dimanche 20 avril 2008

A moins d'un Mois du Départ…






EN BREF :
- Où est la flotte ? Pendant une période de 36 heures, une fois pendant la course, les positions des bateaux seront gardés secrètes. Pourquoi ? Découvrez le ci-dessous.
- Les plans du village de la course enfin dévoilés : découvrez la première partie du programme des manifestations, du 3 au 11 mai à Sutton Harbour, Plymouth.

EN DETAIL :

Un black-out de positions pour ajouter du piquant, alimenter les spéculations... et nous nous faire revivre le passé pendant un instant.

Lors des premières éditions de cette course mythique, on avait peu de nouvelles des navigateurs pendant leur traversée. Ce n'était que lorsqu'ils apparaissaient à l'horizon, de l'autre côté de l'Atlantique, que l'on découvrait le classement final des voiliers. Avec les technologies actuelles, nous sommes capables de suivre les bateaux 24h/24.
OC Events a décidé d'ajouter un peu de suspense à la course et de nous rappeler le bon vieux temps, en créant un black out complet pour une journée pendant la course, en ne communiquant à personne les positions des coureurs.

Étant donné qu'il existe déjà 12h de black-out par jour (entre 18h00 et 06h00 GMT), ce black-out reviendra en réalité à une période continue de 36h. Cette journée pendant la course sera particulièrement stimulante pour les media, puisqu'il sera question de deviner les stratégies des skippers, et que chacun spéculera sur les positions des voiliers et options prises par la navigateurs.
Bien sûr, cela sera également l'occasion pour les coureurs de faire des coups stratégiques sans que leurs concurrents le sachent.

Pour une question de sécurité, seulement deux personnes auront accès aux positions de la flotte, durant cette période : René Boulaire, qui s'occupe du suivi des bateaux (toutes les positions sont gardées sur un serveur sécurisé), ainsi que Sylvie Viant (Directrice de course). Bien sûr, en cas de crise, la position d'un bateau pourra être communiquée. De plus, chaque bateau peut individuellement transmettre sa position à ses concurrents, et les équipes pourront les diffuser si elles le souhaitent, par leurs propres moyens (mais cela désavantagerait leur skipper). Les bateaux auront accès aux données de leur propre OC Tracker pendant cette période, mais personne n'aura accès aux positions de la flotte, tout comme pendant les black-out de nuit, qui existent déjà.

Un comité composé uniquement de Sylvie Viant (Directrice de course), des spécialistes météo Jean-François Bonnin et Marcel Van Triest, ainsi que de Christine Salen (Directrice Sportive), choisiront la date de la période de black-out en fonction de la situation météo et de l'intérêt stratégique. Cette date devra être annoncée 48h avant le début du black-out, afin d'éviter qu'un bateau soit favorisé ou défavorisé. OC Events a également choisi de ne pas fixer une date afin que cette journée ne tombe pas dans une période sans grand intérêt tactique.

Aucune information ne sera communiquée aux skippers, aux équipes, à l'équipe interne de communication, aux media ou au public durant cette période, mais bien sûr nous contacterons les bateaux pour la vacation quotidienne.
Les cartes 2D et 3D du site internet donneront les dernières positions avant le début du black-out.

Les plans du village de la course enfin dévoilés…

Les partenaires de Plymouth (le Sutton Harbour Group, South West of England Regional Development Agency, Plymouth City Council et Event South West) se sont joints aux organisateurs de la course, OC Events, l’Université de Plymouth et les organisateurs du Festival de Jazz- Blues International Barbican afin de dévoiler les plans du village au B-Bar, Plymouth.
Le port de Plymouth sera un lieu de vie et d’activité garantie du Samedi 3 Mai au jour du départ de la course, le dimanche 11 mai. Le village de la course sera au coeur de l’action et l’endroit parfait pour découvrir le monde de la voile. La flotte entière des IMOCA 60 et des class40 sera amarrée a l’intérieur du Sutton Harbour et offrira ainsi une chance unique au public d’approcher ces “oeuvres d’art” de la course. De plus, les visiteurs pourront admirer le Vieux Greement, « Earl of Pembroke », qui sera amarré aux cotés de Gipsy Moth IV – le bateau sur lequel Sir Francis Chichester a réalisé son fameux tour du monde et successeur de celui sur lequel il a remporté la première édition de cette course. Le Club Mumm/ VIP, l’exposition sur la course au large (Programme D’éducation), le centre de communication de la course BT, le simulateur de voile Aviva, l’exposition Ecover... et de nombreuses animations de rue font également partie des festivités.

Nigel Godefroy, Directeur du Sutton Harbour Group a dit: « Le village de la course est un plus remarquable pour cet événement d’envergure internationale. Avec la flotte des bateaux en toile de fond, le Quartier Barbican, centre historique de Plymouth, offre un cadre parfait pour l’accueil du village. »

Le programme d’éducation jouera également un rôle primordial la semaine précédent le départ de The Artemis Transat, en essayant de faire découvrir aux jeunes visiteurs l’histoire de la voile et l’héritage maritime de la ville. L’exposition sur la course au large est faite de façon à donner une idée concrète de la vie à bord d’un bateau de course, de la technologie embarquée, des différents dangers à affronter et également comment nous pourrions adapter à notre quotidien, le respect de l’environnement dont font preuves skippers et bateaux. Cette exposition est réalisée avec le soutien de l’université de Plymouth et fait partie du programme d’éducation mis en place par Le National Marine Aquarium. Les étudiants pourront ainsi visiter l’Aquarium maritime gratuitement où une exposition spéciale sur l’environnement et le développement durable se tiendra pendant l’événement. L’université, à travers ces différentes actions souhaite ainsi encourager l’intérêt pour les métiers de la mer.

Les étudiants seront également encouragés à « adopter un bateau » qu’ils suivront pendant toute la duree de la course. Comprendre la progression de leur bateau grâce aux études météorologiques et le suivie de la course grâce aux systèmes satellite

TRANSAT AG2R



Pour la première fois, la direction de course de la transat AG2R va suivre la traversée en direct à bord d'Etoile Filante, un catamaran de course-croisière de 60 pieds. L'occasion de suivre la course, de s'imprégner de l'ambiance à bord des Figaro Bénéteau, de faire vivre la dimension humaine de l'événement. Départ aujourd'hui à 14 heures…

« Ne comptez pas sur moi pour vous faire des cours de stratégie météo. Parce qu'à ce petit jeu, on perd souvent… Et puis, ceux qui sont le plus à même d'en parler, ce sont bien évidemment les coureurs. » Jean Maurel, directeur de course préfère nous affranchir de la conception de sa fonction : veiller à la bonne sécurité de l'épreuve, anticiper sur les éventuelles difficultés, donner le « la » de l'ambiance de course. Et où peut-on mieux le décrire que depuis le balcon arrière d'un bateau accompagnateur ?


Adaptation, bricolage, anticipation
Mais suivre une course demande des trésors d'ingéniosité. Il faut pouvoir suivre le rythme de la course, être capable de retransmettre des informations fiables, de se déplacer d'un bord à l'autre du plan d'eau. « Pour cela, tout dépendra des vitesses respectives de notre bateau et de la flotte. Dans ce domaine, nous n'avons pas de certitudes. Ce sont les conditions météos qui vont dicter notre conduite.» Comme dans toute première, il y aura des corrections et des adaptations.
A bord, ils sont six à vivre l'aventure de l'intérieur : Marcel Mochet, journaliste à l'AFP, transmettra les clichés, Christophe Cassagne, de Sea Events, les images vidéos quand Jean Maurel lui-même, glissera ses impressions sur l'ambiance de course. Ils seront accompagnés par trois hommes d'équipage d'Etoile Filante. Mise en place des relais de transmission, embarquement de fuel supplémentaire pour parer les dépenses d'énergies consécutives aux transmission d'images et d'informations, vérification des procédures de correspondance entre le directeur de course et le PC Course, le travail ne manque pas à bord du bateau armé par Bob Escoffier pour l'occasion.
Etoile Filante est un catamaran de croisière de 60 pieds, sur plan Joubert-Nivelt. Conçu pour de la croisière rapide, il possède une cellule de vie centrale et quatre couchettes réparties dans les deux coques. A son bord, Bob Escoffier a participé à la Route du Rhum 1998.

Le village dans tous ses émois
En cette veille de départ, la foule est encore venue en nombre arpenter les quais du port de pêche de Concarneau. Pendant que les équipages bricolent, curieux et passionnés se côtoient dans un heureux mélange des genres. Il y a là des familles venues engranger quelques minutes de rêve, les habitués des pontons qui retrouvent des connaissances. On y parle tactique de course, on suppute les chances des uns et des autres, on évoque les éditions précédentes. Il y a là quelques anciens vainqueurs venus faire un salut amical à leurs camarades de jeux : Alain Gautier, Roland Jourdain, Karine Fauconnier entre autres, n'ont pas manqué le rendez-vous de Concarneau.

Veillée d'armes
Météo, boulot et dodo ! A la veille du grand départ, les 26 équipages de la 9ème Transat AG2R ont pris un rythme très studieux. Tandis que les préparateurs s'activent sur le pont des monotypes, les 52 marins en ont pour la plupart fini avec l'avitaillement. Entre deux petites siestes pour engranger un peu de repos, ils bûchent aussi sur les cartes et modèles afin d'envisager leur stratégie pour le début de course et la manière d'aborder le golfe de Gascogne. Demain, à 14 heures tapantes, il sera temps d'y aller, de s'élancer à la conquête des alizés pour rejoindre Saint Barth 3 710 milles plus loin…
A quelle sauce vont-ils donc être mangés ? Près ou portant ? Que va faire le centre dépressionnaire situé hier sur le Nord de l'Espagne ? A 24 heures du départ les cartes et modèles s'accordent enfin pour dire que ce système peu actif va générer des conditions plutôt favorables. Les Figaro vont pouvoir ouvrir les voiles et descendre au plus vite vers le cap Finisterre. C'est ensuite que les choses se compliquent. Place à la tactique avec le passage d'un front qui fait dire à de nombreux skippers que c'est encore la bouteille à l'encre.

Ils ont dit

Kito de Pavant, vainqueur en 2006 : « une aventure humaine fabuleuse »
« Le parcours est fabuleux. Traverser l'océan à la voile n'est jamais une affaire banale. L'enjeu sportif est d'envergure. Mais cette course, c'est surtout une aventure humaine extraordinaire. A deux pendant trois semaines sur un bateau de 10 mètres, c'est toujours génial même si ce n'est jamais facile à réussir… »

Alain Gautier, vainqueur en 1996 : « une édition passionnante »
« Le plateau est comme toujours très ouvert avec beaucoup de favoris. Il y a bien sûr Jean le Cam de retour aux côtés de Gildas Morvan. Mais je constate aussi qu'il y a de moins en moins d'anciens et beaucoup plus de jeunes skippers. Preuve que le circuit se renouvelle. C'est une très bonne chose et cette édition s'annonce passionnante. D'autant que la météo s'annonce compliquée… »

Roland Jourdain, vainqueur en 1994 : " Un peu envie "
"A la veille d'un départ, on aimerait bien être à la place des gars et des filles qui partent. ça donne envie! En matière de pronostic, je préfère ne pas m'avancer, tout reste possible. Je suivrai avec beaucoup d'intérêt et d'affection la course de Jean (Le Cam- co-skipper de la victoire de 1994). La prochaine édition, qui sait? "