de l'acidité de l'océan. Cependant, selon le scientifique Vsevolod Belkovitch, chercheur à l'Institut d'océanologie de l'Académie russe des sciences, ce facteur est incapable d'apporter de sérieux changements physiologiques de la biosphère marine, à laquelle appartiennent les requins. "Il n'existe pas d'explication simple, estime le savant. On ne peut pas dire que les conditions d'existence des requins dans l'océan ont brusquement changé. Dans le même temps, le degré de pollution des eaux a augmenté, ce qui ne peut pas rester sans effet sur l'écosystème marin".
La raison la plus probable du comportement anormal des requins, selon Vsevolod Belkovitch, est la présence toujours croissante de l'homme dans l'océan. "La navigation se développe, de plus en plus de personnes nagent et plongent dans la mer, en pénétrant dans l'univers sous-marin. Par conséquent, la fréquence des rencontres entre requins et hommes a augmenté. Ce fait suscite la nervosité et l'irritation de ces prédateurs, estime le scientifique. D'ailleurs, les requins ne cherchent pas tant à défendre leur habitat qu'à se remplir l'estomac. Or, l'homme est pour eux une victime potentielle, un aliment complémentaire, et sans doute un mets délicat".
Les requins sont absolument implacables non seulement vis-à-vis des hommes mais également à l'égard de tout ce qui peut leur faire office de nourriture. Ils se sont bien adaptés à la vie et ont un don pour mépriser totalement le danger. Cependant, l'agressivité des prédateurs est sous-tendue non seulement par leur intrépidité, mais aussi par leur faim insatiable: en migration permanente, couvrant des distances interminables, les requins ont besoin d'un apport continu en énergie. Or, s'ils ne bougent pas, leurs branchies ne sont pas suffisamment alimentées en oxygène. Quoi qu'il en soit, il existe tout de même des paresseux qui préfèrent se coucher de temps à autre sur le fond marin.
Le sang dissout dans l'eau produit sur les requins le même effet qu'un tissu rouge sur un taureau. Le conflit qui existe entre cet animal et l'homme est un phénomène d'ordre historique: depuis que les hommes ont commencé à explorer la mer, ils perfectionnent les méthodes de chasse aux requins, mais également celles de protection contre leurs attaques. Les requins sont extrêmement sensibles aux odeurs délayées dans l'eau. De nos jours, afin de se protéger, on jette en temps normal dans l'eau des produits chimiques spécialement conçus à cet effet et capables de repousser les requins.
Il semble que la nature ait créé cet animal de façon presque parfaite: la gent "requine" n'a connu presque aucune modification depuis des millions d'années. Mais, paradoxalement, ces prédateurs terrifiants sont eux-mêmes menacés, en raison de l'attitude barbare des hommes. En tous cas, plus de vingt espèces de requins examinées par les spécialistes de l'Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN) sont aujourd'hui sérieusement menacées d'extinction.
Publié par
vie-project
à
5:39 AM
0
commentaires
La Volvo Ocean Race s'arrêtera à Boston
L’édition 2008-09 de la Volvo Ocean race fera escale à Boston, ont annoncé récemment les organisateurs. Le port du Massachusetts, qui vient d’accueillir l’arrivée de la Transat anglaise rejoint donc Alicante, port de départ, Le Cap (Afrique du Sud), Kochi (Inde), Singapour, Qingdao (Chine), Stockholm (Suède) et Saint-Pétersbourg (Russie) comme ville-étape de la course autour du monde en équipage.
Publié par
vie-project
à
5:37 AM
0
commentaires
mardi 3 juin 2008
ARTEMIS TRANSAT, CARNETS DE BORD DE LA CLASS 40

LE 30/05/08 A 04H20 LOCALE / Benoit Parnaudeau
30/5/2008 13:31 GMT
POS 42°29N ET 70°27W A MOINS DE 15 MILLES DE L ARRIVEE VIT 5.6 NDS DANS 272 BARO EN LEGERE HAUSSE 1016 VENT 10 NDS DE NW NUIT EPROUVANTE DANS PEU DE VENT INSTABLE CONTENT D ARRIVEE? CONTENT D AVOIR FPARTICIPE A LA ROUTE DES HEROS COMME DIRAIT TONTON. L IMPORTANT EST VRAIMENT D ARRIVER ENSUITE POUR LA COMPETITION, JE ME SUIS BIEN BATTU JE TROUVE, SANS RIEN LACHER, 50 MILLLES DE RETARD PUIS ON S EST DEMANDE SI JE NE POUVAIS PAS FAIRE UN PODIUM ET BOOM L ANTICYCLONE QUI FAIT DU NORD... EXPERIENCE EXCELLENTE,ENRICHISSANTE ET PROMETTEUSE? IL FAUT ENCORE REGLER LE DISCOURS ET JE VAIS T EN VENDRE DES CONTRATS. PROCHAINE COURSE : QUEBEC - ST MALO, LA ON A PRIS LE TIRE FESSE ET MAINTENANT ON VA DESCENDRE, TOUT DESSUS ! BISES + BEN
J 18 pour Benoit Parnaudeau..
29/5/2008 14:31 GMT
LE 29/05/098 A 12H00 UTC POS 42°41N ET 67°37W VIT 7.5 DANS LE 280 VENT 15 NDS DE SW MER PEU AGITEE TEMPERATURE DE L EAU 7° CIEL BLEU BARO 1017 EN BAISSE GV 1 RIS + SOLENT
Quel bonheur d'être en mer, près du vent comme ça, quand le bateau est bien
calé, on a l'impression qu'il vole au dessus de l'eau.
le prés ça devient désagréable quand l'eau commence à courir sur le pont,
exactement l'inverse du portant où plus il y a d'eau sur le pont plus ça va
vite.
Allez un petit café et je vais barrer, un café Lobodis bien sûr. Tiens à ce
propos Lobodis a été racheté par les cafés Richard, c'est top, on va peut
être enfin trouver, comme à plymouth, du café et du sucre labélisé Max
Havelaar au bistro. En attendant, le soutien financier de Lobodis n'a pas
été reconduit, et du coup ça donne 50 milles de retard après la première
nuit et oui rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme...
bises a+ ben
J17 à bord de Prévoir Vie
28/5/2008 17:29 GMT
Et c'est repari ! Vers 3h du matin locale, le vent a refusé et est passé NW en mollissant fortement. J'en ai profité pour réparer la GV. En fait comme souvent c'est en démontant tout qu'on trouve la solution qui était hyper simple y avait pas besoin de tout démonter, vers 8 heures locale la GV était en l'air et nous attendions le vent qui vient de rentrer depuis environ 1/2 heure. Course vraiment très interessante, avec beaucoup de jeu, ce qui me permet
d'appendre énormément, y'en as besoin, je ne sais plus qui disait que le
vainqueur était ceux qui avait fait le moins de faute.
Le coté encourageant, c'est Prévoir vie qui, on l'a vu, va plutot un peu
plus vite que ses voisins quand il y en a.
Au niveau météo je comprends à peu près ce qui se passe, par contre j'ai
tendance à faire trop de route, attention ça reste des petit bateaux.
Pour la vie à bord ça va bien, j'ai maintenant un paquet de milles derrière
moi, je me suis mis deux fois dans le rouge, c'est ça quand on est derrière.
Enfin au niveau des manoeuvres, il faudrait investir dans du matériel pour
gagner un peu de temps.
Dans tous les cas bravo à Gio, le tabarly Italien, il a vraiment été
imperial.
Il s'agit maintenant d'arriver à bon port, il y a encore des pièges, haut
fond, pecheurs, cargo et qui sait peut etre une mistoufle avant l'arrivé
pour relancer le jeux une dernière fois.
bises a+ ben
Louis Duc / Groupe Royer
28/5/2008 08:01 GMT
Hier matin, je sors du bateau, renvoie un ris en catastrophe, après avoir passé toute la nuit à donf sous code 0 un ris ballasté. On avait 28 noeuds en rafale, et l'objectif était de ne pas trop s'écarter de la route. Je me retourne et aperçois un bateau, j'ai d'abord pensé à Custo Pol ; en fait c'était Fujifilm d'Alex Benett ! La dernière fois que je l'ai vu celui là, c'était au passage du Cap Lyzard... Assez bizarre de croiser un bateau de la course après 15 jours de mer et une transatlantique... On est resté à vue toute la journée, quelquefois son bateau grossissait et re-disparaissait... Nous voilà à 311 milles de l'arrivée, 9 petits milles devant Fuji, et 18 milles derrière Mistral qui occupe la troisième position. En fin de nuit on attend un passage de front froid qui va nous amener à naviguer dans du vent de NW, et en fin de journée demain, pour continuer le suspens une petite dorsale à négocier, avant de faire route vers Marblehead.Le jeux est donc encore ouvert!!! Bonne nuit à tous Louis
J15 PETOLE / Benoit Parnaudeau
26/5/2008 17:04 GMT
POS 41°48N ET 57°39W GROSSE PETOLE J ARRIVE MEME PLUS A ETALER LE COURANT LE VENT EST EN TRAIN DE PASSER DE DOMINANTE NORD A SUD J EN PROFITE POUR VOUS ENVOYER CE MAIL EN MANGEANT BASQUE CE MIDI AVEC JAMBON DE BAYONNE ET FROMAGE DE BREBIS CHANGEMET DE TACTIQUE LA NUIT DERNIERE OU J AI CHERCHE A NE PAS TROP RALLONGER LA ROUTE ET DONC SERRE UN PEU LE VENT DU COUP CA M A FAIT RENTRER DANS LA DORSALE DIRECTE EN GENERAL IL EST DE BON TON D ABATTRE UN PEU POUR ALLER PLUS VITE ET PROFITER DU VENT PLUS LONGTEMPS. C EST CE CAS FAIT SIR ALEX ... TOUJOURS A 13 MILLES DE MIRANDA BISES A+ BEN
Halvard Mabire / Custo Pol (Partie 2)
26/5/2008 08:10 GMT
....En même temps que je fais le tour du bateau, je me remémore où ce trouve chaque chose dont je pourrais avoir besoin en cas d'abandon du navire. Je passe en revue chaque cloison ou membrure, mais le problème est que j'ai une grande zone d'insubmersibilité à l'avant et ainsi la majeure partie de la coque qui pourrait être endommagée est invisible. C'est toujours intéressant de constater comme des trucs faits pour la sécurité peuvent être gênants en cas d'accident... Je suis donc condamné à attendre dans l'angoisse de voir si le niveau de l'eau monte à l’avant ou pas. Après quelques secondes qui paraissent interminables, je vais voir à l'étrave si je vois quelque chose. Avec les mouvements du bateau et la nuit noire, l'inspection n'est pas fructueuse. Plus j'avance dans l'inspection et plus j'en déduis que le choc a du se produire au niveau de la quille. Après une quinzaine de minutes, je suis en parti rassuré et ne voyant rien d'anormal, je remets en route…C'est là où c'est rassurant d'avoir un bateau qui a été fait dans un chantier STRUCTURES... A la prochaine ! Halvard
Halvard Mabire / Custo Pol (Partie 1)
26/5/2008 07:55 GMT
Bonjour. Sur le plan navigation, bataille avec la toile, tornades, ou autres péripéties coutumières des courses à la voile, il n'y a rien de spécial à signaler pour ces dernières 24H. Par contre l'évènement marquant de cette nuit a été une collision extrêmement brutale avec un "Objet Flottant Non Identifié", ou peut-être avec un animal, mais sur le crâne alors, parce que c'était drôlement brutal et dur! Je venais juste de descendre à la table à cartes, qu'on ferait mieux maintenant d'appeler table à clavier, quand soudain on est passé de 8.5kts à 0kts, dans un bruit d'enfer et un tremblement monstrueux…. Comme l'arrêt a été très violent et au niveau de l'eau (ou sous l'eau), les lois de la physique font donc que le coup de fouet le plus violent c'est produit dans le gréement….La première pensée qui m'a traversée l'esprit est de regarder immédiatement sous mes pieds s'il y avait encore un fond au bateau et si l'eau n'envahissait pas le bateau de façon furieuse. Ce premier constat rassurant étant fait, je bondis sur le pont pour choquer les voiles et lofer pour arrêter le bateau. Je prends même le temps de border le foc à contre pour me mettre à la cape et stabiliser ainsi le bateau pour une inspection plus complète. .....
Louis Duc/Groupe Royer
25/5/2008 07:27 GMT
Enfin passé cette porte des glaces, Il a fallu gérer le vent pendant toute la journée d'hier et cette nuit, ce qui m'avait valu quelques milles par rapport à Groupe Partouche mon concurrent direct, puisqu'il est le plus proche. A minuit TU, je suis donc passé et j'ai pu tirer un peu sur la barre pour accélérer, dans du vent encore soutenu, 25-30 noeuds, c'était un bon soulagement, ma hantise était de voir le vent refuser en approche de cette ligne fictive et de devoir la longer sans m'en rapprocher, (ce qui a dû arriver à Groupe Partouche qui a probablement été obligé de virer de bord...). Pour fêter ça, j'ai ouvert un pot de fois gras, et retrouvé la fiole de Punch qu'André Jantet m'avait offerte il y a déjà un bon moment... Eh oui, après 12 jours de sevrage en mer j'ai rechuté, nouvelle crise de palu breton!! Encore 960 milles avant Marblehead, et la course est loin d'être finie ! Il y a encore plein de possibilité d'embuscade, de gagner ou de perdre des milles voir des places... donc va falloir continuer à attaquer sur cette fin de parcours... P'tit Louis, Groupe Royer
Louis Duc / Groupe Royer
24/5/2008 05:29 GMT
Bon, encore une p'tite douzaine d'heures à se faire brasser, on a actuellement une bonne trentaine de noeuds de secteur SW avec une mer formée mais surtout croisée ! Le front avec rafale devrait passer en fin de nuit. Je navigue actuellement sous trinquette et trois ris dans la GV, contre le Gulf Stream qui nous ralentit d'un bon demi noeuds... Tout va bien pour moi et Groupe Royer ! Le plus complexe est de se faire un café sans le prendre à un moment donné sur la figure...!! Je viens d'apprendre qu'Yvan Noblet connaît des gros soucis sur son bateau et risque de devoir quitter le bord! Il faisait une très belle course à la lutte pour le podium. Bon courage à lui pour les prochaines heures qui seront très difficiles!! P'tit louis
Yvan Noblet / Appart'City
23/5/2008 13:33 GMT
Bonjour à tous. Bon c’est pas brillant... J’ai perdu un gros paquet de mille cette nuit : atelier trinquette, elle s'est désanglée de l'étai entièrement. Il a fallu affaler dans l'eau,, la récupérer et remettre tout en place, coudre les sangle à leur velcro pour ne pas qu’elles repartent ! Et le tout dans des condition météo tout a fait agréable voilà voilà... ! Entre temps, j'étais sous tourmentin ; du coup j'ai perdu énorme cap et vitesse Je suis vidé j'ai besoin de me changer et de dormir un peu ! Le problème, c’est le pilote en compas, qui gère moyen dans la plume. Inch Alah
Benoît Parnaudeau / Prévoir Vie
23/5/2008 13:11 GMT
Je suis parti au sud parce qu' il y a gros baston de vent de secteur sud prévu, et comme il y a la porte des glaces à passer, on ne peut pas s' échapper. Donc plutôt que de planter des pieux avec les vagues de face dans 40 noeuds de vent, j' ai préféré descendre un peu pour avoir un meilleur angle. En plus, les fichiers me donnaient la molle d' hier moins importante au sud, donc le sud a tout pour plaire. On verra si l' investissement en valait la peine, puisque j' étais à un mille de Fujifilm mais le coquin a préféré aller voir Miranda ! Réponse demain... L' erreur, c' est qu' en étant plus au sud, on a eu du courant dans le nez e! n début de période et on les a vu partir, les deux ! En attendant, c' est un shaker bien humide, ici. Allez, on serre les miches comme dirait Coluche, et sus aux Anglais ! Bises à+ Ben
Miranda Merron / 40 DEGREES
23/5/2008 08:05 GMT
Vous connaissez ces photos où le bateau se métamorphose en un oiseau ? Et bien, toute la nuit dernière, on était assez proche de ce scénario qui fort heureusement ne s’est aps produit !!! 40 Degrees est toujours un bateau et tape, tape dans la mer ! Assez !!! Ça suffit !!! 40 18N 46 16 W. Miranda/ 40 Degrees
Yannick Bestaven / Cervin EnR
23/5/2008 07:37 GMT
« Ca envoie du lourd ! Il y a 25-30 nœuds dehors… Je suis sous deux ris dans la grand voile et trinquette et le bateau est à fond de son potentiel : entre 17 et 19 nœuds ! Pour une vieille limousine, c’est pas mal : je suis content car je me suis bien lâché et je suis revenu sur mes camarades. Après 2 000 milles de mer, Arnaud (Boissière) m’a dit qu’il m’avait vu hier. J’ai perdu un peu de temps pour passer la porte, mais la nuit dernière, j’ai bien allumé et je pense que j’ai gagné des milles. Mais après le front, dans quelques heures, il y a de la molle à venir : Roxy devrait être ralenti en premier. Ca s’annonce comme un final très serré jusqu’à Boston : on aura fait tout l’Atlantique côte à côte… Yves Parlier avait conçu son bateau pour le vent fort et c’est clair qu’il va très vite et de façon relativement saine. J’en profite pour prendre la piste de ski tout schuss… Le bateau passe bien dans la mer qui est formée en ce moment. Même si c’est un peu sous l’eau… »
Louis Duc / Groupe Royer
23/5/2008 07:19 GMT
Réveil en vrac ce matin, genre tu ne sais plus où tu habites, comment tu t'appelles, et surtout ce que tu fais là!! Coup d'oeil réflexe sur le GPS et la mémoire revient, bordel cap au 315!! Il est 10h 15, ça fait 2H 30 que je dors!! Le vent s'était stabilisé, j'était sous code 0 à 65° du vent apparent , j'ai mis le réveil pour 20 mn histoire de faire une petite sieste aprés la nuit sans dormir dans la pétole ! Le vent a rapidement refusé, et je me suis retrouvé à 50° de la route pendant plus de 2h!! L'histoire m'a fait perdre environ 10 milles de latéral, durement gagnés depuis la veille et trés précieux à l'approche du passage de la porte des glaces, où tout gain vers le sud évite un virement de bord catastrophique dans du vent fort de SW! Bonne journée, Louis
Benoît Parnaudeau / Prévoir Vie ( partie 3)
22/5/2008 07:09 GMT
Je dois vérifier aussi les durites de gazoil car il y a un peu d'air qui rentre dans le circuit d'alimentation du moteur, et surtout réamorcer le dessalinisateur qui n' a pas aimé la gîte dans le baston de dimanche. Et puis y' a toujours un peu d'eau à éponger et le bonhomme doit veiller à rester à peu près sec. Le chauffage à air pulsé fonctionne à merveille, j' y met mes bottes et elles sèchent, le seul petit souci c’est l' odeur que ça diffuse... Il y a aussi les conneries, par exemple dans le baston de dimanche je n' ai pas rangé la drisse de solent, évidemment vu qu' on a fabriqué un système d' accroche rapide, ça s' est décroché et le temps que je m' en aperçoive avec le vent la drisse est montée et je l' ai bloqué en haut pour ne pas qu' elle fasse des noeuds dans le mât. Du coup, j' en utilise une autre mais faut boutiquer car ce n' est pas vraiment adapté. Ma fille, à terre c'est pas très grave si tu ranges pas ta chambre, mais en mer ça peut vite devenir la cata ! Enfin il y a la météo dont je vais m'occuper de ce pas, et la position des autres 40 pieds. Gio accroît son avance un peu tous les jours, et sinon ça reste ouvert, Inch' Allah - Bises a+ Ben
Benoît Parnaudeau / Prévoir Vie ( partie 2)
22/5/2008 07:02 GMT
Ensuite, chose essentielle, nous devons nous nourrir et dormir. Pour la nourriture, pensez aux sucres lents. Pour ce qui est de dormir... cette nuit, pour la troisième fois depuis le départ, j' ai encore eu une panne de réveil, enfin le réveil n' y est pour rien... Depuis tout petit ça me suit, le sommeil profond. Avant, c'était ma mère qui rentrait dans ma chambre : Benoît lève toi maintenant, tu réveilles toute la maison avec ta radio à fond - hein ? Maintenant c'est ma compagne, Oh Ben lève toi y' a ton réveil qui sonne - hein ? Là, j'aurais jamais dû aller m'allonger sur la couchette de près, on y est trop bien ! Résultat 6 milles de perdu. Quand on voit l'énergie dépensée pour gagner 0.2 noeud, ça fout vraiment les boules.
Benoît Parnaudeau / Prévoir Vie ( partie 1)
22/5/2008 06:58 GMT
Pas pris le temps d' écrire un mail hier ( ndlr : mardi), ça n' a pas arrêté. Etant donné que nous allons à la rencontre des phénomènes météo, ils nous passent dessus assez vite. Exemple, ce matin où le vent a commencé à tourner à l'aube : il mollit, il tourne un peu dans tous les sens, grâce aux analyses météo tu sais qu'il va rentrer sud. Bon, allez, matossage puis j'envoie le Code 0. Sortir le bout dehors, hisser la voile, la dérouler, bon, il est où le vent ? Avec la houle, la grand-voile avec sa bôme passe de bâbord à tribord en balayant le pont. Putain, il est où le vent ? Ah je l'ai, yes, ce Code 0 porte dans ces conditions. Allez on règle, yes. Ouh ça gîte, 5,6,7 noeuds de vent, mais non ça va pas le faire, on affale et on envoie le Solent... Maintenant, le bateau est calé, je demande au pilote automatique de rester à 37° du vent apparent, et je peux vous écrire ce mail. Bien sur, je sors de temps en temps régler le hâle-bas de grand-voile et le barber de solent, essentiels à l' équilibre entre les deux voiles. Donc y' a du boulot sur le pont et à mon avis ça pourrait occuper 2 personnes à temps plein 24h/24, soit 6 personnes suivant la règle des trois-huit.(.../...)
Sale temps pour le sud / Halvard Mabire
21/5/2008 15:15 GMT
Les riches sont de plus en plus riches et les pauvres ont pour l'instant du mal à se refaire. En tous cas, les fichiers météo que je choppe montrent que les Yankees du Nord touchent un vent plus adonnant qui leur permet de faire mieux la route que les Sudistes, et plus vite de surcroit. Pour l'instant nous sommes donc en train de vivre notre petit Gettisburg (on va en Amérique, alors il faut bien leur montrer qu'on s'intéresse un peu à leure histoire, nous). Malheureusement nous n'avons pas d'autre choix que de continuer, le pire serait d'aller croiser derrière, ce qui serait irrémédiable. Donc on persiste et signe et on verra par la suite, la route est encore longue. j'ai réussi à palier la défaillance de mon SatC (tout neuf!) en bidouillant pour récupérer les positions des copains (et surtout Copine, bonjour Mirranda, à quelle heure on se retrouve pour le thé? 17h?)en passant par Ugrib et en reprogrammant SatCDetect pour afficher à nouveau les traces sur Maxsea. J'ai donc à nouveau mon jeu vidéo comme vous. A part ça, vive l'AIS. j'ai environ 2 milles de visibilité et j'ai réussi à faire détourner un ENORME tanker pour qu'il passe juste derrière moi. Un peu de causette VHF au milieu de l'Atlantique, c'est toujours sympa. Surtout que maintenat, il y a un côté exotique assuré car il n'y a plus beaucoup d'accents européens sur les passerelles. L'avantage c'est que leur anglais est plus facile à comprendre que ceux des Glaouches, accent Manchester pur beurre... A bientôt Halvard, de CustoPol
Miranda Merron / 40 DEGREES
21/5/2008 12:10 GMT
40 Degrees est 340 milles plus dans l’est par rapport à la porte des glaces. Entre ici et là-bas, nous allons avoir un vent qui va progressivement faiblir jusqu’ à ce soir ; après il n’y aura plus de vent du tout ! Mais dès demain, un vent de sud ouest s’établira tout au long de la journée. J’effectuerais une tripple vérification de tout avant le gros coup de vent ! Ce n’est en général pas le vent qui casse les bateaux mais plutôt l’état de la mer. Je suis parvenue à dormir trois heures d’affiler ce qui est fantastique ! Néanmoins, mon sommeil est léger et je reste prête à bondir en cas de besoin ! Le sac de couchage n’est pas conseillé… ! Hier, j’ai vu une baleine d’une taille incroyable ! Pour rien au monde , je n’aurais voulu rentrer en collision avec elle ! C’est la 6ème baleine que je vois en une semaine ! Le vent est en train de tomber ; il est temps pour moi de changer de voile ! A chaque fois que l’énergie me manque, je pense à mes camarades compétiteurs dans l’âme ! Je dois garder le rythme ! Merci aux DEGREES suivants : le 37ème W - CDP : merci Tim, j’ai hâte de te revoir à Hamble ! 38 ème W – EVA : Nick et Flavie Monloney ont récemment eu une petite fille ; félicitations ! le 39ème W- CHANIC : Merci beaucoup Gérald !
Halvard Mabire / Custo Pol
21/5/2008 10:38 GMT
Bonjour. N'ayant plus de Sat C opérationnel, j'ai trouvé une méthode pour updater la position des bateaux sur Maxsea... Je n’aime pas quand un problème me résiste. Merci Marcel : je vais télécharger les classements Posmaxsea sur Ugrib, je les importe dans un nouveau dossier que j'ai créé et d'autre part j'ai reprogrammé SatC Detect pour aller chercher les Posmaxsea dans ce dossier. Il faut juste que je déclanche la commande d'aller « vérifier maintenant » car il ne le voit pas tout seul. C'est un peu laborieux et il faut que j'aille les chercher moi-même sur le site de Marcel avec l'Irridium ; mais ça marche ! (…) J'aurais mieux fait de pas aller les chercher ces classements, c'est pas brillant et mon arrêt buffet dans la molle de l'autre nuit me coûte très très cher, d'autant plus qu'apparemment je suis le seul à m'être arrêté et que même ceux de derrière qui sont passés au même endroit n'ont pas eu à payer l'octroi comme moi...l'Atlantique doit pas aimer les Normands dans ce coin là. A bientôt ! Halvard
Louis Duc / Groupe Royer
21/5/2008 07:39 GMT
"Les bateaux restent relativement proches, à part Giovanni. Il ne faut donc rien lâcher en attendant une opportunité pour revenir jouer avec les autres ! Avant la porte des glaces qui est encore à 580 milles (1000 km, ndlr), plusieurs occasions pourraient se présenter avec cette météo qui évolue trés vite. Les manoeuvres s'enchaînent toujours, en ciré dehors sur le pont, en T-shirt en sueur à l'intérieur pour matosser : les températures restent trés douces. Pour le moment, je navigue dans un vent d'WNW, 20 nds sous GV 1 ris et solent arrisé. J'attends de nouveau une molle cette nuit avec un petit pasage du vent au SW, donc ce n'est pas le tout, mais va falloir remettre le ciré et renvoyer de la toile !!"
J9 dit Camion / Benoit Parnaudeau
20/5/2008 16:42 GMT
Pas pris le temps d'écrire un mail hier, ça n'a pas arrété. Et oui, étant donné que nous allons à la rencontre des phénomènes météo, ils nous passent dessus assez vite. Exemple ce matin ou le vent a commencé à tourner à l'aube, il mollit, il tourne un peu dans tous les sens, grâce aux analyses météo tu sais qu'il va rentrer sud. Bon allez matossage puis j'envoie le code 0, sortir le bout dehors, hisser la voile, la dérouler, bon il est où le vent ? Avec la houle la Grand voile avec sa bome passe de babord à tribord en balayant le pont. Putain il est où le vent ? Ah je l'ai, y’est ce code 0 il porte dans ces conditions. allez on règle, yes. Ouh ça gite, 5,6,7 noeuds de vent, mais non ça va pas le faire, on affale et on envoie le solent. Maintenant le bateau est calé, je demande au pilote automatique de rester à 37° du vent apparent, et je peux vous évcrire ce mail. Bien sûr je sors de temps en temps régler le hale-bas de Gv et le barber de solent, esstentiel à l'équilibre entre les deux voiles. Donc y'a du boulot sur le pont et à mon avis ça pourrait occuper 2 personnes à temps plein 24/24, soit 6 personnes suivant la règle des trois huit.. Ensuite chose essentiel, nous devons nous nourrir et dormir. Pour la nourriture, pensez aux sucres lents. Dormir, cette nuit pour la troisième fois depuis le départ fois depuis le départ j'ai encore eu une panne de réveil, enfin le réveil n'y est pour rien... Depuis tout petit ça me suit, le sommeil profond. Bises a+ ben
Louis Duc / Groupe Royer
20/5/2008 09:07 GMT
Hello, Les manoeuvres s'enchaînent toujours ! En ciré dehors sur le pont, en tee- shirt en sueur à l'intérieur pour matosser ! Les températures restent trés douces pour le moment. Les bateaux restent relativement proches, à part Giovanni, donc ne rien lâcher en attendant une opportunité pour revenir jouer avec les autres! Avant la porte des glaces qui est encore à 580 milles, il devrait en avoir quelques unes, avec la météo qui évolue trés vite. Pour le moment je navigue dans un vent d'WNW, 20 nds sous GV 1 ris et solent arrisé. J'attends de nouveau une molle cette nuit avec un p'tit pasage du vent au SW, donc c'est pas le tout, mais va falloir remettre le ciré et renvoyer de la toile!!
Simon Clarke/ Clarke Offshore Racing
20/5/2008 07:14 GMT
Les deux derniers jours ont été un peu chaotique et la navigation au près pas très confortable, mais le bateau et moi sommes ok. Je trouve toujours incroyable la punition que supporte le bateau quand on remonte face au vent….Je suis heureux car le travail réalisé sur les ballasts est bon. La fuite semble être résorbée ! Quand je regarde la météo à venir, je pense que je vais encore apprendre beaucoup ! Maintenant que la deuxième semaine de course démarre, je vais éviter toutes les stupides erreurs que j’ai pu faire la première semaine… Trop de fatigue tue la réflexion ! Je suis ravie de démarrer cette nouvelle journée ! Il fait une chaleur … Je suis certain que ça va changer !
Rencontre au milieu de l'Atlantique / Thierry Bouchard
19/5/2008 21:21 GMT
Un message pour vous signaler que je viens de heurter une baleine. La collision a eu lieu alors que j'étais à l'intérieur en train de manger. Le bulbe s'est encastré dans le flanc de la baleine. Je suis sorti immédiatement pour voir de quoi il s'agissait et je l'ai vu au milieu d'une mare de sang. Elle s'est dégagée et n'a pas demandé son reste et moi non plus. J'en tremble encore. J'ai effectué un check up complet, je n'ai aucune avarie apparente, pas de varangues décollées etc. J'ai aussi regardé le bulbe par le hublot. Il est toujours là et sans dommage ! Je vais appeler l'architecte du bateau par acquis se conscience, mais tout semble aller. Sinon, j'ai perdu un peu de terrain sur les gars qui sont partis dans le Sud mais je pense qu'on a une bonne carte à jouer avec Giovanni et Yvan avec notre option nord. Même si on n'a pas vu le soleil depuis le départ, pour le moment on est un peu épargné des mauvaises conditions et c'est tant mieux. Les options météos commencent à se dessiner alors il ne reste plus qu'à aller vite et tout ira bien !
Des nouvelles de Halvard Mabire
19/5/2008 12:21 GMT
Bonjour C'est un peu plus calme, on peu au moins taper sur les touches qu'on veut du clavier... Nous voici donc au près, avec en plus pas vraiment un bord favorable, c'est à dire qu'il faut esayer de jouer les bascules quand elles se présentent. La nuit dernière a été plus calme que celle d'avant, donc il a été possible de dormir un peu. Sinon, pas de problème majeur, si ce n'est ceux de la mise au point d'un bateau trop neuf. J'ai par exemple un souci avec le mousqueton d'amure de trinquette. En un mot, c'est de la merdasse, il s'ouvre tout seul. C'est donc toute l'amure de la voile qui monte. Il faut choquer l'écoute, la drisse et sortir de la tranchée pour aller au frond sur l'avant, sous les vagues qui balayent le pont, et aller brêler comme on peut un bout de ficelle à 4 sous pour remplacer un truc qui vaut une fortune et qui ne marche pas. Il y a des moments où j'aimerais bien avoir sous la main le responsable qualité de Wichard et l'envoyer à l'avant par 30kts de vent. Comme ça il apprendrait à contrôler le matos qui sort de sa prod (si toutefois c'est pas merde in China, comme la plupart du matos métallique maintenant). A part ça, le près c'est toujours la même merde. ça tape, ça cogne... et ça va pas très vite. Mais c'est comme ça, pour aller aux Amériques. De toutes façons il vaut mieux être sur un Class 40 que sur un Drakkar (car il est toujours bon de rappeler que les Vikings sont allés en Amérique du Nord 400 ans avant Colomb...). A la prochaine Halvard
J7 Benoit Parnaudeau
18/5/2008 14:24 GMT
LE 18/05/08 A 09H20 LOCALE SOIT 11H20 TU POS 42°55N ET 30°53W ET OUI 1 HEURE C EST 15° DE LONGITUDE VIT 8 NDS DANS LE 275 VENT SW 25 NDS BARO 1016 CONTNUE A DESCENDRE TRANQUILE CIEL GRIS TEMPERATURE DE L EAU 14° IL SEMBLE QU'ON a uN PEU DE COURANT DANS LE NEZ GENRE 0.3 NDS 2 RIS TRINQUETTE L'AMI DU MARIN UNE SEMAINE DE COURsE ET LES CONDITIONS SE MUSCLENT et ca mouille heureusemnt il ne fait pas trop froid par ces lattitudes J'ai arreté d'investir dans le sud hier soir. Sans doute j'aurais pu où dû continuer un peu encore mais le cap devenit vraiment trop mauvais et je suis déjà suffisamment sud par rapport aux copains. J ai donc virer et serrer le vent toute la nuit pour ne pas repartir trop au nord J en ai du coup profité pour dormir y en avait besoin, a peine si j'ai pris le tems de manger hier. Le vent a commencé à monter en deuxième partie de nuit en adonnant. Ce matin j'ai mis un moment à trouver les bons réglages mais maintenant Prevoir Vie est bien calé et je vais de ce pas chercher un élastique pour tenir la barre Simon nous a rejoint pendant le black out cher à notre ministre de l'intégration et la bonne nouvelle c'est qu'il est un peu derrière, il sembe donc que cette option m'aie fait rattraper le retard de la première nuit Maintenant nous allons subir les phénomènes sans pouvoir trop les anticiper. Si le flux est plutot SW avantage au sud et s'il tourne NW avantage au nord C'est dimanche mais la mer elle s'en fout ... bises a+ ben
Des bonnes conditions d'atlantique Nord selon Louis Duc
18/5/2008 12:30 GMT
bonjour à tous, voîlà des bonnes conditions d'atlantique Nord, vent de Sud West 22 Nds, crachin et brume, ça me rapelle les régates de dériveurs au mois de novembre à Brest... je navigue en ce moment sous GV 1 ris, et solent arrisé. Depuis hier les manoeuvres s'enchaînent souvent: virement de bords, matossage qui va avec, prises de ris dans GV et solent. Hier j'ai été me promener dans le mât pour récupérer ma drisse de genak, qui s'était fait la malle lors du dernier affallage, doucement mais surement, ça le fait bien, quand le bateu est gité on peut s'appuyé dans la gv, le plus dûr est de gérer le longitudinal...en tout cas, c'est plus simple que de monter dans celui d'un mini, ou le risque de coucher le bateau est assez élevé... Niveau classement c'est pas le top, Giovani c'est un peu fait la malle aparement, l'option sud n'a pas vraiment était payante pour le moment, par contre il reste quelques obstacles avant la porte des glaces, donc rien est perdu, les écarts ne sont pas énormes par rapport aux décalages, je trouve que Borris fait une na vigation trés impréssionnante! Bonne journée, Louis
Custo Pol : le shaker...
18/5/2008 11:39 GMT
peux pas écrire. ça cogne trop dans ma machine à assommer les maquereaux... Halvard . custoPol
6ème nuit Custo Pol
17/5/2008 12:01 GMT
Bonjour à tous Pour une nuit merdique, c'était bien une nuit merdique! Des vents oscillants de 60°(mais toujours dans la gueule tout de même), allant de 2Kts à 16kts! + de la pluie...et carrément des trous d'air où on se retrouve scotché double face. En plus, je n'ai pas mes marques au près et ce n'est pas facile de trouver la carbu tout de suite dans les phases de transition, dans le noir qui plus est. Ce qui est vexant, c'est que c'est beaucoup de boulot pour un mauvais résultat, car dans ce genre de temps, sans électronique qui plus est, on a vite fait de tirer des bords carrés. Ce matin ça continue, mais au moins il fait jour. Avec tout ça, on dort pas trop et cela ne facilite pas la lucidité. Une certaine humidité s'installe à bord, mais pour l'instant il ne fait pas encore froid. D'une part cela nous ferait un peu de lecture et d'autre part on aurait des nouvelles des copains. Bon, à plus tard car il faut que je m'occupe de remettre du charbon car la chaudière est en train de s'éteindre. Halvard
P'tit Louis à bord de Groupe Royer
17/5/2008 11:56 GMT
Bonsoir, Enfin sorti de ce pot de pu, enfin j'éspère, aprés quatre jours de spi dans les alizées, auour d'hui on passait le pot au noir... Et maintenant on rentre en zone dépressionnaire. Je navigue mantenant au prés tribord amûre, et vais devoir jouer avec les bascules de vent pour rester sur le bord rapprochant, tout en cntinuant mon nouveau métier de déménageur. aujourd'hui, avec un vent trés irrégulier en force et en direction, j'ai promené un certain nombre de fois dans le bateau, tout le matèrel du bord autorisé à déplacer: ancre de secours, eau, gazole, sécu, nourriture, voiles... Bref si ça marche pas dans la voile, j'ai peut être une reconversion... En tout cas, pendant ses quatre jours de navigation sous spi, j'ai pris énormément de plaisir à être en mer, on ne s'attendait pas forcément à ça en préparant cette course! Plus au sud que les autres, l'objéctif était de rentrer plus tard et sortir pus tôt que mes concurents de la dorsale qui s'étendait devant nous, tout en ce positonnant pour les vents de Sud ouest. A l'heure du Black out, rien et moins évident pour les nordiste comme les sudistes e pense, comme dit l'almanach du marin Breton: la météo est une science qui prévoit le temps qu'il aurait dût faire... Bonne nuit à tous, P'tit Louis
5ème nuit à bord de Custo Pol
16/5/2008 12:42 GMT
Bonjour à tous Nuit besogneuse avec alternance de pétole et des bouffées nous permettant d'avancer à peu près dans la bonne direction à fond la caisse sous GV et Gennaker serré. Ce matin, enfin on voit du ciel. Mais surtout je vois Mirranda à mon vent. Assez loin tout de même. Je la relève au 312. Pour que ce soit bien rangé, il serait tout de même mieux que je relève 40°degrees dans le 40! J'ai du boulot pour remettre ça dans l'ordre... C'est très pétoleux ce matin. On se déhale doucement avec le grand gennaker. Le plus important c'est de garder un peu de vitesse. Il ne faut pas être trop regardant sur le cap, dans la pétole le maître mot est "keep mooving". La pétole c'est pas mal de temps en temps. C'est un peu magique de faire glisser le bateau avec presque pas un soufle. Evidemment, pour profiter de la beauté de l'instant, il y a une règle de base (pas facile) c'est de ne surtout pas s'imaginer que les autres ont du vent et qu'on est le seul englué! C'est le meilleur moyen de transformer un bon moment en cauchemar. Par contre, contrairement à ce que peuvent penser les Terriens, la pétole c'est vraiment un boulot d'enfer. Physiquement d'abord, car on passe son temps à régler, à barrer et à bouger les poids dans le bateau, le tout en essayant de faire ça à pas de loup, sans donner le moindre à coup pour ne pas risquer d'ébranler le bateau et de le stopper. Quand le bateau est lançé, on croise les doigts et on retient son soufle pour ne surtout pas l'arrêter dans son élan. Pour l'instant, j'essaye donc de taper tout doucement sur les touches du clavier pour ne pas faire un mouvement brusque qui pourrait ébranler le navire (non là j'exagère). A bientôt Halvard de CustoPol
Benoit Parnaudeau et le grain du matin..
16/5/2008 12:35 GMT
Ce matin je me suis fait surprendre par un grain. j'étais à l'interieur et je venais juste de me servir un café (de petit temps cad tasse bien remplie) quand le bateau s'est couché. Et bien elle est loin l'écoute de GV quand t'es a l'interieur avec un café dans la main, mais le chemin est maintenant marqué de taches marron. Le bio c'est pour la santé et l'environnement, c'est aussi une réponse aux OGM et l'équitable c'est pour les hommes. Oui y'a quand même aucune raison qu'un gars bosse 15 heures par jour pour faire pousser du riz et que le fruit de son travail ne lui permette pas de vivre. Ah on est bien en mer, surtout avec les conditions qu'on a c'est vraiment que du bonheur, ils fond quand même bien les choses ces glawouchs. Par contre c'est pas le moment de se reposer, dans le petit temps comme ça le vent variant constament t'as intérêt à etre sur le pont si tu veux faire avancer ton canot. On voit bien maintenant deux options, tout le monde au nord sauf Petit louis et moi au sud. Pourquoi aller au sud alors que ça rallonge la route ? D'abord il semble qu'il y aie un peu plus de vent en bas et surtout y'a la porte des glaces à passer et là il y a de forte chances pour que l'on rencontre du vent de SW donc il faut aller à sa renconre. Affaire à suivre. bises + ben
Petit matin au soleil pour Thierry Bouchard...
16/5/2008 11:50 GMT
Bonjour à tous, Quel plaisir ce matin, pas seulement de voir ma remontée à la 3° place, mais surtout ce rayon de soleil qui m'ébloulli et maintenant qui me chauffe le dos quand je vous écris. je n'ai résisté à prendre une photo en tout petite définition pour que vous puissiez la voir. Depuis hier nous n'aviguons à vue avec Appart City, nous avons bataillé toute la journée et je suis arrivé à m'échapper en restant un peu plus haut. Puis alors que je m'appretais à me préparer à manger, j'ai senti le bateau giter, je suis rapidement sorti et nous voilà un grain qui fonce sur moi. Le temps d'enfiler le ciré, de mettre à poste la trinquette et le voilà qui grossi, je prends un ris, et le vent de la droite j'en profite pour faire courrir, ouf, mais ma cassolette de truite met resté sur l'estmac... Devant nous avons toujours Telecom Italia, il faudrait voire si ce n'est pas une Ferrari peinte en blanche car heuresement qu'on le voit au départ sinon pendant la régate ...! Thierry
4ème nuit à bord de Custo Pol
15/5/2008 14:24 GMT
Bonjour 4ème matin et c'est toujours gris de chez gris!Qui a volé le soleil? Il y a-t-il toujours un ciel par-dessus ce plafond gris très bas La nuit n'a pas été de tout repos, avec un vent fou oscillant de +/- 40° et des bouffées délirantes entre 6 et 16kts. Pour garder le spi il n'y avait pas d'autre choix que de barrer. Au bout d'un moment on est passé au Gennaker, et c'était le bon moment car ma drisse de spi était mangée et je pense que je n'en avais plus que pour quelques heures avant que le spi ne s'écroule, à la flotte de préférence. Comme quoi j'ai plutôt de la chance (à commencer par celle de participer à cette Transat!). Me voilà donc avec un mât drissivore (Attention à l'ortographe, si vous écrivez DrissiVaur, le constructeur de cet excellent tube ne sera pas content!). Ce n'est pas une très bonne nouvelle, mais maintenant qu'on le sait ce n'est pas grave, il suffit de racourcir les drisses de temps en temps et ça le fera. Par contre, à part ce détail qui pourra être réglé avec une préparation un peu moins hative, le poteau se tient vraiment bien. On sent tout de suite que c'est un mât qui fera Duchemin. On ne préfère pas imaginer les efforts qu'il y a quand on est sous gennaker un peu serré. Sur ces bateaux il faut vraiment un bout-dehors béton, et si la solution du bout-dehors rétractable est sympa au port, ce n'est tout de même pas l'idéal quand on commence à tirer dessus en mer... A tantôt Halvard de CustoPol
LE 15/05//08 A 04H30 LOCALE : Prévoir Vie
15/5/2008 12:23 GMT
POS 45°58 N ET 20°09 W VIT 9 NDS DANS 260 VENT 15 NDS DE NNE BARO 1014 MER PEU AGITEE CIEL NUAGEUX GV 1 RIS + CODE 5 Le CODE 5 c'est une espèce de geenacker très épaulé, tellement épaulé qu'on ne peut pas le rouler. PREVOIR VIE est bien calé dans cette configuration donc pas mal de temps à la bannette cette nuit. Du coup j'ai repensé au OGM. C'est quand même hallucinant de vouloir laisser l'alimentation mondiale dans les mains de quelques uns, sans compter les dégats pour la santé et l'environnement. Sur le site de Greenpeace on apprend que les grosses multinationnales ne peuvent garantir que leurs animaux ne sont pas nourris aux OGM Exemple Blédina pour ne pas le nommer vend du lait entre autres, mais ne veut pas dire si le mais que mangent les vaches sont sans OGM . Et chérie t'as vu notre fils il a les oreilles qui poussent en pointe, oui et ses dents sont vertes fluo... Perso, ma fille elle ne mange que bio, cest la seule solution. Certes ça coûte bonbon, on attendra donc pour changer de canapé ! Dans tous les cas vous pouvez soutenir les Faucheurs Volontaires sur internet, je crois qu'il y a quelques procés qui trainent. biss + ben
Mistral Loisirs-Pole Santé Elior/ Thierry Bouchard
14/5/2008 14:42 GMT
Salut à tous, Des nouvelles de la mer. conditions plutôt clémentes; 15°, 1014 hpa, 14 à 16 n, DR 52, mer peu agitée, grand spi et grande voile haute. Depuis le départ je suis dans le coup et c'est rassurant car pour moi c'est l'inconnu cette transat. Hier soir Halvard Mabire a recroiser ma route, bataille d"empannage puis contact radio pour déconner et ce matin j'avais 2 milles d'avance. super. Puis je suis aller me coucher à la tombé de la nuit, vitesse stable, vent stable, je me suis réveillé pour voir comment ça se passait au milieu de la nuit, 2 tours de manivelles et re-dodo jusqu'au levé du soleil. je récupère car depuis le départ je n'avais pas dormis plus de 3 h/24. De toute façon je ne comprenais plus rien à la météo, à la tactique et au reste, il vallait mieux dormir. Et du coup ce matin tout est plus clair. Bonne journée
Halvard Mabire
14/5/2008 14:39 GMT
Bonjour à tous Encore dans le gris! A part au moment du lever du jour hier où j'ai eu droit à 1 heure de clair, je suis toujours dans le gris. Seul petit rayon de soleil, nous nous sommes croisé très près à 2 reprises avec MISTRALOU et l'accent chantant du Sud de l'ami Thierry Bouchard a amené un peu de soleil dans cet Atlantique gris. La nuit a été marquée par de très nombreux empannages. Je ne suis pas sûr du tout d'ailleurs d'avoir toujours bien tricoté, mais on fera mieux la prochaine fois. Le principal est que je me retrouve à peu près où je veux. A bientôt
Yvan Noblet sur Appart'City
14/5/2008 14:35 GMT
Bonjour a tous, pas grand chose de neuf, une autre nuit sans histoire, le vent est un peu instable mais il y en a c'est deja ça... par contre tout est gris le soleil manque un peu a l'appel pour réchauffer l'atmosphere rien à signaler niveu materiel, Appart'city va bien, j'ai récuperer ma drisse de spi en tête de mat et j'en est profité pour regarder un peu partout "y'a plus qu'a" !
Nouvelles de Louis Duc
14/5/2008 14:26 GMT
Aprés une belle journée au soleil sous spi, la nuit s'annonce plus calme que la précédente, avec un vent médium toujours portant. Aprés un empannage dans la nuit, La journée a commencé par un petit vrac sous spi, étonnement il y avait pas plus d'air que ça {18 20 nds), la barre est devenu vraiment dûr, en fait je venait de prendre un gros bout de pêcheur dans le safran... obligé d'afaler le spi, et d'arréter le bateau pour le dégager, avant de tout remettre en route. Autrement j'ai eut toute la journée la visite d'un ptit oiseau qui ait venu se reposer sur le pont, je lui ai évidement offert l'hospitalité qu'il a refusé {de l'eau et des miettes), il a malheuresement finit mort de fatigue sur la table à carte, aprés être tombé de son perchoir [l'écran d'ordinateur). c'est triste!!! Bonne nuit à tous, P'tit louis
Publié par
vie-project
à
12:31 PM
0
commentaires
