jeudi 10 novembre 2005

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Un 40 pieds déjà sur l'eau

Même si il a abandonné dans la Transat anglaise, il ne semble pas dénué de qualité.
Lire Voiles et Voiliers du mois de novembre

PROJET quinous tient à coeur



Le cabinet Owen Clarke, basé en Grande Bretagne, a dans ses cartons ce projet de 40 pieds Open qui nous plait bien. De plus ils ont une culture nautique non négligeable et sont doté d'un grand pragmatisme et d'une grande réactivité.

NOTRE OPTIQUE

MANAGEMENT DE PROJET

L'environnement des entreprises est de plus en plus évolutif; la durée de vie des produits se réduit ; toutes les sociétés sont amenées à élaborer de plus en plus souvent des projets de produits nouveaux, donc des projets d'investissement neufs ou des projets de modifications de l'outil de production, le plus souvent accompagnés de projets de réorganisation et de projets de logiciels etc...
Chaque année apporte de nouveaux défis: l'évolution de la technologie, la quantité de spécialités nouvelles toujours plus pointues, les experts correspondants, les exigences et les attentes des clients, les contraintes économiques (s'exprimant à la fois en termes de coût et de délais), la décentralisation des responsabilités.
Pour relever ces défis, il a fallu chercher à améliorer les méthodes de maîtrise des processus, et identifier une fonction supplémentaire dans les entreprises humaines : le management de projet.
Le management comprend simultanément les tâches de direction et de gestion, qui forment l'ensemble du projet qui nous intêresse.
Cette fonction a pour but d'assurer un management :
soutenu (par opposition à "coup par coup")
intense (par opposition à superficiel)
intégré (par opposition à dispersé)
des projets à concevoir , définir puis réaliser.
concentration d'une part substantielle des ressources d'une organisation sur un objectif bien spécifique
nécessité d'activités spécialisées très interdépendantes,
contraintes relativement sévères dans les domaines techniques, coûts et délais
Lorsque ces conditions sont remplies pour la plupart des activités de l'entreprise, on en est arrivé au concept de management par projet, qui implique de repenser toute l'organisation de l'entreprise comme un ensemble de projets.

PREVOIR et PLANIFIER, ORGANISER, COMMANDER, COORDONNER, CONTROLER
Ce sont les cinq fonctions clés du management Le respect des procédures par le personnel doit amener à la performance soutenue par le sens de la mission fournie par le manager.
FIXER DES OBJECTIFS, ORGANISER, MOTIVER et COMMUNIQUER, ELABORER des NORMES, FORMER
Ce sont les cinq tâches des dirigeants efficaces proposées pour que la réussite viendra de la direction par les objectifs (créer pour satisfaire un consommateur) et l'autocontrôle.
RELIER, COMMUNIQUER et DECIDER sont les trois catégories, qui regroupent
les dix rôles du manager:
o La figure de proue, le leader et le lien entre tous les employés
o Le guide, le propagateur et le porte-parole
o Et qui doit entreprendre, gérer les troubles, répartir les ressources et négocier.
OBSERVER et CONCEVOIR les processus d'apprentissage, sont les aptitudes
du manager de l'organisation apprenante
Les connaissances et l'expérience des salariés de l'entreprise constituent les véritables ressources de la structure qui "ne cesse d'accroître sa capacité à créer son futur", mais le manager doit accompagner, coacher, et analyser les pratiques.
Le choix d'un mode de management, qu'il soit directif, participatif ou collaboratif, implique une organisation de la gestion du projet différente pouvant aller d'étapes et de procédures figées obligatoires à un travail organisé en équipe intelligente avec des outils de suivi en ligne permettant l’information de tous en temps réel.

QUELQUES PROJETS EN 40 PIEDS

La Route du Rhum se prépare dans... une serre maraîchère
Un beau projet se construit dans une serre maraîchère de Sainte-Luce-sur-Loire. En prévision de la prochaine édition de La Route du Rhum», une bande de copains d'abord met au point un catamaran qui prendra le départ en 2006. Le navigateur breton Pierre-Yves Guennec a en effet demandé à son ami, le Nantais Philippe Doucet, de s'occuper de son prochain bateau.

Philippe s'est adressé à Michel, un cousin maraîcher installé à Sainte-Luce, pour qu'il lui prête une serre. Gilles, le beau-frère de Michel, a proposé de participer à la manoeuvre. Une équipe technique s'est constituée autour du pool et une association, Multiéva, s'est créée. Le chantier a commencé avant l'été dernier. Le bateau devra être livré en mai 2006. A l'heure actuelle, une autre course est entamée, celle aux sponsors.


Article Ouest-France paru le 19/01/2005



Inno'vent lance un monocoque qui participera à la Route du rhum

Les Jeunes dirigeants dans l'aventure
Il y a quelques jours a eu lieu, à la Villa Tri Men à Sainte-Marine, la présentation de l'association Inno'vent, association à la fois proche et indépendante du Centre des jeunes dirigeants d'entreprises, qui a décidé de participer à la Route du rhum 2006 en hissant les voiles d'un monocoque aux couleurs du CJD.

Participer à la Route du rhum ? La démarche est expliquée par Jean-Michel Lehembre, du bureau national, Dominique Taillarda, président de section des Centre des jeunes dirigeants à Quimper et Sébastien Marquant, responsable de la communication. « Il consiste, indique Jean-Michel Lehembre, à rassembler un maximum de Jeunes dirigeants pour lancer un monocoque qui partira à cette course, où nous avons déjà été partenaire en 2002 lorsque nous avions parrainé le trimaran de Pierre-Yves Guennec, le bateau le plus petit de la course, qui a réussi l'exploit de finir en 1re position de sa catégorie. » Fort de cette expérience, le CDJ pousse plus avant l'initiave : « Nous avons voulu entraîner les Jeunes dirigeants dans une aventure sportive et collective à but social et offrir au CJD la notoriété liée à l'événement. Pour cela ce monocoque sera construit en association avec des jeunes de lycées techniques. Il servira surtout, avant et après la course de plate-forme pour des classes de mer, des jeunes, des handicapés et toutes les personnes et entreprises qui seront devenues partenaires du projet. »

Des entreprises en réseau

Un nouveau challenge, « pour faire connaître autrement le CJD par un événement sportif reconnu, et en même temps de nous permettre de mettre en avant la puissance des PME du CJD rassemblées en réseau, innovantes et humaines... Sachant s'adapter aux évolutions du marché comme le voilier aux caprices de la mer et du vent. » Ainsi, la réussite de cette nouvelle aventure, parrainée également par Jacqueline Tabarly, marraine du bateau, est d'abord une histoire d'hommes puisque le budget sera sept fois moins important que celui de la moyenne des autres concurrents de la catégorie.

De plus, il prend une dimension bretonne avec pour skipper Pierre-Yves Guennec, marin expérimenté de 44 ans, originaire de Port-Louis, qui navigue depuis plus de vingt ans sur toutes les mers du globe. Enfin, la construction de ce monocoque qui a débuté à Nantes se poursuivra, bientôt, à Lorient. « Ce qui, ajoute Dominique Taillarda, montre que c'est toute la culture voile de la région, qui dynamise cette belle aventure. Puisque la seule chose promise à l'échec est celle qu'on ne tente pas. »
.

Article Ouest-France paru le 30/03/2005



Cécile Poujol a effectué un long travail de préparation de 10 mois qui a permis d’arrêter plusieurs options : le choix de la structure juridique et du montage financier, le choix de l’architecte (le marseillais Olivier Philippot), du chantier (Sailing Concept d’Alain Gabbay à La Ciotat) et la mise en place de l’échéancier.
Ce tout nouveau Class 40 sera exploité dès sa mise à l’eau par Cécile Poujol (navigatrice professionnelle). Il naviguera alors aux couleurs des divers partenaires dans un programme de course au large réservé à cette nouvelle jauge des 40 pieds.
Les objectifs de Cécile sont :
- La Route du Rhum en novembre 2006 (St Malo/ Pointe à Pitre en solitaire)
- L’Ostar en mai 2007 (Portsmouth/Newport en solitaire) ou La Route de l’Equateur en juin 2007 (Marseille/ Congo en équipage)
- La Transat Jacques Vabre en octobre 2007 (Le Havre/ Salvador en double).
Si le calendrier complet n’est pas encore fixé, de nombreuses courses en solitaire, en double et en équipage sont prévues.

ECHEC SCOLAIRE

Ecole sans issue pour élèves hors-circuit
Exclus pour indiscipline ou mal orientés, ils quittent le système sans qualification.
C'est une histoire de révolte, de découragement et d'impuissance combinés. Elle toucherait 32 500 élèves qui, pour diverses raisons, sont déscolarisés. Au total, 160 000 élèves sortiraient chaque année du système éducatif sans aucune qualification, selon les plus récentes évaluations de l'Education nationale. Là commence le trompe-l'oeil. Car cette histoire se raconte sous le titre générique de «déscolarisation» alors qu'à écouter les acteurs de terrain comme à lire les chercheurs, le mot ne souffre que le pluriel.«Avant tout un symptôme qui ne parle pas seulement de l'école, mais surtout des familles et des trajectoires des individus

Comment expliquer que des élèves ne trouvent pas leur place à l'école?
Les processus de déscolarisation sont complexes. Ce qui se passe dans la famille, à l'école ou dans le quartier, est profondément imbriqué. On constate que des élèves de milieux populaires sont progressivement satellisés de l'école ou du collège, puis évacués. Ils n'ont pas disposé du soutien nécessaire pour mener à bien leur scolarité, ni dans leur entourage familial, ni dans l'école. On parle trop facilement de «démission des parents»; il s'agit plus sûrement de désarroi. Un jeune sorti de l'école avant 16 ans interroge tout autant l'institution scolaire. Parfois, le jeune n'y a tout simplement pas de place: pas d'établissement où s'inscrire, ou bien on l'oriente dans une filière qu'il refuse. Il arrive aussi que le jeune ne trouve pas sa place à l'école, qui reste à ses yeux un lieu étrange, illisible, où il ne se sent pas bien, dont il ne saisit pas le sens.

Reste qu'être élève confère un statut social. Sans l'école, peut-on vraiment s'intégrer ?
Il est vrai qu'aujourd'hui, l'enfant ou l'adolescent qui ne bénéficie pas du statut d'écolier, de collégien ou de lycéen, est hors norme, marginalisé. Cela inquiète d'autant plus que l'instance de socialisation qu'a été le monde du travail ne joue plus ce rôle pour eux. L'école est devenue l'instance majeure de socialisation des jeunes. Mais quand on se sent disqualifié par l'institution scolaire, on a tendance à la disqualifier à son tour, pour surmonter l'épreuve et retrouver une confiance en soi

Ces situations sont-elles irréversibles?
Des dispositifs de rescolarisation existent, dans l'école ou sa périphérie. Notre société est certes marquée par l'hégémonie de l'école et du diplôme, mais les jeunes doivent pouvoir y accéder, même s'ils ont un temps rompu les amarres. On peut également admettre que certains jeunes trouvent leur place en dehors de l'école.

INSERTION

L'INSERTION PAR L'ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE


L'insertion par l'activité économique a pour objet de permettre à des personnes sans emploi, rencontrant des difficultés particulières, de bénéficier de contrats de travail, en vue de faciliter leur insertion sociale et professionnelle. Elle met en oeuvre des modalités spécifiques d'accueil et d'accompagnement.
L'association d'insertion est l'un des outils économique nécessaire pour atteindre pleinement cet objectif social.
Le professionnalisme économique et social des entreprises d'insertion s'est développé grâce à l'action des entrepreneurs d'insertion.
Entrepreneurs : parce qu'une entreprise d'insertion, c'est un ensemble de professionnels chargés d'assurer la viabilité économique de la structure, et la cohésion des équipes en charge de la production et du suivi social des personnes en insertion.
D'insertion : parce que le métier d'une entreprise d'insertion est spécifiquement l'insertion des personnes en difficulté par l'exercice d'une activité économique destinée à produire des biens et services marchands dans des secteurs divers.
C'est cette combinaison entre l'économique et le social qui fait la spécificité d'une entreprise d'insertion.
Sur le plan légal, elle est régie par un cadre réglementaire spécifique qui se traduit par une convention conclue avec l'Etat, et un agrément préalable délivré par l'ANPE pour l'embauche de chaque personne.
A l'instar d'une entreprise classique, nous avons les mêmes obligations en matière de respect des règles de marché, de délais, de satisfaction client, et de faire la preuve que professionnalisme et réinsertion sociale sont compatibles.

L'asociation d'insertion a pour objet spécifique l'insertion sociale et professionnelle de personnes en difficulté par l'exercice d'une ou plusieurs activités économiques concurrentielles. Elle se situe dans le secteur marchand qui est l'instrument de sa pédagogie.
Le présent cahier des charges résume des points essentiels et situent clairement les conditions de son intervention économique dans le champs concurrentiel.
Nous nous engageonst à une réelle transparence de notre mission sociale, par la présentation de son activité d'insertion et de son bilan. Ces documents permettront aux financeurs et institutionnels d'apprécier les modalités d'encadrement, d'accompagnement social et professionnel des salariés en insertion.

I - MISSION SOCIALE :
- Le public est composé « de personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles particulières », conformément à l'article 11 de la Loi n°98-657 du 29 juillet 1998 d'orientation relative à la lutte contre les exclusions.
- Ce public fait l'objet d'une prescription sociale validée par les services de l'ANPE. Il sera à charge de l'entreprise d'insertion et de l'agence locale pour l'Emploi, de déterminer par voie de convention les procédures de cette validation.
2 - Un projet social écrit explicite:
Celui-ci comprend au minimum:
- Les objectifs,
- les moyens utilisés,
- les procédures et méthodes de travail ( recrutement, accueil , suivi des parcours des personnes en insertion, formation, organisation des sorties...),
- l'évaluation mise en place de sa prestation d'insertion.
La mise en oeuvre de ce projet implique la production d'un bilan social faisant clairement apparaître les résultats d'insertion: accès à l'emploi, à la formation, le parcours d'insertion, évaluation de la situation sociale et professionnelle...
3 - Une obligation de moyens
· Des moyens humains
- L'encadrement comprend les personnes qui assurent :
-> Le recrutement et l'accueil des publics,
-> le compagnonnage socio-professionnel et l'organisation des parcours des personnes en insertion en liaison avec les prescripteurs sociaux,
-> la gestion administrative de leur présence au sein de l'entreprise d'insertion.
-> La préparation à la sortie,
-> La gestion de l'insertion au quotidien : organisation de la vie sociale de l'entreprise et des activités de production au service de l'insertion.
· Des moyens financiers
Les ressources financières de l'entreprise d'insertion sont constituées :
- par son chiffre d'affaires lié à la commercialisation sur le marché concurrentiel de sa production de biens et de services. Ces ressources doivent couvrir les dépenses normales de fonctionnement de l'entreprise.
- Le financement de la prestation sociale et notamment de l'encadrement tel que défini ci-avant, doit être en cohérence avec les moyens mis en place à cet effet et comporter au minimum :
-> La subvention DDTE par poste d'insertion sur justification de l'occupation à temps plein de ce poste.
-> La subvention DDASS pour le financement du projet social
-> L'exonération de paiement de cotisations patronales au titre des assurances sociales, accidents du travail et des allocations familiales dans la limite de la rémunération ou de la partie de rémunération égale au SMIC.


II - UNE POSITION QUI AFFIRME SON ANCRAGE DANS LE CHAMPS DE L'INSERTION
Avec les personnes qu'elles salarient, les entreprises d'insertion mettent en oeuvre des parcours d'insertion cohérents, ascendants et temporaires, fondés et organisés sur la mise en situation de travail. Elles assurent ainsi à la fois une fonction de « requalification sociale », de « requalification professionnelle de base » et de médiation ou de « passerelle « vers l'emploi.
- L'entreprise d'insertion s'inscrit en cohérence et en complémentarité des autres outils d'insertion existants de lutte contre l'exclusion.
- L'entreprise d'insertion intervient dans la gestion d'un parcours d'insertion et concrétise une étape essentielle dans un itinéraire construit en amont., validé par un prescripteur.
- L'EI établit des relations étroites et suivies avec les prescripteurs (ALE, mission locale,
agents sociaux et éducatifs, CLI, PLIE..), les autres structures d'insertion (AI, ETTI, régies de quartiers,...) et l'ensemble des acteurs de l'action sociale (CCAS, clubs de prévention, CHRS, ...)
- Elle noue autant que possible des relations avec l'ensemble des collectivités locales dans le cadre de leur politique sociale de la formation et de l'emploi en direction des publics en grande difficulté.

III - UN POSITIONNEMENT CLAIR DANS LE CHAMPS ECONOMIQUE
1- Par le respect de la législation liée aux Entreprises d'Insertion et à l'insertion par l'économique
2 - Par le respect des règles économiques et sociales de l'activité
Nous nous s'engageons :
- A permettre l'identification de son approche du marché et la nature de ses prestations ainsi que sa vocation à permettre l'embauche durable des salariés.
- A respecter les prix et modalités ordinairement pratiqués dans son secteur d'activité et dans le respect de la fiscalité afférente (TVA, Taxe Professionnelle...).
- A respecter les règles sociales obligatoires: représentataion du personnel, cotisations de sécurité sociale, d'allocutions familiales, et assurances viellesses (décès, invalidité), assurance responsabilité civile.


lundi 7 novembre 2005

Quelle place pour un sponsor ?

Théorèmes du sponsor

THEOREME

«LA VOILE EST DEVENUE SANS CONTESTE LE MEILLEUR SUPPORT POUR UNE ENTREPRISE SOUHAITANT UTILISER LE SPONSORING SPORTIF POUR ETRE VUE.» (Lettre Sport Finance & Marketing - Les Echos)

Les témoignages de commanditaires qui suivent, sont la preuve éloquente du bien-fondé de notre démarche.

Le sponsoring comme outil de promotion
La voile séduit toujours plus d'entreprises. Ce sport a également un fort impact interne.
En voile, les sponsors, qui donnent leurs noms aux bateaux, sont presque autant nommés que les skippers qu'ils soutiennent. En matière de visibilité, l'argument est de taille. Il incite même les entreprises à se pencher sur cette discipline quand il s'agit d'étudier une stratégie de parrainage sportif. "Bien sûr, ça a joué, reconnaît Henry Buzy-Cazaux, directeur général adjoint de Foncia, partenaire d'Alain Gautier. A la télévision, on voit l'enseigne du sponsor, c'est un avantage qui globalement paye."
Et la voile possède d'autres qualités. A commencer par son image : "Les Français ne lui associent aucun item négatif", avance Damien Cucumel, directeur des études chez Carat Sport. Son accessibilité se traduit également en termes d'investissement : "On peut s'y exprimer avec des budgets très différents suivant les classes de bateaux", explique Jean-François Communier de la Banque Populaire et président de l'Association des armateurs.
Enfin, la quantité d'annonceurs présents y est encore raisonnable : "Nous avons pris en compte l'aspect financier et l'encombrement avant de nous engager, précise Jacques Charpentier, directeur général de la Banque Covefi, . La voile est beaucoup moins exposée que le vélo, bien moins encombrée et moins coûteuse que le football." Autant de raisons qui font dire à Jean-François Communier qu'"il y a toujours plus de sponsors qui s'intéressent à la voile en général". Un investissement médiatique rentable. Aujourd'hui, la moyenne des budgets engagés par les armateurs pour soutenir un skipper en multicoque se situe aux environs de 1,5 million d'euros par an, 2 millions en comptant l'amortissement de la construction du bateau, sur des durées de trois à cinq ans.
Encore modestes, ces budgets assurent de manière quasi certaine de bons retours sur investissement, laissant la place à des retombées spectaculaires en cas de victoire ou d'événement particulier, toujours bien "couverts" par les médias.
Mais "la cerise sur le gâteau", comme le précise Henry Buzy-Cazaux, reste la puissance de la voile pour communiquer en interne. "La voile ne constitue pas une référence pour tous, explique-t-il. Mais on investit le sportif d'une mission : il doit nous représenter. Sous nos couleurs, il vit l'extraordinaire au quotidien. Si on arrive à associer les salariés à ce qu'il vit, qu'ils aiment la voile ou pas, le résultat est spectaculaire." La simplicité des marins, leur abord facile jouent énormément. Sur ce point, plus encore que sur les autres, l'ensemble des armateurs est unanime.
C’est que les sponsors ont bien compris l’intérêt de cette discipline un peu particulière, où le support, on l’aura remarqué, porte le nom du commanditaire. «La voile est un sport qui intéresse tout le monde et ne véhicule que des valeurs positives, qui correspondent bien à l’entreprise», assure Thierry Vittu, directeur général de la banque Covefi, . En vrac, tous les sponsors soulignent: la liberté, le courage, la performance, l’authenticité, le souci de la nature, l’aventure, la technologie, l’engagement... Des vertus appréciées par les temps qui courent. Dernier atout, et non des moindres, le sponsoring d’un multicoque est une affaire rentable. D’abord, parce que le ticket d’entrée n’est pas très élevé. Pour 1,5 à 2 millions d’euros par an pendant cinq ans, une PME peut se payer un trimaran. Ensuite, parce que les retombées sont garanties, ou presque: selon un sondage CSA de décembre 2000, 1,2 million de Français de 15 ans et plus déclarent naviguer régulièrement; 9,5 millions ont déjà embarqué au moins une fois sur un voilier. Depuis les exploits de Tabarly, la France s’est prise de passion pour la navigation en solitaire. Beaucoup des sponsors actuels devraient ainsi avoir rentabilisé leur investissement annuel avant même le départ de la Route du Rhum, bien que la mesure précise de cette rentabilité ne soit pas évidente. «Tout ce que je sais, explique Benoît Bonduelle, directeur général du groupe familial éponyme, c’est que j’ai récupéré en retombées médiatiques ce que j’ai investi dans le bateau.» Quant au vainqueur du Rhum, tous lui prédisent le jackpot, à l’instar de Primagaz, vainqueur en 1994 et en 1998. Soit de 10 à 15 fois l’investissement initial…
«Si le sponsoring n’est pas rentabilisé, il n’a pas lieu d’être», tranche Jean-François Communier, directeur adjoint de la communication du groupe Banques populaires et président de l’Association internationale des armateurs et commanditaires de compétition (Aiacc), le lobby des sponsors.
Andrew Pindar / PDG de Pindar : «Pindar est fier de s’associer à la voile. Depuis les 5 dernières années, nous avons développé un sailing team performant qui est le reflet de la dimension internationale dans laquelle évolue notre entreprise. Les bases de notre société sont en Grande Bretagne, là où nous avons commencé notre partenariat avec Emma Richards. Lorsque notre société s’est développée à l’international, notre sailing team s’est également ouvert à d’autres nationalités.
Nous continuerons pour notre audience à un public plus large. À défaut de campagnes de publicité à la télévision trop coûteuses pour nous, le sponsoring voile offre d’intéressantes opportunités de communication comme l’adéquation de l’image de la voile très saine et qualitative en parfaite cohérence avec la politique de qualité que Brocéliande place en tête de ses priorités.
De plus, la voile est appréciée à part égale entre l’homme et la femme, ce qui n’est pas négligeable.
Jean TANGUY, PDG de BROCÉLIANDE
La voile jouit en France de retombées médiatiques importantes, surdimensionnées par rapport à d’autres sports. Avec le foot et le vélo, c’est l’un des rares sports à passer au journal de 20 heures.De plus, la voile véhicule des images et des messages positifs comme la technicité, l’écologie et la jeunesse.
Enfin, elle favorise la fédération interne des entreprises en soudant le personnel et un réseau.
Donc, oui je conseillerais à une entreprise qui veut rapidement se faire connaître et se donner une image de marque, d’investir dans la voile avec continuité. Car pour en retenir la quintessence, le sponsoring doit se faire dans la constance.
Jean-Charles SERVAIN, responsable de la communication chez PRIMAGAZ

Pour les clients et les partenaires, je crois que le bateau a été un formidable vecteur de communication, ce qui est capital. L’événement a contribué à renforcer leur fierté d’appartenance au groupe BULL.
La mer est chargée de connotations. On sait qu’elle change sans cesse, le bateau qui l’affronte doit toujours s’adapter à de nouvelles conditions, cela permet de faire le parallèle avec l’industrie dont l’évolution est permanente et rapide, et à laquelle il faut faire face.
Sylvie JOURDAN, Responsable Sponsoring - mécénat de BULL

Aujourd’hui, la plupart des contacts que je peux avoir avec mes clients me parlent du bateau. C’est incontestable, surtout que la voile intéresse de plus en plus de monde.
Bernard BLONDEEL, Directeur des ventes de CACOLAC

Depuis quelques années, nous sommes heureux de parrainer Jean Luc VAN DEN HEEDE.
C’est avec plaisir que nous renouvelons notre soutien dans son nouveau défi.
PIERRIC TAFFET CONSTRUCTION

L’engagement Raynal et Roquelaure / Christian Bos
Tout est affaire de rencontre car il est vrai que le pari « voile » semble osé pour une entreprise située au cœur de l’Aveyron ! « Le sponsoring voile est pour nous l’occasion d’illustrer les valeurs fondatrices de l’entreprise : solidarité, dépassement de soi, audace et initiative individuelle », soulignent les responsable de la société.

La publicité prend parfois un visage différent, plus discret. C'est le cas de la campagne de pub engagée par Aquarelle. L'entreprise a choisi de parrainer un bateau du Vendée Globe Challenge. "Nous sponsorisons le navigateur Simone Bianchetti", explique Patrick Gerbault, directeur général. "Aquarelle suit le projet depuis l'origine. Laetitia, l'épouse de Johnny Hallyday est la marraine du bateau. Nous cherchons à asseoir une image de marque internationale en étant présents sur l'événement sportif le plus marquant de l'année". Et Patrick Gerbault de se féliciter : "les retombées médiatiques sont déjà énormes. Nous avons aussi une présence télé puisque nous parrainons la minute du Vendée Globe, chaque soir, sur France3. Nous avons déjà amorti l'investissement de 5 millions de francs que nous a coûté cette opération".

Jean-François Devaux :
,président de la Banque Privée Européenne, ne s’y trompe pas. « Le bilan est extraordinaire, c’est une grande, grande réussite. Je peux déjà vous dire qu’il y aura une suite, je le souhaite. » Et il ajoute : « Il y a eu de tout dans cette course, des moments difficiles, des instants de joie intense, des phases techniques de haute tenue… c’était vraiment complet comme aventure

Le Havre
Ce que la Jacques Vabre rapporte au Havre
Cette transat,, tient désormais une place importante dans le tissu économico-sportif du Havre.
« La réussite de cette épreuve tient à une véritable alchimie entre la personnalité de Gérard Petipas [l'organisateur charismatique de l'épreuve], la fidélité des principaux partenaires financiers que sont le groupe Kraft Foods France et la Ville du Havre, sans oublier la conception du nouveau bassin Paul-Vatine », argumente Christiane Tincelin, conseillère municipale déléguée au nautisme. « Pour nous, cette transat reste notre événement majeur puisque nous lui consacrons un investissement financier de l'ordre de 1 million d'euros pour être l'un des parrains de l'épreuve », confie de son côté Catherine Bertrand, responsable des relations presse de la ville du Havre. Privilège partagé avec Kraft Foods France, qui ne souhaite pas pour sa part communiquer le montant de l'enveloppe attribuée à cet événement. En marge de ces deux mastodontes financiers, des entreprises partenaires apportent leur contribution. Elles sont nombreuses à occuper le fameux village-départ, lieu de toutes les rencontres. Alors, la Transat Jacques Vabre serait-elle un poumon d'oxygène pour une ville touchée par un important chômage (le taux pour le bassin d'emploi du Havre atteint 9,6 %) ? « C'est une occasion extraordinaire pour certaines professions comme l'hôtellerie de réaliser un excellent chiffre d'affaires d'arrière-saison, avance Catherine Bertrand. Lors des huit jours que dure cette transat, il faut savoir que l'ensemble des hôtels de la ville et de l'agglomération affichent complet. Soit près de 2 000 chambres attribuées. Nous sommes obligés de diriger les visiteurs jusqu'à Deauville ! »« Quand on sait ce que coûte une minute publicitaire à la télévision, la couverture de la Transat Jacques Vabre n'a pas de prix en termes de retombées d'image, avouent fièrement les organisateurs. Aujourd'hui, le monde entier sait où se situe Le Havre. Et cela est inestimable... »
L'enjeu est énorme car la mer au Havre n'est pas simplement une affaire de nautisme. Elle est avant tout synonyme d'emplois et de ressources. La Transat Jacques Vabre tombe à pic en s'associant à une ville en pleine reconquête économique. L'un des projets qui illustrent le mieux le dynamisme retrouvé de la ville est sans aucun doute le projet Port 2000. Il s'agit du plus grand projet européen dans le domaine portuaire. Son ambition est telle que la Banque européenne d'investissement (BEI) a même accordé au port du Havre la coquette somme de 140 millions d'euros pour le mener à terme. Les pouvoirs publics ont mis 640 millions d'euros sur la table et les investisseurs privés près de 274 millions d'euros.

Etude du plan de voilure

Etude des sections