
Le chantier Marée Haute, installé à Trégunc (29), a mis à l'eau, samedi, son tout dernier voilier : le D2, un mini de série (6,50 m) conçu tant pour la course que pour la croisière. Dessiné par Pierre Rolland, le navire est doté d'une carène à bouchains (à angles) qui lui offre plus de puissance. Selon Thomas Cardrin, commercial au chantier Marée Haute, dix clients, dont un basé en Italie, ont déjà passé commande d'un D2. Ci-dessus, le premier exemplaire lors du test de jauge à Locmiquélic (56). Un autre modèle, le Yaka, ayant aussi trouvé son public, le chantier voit son carnet de commandes rempli jusqu'à la fin de l'année.
Caractéristiques :
Longueur : 6.50 m Largeur : 3 m Déplacement : 914 kg Tirant d’eau : 1.60 m Lest : 412 kg GV : 28 m2 Génois maxi : 22 m2 Solent maxi : 16 m2 SPI maxi : 80 m2
Sur ce bateau tout ou presque est nouveau à part les safrans du DINGO qui sont super efficaces et donc conservés. Nouvelle quille avec un centre de gravité plus bas et une surface frontale diminuée. Nouveau gréement avec une fente et un deuxième étage de barre de flèche large pour une meilleure tenue du mat. Plan de pont avec des rails d’écoute de génois transversaux. Le roof possède une casquette efficace et une descente praticable.Des hublots apporte un peu de design et beaucoup de lumière. Parlons un peu de la carène et de ses bouchains évolutifs, elle est radicale et devrait faire parler la poudre au reaching et au largue Deux configuration sont possibles au niveau des voiles d’avant suivant la course envisagée, soit un génois classique puis un solent, ou un grand solent à ris et un génois sur le bout dehors.
Léger, solide et puissant voilà qui résume la philosophie du D2.
La construction fait appel à l’infusion, technique que le chantier MAREE HAUTE maîtrise parfaitement (voir les derniers DINGO). La Structure est le fruit de l’expérience de Pierre Rolland et de la science de Denis Glehen (HDS).
http://wwww.mareehaute.fr
L’architecte & navigateur est au départ de la Demi-Clé 6.50
Un nouveau bateau de série fait son apparition sur le circuit mini. Il s’agit du D2. Dessiné par le Brestois Pierre Rolland, c’est un descendant du Pogo 1 et du Dingo. Construit chez Marée Haute, ce Dingo 2e génération se caractérise par un sacré bouchain !
« On peut dire que j’ai l’expérience des bouchains » avoue Pierre Rolland mercredi, avant de prendre la route de Locmiquélic où il doit prendre le départ de la Demi-Clé 650. L’auteur des lignes du premier 60 pieds de Bernard Stamm n’est pas qu’un architecte de bateaux prototypes en formes. On lui doit aussi de nombreux bateaux de voyage, en aluminium et/ou destinés à la construction amateur. Ce fut le cas aussi, côté course, d’Hakuna Matata, la fameuse cagette construite et menée par Ollivier Bordeau sur le circuit mini. De ce proto en contre-plaqué, le nouveau D2 en tire d’ailleurs quelques lignes, dont ce bordé à la verticalité impressionnante. « Mais dans le cas du D2, on remarquera que l’arrière est bien plus large que celui d’Hakuna » précise Pierre.
De fait, le D2 n’a qu’un bouchain de chaque côté. Le reste de la coque « construite en infusion » est en forme. Ce nouveau bateau doit être construit en série. Au nombre de dix minimum pour être validé dans la division du même nom de la Classe Mini. Pour cela, il est donc conforme à la jauge avec un espar en alu plus court que ceux des protos et une quille qui ne plonge pas plus bas que 160 cm. Cette-ci est formée en L, le bulbe dépassant uniquement à l’arrière du voile.
Mis à l’eau à Lorient samedi 3 mai dernier, « Petit Tonnerre » n’a, pour le moment, « que traversé la rivière » pour se rendre de la base de Keroman au port d’en face. Pierre est un peu à la bourre, mais sa grande expérience de la Mini et des minis devrait lui permettre de qualifier rapidement le bateau « en vue de la course aux Açores ». Car c’est l’objectif principal de Pierre en ce mois de mai. Il doit se qualifier pour Les Sables – Les Açores – Les Sables en participant aux premières courses de la saison. En plus de la Demi-Clé, il s’est inscrit « au Trophée MAP (en liste d’attente) et à la Mini-Fastnet ». Ce sera aussi l’occasion de valider les premiers milles pour la série puisque « le chantier Marée Haute a déjà reçu 9 commandes fermes de ce nouveau D2 ».
Avant le lancement du premier de la série, le D2, présenté au salon nautique l’an passé, est déjà un succès. Devrait suivre aussi un nouveau prototype. « Il s’agit d’une nouvelle carène dans l’esprit du D2 avec un bouchain et une structure comparable à celle développée sur le Tabon, un des plus légers des minis de la flotte prototype »
samedi 10 mai 2008
Le d2, petit nouveau de marée haute
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Volvo Ocean Race: Gavignet remet ça avec Puma

Vainqueur de la dernière Volvo Ocean Race à bord d’ABN Amro One, le Français Sidney Gavignet participera à la prochaine édition de la course autour du monde par étapes en équipage : il fait partie de l’équipe navigante du Team Puma Ocean Racing, dévoilée vendredi, aux côtés du skipper Ken Read, et d’autres marins expérimentés comme l’Australien Andrew Cape ou l’Américain Jonathan McKee. Rappelons que le départ de cette Volvo, qui, pour la première fois de son histoire, n’empruntera pas la route des trois caps, sera donné le 11 octobre 2008 à Alicante. Quant au bateau Puma, il sera baptisé lundi 12 à Newport par l’actrice Salma Hayek.
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Artemis Transat : Louis Duc attends un routage de Jean-Yves Bernot

A 24 heures du coup d’envoi de The Artemis Transat, Louis Duc garde son imperturbable bonne humeur et son humour. Tout est prêt à bord du Class40 Groupe Royer. Louis n’attend plus qu’une chose : partir et en découdre !
« Je suis officiellement prêt à partir ! », s’amuse Louis, précisant que, pour l’organisation, tout est paré à bord de son 40 pieds « Groupe Royer ». De son point de vue à lui, tout va bien aussi, si ce n’est un retard de livraison de trois de ses voiles : rien de grave en soit, elles seront là avant qu’il ne largue les amarres, demain matin, mais il n’aura pas vraiment le temps de les essayer… « C’est plus une contrariété qu’autre chose. J’aurai le temps de les sortir et de les observer dimanche matin, entre le moment où nous sortirons du port et le coup de canon », explique le skipper Normand.
Garde-fous pour les nordistes
Le dernier briefing coureur a eu lieu vendredi matin. Le point important étant l’annonce – attendue – de l’ajout d’une porte de passage obligatoire par 40°Nord, entre 47 et 50 Ouest, afin que les skippers n’aillent pas flirter avec les icebergs. « Les bateaux situés au Sud du 40° Nord, n’aurons pas à se soucier de cette porte. En revanche, ceux qui auront choisis une route au dessus du 40e devront redescendre la franchir avant d’éventuellement reprendre une trajectoire plus Nord », précise Louis.
Stratégie au jour le jour
Pour l’instant, Louis ne sait absolument pas s’il optera pour cette route à risque, ou pas. En bon normand, il juge plus cohérent de ne pas se prononcer à l’avance, mais de juger lorsqu’il aura les bonnes cartes, du jour, en main : « C’est encore beaucoup trop tôt pour se prononcer. Je vais construire ma stratégie petit à petit, système météo après système météo et en fonction des autres bateaux. Avant le départ, je vais avoir un routage de Jean-Yves Bernot. Donc pour l’instant je ne me prends pas la tête avec ça. Je regarde ce qui se passe bien sûr, mais je ne cherche pas à en tirer des conclusions hâtives. D’ailleurs, les prévisions concernant l’évolution de la dépression qui arrive sur l’Atlantique Nord changent tous les jours… »
Rythme « régate » pour commencer
Ce qui est sûr en revanche, c’est que le début de course s’annonce tendu et primordial : « nous allons naviguer groupés au début. Je me prépare à passer deux à trois jours au taquet, sur un rythme « régate ». Il ne faudra surtout pas perdre de milles, car ce serait irratrapable ensuite ! Heureusement, nous serons au portant pour commencer, dans du petit temps. Je connais bien le bateau dans ces conditions, il est rapide : donc ça me plaît ! Ensuite, il sera temps de passer à un rythme « transat »…».
Alors, bien sûr, Louis a hâte de partir. Après une semaine à Plymouth, après avoir réglé une à une les questions techniques et administratives nécessaires, il ne reste plus que l’essentiel : partir en mer ! « Plus ça approche et plus on a envie de partir ! Il est temps d’y aller ! », s’exclame Louis enthousiaste !
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Transat AG2R: Le dénouement s’approche

Et plus la ligne d’arrivée devient perceptible, plus il est question de pression. Gradient de pression que sont venus chercher les quelques extrémistes partis les plus au sud, car qui dit pression dit vent soutenu… Pression de la course qui commence à peser sur les quatre leaders, ou demi-pression qui fait rêver ceux qui n’ont plus rien à prouver dans ce jeu de qui-perd-gagne de cette édition 2008 de la Transat AG2R.
Cachotteries, digressions et bouche cousue : tel est le menu de cette fin de course pour les concurrents encore en lice pour la victoire finale à Saint-Barthélemy. Alors que la fièvre monte à Gustavia, avec le classement aux avant-postes des deux compères de Concarneau Saint-Barth, sur l’eau la guerre psychologique a commencé. Les plus prolixes découvrent les vertus de la discrétion et les plus roublards trouvent tous les artifices possibles pour ne pas dévoiler leurs cartes. Eric Péron, après avoir vu sa place de leader menacée un temps la nuit dernière, l’avouait tout de go : «Qui sont nos adversaires ? C’est une question délicate car je ne veux pas vous dire ma stratégie comme ça de butte en blanc mais je pense que SNEF a un petit avantage. Nous, on se dit que, quoi qu’il arrive, on a rempli nos objectifs et tout ce qu’il arrivera en plus ce sera du bonus ; donc on fait de notre mieux et on est très décontracté. On verra ce qu’il va se passer. » Mais la voix ne trompe pas, la décontraction n’est qu’apparente : le duo sait qu’il est en tête de course, il ne tient pas à lâcher… Forcément, la pression monte. Autre tempérament, autre stratégie à bord de Cercle Vert : Jean Le Cam décidait de se la jouer blagueur à la vacation, inversant les rôles, posant les questions à ses interlocuteurs du PC Presse : comment était-on installé ? Quel temps faisait-il ? Et mille autres futilités pour éviter d’aborder les sujets qui fâchent, essentiels. Seule l’information lâchée en fin de vacation : « on barre en permanence, pas de pilote, pas de répit pour les bras », témoignait de la détermination des deux Finistériens. Chez les Sudistes de Solar Inox et de SNEF et Cliptol Sport, engagés dans la même partie de bras de fer, on avait choisi le silence radio : autres moyens, mêmes effets.
Avec le temps, va…
On imagine aisément que la musique est d’une autre nature chez les rescapés de la route nord. Erwan Tabarly le reconnaissait volontiers : « Il ne nous reste plus qu’à apprécier les derniers milles en mer et continuer de faire avancer le bateau. On est toujours en course mais tactiquement, comme les autres sont devant, on n’a plus grand-chose à faire. On prend les alizés comme tout le monde. » Ce que semblait confirmer Jean-Charles Monnet à bord de Dégremont Suez Source de talents. Les méridionaux de la route nord se disent qu’il y a encore à faire pour essayer de gratter sur la ligne le tandem de Financo, qui reste la référence de ce groupe : « On est au portant, mais rarement sur la route directe ; donc on tire des bords ; donc on perd un peu de temps. La moindre erreur se paie, la présence de Financo derrière motive ». Pour tromper le temps qui passe, on commence à évoquer l’avenir, on se remémore déjà les meilleurs instants, on imagine, suivant les tempéraments, la saveur du ti-punch qui célèbrera le passage de la ligne, voire du verre de jus de fruit ou de la bière fraiche. Là aussi la pression monte… Une autre manière de se consoler est toujours de se dire qu’il en est de plus malheureux. Et l’ensemble des concurrents de compatir au sort des derniers irréductibles nordistes englués sans vent à 160 milles de la tête de flotte. Pour eux, l’issue est encore plus incertaine : la tentation du renoncement est d’autant plus dure à vivre qu’on n’a encore jamais vu de skipper débarquer en pleine mer en disant : « ça suffit ! » Quand certains s’apprêteront à goûter les premières gorgées du pot de l’arrivée, d’autres risquent de boire le calice jusqu’à la lie…
CLASSSEMENT 10/05/2008 à 05:00
SNEF et Cliptol Sport
PELLECUER Laurent - MOUREN Jean Paul
CONCARNEAU - ST BARTH
PERON Eric - DANET Miguel
CERCLE VERT
MORVAN Gildas - LE CAM Jean
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Histoire : CAMILLE TISSOT
UN HOMMAGE AU PRÉCURSEUR DE LA TSF
Le capitaine de frégate Camille Tissot fut à l’origine de la télégraphie sans fil appliquée à la marine de guerre française. Ses travaux, tombés dans l’oubli, sont aujourd’hui remis en lumière.
Né à Brest le 15 octobre 1868, Camille Tissot, précurseur oublié de la TSF, décède à Arcachon, en 1917. Le nom de ce marin savant était tombé dans l’oubli. Seule une petite rue, à Brest, gardait trace du passage du marin... Jusqu’à ce qu’un trio de passionnés se lance sur les traces de ce génie méconnu. En reprenant les travaux de Branly, avec qui il coopéra, et en concurrence directe avec Marconi, Tissot fut l’un des premiers en France à se livrer à l’étude de la télégraphie sans fil (TSF). C’est lui qui dota la Marine nationale de ses premiers appareils. Le 3 août 1898, il réalise une liaison radio maritime entre le vaisseau Borda et le sémaphore du Parc-au-Duc (emplacement actuel du jardin de la préfecture à Brest). L’année suivante, entre le phare du Stiff, à Ouessant, et celui de Trézien, il effectue la première liaison radio entre l’île et le continent. II fut aussi l’initiateur de la première liaison radio française en mer.
Christelle Sochal-Tissot, arrière-arrière-petite-fille de Camille Tissot, Jean-Luc Fournier, un passionné de radios anciennes, et Michel Balannec, vice-président de l’association de défense du patrimoine maritime Treizour, à Douarnenez, ont décidé de rendre justice au marin savant. À l’origine de cette aventure, Jean-Luc Fournier qui a découvert un jour un petit livre signé Camille Tissot. Dès lors, le marin brestois s’est donné pour mission de retracer la vie et les expériences du savant. Michel Balannec poursuit le même but depuis 1995.
L’aide de la famille Tissot
Mais il fallait un petit coup de pouce du destin. « Et puis, un jour, le miracle, raconte Jean-Luc Fournier. Je reçois un message de Christelle Sochal-Tissot, l’arrière-arrière-petite-fille du marin savant ». Elle lui fournit manuscrits et photos, via internet, avec l’aide de la famille Tissot qui aspire depuis longtemps à réhabiliter le nom de leur ancêtre.
Depuis, le trio de passionnés a bien avancé. Demain, une exposition sera visible à Brest dans le cadre des portes ouvertes de l’École navale. On la retrouvera en juillet, lors des Fêtes maritimes de Brest 2008. Et récemment, le nom de Camille Tissot a été inscrit au cénotaphe de la pointe Saint-Mathieu, à Plougonvelin. Une stèle pourrait également être érigée en son honneur près de la préfecture maritime, à Brest, sur le lieu des premières liaisons radio.
Pratique
Les travaux du commandant Tissot sont sur le site www.camille-tissot.fr
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TRANSMANCHE EN DOUBLE.
BEAU SPECTACLE AU DÉPART DE L’ABER-WRAC’H
Les 63 équipages de la Transmanche en double se sont élancés hier de l’Aber-Wrac’h. Cap sur le brise-lames de Plymouth.
Hier soir, le départ de la 24 e Transmanche en double-Le Télégramme s’est passé dans de très bonnes conditions. La pluie avait cessé et le soleil traversait la couche nuageuse pour rendre plus lumineux le spectacle apprécié par le public de l’Aber-Wrac’h, sur l’eau comme à terre.
Arrivée des premiers prévue la nuit prochaine
Les 63 équipages se sont répartis en quatre groupes. La première salve a permis à Loïc Guyader (Le Gall Plafonds) de partir en flèche devant le Brestois Laurent Labeye (Perite Ourse) dans le double groupe des Course et Régate. Catherine Chabaud (Made in Love) a démarré en tête chez les Course au Large, devant Thibault Derville (Shere Khan 3) et Patrick Farcy (Cavok). Philippe Lena (Paulick) s’est, quant à lui, extirpé le premier du groupe des sept Pogo 8.50, suivi par Christophe Dousson (Kumquat) et Philippe Cozic (Ode mer). Enfin, la flotte des figaristes, qui évolue en configuration solitaire, était menée par Fred Duthil (Distinxion automobile).
Derrière, Nicolas Béranger (Koné ascenseurs) et Adrien Hardy (Agir recouvrement) se disputaient les deuxième et troisième places. La flotte devrait virer le brise-lames de Plymouth dans la matinée avant de refaire cap sur l’Aber-Wrac’h. Selon les prévisions météo, l’approche de l’Angleterre devrait être délicate avec un vent mollissant, puis la descente devrait se faire au portant. Les premiers devaient arriver dans le courant de la nuit prochaine (d’aujourd’hui à demain).
Des points sensibles
La Transmanche en double a ses points sensibles. Le départ, où il est bon de se placer, mais aussi le contournement du brise-lames : sa longueur d’un demi-mille nécessite de ne pas se relâcher pour ne pas perdre quelques minutes précieuses. La navigation dans l’Aber-Wrac’h peut aussi faire gagner quelques longueurs (ou se faire dépasser). La vigilance s’impose jusqu’à la ligne d’arrivée devant l’entrée du port. Pour le reste, la clé est plus classique, avec la tactique et le jeu des courants. Au fil des années l’épreuve du Yacht-Club des Abers a pris du galon, et son plateau monte en qualité. Devenue une référence, elle figure dans le curriculum de nombreux coureurs de la course au large, et certains noms d’aujourd’hui sortiront sans doute de l’anonymat.
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Transat anglaise - Le plateau est relevé

Pour la première fois depuis 1964, la Transat anglaise s'élance dimanche de Plymouth sans multicoques, mais les 13 monocoques IMOCA qui composent une partie de la flotte annoncent une lutte acharnée pour la victoire, avec la présence de quelques uns des plus grands marins français.
La 13e édition de la course, qui mène les voiliers à Boston, réunit 9 pointures de la course au large tricolore, dont certains ont déjà brillé sur ce tracé: Loïck Peyron (Gitana Eighty, vainqueur en 92 et 96), Michel Desjoyeaux (Foncia, lauréat en 2004) et Marc Guillemot (Safran, 2e en 2000). Vincent Riou (PRB), vainqueur du dernier Vendée Globe, Sébastien Josse (BT), Armel Le Cléac'h (Brit Air), Yann Eliés (Generali) et Jérémie Beyou (Delta Dore), tous avec des bateaux de dernière génération, sont aussi de sérieux concurrents.
Tous espèrents s'inscrire dans la légende en dignes successeurs des deux premiers vainqueurs, Sir Francis Chichester, 1960 et Eric Tabarly 1964. Il faudra pour celà dompter un parcours très difficile, avec des dépressions qui se déplacent naturellement d'ouest en est, le froid à partir des bancs de Terre-Neuve et aussi les glaces (icebergs et growlers). Enfin il faut être capable de gérer ce long sprint, puisque la distance est relativement courte (2955 miles) et les marins l'abordent plus comme une épreuve de vitesse que d'endurance
QUELLE MÉTÉO POUR LE DÉPART DE LA TRANSAT ANGLAISE DIMANCHE ?
L'océan s'annonce pour le moins paisible ces prochains jours ! Une petite brise de secteur Est est au programme pour le départ de The Transat dimanche à 14h00 locales, vent d'une dizaine de nœuds qui devrait se renforcer légèrement pour sortir de la Manche. Puis sous l'influence d'une dépression peu marquée au Sud du Groenland, un flux de secteur Sud faible à modéré est prévu pour lundi soir au large de l'Irlande, puis quelques heures plus tard un régime de Nord derrière un petit front...
Mais c'est ensuite que la situation devient plus confuse et par la même, plus intéressante ! Un courant d'Ouest pour mercredi est annoncé mais ensuite ?
Des calmes, des bulles anticycloniques, des minima dépressionnaires, des rotations brusques du vent, des mers croisées même si elles ne seront pas trop formées. Bref, un sacré bouillon d'incertitudes à gérer pour les coureurs. Car il ne suffira pas d'être rapide au portant, performant au près, véloce au débridé : il faudra avant tout être en phase avec Eole et c'est de loin, la plus grosse difficulté pour un navigateur solitaire que d'anticiper les manœuvres, d'appréhender les rotations, de programmer le sommeil, de jouer sur l'assiette du bateau. Le petit temps est souvent bien plus éreintant que la grosse brise !
Et cette situation météorologique un peu inhabituelle en un mois de mai, offre aussi l'opportunité à des voiliers plus anciens de jouer les trouble-fêtes jusqu'à l'arrivée à Boston. Car si une tempête n'est pour l'instant pas en vue au large de terre-Neuve, il est quasi certain qu'il y aura du près à négocier, de la mer formée à affronter, des bancs de brume à traverser, des bateaux de pêche à éviter et des adversaires à surveiller !
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