dimanche 11 mai 2008

DEMI CLE 6.50 : Rémi Aubrun l’emporte en proto et Damien Guillou en série




Un petit tour en baie de Douarnenez sous le soleil, une petite brise, un peu de suspense, que pouvait on rêver de mieux pour clôturer ce Demi Clé 6.50 2008. Le parcours d’aujourd’hui n’était pas anodin car tout était encore possible en « série » comme en « proto », il consacre Rémi Aubrun qui a finalement remporté le duel contre Thomas Ruyant en « proto ». Damien Guillou (Demi Clé) FRA616 en « serie » remporte lui aussi devant Morgat, la demiclé 6.50.

17 nœuds de vent, sous le soleil de Morgat, une mer plate, conditions idéales pour lancer un petit côtier d’une bonne quinzaine de milles. Boué de dégagement sous le falaises et direction Basse vieille. Des conditions particulière au cap de la chèvre, avec des changements de vents important ont permis au uns et aux autres de tricoter à la sortie de la baie pour trouver le meilleur cap.
La bataille en série fût âpre et le podium ne s’est défini qu’aux derniers instants. Le FRA 543 LAUTROU Pierre-Yves (ALTAIDE MOUVEMENT), FRA502 502 SASSY Yann (TRAITEUR DE PARIS), FRA 616 GUILLOU Damien (DEMI CLE), FRA 455 DEBLED Antoine (REGIONSJOB.COM) ce sont successivement échangés les places du podium, tout au long de ce demi clé 6.50. la victoire revient à FRA 616 Damien Guillou (Demi Clé) qui la finalement remporté la demi clé 6.50 devant FRA 502 de Yann SASSY et FRA 455 DEBLED Antoine.

Du Coté des « proto » la bataille fut tout aussi âpre, avec notament un très beau duel entre Remy Aubrin et Thomas Ruyant . C’est finalement le FRA 630 de Rémy Aubrun (PRO FIL COMPOSITE) qui remporte la Demi clé 6.50 devant le FRA667 (Faber France) de Thomas Ruyant. Le FRA265 MARETTE Paul complète le podium.
On peut dire que cette Demi clé 6.50 aura eu des conditions de navigation très diverses, alternant pétole, grain et bonne brise, avec en prime un suspense de bout en bout.

Transat AG2R :SPRINT INTENSE POUR LA BANDE DES 4



La tenaille va-t-elle se refermer sur SNEF & Cliptol Sport et Concarneau Saint-Barth ? Dans leur sud les deux taiseux de Solar Inox continuent d'alimenter la chaudière de l'express pour Saint-Barth. Au nord, les deux complices de Cercle Vert tentent, à la faveur d'une bascule de vent, de venir couper la route des deux leaders du classement général de 11h. Comme un remake au ralenti des Dents de la Mer, les deux tandems du centre donnent le dernier coup de rein pour échapper à la gueule du monstre...


Sauf surprise de dernière minute, la victoire ne peut plus échapper à la bande des quatre. Mais, bien malin qui pourrait aujourd'hui donner le tiercé dans l'ordre tant les navigateurs prennent un malin plaisir à entretenir le suspense. Et chacun d'afficher une confiance absolue dans sa trajectoire et ses chances finales. Et tant pis si, au bout du compte, il faut troquer un bond de kangourou pour un saut de puce pour être devant. Seule la victoire est jolie et qu'elle le soit de quelques secondes ou de plusieurs heures n'a guère d'importance. Jean Paul Mouren sur SNEF & Cliptol Sport n'hésitait d'ailleurs pas à l'évoquer : « Solar Inox arrivera probablement en tête dans les eaux territoriales de St Barth, de nuit. Puis il va s'empétoler pendant que nous ferons un petit détour pour revenir. Quand le vent s'établira, ce sera égalité puis match racing.»

En clair, la pression est au sud et pour avancer toujours plus vite, il faut du vent. La petite rotation attendue des vents devrait permettre aux tenants de la route du nord de se recaler. Gildas Morvan joint à la vacation de ce midi continue de pousser les feux de son Cercle Vert avec une grande sérénité apparente : « On a un petit décalage ; maintenant on fait route sur St Barth. La course va se juger à Colombier pour moi, suivant les angles. » Quand aux deux tenants de la route directe que sont les duos Pellecuer – Mouren et Danet – Péron, ils espèrent que leur position avancée va leur permettre de s'extirper de la mâchoire du squale. Dans une telle situation, beaucoup pourraient perdre les pédales, mais Miguel Danet sur Concarneau – Saint Barth préférait se la jouer à la vacation dans le style « même pas peur » : « Trois, deux ou un, ça reste notre objectif final ; ça ne change pas, mais il ne faut pas trop en demander non plus. Vous devriez pouvoir nous payer des coups, je dis bien « des » coups et non pas « un », dans la nuit de lundi à mardi ou mardi matin ; avec l'or autour du cou bien sur ! » Verdict dans quarante-huit heures devant la pointe à Colombier.

Lièvres ou tortues ?
En retrait du quatuor infernal, la course n'a évidemment plus tout à fait la même saveur pour les équipages qui tentent tous de rallier Saint-Barth au plus vite. On se donne des objectifs intermédiaires, on se dit qu'entre le travail à la mine et le grand soleil des alizés, la balance est inégale… Vient déjà l'heure des premiers bilans, des projets d'avenir. Erwan Leroux à bord de Lenze avouait ainsi que, si les circonstances le veulent bien, il serait sûrement à nouveau au départ de Franck Le Gal : « La vie à bord avec Franck c'est que du bonheur ! Il m'a déjà proposé de la refaire dans deux ans! On rigole beaucoup et il fait bien à manger en plus. Donc on va le garder ! ». D'autres cherchaient encore comment le sort avait pu se retourner contre eux après avoir longtemps mené la danse sur la route du nord. Pourtant tous le jurent : aucun d'entre eux n'a pris le temps de batifoler dans la luzerne quand les tortues de la route du sud affichaient plus de 500 milles de retard. Vincent Biarnes à bord d'Athéma ne cachait pas sa déception de ne pas pouvoir rivaliser avec la tête de flotte : « On a eu une petite baisse de moral il y a deux ou trois jours mais on a rien lâché pour autant. C'est ma première transat, et mon sentiment c'est que c'était très intéressant. Jusqu'à Porto Santo c'était un régal, puis ensuite entre Porto Santo et St Barth l'option a été dure à choisir car avec la météo à 7 jours ce n'était pas évident. On aurait pu faire mieux, mais étant donné les fichiers qu'on avait à Porto Santo, descendre dans le sud n'était, pour nous, pas très logique. » Les gros matous du nord regretteront encore longtemps d'avoir laissé danser les souris du sud…



CLASSEMENT11/05/2008 à 17:00
SNEF et Cliptol Sport
PELLECUER Laurent - MOUREN Jean Paul
CONCARNEAU - ST BARTH
PERON Eric - DANET Miguel
CERCLE VERT
MORVAN Gildas - LE CAM Jean

ARTEMIS TRANSAT : Josse le plus rapide au départ



C’est par une brise évanescente de sud-est de 5 noeuds qu’a été donné ce dimanche à 15h le départ de la treizième édition de la Transat anglaise en solitaire (rebaptisée The Artemis Transat) par le tenant du titre, l’Anglais Mike Golding (qui a dû renoncer à cause d’un retard de préparation sur la quille d’Ecover). Une édition cette année exclusivement réservée aux monocoques, avec 13 Imoca et 11 Class 40. Sébastien Josse, qui fait ses grands débuts sur son monocoque BT, a pris le meilleur sur la ligne, suivi par Loïck Peyron (Gitana 80).


The Artemis Transat 2008

Rg Nom Dist Arrivée Ecart Vmg Lat Long date Vit Inst Cap Inst Vit Cap Vit Cap Vit Dist ETA Dist WSSRC
Rk Boat Dist to Finish Dist to lead Vmg Lat Long Date Inst Speed Instant Heading Heading Speed Heading Speed Dist

>=15' /PtaPt 4H/PtaPt 24H/Rap VMG/24H 24H/PtaPt
IMOCA 60 - Date retenue pour le calcul du classement provisoire estimé à : 11/05/08 16:30 GMT
1 Gitana Eighty 2943,1 0,0 11,4 49 59.93' N 4 45.40' W 5/11/08 16:30 13,0 245 12,2 249 7,5 230,0 1,3 32,0 - 32.6
2 Brit Air 2946,6 3,5 7,2 50 02.37' N 4 40.07' W 5/11/08 16:30 9,1 246 7,8 246 6,5 228,0 1,2 28,7 - 28.4
3 PRB 2949,2 6,0 2,9 49 57.63' N 4 35.92' W 5/11/08 16:30 5,4 250 3 258 6,9 218,0 1,1 26,3 - 30.3
4 BT 2950,6 7,4 4,4 49 59.94' N 4 33.86' W 5/11/08 16:30 3,4 240 4,6 253 6,2 219,0 1,0 25,0 - 27.6
5 Foncia 2951,0 7,8 4,6 50 01.11' N 4 33.27' W 5/11/08 16:30 3,3 258 4,7 259 5,9 220,0 1,0 24,6 - 26.4
6 Generali 2951,6 8,5 5,6 50 00.49' N 4 32.25' W 5/11/08 16:30 6,3 251 6 250 6,0 217,0 1,0 24,1 - 26.6
7 Safran 2952,8 9,7 2,9 50 01.95' N 4 30.39' W 5/11/08 16:30 2,5 262 3,1 252 5,5 217,0 1,0 22,9 - 24.7
8 Roxy 2955,0 11,8 2,1 50 03.68' N 4 27.16' W 5/11/08 16:30 2,6 240 2,3 245 4,9 215,0 0,9 20,9 - 22.1
9 Cervin EnR 2955,9 12,7 3,0 50 04.16' N 4 25.75' W 5/11/08 16:30 5,0 236 3,7 235 4,4 213,0 0,8 20,0 - 21.2
10 Pakea Bizkaia 2009 2956,9 13,7 4,1 50 00.39' N 4 24.06' W 5/11/08 16:30 4,6 239 4,4 248 5,3 206,0 0,8 19,9 - 24.0
11 Aviva 2958,2 15,0 1,4 50 02.84' N 4 22.12' W 5/11/08 16:30 4,4 211 1,9 227 4,6 206,0 0,7 17,8 - 21.2
12 Akena Vérandas 2958,4 15,3 2,5 50 02.40' N 4 21.73' W 5/11/08 16:30 2,7 237 2,9 243 4,7 204 0,7 17,6 - 21,5
13 Spirit of Weymouth 2959,9 16,8 2,9 50 03.42' N 4 19.45' W 5/11/08 16:30 3,2 249 4,2 223 4,3 201 0,7 16,9 - 20


CLASS 40 - Date retenue pour le calcul du classement provisoire estimé à : 11/05/08 16:30 GMT
1 Beluga Racer 2954,1 0 2,6 50 05.93' N 4 19.23' W 5/11/08 16:30 2,8 205 4,1 220 3,7 205 0,6 13,9 - 17,7
2 40 Degrees 2954,4 0,3 2,7 50 03.71' N 4 18.66' W 5/11/08 16:30 3,5 215 3,8 226 4,2 202 0,7 15,7 - 19,6
3 Mistral Loisirs - Pole Santé HELIOR 2954,6 0,5 3,3 50 09.43' N 4 18.60' W 5/11/08 16:30 4,6 226 4,4 228 2,9 211 0,6 15,6 - 14,3
4 Custo Pol 2954,6 0,5 3,4 50 08.81' N 4 18.56' W 5/11/08 16:30 3,4 211 4,2 233 3 210 0,6 15,6 - 14,9
5 Fujifilm 2954,6 0,5 2,5 50 04.11' N 4 18.36' W 5/11/08 16:30 3,4 216 4 219 4,1 202 0,6 15,5 - 19,1
6 Telecom Italia 2954,8 0,7 2,4 50 04.38' N 4 18.11' W 5/11/08 16:30 3,8 218 4 217 4 201 0,6 15,4 - 18,8
7 Clarke Offshore Racing 2954,9 0,8 2,7 50 04.40' N 4 17.96' W 5/11/08 16:30 3,5 223 3,9 225 3,9 200 0,6 15,3 - 18,8
8 Groupe Royer 2955 0,9 2,7 50 04.23' N 4 17.78' W 5/11/08 16:30 4,1 208 4,1 222 4 200 0,6 15,2 - 18,9
9 Groupe Partouche 2955 0,9 2,9 50 09.49' N 4 17.95' W 5/11/08 16:30 5,5 222 4,6 220 2,8 209 0,6 15,2 - 14,1
10 Prévoir Vie 2955,5 1,4 13,2 50 09.92' N 4 17.27' W 5/11/08 16:30 6,1 239 5 247 2,7 210 0,6 14,8 - 13,5
11 Appart City 2957,5 3,4 5,9 50 09.89' N 4 17.33' W 5/11/08 16:30 6,2 237 6 241 2,7 210 0,5 12,9 - 13,6

ARTEMIS TRANSAT : VERS LA LIGNE



La première partie du parcours de The Artemis Transat s’annonce plutôt rapide avec un flux généralement orienté au secteur Est et les premiers monocoques Imoca sont attendus au niveau de Terre-Neuve au bout de huit jours de mer. Mais la suite se présente plus dure voir violente avec une succession de dépressions contraires à négocier…
A quelques heures du départ de ce dimanche à 14h00 locales, les prévisions météorologiques s’affinent pour visualiser l’ensemble du parcours de près de 3 000 milles en route directe (orthodromie) entre Plymouth et Boston… Sous un soleil généreux, une température estivale et une jolie brise de secteur Est d’une dizaine de nœuds, le départ devant le brise-lames de Plymouth devrait être superbe avec une descente vers le phare d’Eddystone (à 9,4 milles) plutôt rapide (moins d’une heure) pour les treize monocoques Imoca. La suite devrait être un peu plus délicate pour les solitaires qui, sous spinnaker maxi (400 m²), vont devoir composer avec un vent passant de l’Est-Sud-Est au secteur Nord en mollissant 2 à 7 nœuds… Comme la marée descendante s’inverse vers 18h00 locales, les navigateurs ne devront pas mollir pour passer le cap Lizard avant que le courant de marée montante (coefficient 62) ne devienne opposé à leur route vers Boston !
Mais durant cette première nuit de course, la brise va de nouveau se renforcer 10-15 nœuds à la tombée du jour, puis mollir encore en revenant vers l’Est-Nord-Est 7 à 12 nœuds lundi au lever du jour. Au large de l’Irlande à ce moment, le vent devrait se stabiliser de secteur Est à Nord-Est d’une dizaine de nœuds. C’est donc dès le coup de canon que les solitaires devront donner le maximum pour attraper cette succession de flux variables en direction et en force, ce qui annonce aussi une succession de manœuvres dès les premières heures de mer !

Du lourd avant Boston !

En fait, cette situation un peu inhabituelle sur l’Atlantique Nord à cette époque de l’année vient de l’installation d’une dépression centrée sur l’Espagne en train de se combler, d’une « ceinture anticyclonique » s’étirant de Madère à l’Ecosse et de deux dépressions situées au milieu de l’océan… Au portant pour les premiers jours de course, les treize monocoques vont devoir subir les humeurs d’Eole qui alternera flux réguliers et zones de calmes. Une grande partie de la traversée de l’Atlantique proprement dit (entre Land’s End et Terre-Neuve) s’effectuera donc sous spinnaker dans des brises faibles à modérées et l’atterrissage sur les bancs pourrait s’effectuer dès lundi en huit !
En revanche, les 900 derniers milles à parcourir jusqu’à la ligne d’arrivée à Boston se dérouleront sous un scénario… Un chapelet de perturbations se formera au large de New York avec une ribambelle de front, provoquant des bascules brusques du vent, des averses fortes de pluies, des variations de température, des renforcements passagers (jusqu’à plus de 30 nœuds) et des molles éphémères tout cela au milieu des bateaux en pêche, des cargos en route vers l’Europe, des growlers en cours de fonte, des bancs de brume en dispersion ! Certaines prévisions annoncent quatre jours pour en finir avec cette treizième transat…
En tous cas, The Artemis Transat va fournir une mine de renseignements aux solitaires qui préparent le Vendée Globe : la première phase va mettre en valeur les qualités des bateaux dans les petits airs portants (équivalent d’un Pot au Noir) , puis la deuxième zone la réactivité des skippers à des changements incessants de la brise (comme le golfe de Gascogne), la troisième partie offrira un excellent comparatif de vitesse pure pendant plusieurs jours sur une trajectoire assez rectiligne (identiques aux alizés canariens), enfin le final montrera la capacité du tandem marin-bateau à affronter le gros temps (négociation des mers du Sud), à rester en phase avec les bascules, à préserver le matériel et à conserver sa lucidité pour contrôler ses adversaires proches (stratégie pour la remontée de l’Atlantique). Et il faut s’attendre à un final assez groupé à Boston !

Tranches de transat
Avec la porte des glaces imposée par la Direction de Course suite à la présence de nombreux icebergs dans le Sud-Est de Terre-Neuve, The Artemis Transat devient un parcours de 2 982 milles en suivant la route la plus directe (orthodromie). Cette distance se scinde en tronçons définis par des longitudes de passage à l’image du cap Lizard, du phare du Fastnet, du cap Race… Les écarts entre les différentes zones du parcours sont ainsi de :
*Ligne de départ – Eddystone = 9,4 milles
*Eddystone – cap Lizard = 39,4 milles
*Cap Lizard – Fastnet = 170,1 milles
*Fastnet – porte des glaces (47°W) = 1 676,5 milles
*Porte des glaces – cap Race = 282,6 milles
*Cap Race – Arrivée à Boston = 804 milles

CLASS 40 ARTEMIS TRANSAT



les dernières heures

Résumé Météo des premières 48h00 de course de the Artémis Transat

La météo méditerranéenne qui règne dans le sud oust de l’Angleterre devrait être à nouveau là demain pour le départ de the Artémis Transat. Le vent sera de secteur sud est, oscillant entre 12 et 17 nœuds. La flotte pourrait ainsi très vite s’éloigner sous spi et rallier la première porte de parcours OMEGA, au niveau du phare d’Eddystone, 10 miles plus loin, à la vitesse de l’éclair !

Une dernière soirée avant le coup de canon libérateur

Le ponton des Class40 était assez calme ), sans doute parce que les préparatifs touchent à leur fin mais également parce qu’hier au soir les skippers présentés aux invités de la ville de Plymouth, ont tardé dans la club VIP Champagne Mumm après la soirée officielle. Etaient présents des membres de la Royal Navy, HSM Argyll, du patrouilleur français PSP Pluvier et des invités de la compagnie Artemis.

La réception a été ouverte par Nigel Godegfroy, le chef du port de Sutton Harbour, point d’amarrage de la flotte de l’Artemis Transat et par le maire de Plymouth, le Conseil David James. « Cet événement a une relation particulière avec Plymouth » expliquait le chef de la ville, « Il y a beaucoup d’animations, une bonne atmosphère et beaucoup de vie à Barbican. Sutton Harbour est une place superbe pour un tel événement. Le chef de la ville ne tarissait pas d’éloges au sujet de Sutton Harbour : « Nous avons une fameuse tradition maritime à Plymouth. Nous sommes fiers d’accueillir l’Artémis transat une nouvelle fois. Je voulais remercier Sutton Harbour. »

La flotte des 24 skippers de l’Artémis Trsnsat était invitée à se présenter et les 11 skippers de Class40 ont brièvement pu s’exprimer devant l’assistance.
Le français, Louis Duc âgé de 24 ans, est le plus jeune skipper de cette 13ème édition de the Artémis Transat mais pense que sa jeunesse ne représente pas un handicap. « Ce n’est pas important d’être le plus jeune ! Le plus important est d’être là ! » Le skipper de Fujifilm, le local, Alex Bennett a reçu le plus grand hommage de la soirée quand il est monté sur scène : « Nous sommes ici, nous sommes prêts, et allons tout donner ! » annonçait Bennett, fier de tous ces applaudissements.

Miranda Merron, la seule femme naviguant en Class40 est revenue sur les circonstances qui lui ont permises de prendre le départ de la course avec son 40 degrees : « J'ai eu beaucoup de chance que l'on me prête ce bateau" déclare la navigatrice basée dans le Hampshire, "mais nous manquions beaucoup de budget bien que la communautée locale et les entreprises de Hamble se soient regroupées pour m'aider. »

Le dernier skipper à prendre la parole en Class 40 a été Giovanni Soldini, le plus expérimenté des marins de cette classe : « J’espère que la course ne sera pas trop dure » souhaitait le skipper de Telecom Italia. « Le premier jour sera clément ; normalement, nous aurions du avoir un système de basse pression avec du vent et des conditions humides !! » L’italien de 41 ans qui connaît bien la course continue : « Cette transat à travers l’Atlantique nord est une course merveilleuse. J’espère que la mer sera gentille avec nous ! »

Le dernier VIP à prendre la parole a été Dick Turpin, Managing Director de la société Artemis Fund Managers. « Je suis fier d’être près de tous ces skippers ! Il y a un parallèle entre notre métier et la course en solitaire. J’admire ces hommes et leur détermination ; c’est pourquoi je suis très heureux que nous soyons impliqués dans cette course. » Turpin a remercié Sutton Harbour, la ville de Plymouth, OC Events et toutes les personnes impliquées dans la course : « Je me sens très privilégié de pouvoir assister au départ de cette course renommée ! » conclut-il en levant sa coupe de champagne Mumm pour un toast à tous les skippers : « Bon vent, bonne mer et bonne chance

Imoca et Artemis Transat



Ce dimanche, la Transat anglaise s'élance avec douze skippers ayant l'intention de participer au prochain Vendée Globe. L'enjeu est important.
. « Ce n'est pas tout à fait un Everest qui nous attend, souligne ainsi Yann Eliès, mais un Atlantique par la face nord. On s'attend à un combat titanesque, contre les éléments et face à une redoutable concurrence. »

« Conditions très dures »


Beaucoup auront sans doute la victoire en tête ou en tout cas l'envie de bien figurer. Histoire de rassurer, aussi, les sponsors. Mais attention, la Transat anglaise (rebaptisée cette année The Artemis transat) peut causer bien du souci. En cas de casse notamment, la préparation pour le prochain Vendée Globe pourrait être perturbée. Michel Desjoyeaux sait déjà ce qui l'attend : « Les conditions sont extrêmement dures. Le matériel va être très sollicité, sachant que l'on va terminer dans le brouillard et dans le froid. Il y a quatre ans, après la course, j'ai mis à peu près quinze jours à retrouver la totale sensibilité de mes doigts. »

À l'arrivée, il y aura forcément des heureux et des déçus. Jonny Malbon, le skipper d'Artemis, fait déjà partie de cette dernière catégorie car il a dû déclarer forfait par manque de préparation du bateau. Non sans regret : « Cette semaine a été la plus dure de ma carrière. Nous travaillions tous sept jours sur sept, 12 à 14 heures par jour, depuis quelques mois. La sécurité et la nécessité de préparer la suite du programme ont fait que cette décision s'imposait. Mais cela n'estompe pas la douleur que l'on ressent ! » Seule manière de se remettre rapidement : se projeter sur un nouvel objectif. Et cela tombe bien, « le Vendée Globe n'est plus très loin maintenant. »

*Soleil et vent portant modéré seront au rendez-vous pour dimanche à 14h00 locales
*Les nouveaux skippers de 60 pieds confirment que The Artemis Transat est une phase importante dans leur préparation au tour du monde
*Armel Le Cléac’h fête ses trente et un an dimanche pour le départ de la treizième édition
*Le magazine officiel de The Artemis Transat est désormais disponible en ligne :
http://www.theartemistransat.com/solo/fr
*L’inscription à « Liveskipper » est ouverte : l’occasion de vous confronter aux meilleurs solitaires de The Artemis Transat :
http://www.liveskipper.com

Sur les treize solitaires inscrits en classe Imoca, seuls cinq navigateurs ont déjà participé à The Artemis Transat, course mythique qui fut à l’origine de l’engouement du public et des marins français pour la course au large. Si ce parcours de près de 3 000 milles s’annonce paisible dans sa première phase, il n’en sera probablement pas de même en arrivant sur Terre-neuve…

Il y a les vieux « routards », ceux qui enfilent les transats comme des perles à l’image de Loïck Peyron (Gitana Eighty) qui en accumule quarante et une dans sa besace, dont quatre The Artemis Transat ! Ou Michel Desjoyeaux (Foncia) et Marc Guillemot (Safran) qui ont tous deux à leur actif un podium en multicoque dans cette épreuve particulièrement difficile qu’ils ont réalisé deux fois. Ou encore Vincent Riou (PRB) et Sébastien Josse (BT) qui étaient au départ il y a quatre ans en monocoque Imoca… Hommes d’expérience et marins confirmés, leur regard sur cette course face aux humeurs de l’Atlantique Nord est plus pragmatique que celui de leur compagnes et compagnons de route qui vont s’élancer pour la première fois à ce que d’aucuns surnomment « la face Nord du Mont Blanc » !
Une « ascension » qui, si elle a pour but ultime la préparation au Vendée Globe (« l’Everest de la voile »), n’en est pas moins un cap capital à franchir, une dernière étape avant le grand saut, un dernier banc test avant un chantier estival… Plus ou moins expérimenté et surtout plus ou moins en symbiose avec un bateau qu’il découvre encore, ces « nouveaux venus » expriment leurs attentes et leurs interrogations avant le départ de dimanche à 14h00 locales devant le brise-lames de Plymouth…

Arnaud Boissières (Akena Vérandas)

« Lors de la première édition de la transat en 1960, je n’étais pas né ! Mais je me souviens de la deuxième victoire de Loïck Peyron en 1996 : c’est une course mythique pour un navigateur… Il y a eu jusqu’à plus de cent partants et si nous sommes moins nombreux aujourd’hui, le parcours est toujours aussi compliqué. J’ai traversé quinze fois l’Atlantique mais jamais sur la route Nord et je m’attends à ce que ce soit la plus difficile de mes transats. Même si elle est courte, elle est dure ! Psychologiquement partir au portant, c’est cool pour tout le monde et pour moi, c’est plus sympa parce que je sais que mon bateau est moins handicapé par rapport à la nouvelle génération de monocoque de 60 pieds. Ensuite, il y a une dépression à négocier et là, ce sera plus compliqué en terme de vitesse pure… Mais ce sera très enrichissant de naviguer dans la brise en vue du Vendée Globe : pour tous ceux qui sont à Plymouth, l’objectif premier est le tour du monde en solitaire ! The Artemis Transat est une étape importante dans ce projet. Nous allons affronter de la mer forte à cause du Gulf Stream et c’est une préparation logique : c’est le dernier run et ce n’est pas le plus facile ! Etant qualifié pour le Vendée Globe, je suis serein pour cette transat qui est un véritable enjeu sportif avec un très beau plateau et six prétendants à la victoire. Je vais essayer de naviguer à la hauteur du bateau et peut-être me glisser comme une anguille dans une botte de foin… »

Samantha Davies (Roxy)

« Je suis fière de participer pour la première fois à cette transat mythique ! Fière parce que c’est une course anglaise… Fière de défendre les couleurs de l’Union Jack ! C’est génial car Plymouth est une ville magique qui marque l’arrivée de la Fastnet Race, la première grande course à laquelle j’ai participé. J’ai beaucoup de souvenirs de Sutton Harbour : j’espère rester dans les traces de Mike Golding et de Michel Desjoyeaux et je reviendrais pour la gagner un jour… C’est une transat très différente de celles auxquelles j’ai participé : je n’ai jamais fait l’Atlantique Nord d’Est en Ouest et c’est un nouveau challenge pour moi, avec beaucoup d’intérêt sur la stratégie et la météo. J’ai mes cours que je relis tous les jours pour être sûre que je prendrais les bonnes décisions, surtout avec les prévisions compliquées qui sont annoncées… Cela va ressembler fort à un concentré de Vendée Globe avec un peu de portant, une sorte de Pot au Noir au milieu et des glaces à la fin ! Ce sera un bon entraînement avant le tour du monde en solitaire… Surtout si nous avons de la brise contraire. »

Yannick Bestaven (Cervin EnR)

« Normalement, ce n’est pas une transat que l’on pourrait statistiquement qualifier de « sympa », mais là, on va prendre les « alizés du Nord » ! Nous voilà rassurer… Les nouveaux bateaux sont plus rapides que l’ex-Aquitaine d’Yves Parlier mais je suis content parce que nous avons fait un beau chantier pour remettre Cervin EnR en bon état pour The Artemis Transat et le Vendée Globe. Les conditions s’annoncent plutôt mollassonnes au départ et avec nos carènes anciennes, c’est moins pénalisant puisque nous avons un peu moins de traînée que les nouveaux prototypes. Ce serait bien de jouer les trouble-fêtes ! A ce jour, j’ai enchaîné deux transats sur le bateau et cette nouvelle traversée permet d’engranger encore de l’expérience même si je suis déjà qualifié pour le tour du monde : il faut se sentir bien avec son voilier et c’est pour cela aussi que je ferais le retour avec Québec-Saint Malo en équipage. Mon projet a débuté en juillet de l’année dernière, et quatre traversées dans l’escarcelle, c’est parfait. Je suis là pour naviguer avec d’autres bateaux autour de moi… et peut-être voir des glaçons ! Et historiquement, il y a deux transats qui parlent à un marin : The Artemis Transat et la Route du Rhum… »

Armel Le Cléac’h (Brit Air)

« J’habite depuis peu à côté de la maison d’Eric Tabarly et évidemment, The Artemis Transat m’interpelle ! C’est une chance d’être là même si on ne va pas vers le soleil et vers les alizés… Tactiquement, c’est une route très intéressante et nouvelle pour moi. Les situations météo sont beaucoup plus complexes que les transats vers le Sud-Ouest avec des conditions plus difficiles : de la mer formée, du vent fort et contraire, du froid… C’est un bon entraînement pour moi en vu du Vendée Globe et ce sera aussi ma qualification pour le tour du monde en solitaire : c’est mon premier objectif. Ce sera l’occasion de faire le point sur l’état d’avancement de mon bateau et de moi-même : ça ne fait pas un an que Brit Air est à l’eau… Je n’y vais pas pour autant en convoyage parce qu’autrement, je n’apprendrais rien ! C’est une question de curseur parce que j’ai déjà utilisé mon « joker » avec le démâtage dans la transat Ecover-BtoB. Les conditions météo annoncées sont pas mal pour un début de match mais il est probable qu’on se prenne une « cartouche » avant l’arrivée… Et c’est bien parce qu’après, si cela s’est bien passé, je serais forcément plus serein ! Je n’ai pas l’expérience d’un Michel Desjoyeaux ou d’un Loïck Peyron et il faut que je progresse encore. »

Yann Eliès (Generali)

« Bien sûr que ce n’est pas un événement bénin quand il faut traverser en solitaire l’océan Atlantique ! Mais nous allons avoir d’excellentes conditions pour le départ et peut-être qu’ensuite, cela va se dégrader plus sensiblement… Mais je dois avouer que je suis dans mon élément quand il y a du mauvais temps et que cela commence à s’approcher de la survie ! »

Dee Caffari (Aviva)

“Ces monocoques de 60 pieds sont très faciles à mener… mal ! Mais une fois que vous les avez compris et que vous les menez dur comme ils le demandent, c’est tout simplement fantastique ! J’ai déjà cumulé 2 500 milles sur le nouveau Aviva et je suis consciente que j’ai encore beaucoup à apprendre. Mais par-dessus tout, je me sens privilégiée d’être ici, à Plymouth, pour le départ de cette course mythique, face à une flotte impressionnante ! »

Unai Basurko (Pakea Bizkaia 2009)

“Bien sûr que The Artemis Transat est une course importante sur une partie de l’océan Atlantique qui n’est pas la plus facile. J’ai déjà navigué sur ce parcours mais dans l’autre sens, d’Ouest en Est mais j’ai toujours rêvé d’être au départ de cette course ! Et dimanche, c’est une envie de gosse qui va devenir réalité… Je me mets doucement dans le mode « racing » et je crois que je vais dormir sur mon bateau la veille au soir… pour être déjà dans l’ambiance ! »

Echos des pontons


Bon anniversaire, Armel !
Il y a des anniversaires qui marquent plus que d’autres… Le 11 mai 2004, Armel Le Cléac’h et Nicolas Troussel fêtaient conjointement leurs anniversaires (les deux compères sont nés un 11 mai, à trois ans d’écart) dans la liesse en remportant ensemble la Transat AG2R ! Le 11 mai 2008, quatre ans jour pour jour après cette grande victoire, Armel prendra cette fois seul, le départ de The Artemis Transat : « C’est toujours sympa de fêter un anniversaire dans des circonstances un peu exceptionnelles ! C’est sûr qu’en 2004, ça avait été particulièrement fort : une arrivée, une victoire, qui plus est avec Nico… J’aurai évidemment une pensée pour lui dimanche. Il ne sera pas encore arrivé à St Barth et ne réalisera probablement pas le doublé mais il a fait une très belle course. Pour ma part, ce sera cette fois un départ et pas une arrivée, mais ce sera en tout cas là encore, un moment très important dans ma carrière… » Né le 11 mai 1977 à Landivisiau, Armel Le Cléac’h (Brit Air) est le plus jeune des skippers de 60 pieds Imoca engagé dans The Artemis Transat.

Tendance météorologique
A la veille du départ de The Artemis Transat, dimanche 11 mai à 14h00 locales, les prévisions météorologiques laissent entendre que les vingt-quatre concurrents vont devoir composer avec deux régimes météo : d’abord une « situation de blocage » avec une poussée anticyclonique entre des dépressions nombreuses mais peu marquées, puis un « régime zonal » avec un train de dépressions se présentera en fin de semaine au large de Terre-Neuve et que les concurrents ne pourront pas forcément contourner par le Nord… Les monocoques de 60 pieds auront donc du pain sur la planche tactique car dès les premiers milles, le choix d’une route plus ou moins proche de l’orthodromie (route directe) sera déterminante pour toute la traversée de l’Atlantique. Pour les 40 pieds, la problématique n’est pas la même car le différentiel vitesse est suffisant (surtout au portant) pour que la situation au milieu de l’Atlantique soit très différente de celle des Imoca et donc la fin de parcours s’annonce plus agitée pour eux que pour leurs grands frères…

Deux primes… à bord
A l’occasion du départ de la treizième édition de The Artemis Transat, le prix Omega (une montre Seamaster) sera attribué au premier monocoque de 60 pieds qui franchira la longitude du phare d’Eddystone, à 9,4 milles de la ligne de départ de Plymouth. Le prix Mumm (la taille du skipper en caisse de bouteilles de champagne) sera remis au solitaire qui effectuera le parcours entre le phare d’Eddystone et la longitude du cap Lizard, le plus rapidement, soit 39,4 milles.

NATURA 2000. LA CONSULTATION LANCÉE SUR LES SITES MARITIMES

Une circulaire a été adressée, en novembre, aux préfets afin de lancer les procédures nécessaires à la désignation des sites Natura 2000 pour les habitats naturels et les espèces d’intérêt communautaire présents dans l’espace maritime. Cinquante-deux sites ont été proposés sur la façade maritime Atlantique pour être classés zones Natura 2000, dont huit dans le Morbihan. Depuis le début de l’année, ces projets ont été présentés aux élus du littoral, aux usagers de la mer et aux professions maritimes. Et jusqu’au 17 juin, les communes et les communautés de communes sont officiellement consultées par le préfet afin d’exprimer leur avis sur ces projets de périmètre. À l’issue de cette consultation, le préfet en fera la synthèse et transmettra ses propositions au ministère de Jean-Louis Borloo pour le 30 juin, veille de la date à laquelle la France prendra la présidence de l’Union européenne.

Renseignements sur internet :
www.ecologie.gouv.fr, www.natura2000.fr ou www.bretagne.ecolo
gie. gouv.fr

TRANSMANCHE. DOUBLE, SIMPLE, MOITIÉ, PAS FACILE




Transmanche en double single pour les figaristes, demi-transmanche en double pour trois séries, seul le groupe Course au Large correspondait au profil initial de la course. Le vent a joué les perturbateurs en s’estimant en jour férié, amenant les responsables du Yacht-Club des Abers à modifier sensiblement l’épreuve. Samedi, à 17 h 30 la sage décision de réduire la course à l’aller simple, avec une arrivée jugée à Plymouth, pour trois séries était prise : les Régate, les Pogo 8.50 et les Course. Il aura fallu plus de 18 h pour que le premier voilier passe le brise-lames de Plymouth samedi matin, à mi-parcours de la 24 e Transmanche en Double-Le Télégramme. Le figariste Nicolas Béranger (Koné Ascenseurs) a été enregistré à 12 h 11 m 45 s. Après avoir quitté vendredi soir l’Aber-Wrac’h, les concurrents ont vu, comme prévu, le vent mollir pendant la montée. Une météo qui n’arrangeait pas les petites unités : les vingt premiers venaient des groupes Figaro 2 et Course au Large.
Quatorze abandons
La première partie de la course a vu se creuser des écarts importants : les neuf premiers étaient séparés de 27 minutes, le 13 e passait une heure quinze plus tard, et le 20 e près de 3 heures. À 20 h quatorze abandons étaient enregistrés sur les soixante-trois équipages au départ. En Course au Large, Catherine Chabaud et Jean-Marie Patier (Made in Love), passés seconds de leur série au brise-lames étaient en position favorable au temps compensé. Un incident était à déplorer. Le Brestois Xavier Tarabeux, après une mauvaise chute dans son Pogo 6.50 « Stratagème » peu de temps après le départ, a été évacué par la SNSM de l’Aber-Wrac’h, puis les pompiers de Lannilis vers l’hôpital de La Cavale Blanche à Brest pour des douleurs lombaires..


LE POINTAGE
Pointage au brise lames de Plymouth. 1. Nicolas Béranger, Figaro 2 (Kone ascenseurs), 12 h 11 m 45; 2. Thibault Derville, Jumbo 40 (Shere Khan 3), 12 h 13 m 45; 3. Romain Attanasio, Figaro 2 (DCNS), 12 h 14 m 20; 4. Catherine Chabaud, J 122 (Made in Love), 12 h 23 m 00; 5. François Gabart, Figaro 2 (Espoir Région Bretagne), 12 h 23 m 25; 6. Diier Bouillard, Figaro 2 (Medevent), 12 h 27 m 28; 7. Gérald Veniard, Figaro 2 (MACIF), 12 h 28 m 05; 8. Frédéric Duthil, Figaro 2 (Distinxion Automobile), 12 h 37 m 32; 9. Isabelle Joschke, Figaro 2 (Synergie), 12 h 38 m 01 : 10. Antoine Bekkers, A 35 (Jolly Jumper by Exin), 13 h 02 m 45; 11. Alexis Loison, Figaro 2 (Allmer Ineo-Suez), 13 h 17 m 20; 12. Laurent Gouezigoux, Figaro 2 (Baie de Saint-Brieuc), 13 h 40 m 05; 13. Philippe Briard, Figaro 2 (Morillon. fr), 14 h 25 m 55; 14. Benoît Lucas, X 362 sport (Ouanalao Blues II), 14 h 27 m 40; 15. Frédéric Rivet, Figaro 2 (Ti Wai II), 14 h 30 m 50; 16; Damien Cloarec, Figaro 2 (Leclerc Mobile), 14 h 36 m 29; 17. Adrien Hardy, Figaro 2 (Agir Recouvrement), 14 h 40 m 09; 18. Robert Nagy, Figaro 2 (Théolia), 15 h 04 m 59; 19. Grégoire Lemière, Figaro 2 (Man of All Seasons), 15 h 08 m 03; 20. Patrick Farcy, JPK 960 (Cavok), 15 h 09 m 25.

Artemis Transat : Quatre Farr à l’Ouest



« Il y a quatre modèles différents de plans Farr dans le port de Sutton Harbour ! La première différence vient du gréement puisque deux d’entre eux (PRB et Foncia) sont équipés de mât-aile tandis que BT et Gitana Eighty sont dotés d’un mât classique à trois étages de barres de flèche. Ces deux bateaux ont donc un gréement un peu plus léger puisqu’il faut rajouter de la structure pour les outriggers (barres de flèche au niveau du pont pour écarter le haubanage latéral) d’un mât-aile, mâts qui sont en revanche moins pénalisants en terme d’aérodynamisme. La deuxième différence vient de la puissance puisque BT et PRB ont une hauteur de mât inférieure à celle de Foncia et de Gitana Eighty, donc un peu moins de voilure. Une autre variation touche la largeur de ces quatre monocoques puisque Foncia et PRB sont dix centimètres plus large au pont et quelques centimètres plus larges à la flottaison, donc sont un poil plus puissants que BT et Gitana Eighty. Un quatrième paramètre différentie le monocoque de Michel Desjoyeaux qui possède une quille plus lourde de 200 à 300 kg que tous les autres plans Farr !

Côté agencement du cockpit, trois d’entre eux ont un cockpit similaire avec une goulette venant du pied de mât pour renvoyer les manœuvres au centre avec cinq winches sur le pont, tandis que Michel Desjoyeaux a imaginé une répartition différente avec des goulettes latérales et un positionnement de l’accastillage particulier. Si Sébastien Josse n’a pas encore eu le temps d’installer une protection, les trois autres ont conçu un système à glissière avec une bulle de plexiglas pour se protéger des embruns : si elles diffèrent, on est tous convaincu de leur efficacité.
Côté safran, BT n’a pas eu le temps d’adapter son système pour relever les pelles mais il devrait adopter le principe repris sur Foncia et PRB où les casques s’incrustent dans le tableau arrière. Loïck Peyron a quant à lui des safrans extérieurs au tableau parce qu’il a son système de « trim tab » : la partie arrière de la coque, sous la flottaison, peut s’abaisser de quelques centimètres comme sur certains bateaux à moteur. L’objet est d’allonger artificiellement la longueur à la flottaison dynamique en enfonçant le tableau arrière quand le bateau avance au près et au débridé, afin de régler l’assiette longitudinale du bateau et surtout augmenter la puissance. C’est une carène à géométrie variable…
Sur BT et PRB, nous essayons les « strakes » (moustaches ou littéralement « crampons ») : une excroissance d’une dizaine de centimètres est ajoutée au milieu du bordé entre l’étrave et le pied de mât pour augmenter encore la puissance : quand le bateau gîte parce qu’il navigue chargé, il s’appuie sur ce redan artificiel en générant une poussée verticale, ce qui permet de limiter l’engagement de l’étrave et d’enfoncer l’arrière de la coque, donc de rajouter des chevaux… C’est une réponse à la question : « comment augmenter la puissance d’un bateau sans l’alourdir et sans accroître la surface mouillée » !

Sur cette première partie de The Artemis Transat qui s’annonce côté météo, plutôt molle à modérée et plutôt au portant ou au débridé, il aurait fallu faire un bateau léger avec un grand mât… Ce devrait donc être assez équilibré entre ces quatre versions d’un même concept (plan Farr) : il y a les bateaux, mais aussi tout ce qui va autour, les voiles, la trajectoire, les hommes… Le niveau a augmenté rapidement dans la série des Imoca ces dernières années, et les voiliers récents sont encore en phase de recherche sur la manière d’utiliser ces monocoques, sur la configuration de voilure à adopter, sur les profils de voile.

Nous allons peut-être nous rendre compte à l’issue de The Artemis Transat, que l’un d’entre nous est plus avancé mais nous ne sommes pas encore tout à fait matures sur l’utilisation de ces bateaux… Nous allons découvrir pas mal de choses lors de cette traversée ! Ceux qui ont la chance d’être à Plymouth vont récolter des informations complémentaires pour finir de préparer le Vendée Globe. Car à quelques exceptions près, je pense que les favoris du tour du monde en solitaire sont ici, à Sutton Harbour ! »

Transat AG2R :Ne pas mollir



Tenir, ne pas mollir… Voilà ce à quoi sont sommés les 23 équipages de la 9ème Transat AG2R. Après plus de 20 jours de course et alors qu’il reste encore 400 milles pour les premiers, 780 pour les derniers, tous sont logés à la même enseigne : celle de la longueur. Si quatre bateaux se disputent encore la victoire sous les latitudes tropicales et sont portés par l’envie et l’espoir d’accrocher la course à leur palmarès, d’autres jouent contre la montre. Pour, au mieux sauver quelques places, au pire ne pas s’éterniser sur l’océan. Ce matin la régate s’intensifie en tête : décalé au Sud, Solarinox (6è à 60 milles) accélère et menace de recoller à la tête de course emmenée par SNEF-Cliptol Sport…

En 2006, depuis 24 heures déjà, Kito de Pavant et Pietro D’Ali en avaient fini avec cette traversée océanique. Sur cette 9ème édition, les équipages doivent composer avec les langueurs océanes qui ont sérieusement freiné leur progression. La faute à une météo Atlantique, qui si elle n’a rien d’exceptionnel n’en a pas moins complexifié la partie. Au Nord et aux abords de la route directe, pas de salut qui tienne. Les milles sont là qui s’accumulent. Financo, ex et solide leader progresse en 10è position à 200 milles des premiers. Au Sud, on le sait, ça passe et ça avance. Mais les équipages ont considérablement rallongé leur route. Résultat : même s’ils progressent portés par un bon flux d’alizé, il leur reste encore 400 milles à parcourir.

Quadrature du cercle

Il y a une certaine quadrature du cercle à résoudre à deux bons jours de l’arrivée. Jamais simple. Quatre bateaux n’ont en effet de cesse de se disputer les honneurs de la victoire finale. Qui de Concarneau-Saint Barth, SNEF-Cliptol Sport, Cercle Vert ou encore Solarinox, trouble-fête désigné, l’emportera ? Quel sera le tiercé ? Sur l’eau, c’est toujours le même statu quo. Le tandem caraïbo-breton et le duo de sudistes jouent encore au chat et à la souris en tête. A l’aube du 21ème jour de course, avantage au tandem Pellecuer-Mouren qui a pris la tête et affiche 6 milles d’avance face aux impétueux de Concarneau-Saint Barth. Ces deux-là n’ont certainement pas fini d’inscrire leurs noms au palmarès de cette édition, dont ils se révèlent parmi les grands animateurs. Quant à la paire des experts de Cercle Vert, elle veille tout près derrière. Savoir les « vieux crabes » du bord à 12 milles derrière à deux jours du dénouement, voilà qui constitue une belle menace pour leurs prédécesseurs au classement.

Quant aux filous de Solarinox, ils fourbissent toujours leurs armes par-dessous. Leur stratégie ne manque pas de rajouter un peu sel. Ces dernières heures, les deux complices du bord, Ronan Guérin et Luc Poupon, ont en effet passé la vitesse supérieure. Ils ont repris 10 milles. Les voilà 6ème à 60 milles. Tous les rebondissements sont encore permis au regard de ces dernières évolutions et des routages qui les ont volontiers vus faire leur entrée les premiers… de conserve avec les sudistes de SNEF. Bref, rien est joué. Tout reste à faire. Et vogue l’incertitude !

Régate en baie de Gustavia

On prend les mêmes et on recommence, ou presque. A terre, mieux vaut prendre son mal en patience et ne pas chercher midi à 14 heures. La 9ème Transat AG2R ne livrera son verdict et ne désignera son grand vainqueur que dans les tout derniers milles. Paradoxalement, à l’issue d’une traversée qui traîne volontiers en longueur, les arrivées promettent de se succéder en accéléré. Le dénouement se jouera sans nul doute sur le mode de la régate au contact. On ne va pas s’en plaindre. C’est là toute la magie de cette traversée océanique à armes égales qui place les équipages sur un pied marin d’égalité. Et que le meilleur gagne !

TROPHÉE DE LA PERF :
TETRAKTYS

Pascal Desmarest et Bert Schandevyl ont parcouru 238,3 milles en 24 heures.

CLASSE MENT 11/05/2008 à 05:00
SNEF et Cliptol Sport
PELLECUER Laurent - MOUREN Jean Paul
CONCARNEAU - ST BARTH
PERON Eric - DANET Miguel
CERCLE VERT
MORVAN Gildas - LE CAM Jean