Affichage des articles dont le libellé est Pierre Rolland. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Pierre Rolland. Afficher tous les articles

samedi 10 mai 2008

Le d2, petit nouveau de marée haute



Le chantier Marée Haute, installé à Trégunc (29), a mis à l'eau, samedi, son tout dernier voilier : le D2, un mini de série (6,50 m) conçu tant pour la course que pour la croisière. Dessiné par Pierre Rolland, le navire est doté d'une carène à bouchains (à angles) qui lui offre plus de puissance. Selon Thomas Cardrin, commercial au chantier Marée Haute, dix clients, dont un basé en Italie, ont déjà passé commande d'un D2. Ci-dessus, le premier exemplaire lors du test de jauge à Locmiquélic (56). Un autre modèle, le Yaka, ayant aussi trouvé son public, le chantier voit son carnet de commandes rempli jusqu'à la fin de l'année.

Caractéristiques :
Longueur : 6.50 m Largeur : 3 m Déplacement : 914 kg Tirant d’eau : 1.60 m Lest : 412 kg GV : 28 m2 Génois maxi : 22 m2 Solent maxi : 16 m2 SPI maxi : 80 m2

Sur ce bateau tout ou presque est nouveau à part les safrans du DINGO qui sont super efficaces et donc conservés. Nouvelle quille avec un centre de gravité plus bas et une surface frontale diminuée. Nouveau gréement avec une fente et un deuxième étage de barre de flèche large pour une meilleure tenue du mat. Plan de pont avec des rails d’écoute de génois transversaux. Le roof possède une casquette efficace et une descente praticable.Des hublots apporte un peu de design et beaucoup de lumière. Parlons un peu de la carène et de ses bouchains évolutifs, elle est radicale et devrait faire parler la poudre au reaching et au largue Deux configuration sont possibles au niveau des voiles d’avant suivant la course envisagée, soit un génois classique puis un solent, ou un grand solent à ris et un génois sur le bout dehors.

Léger, solide et puissant voilà qui résume la philosophie du D2.
La construction fait appel à l’infusion, technique que le chantier MAREE HAUTE maîtrise parfaitement (voir les derniers DINGO). La Structure est le fruit de l’expérience de Pierre Rolland et de la science de Denis Glehen (HDS).

http://wwww.mareehaute.fr

L’architecte & navigateur est au départ de la Demi-Clé 6.50
Un nouveau bateau de série fait son apparition sur le circuit mini. Il s’agit du D2. Dessiné par le Brestois Pierre Rolland, c’est un descendant du Pogo 1 et du Dingo. Construit chez Marée Haute, ce Dingo 2e génération se caractérise par un sacré bouchain !
« On peut dire que j’ai l’expérience des bouchains » avoue Pierre Rolland mercredi, avant de prendre la route de Locmiquélic où il doit prendre le départ de la Demi-Clé 650. L’auteur des lignes du premier 60 pieds de Bernard Stamm n’est pas qu’un architecte de bateaux prototypes en formes. On lui doit aussi de nombreux bateaux de voyage, en aluminium et/ou destinés à la construction amateur. Ce fut le cas aussi, côté course, d’Hakuna Matata, la fameuse cagette construite et menée par Ollivier Bordeau sur le circuit mini. De ce proto en contre-plaqué, le nouveau D2 en tire d’ailleurs quelques lignes, dont ce bordé à la verticalité impressionnante. « Mais dans le cas du D2, on remarquera que l’arrière est bien plus large que celui d’Hakuna » précise Pierre.
De fait, le D2 n’a qu’un bouchain de chaque côté. Le reste de la coque « construite en infusion » est en forme. Ce nouveau bateau doit être construit en série. Au nombre de dix minimum pour être validé dans la division du même nom de la Classe Mini. Pour cela, il est donc conforme à la jauge avec un espar en alu plus court que ceux des protos et une quille qui ne plonge pas plus bas que 160 cm. Cette-ci est formée en L, le bulbe dépassant uniquement à l’arrière du voile.
Mis à l’eau à Lorient samedi 3 mai dernier, « Petit Tonnerre » n’a, pour le moment, « que traversé la rivière » pour se rendre de la base de Keroman au port d’en face. Pierre est un peu à la bourre, mais sa grande expérience de la Mini et des minis devrait lui permettre de qualifier rapidement le bateau « en vue de la course aux Açores ». Car c’est l’objectif principal de Pierre en ce mois de mai. Il doit se qualifier pour Les Sables – Les Açores – Les Sables en participant aux premières courses de la saison. En plus de la Demi-Clé, il s’est inscrit « au Trophée MAP (en liste d’attente) et à la Mini-Fastnet ». Ce sera aussi l’occasion de valider les premiers milles pour la série puisque « le chantier Marée Haute a déjà reçu 9 commandes fermes de ce nouveau D2 ».
Avant le lancement du premier de la série, le D2, présenté au salon nautique l’an passé, est déjà un succès. Devrait suivre aussi un nouveau prototype. « Il s’agit d’une nouvelle carène dans l’esprit du D2 avec un bouchain et une structure comparable à celle développée sur le Tabon, un des plus légers des minis de la flotte prototype »

jeudi 8 mai 2008

CLASSE MINI : Cap sur Locmiquélic




Demi-clé 6.50. De jeudi à dimanche, une soixantaine de participants va en découdre au large de Locmiquélic, sur des bateaux de type 6.50.
Durant toute la deuxième partie de semaine, ce ne sont pas moins de soixante concurrents, de dix nationalités différentes, qui vont s'affronter sur les flots à l'occasion de la Demi-clé 6.50. « Il y a différentes choses au programme pour les navigateurs. Ils auront droit à un parcours banane puis côtier le jeudi, avant un parcours hauturier le vendredi, qui les fera passer par Morgat (Finistère) puis descendre jusqu'à Saint-Nazaire, avant de remonter en enroulant Belle-Ile. Enfin, ils finiront dimanche par un parcours en baie » expose Sylvain Pontu, l'organisateur de l'épreuve.
S'il est, bien entendu, toujours agréable d'inscrire son nom au palmarès d'une course, bon nombre de concurrents viendront ici afin d'obtenir un ticket pour des régates à venir. « Une année sur deux, notre épreuve est qualificative pour la transat 6.50 qui part de La Rochelle et arrive au Brésil, et permet aussi de préparer une autre épreuve, qui est la transat des Açores », poursuit Sylvain Pontu.

D'après lui, l'absence de transat 6.50 cette année (elle ne se tient qu'un an sur deux, les années impaires) va redistribuer les cartes : « Lors d'une année hors transat comme celle-ci, on remet les compteurs à zéro. L'année de la transat, on sait qui sont les cadors. Cela va être beaucoup plus ouvert cette année. » D'autant plus que les lauréats de l'an dernier, Le Blévec - Raynaud, sont passés sur un autre support, et ne seront donc pas présents cette année.

Une semaine après la première course de la saison, la select 6.50 à Pornichet, quels seront les équipages à surveiller ? « En série, il faudra suivre l'équipage Guillou - Beaudart, tous deux licenciés au CN Lorient, qui seront sur leur zone. Chez les protos, Thomas Ruyant (Dunkerque Plaisance) sera favori, de par le bateau de dernière génération dont il disposera. »

L'un des principaux attraits de cette édition 2008 sera de voir à l'oeuvre les skippers sur de toutes nouvelles « montures ». « Le nouveau Dingo 2, de l'architecte naval Pierre Rolland, sera là chez les bateaux de série. Chez les protos, les nouvelles montures d'Etienne Bertrand feront leur baptême du feu. A noter qu'Etienne Bertrand prendra part à la compétition, ce qui fait qu'il portera la triple casquette d'architecte, de constructeur et de coureur » explique Sylvain Pontu.

Finalement, avec une concurrence assez ouverte, des bateaux similaires, où se fera la différence ? « Elle se fera sur la navigation pure, développe l'organisateur minahouet. Entre Groix et Lorient, le parcours est assez technique, avec un vent assez léger prévu. Il faudra s'adapter aux gros coefficients de marée prévus en fin de semaine. Sur le parcours hauturier, beaucoup d'endroits réputés permettront de faire la différence, tels que le tour de Belle-Ile, la pointe de Penmarc'h ou encore l'entrée dans la baie de Douarnenez, qui sont tous assez complexes. »