— Des récifs artificiels vont être immergés en Manche à partir de samedi dans le cadre d'une expérimentation visant à développer la ressource en poissons, a annoncé vendredi la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Fécamp (Seine-Maritime) porteuse du projet.
Ces blocs en bétons alvéolaires d'un volume de 250 m3 vont être disposés au large d'Etretat sur deux hectares à une profondeur de 18 mètres. "Au début, l'endroit devrait être colonisé par des algues et des coquillages qui serviront de nourriture à des petits poissons qui eux-mêmes nourriront plus tard des espèces plus nobles", a expliqué Bertrand Duboys Fresney, président de la CCI.
Il assure que la ressource pourrait doubler dans la zone d'immersion de ces récifs au terme du suivi scientifique qui doit durer cinq ans. Durant cette période où seront comptés les poissons et sera surveillé le comportement des récifs, la pêche sera interdite sur la concession.
Cette expérience dont le coût est d'un million d'euros est la première en Manche mais d'autres comparables sont déjà en cours en France, principalement sur la côte méditerranéenne, en particulier au large de Gruissan dans l'Aude. Dans le monde, cette pratique est une tradition remontant au Moyen-Age au Japon où 20 millions de m3 de récifs artificiels sont aujourd'hui immergés.
dimanche 1 juin 2008
Des récifs artificiels en Manche pour développer la ressource en poissons
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lundi 12 mai 2008
Projet Natura 2000 en mer : les élus inquiets
Alors que la copie est à remettre mi-juin, les élus s'inquiètent des périmètres de protection des oiseaux et espèces marines. À Noirmoutier, une motion demande qu'on prenne le temps de la réflexion.
On connaissait Natura 2000 à terre, voici désormais la version en mer. L'adaptation au domaine marin des secteurs préservés a été prévue en 2006 par la loi sur l'eau. Dans le même temps, les scientifiques se sont mobilisés pour fixer une liste de sites en mer susceptibles de protéger les oiseaux mais aussi les zones d'habitat de certains poissons, mammifères marins, coraux, etc.
Les préfets de la région et du domaine maritime vendéen ont été invités à entamer, en novembre 2007, une concertation afin que puisse être proposé, mi-juin 2008, un ensemble de secteurs répondant à des critères scientifiques de biodiversité et présentant une cohérence écologique. Actuellement, les délimitations de ce périmètre sont présentées aux élus, comme ce fut le cas, vendredi soir, à la communauté de communes de Noirmoutier.
Le président communautaire, Noël Faucher, s'est étonné « de la précipitation dans laquelle s'est engagée cette concertation et du peu d'information qui nous a été transmise. Cette démarche ressemble à celle qui avait mené en 1996 pour la désignation du premier site Natura 2000 et qui avait été largement critiquée sur la forme. Il aurait été nécessaire, surtout pour ceux qui viennent d'être élus, d'avoir un peu plus de temps pour s'informer et comprendre l'enjeu d'un dossier d'une grande complexité. »
Les élus de l'île ont ainsi adopté une motion qu'ils vont transmettre au préfet de la Vendée, au préfet maritime et au préfet de région, souhaitant « disposer d'un temps supplémentaire de réflexion et d'être informés plus précisément du contenu juridique et des conséquences qui en découlent ». Ils ont aussi demandé une cartographie à une échelle plus lisible, soit 1/10 000e. Ils regrettent « d'avoir à émettre un avis sur un périmètre sans connaître au préalable les contraintes qui seront imposées aux pratiques et leur évolution à l'intérieur de ce secteur ».
Le périmètre englobe en effet des zones fréquentées par les pêcheurs à pied professionnels, les ostréiculteurs, sans compter les zones de pêches exploitées par les marins pêcheurs. « Il est étonnant de voir, par exemple, qu'il n'englobe pas l'ensemble des zones maritimes situées autour de l'île de Noirmoutier puisqu'il s'arrête, de manière franche, au niveau de La Guérinière, pour exclure toute la frange littorale de Barbâtre et des Pays de Monts jusqu'à Saint-Gilles-Croix-de-Vie. »
Autre constat : les élus municipaux et communautaires sont amenés à se prononcer, mais non « les professionnels et autres acteurs susceptibles d'êtres concernés ».
Les élus noirmoutrins ne comptent pas rester isolés : « Nous allons solliciter les autres communes du littoral amenées à délibére
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