
Sortie le 11 juin 2008
Eric Tabarly est mort il y a dix ans. Un film retrace sa vie et son parcours exceptionnel, réalisé par Pierre Marcel, produit par Jacques Perrin.
Synopsis
On souhaite s’approcher de ceux que l’on admire, pour les écouter, les connaître.
Mais ces hommes-là ne racontent pas leur histoire, ils la vivent. Rencontrer Eric est déconcertant. Un homme de discrétion et d’humilité. Une présence, imposante. Des mots simples et un humour pudique.
Je regrette de ne pas l’avoir mieux connu. Mais si je l’avais connu davantage, en aurais-je su beaucoup plus ?
Parrainé par l’Association Eric Tabarly, le film de Pierre Marcel évoque le parcours hors norme du marin et son extrême sensibilité.
S’appuyant sur une documentation unique d’archives radiophoniques et audiovisuelles, françaises et étrangères, professionnelles et amateurs, inédites pour la plupart, le documentaire nous fait revivre les courses au large, les arrivées discrètes ou triomphales, en solitaire ou en équipage, au long des trente cinq années de suprématie des Pen Duick sur toutes les mers du monde.
Tabarly : la symbiose parfaite entre un homme, un bateau et la mer. Si Tabarly ne voulait pas être un homme à messages, il demeure pour toujours exemplaire.
Source : Christian Bex-France Info
dimanche 27 avril 2008
Tabarly, le film
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GRAND PRIX Petit Navire : 60 pieds, Class 40 et minis sur la route de la sardine

Le Grand Prix Petit Navire a choisi de faire clin d’œil à l’histoire en programmant une grande course côtière pour les trois séries de monocoques. ‘Sur les traces des chaloupes sardinières’, un parcours qui, trois jours durant, mènera les concurrents jusqu’en Mer d’Iroise. Les courses ont débuté ce matin dans de tout petits airs…
Le poisson argenté avait fait de Douarnenez le premier port sardinier de France. Au début du 20ème siècle, on recensait près de 900 chaloupes sardinières et 5000 marins. Douarnenez s’est tourné ensuite vers de nouvelles pêches et de nouveaux lieux de capture, comme le thon ou encore la langouste de Mauritanie. Les marins Douarnenistes écriront à cette occasion l’une des plus belles pages de l’histoire maritime, héritant par là même d’un surnom prestigieux : les seigneurs de la mer.
Aujourd’hui, ce sont les navigateurs de la course au large qui mettent le cap sur la mer d’Iroise tandis que la Coupe Internationale de Bretagne de Dragon s’est poursuivie en Baie de Douarnenez. A terre, la fête bat aussi son plein. Sur le Port du Rosmeur l’organisation a concocté pour le public un programme de festivités et d’animations qui n’a rien à envier au spectacle qui se déroule en mer.
Ce matin, le ciel de Douarnenez avait perdu de son éclat. Ambiance brumeuse, fond de l’air frais et humide et pas d’air. Il en faut beaucoup plus pour décourager les vaillants marins du Grand Prix Petit Navire, toujours heureux de partir naviguer en baie de Douarnenez, quelque soient les conditions, fusse pour attendre sur l’eau plusieurs heures que le comité puisse lancer une manche…
Chez les monocoques Open, Groupe Bel a fait son entrée au port du Rosmeur cette nuit et son équipage méditerranéen découvrait la côte pour la première fois ce matin. Eblouissement au programme, alors que le film est en noir et blanc. Que diront-ils quand le Grand Prix Petit Navire repassera en couleurs ? Les monocoques du Vendée Globe ont pu profiter des runs des deux journées précédentes pour valider leurs réglages et surtout observer leurs adversaires. Un espionnage bon enfant qui s’est poursuit sur le parcours côtier… Loïck Peyron était ravi de partir dans ces petits airs que son Gitana Eighty apprécie particulièrement…
Les trois séries ont effectué trois parcours différents : 54 milles pour les 60 pieds, 42 milles pour les 40 pieds et 37 milles pour les Mini. « Ce matin, j’ai bien cru que nous allions devoir réduire, mais finalement, le vent a commencé à rentrer en début d’après midi, il y a 10 à 12 nœuds d’ouest et je n’ai pas eu à modifier grand chose » expliquait Loïc Ponceau le président du comité de course des monocoques open. Tous les concurrents ont dû virer une marque à la pointe du Van, seuls les 60 pieds sont montés jusqu’au cap de la Chèvre. C’est un mini 6,50 qui a franchi la ligne d’arrivée le premier, il s’agit de Ripolin Nord Pas de Calais à 16 heures 50’ 59’. Le premier 60 pieds, Gitana Eighty le suivait de près, quatre minutes derrière tandis qu’en 40 pieds, c’est l’Italien Soldini sur Telecom Italia qui remportait la course.
Les trois premiers aux classements provisoires de la journée
En 60 pieds
Gitana Eighty (Loïck Peyron)
Safran (Marc Guillemot)
Foncia (Michel Desjoyeaux)
En 40 pieds
Telecom Italia (Giovanni Soldini)
Hénaff (Bruno Jourdren)
40 Degrees (Peter Harding et Miranda Merron)
En Mini 6,50
Ripolin Nord pas de Calais (Pierre Brasseur)
Solidaires (Louis Maufret)
Navman (Stan Delbarre)
Info presse RivaCom / www.grandprixpetitnavire.com
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Structures. Le chantier dévoile son dernier né

Plus de deux ans de gestation auront été nécessaires. Structures vient de mettre à l'eau son dernier né. Avec son Pogo 10.50, le chantier de Combrit s'attaque à un nouveau marché.
Mis à l'eau il y a quelques jours, le premier Pogo 10.50 s'apprête à réaliser ses premiers essais. Sans avoir navigué, le voilier de croisière a déjà séduit sur le papier. « Le deuxième sera à l'eau dans un mois et le quatrième est dans le moule pour une livraison cet été », se réjouit Christian Bouroullec, le patron du chantier. Et de poursuivre : « Pour un bateau qui n'a subi aucun essai, pour le moment c'est encourageant ». Une nouvelle étape dans la vie du chantier. L'entreprise vient d'ailleurs de franchir un nouveau pallier en recrutant six salariés supplémentaires.
Croisière pure
Comme la presse spécialisée, les plaisanciers sont pour les moins impatients à découvrir le voilier dont la sortie a été retardée de quelques mois. « Nous avons beaucoup travaillé sur les matériaux et les structures intérieures, et puis nous avions également les livraisons des autres commandes à réaliser », souligne-t-il. Une longue démarche plus que jamais nécessaire pour cette nouvelle unité qui marque un tournant dans la vie de l'entreprise, notamment en matière de production. Christian Bouroullec, lui, préfère parler de suite logique. « La majorité des Pogo 8.50 a été construite pour des propriétaires qui pratiquent la croisière. Même si cette fois, c'est vrai, c'est le premier bateau pensé sans objectif de course ». Le travail réalisé sur la fiabilité et la rapidité de construction permet au chantier de proposer un bateau dans les prix du marché (*).
Quille relevable
Le Pogo 10.50 n'a pourtant rien perdu de l'esprit de famille. Le cahier des charges confié au cabinet Finot-Conq n'a pas varié sur un point : dessiner un bateau rapide et agréable. Mais pour conserver les qualités marines propres à ses frères et permettre à ses futurs propriétaires de rejoindre un mouillage sans risque, le chantier a dû plancher sur l'appendice de son 10.50. Pas question de proposer un voilier de croisière au grand tirant d'eau. « La quille relevable en composit a nécessité beaucoup d'études », poursuit le patron du chantier. Complété par un gréement en carbone, le Pogo 10.50 s'annonce comme un bateau confortable pour la croisière rapide. Les propriétaires moins attachés à la performance mais plus soucieux de leur portefeuille pourront choisir la version à quille fixe de 2 m et mât alu. Sa présentation officielle est prévue en septembre prochain, au Grand Pavois de La Rochelle.
* Prix de base : 138.000 €.
Class 40 version S et 100 e Pogo 2
Une mise à l'eau qui peut en cacher une autre. Preuve que la course au large reste le moteur de l'entreprise, le chantier vient de livrer la première unité d'une nouvelle version de son Class 40 baptisée Pogo 40 S. Halvard Mabire prendra le départ de la transat anglaise à la barre du premier Pogo 40 construit en sandwich. Un vrai proto de série qui permet au chantier de répondre à l'évolution de la jauge. Deux nouveautés auxquelles s'ajoute la construction du centième Pogo 2, cinq ans après le lancement de la série.
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FINANCO PREMIER À PORTO SANTO !

A l'aube ce dimanche matin, Financo a doublé la porte de Porto à Santo dans l 'Est de l'Ile de Cima. Nicolas Troussel et Christopher Pratt, grands animateurs et indéboulonnables leaders de la descente vers Madère, se sont adjugés les honneurs de ce point de passage obligé à 6h20 après 6 jours, 16 heures et 20 minutes de course.
Après 1050 milles nautiques parcourus à 6,55 nœuds de moyenne, les deux complices poursuivent sur leur lancée. C'est parti pour la grande traversée océanique en direction de Saint-Barthélémy, 2 660 milles plus loin…
Au dernier relevé Argos à 5h, Financo est suivi, à 7,2 milles, par Cercle Vert, skippé par la paire Morvan-Le Cam. Banque Populaire (Grégoire-Lunven) et Suzuki Automobiles (Chabagny-Douguet) naviguent toujours au coude à coude à 9 milles environ du tableau arrière du premier. Ils n'ont de cesse de se chamailler la 3ème place du podium virtuel de Madère. Gare aussi au monotype Les Mousquetaires du tandem Bertrand De Broc-Gwen Riou. Bien à leur affaire en approche de Madère, les deux complices du bord ont la ferme intention de jouer les trouble-fête et compter dans le tiercé de Porto Santo.
Aux abords de Madère, par 33° N, un flux d'Est, Sud-Est de 10-15 nœuds donne le tempo. Bien installé, le vent ne devrait pas ralentir la cadence de la tête de flotte aux abords de Porto Santo, « l'île dorée » de l'archipel et premier juge de paix de cette 9ème Transat AG2R. Rappelons que 24 équipages et 48 marins disputent la course, partie il y a presque une semaine, dimanche 20 avril à 14h
Ils ont dit…
Jeanne Grégoire (Banque Populaire) : « 12 nœuds et un gros résidu de houle ». « Je viens d'ouvrir MaxSea (logiciel de routage, ndlr) et Cercle Vert s'est encore échappé. Quant à Financo, j'espère qu'un jour on fera la course avec lui ! On navigue avec Suzuki Automobiles, il est avec nous depuis hier. Là, on vient tout juste de les repasser, il y a une heure trente, il était devant nous. Nous naviguons dans 12 nœuds de vent, un gros résidu de houle. Le bateau se fait bringuebaler par les vagues, il n'y a pas assez de vent pour la mer que nous avons, Nicolas est à la barre l'écoute de spi dans les mains. »
Bertrand de Broc (Les Mousquetaires) : « Mon tiercé à Porto Santo… »« Ça se passe pas mal, belle nuit ! Route directe sur la marque de Porto Santo à Cima qui est à 12 milles devant nous. On est avec deux ou trois bateaux, il doit y avoir Suzuki Automobiles, Cercle Vert et Banque Populaire à côté. On s'est bien refait hier après midi, c'est bien d'être avec eux. C'est une belle journée qui commence à l‘heure du thé ! Mon tiercé à Porto Santo ? Financo en un, Cercle Vert… et en osant un peu Les Mousquetaires. Après la marque, ce sera route directe pour les 3 – 4 prochains jours et après on ne sait pas encore, on attend les prochains fichiers de vent. Pour l'instant, c'est tout droit. Les conditions sont belles depuis le début, on ne va pas se plaindre ! ».
FINANCO – Christopher Pratt (1er au classement de 11h)
« Pour le passage à Porto Santo, on a pas mal travaillé entre la nuit dernière et la matinée. Il y a eu pas mal de dévents pour arriver au passage et en repartir. Du coup, on est parti dans le Nord Ouest. On suit un peu nos cartes de prévision et le routage. Nous on fait en fonction de la météo. L’écart n’est pas très significatif vu le chemin qu’il nous reste à parcourir, et la situation météo des alizés. C’est un peu un départ à zéro. On est très satisfait de notre navigation. On est passé en tête. Mais c’est plus important pour le moral que pour l’arrivée finale.»
DEFI MOUSQUETAIRE – Erwan Israel (6ème au classement de 11h)
« Le passage de marque s’est bien passé. On n’a pas pu voir grand-chose car il y avait une petite brume. On a juste aperçu l’île. Ca donne envie de revenir en vacances pour voir ça de plus prés. A l’horizon, on aperçoit Athema et un autre bateau. Mais ce n’est pas de la régate au contact. Si il y a des opportunités pour nous, nous allons les saisir. Il n’y a pas de complexe par rapport aux grands noms. On va essayer de cravacher, et rattraper les cinq bateaux devant. »
CERCLE VERT – Jean Le Cam (2ème au classement de 11h)
« Tout se passe bien. Nous avons de la compagnie. Le passage entre les deux îles crée des perturbations avec la mer et le vent. Pour mon anniversaire, j’ai eu droit à une tranche de pain avec du foie gras dessus. On m’entretient sur Cercle Vert ! En revanche, le coup de rouge n’est pas là. Mais vu notre destination, c’est plutôt le verre de Rhum qui m’attend. »
AXA Atout Cœur pour AIDES – Eric Nigon (17ème au classement de 11h)
« Il y a du vent et du soleil. On devrait arriver en début de nuit sur Porto Santo. On a pris une bonne centaine de milles de retard sur la flotte. Nous sommes à fond sur la météo pour après Madère. On a beaucoup de retard. Si nous voulons avoir la chance de nous refaire, il va falloir de vraies opportunités avec de bonnes options. On espère qu’il va y avoir du jeu, que ça va redémarrer. Lorsque l’on voit ce qu’a fait Troussel, c’est remarquable. Il n’y a pas photo. Il a su jongler. On se pose des questions sur les opportunités dans le Sud. Il faut que l’on en discute. Il va falloir peser le pour et le contre aujourd’hui, en fonction de ce que vont faire les copains. »
SABLIERES PALVADEAU – Pierre Dombre (18ème au classement de 11h)
« On glisse doucement vers Madère avec un certain retard. Les favoris sont bien là. J’étais devant les positions de 11h. Financo est passé en tête, suivit de Cercle Vert et Banque Populaire. Ils sont forts. Ils ont de la bouteille. En Figaro, il faut en bouffer pour réussir. Mais on a la niaque. Pour le moment, nous n’avons pas encore prit de décision en terme d’alimentation. On est parti avec un maximum d’eau. On a compté pour 21 jours, sachant que l’on s’attendait à avoir du vent. »
SOJASUN – Liz Wardley (19ème au classement de 11h)
« On est un peu déçu. Nous naviguons propre, mais n’avons pas fait les bons choix. On finit la première étape. Après, le vrai challenge va commencer. Hier, nous avons regardé la situation. Pour le moment nous sommes obligés de passer par Porto Santo. Avec Nick, tout se passe bien. On a toujours le moral et sommes au taquet pour la suite. On va faire notre régate. Bien sur, on continue de regarder les positions des autres bateaux. Mais on va vraiment faire notre course, et essayer de faire le bon choix, cette fois-ci. »
TETRAKTYS – Pascal Desmaret (22ème au classement de 11h)
« On s’éloigne de l’hiver. On a bien attaqué dans la nuit noire. On avance. Il y a un grand écart avec les premiers. Mais on navigue tous dans des conditions un peu différentes. Donc ce n’est pas comparable. Mais nous ne sommes pas encore dans le premier peloton. Le second est intouchable. Et le troisième est celui avec KPMG. On se bat avec Nivéa, avec qui nous avons creusé l’écart, et avec Aquarelle Le Figaro, Défi Transat, et Sojasun plus devant. On est spectateur des deux premiers pelotons. Pour nous, la carotte pourrait être Sojasun, mais ils sont loin. La vraie course est avec Défi Transat qui est aussi un équipage d’amateurs. Je pensais envoyer un mail à Yannig pour savoir comment ça allait. »
ATHEMA – Vincent Biarnès (7ème au classement de 11h)
« Je crois que l’on s’est enfin rapproché des premiers au classement. Rien n’est joué. Nous avons pris une route plus au Nord, et allons traverser une dépression dans les trois, quatre jours. J’espère que l’on pourra revenir dans le groupe des meilleurs. Le début de la transat était intéressant car il y avait différentes options et routages qui nous faisaient finalement arriver au même moment. Erwan a bien géré. Il passe beaucoup de temps à la table à carte pour étudier les cartes météo. On va profiter des bonnes conditions pour se reposer un peu. n a passé Porto Santo au petit matin. C’était très brumeux. Nous n’avons pas pu voir grand-chose mais ça a l’air sympa. Il faudra que je revienne en croisière. »
LUISINA – Eric Drouglazet (Abandon)
« Christophe est passé à l’hôpital. Ils lui ont donné l’accord de repartir en mer pour convoyer le bateau. On va retourner sur Concarneau. Sachant que c’est du convoyage, il va pouvoir garder son doigt au sec. Le moral est bon. La course s’était mal passée dés le début. Ca fait un peu passer la pilule. Avant le départ, on disait que c’était le genre de course qui ne me réussissait pas. C’est confirmé. Mais nous sommes en bonne santé. Je relativise. J’irais tout de même à Saint Barth’ pour voir les classes de Gustavia qui m’ont suivi. Je connais bien toutes ces écoles. Moi-même, j’ai des enfants. C’est donc avec un grand plaisir que je vais leur rendre visite. Je tiens à remercier toutes les personnes qui nous ont supportées. Nous recevons beaucoup de mail. On espère ne pas les avoir trop déçus. »
Depuis, le passage de Financo, ce dimanche à l’aube à Porto Santo, la tête de flotte de la 9ème AG2R défile au large de Madère. En route pour la grande traversée en direction de Saint-Barth. Si les neuf premiers sont déjà bien lancés sur l’échiquier de l’Atlantique, les autres bateaux peinent à se rapprocher de cette porte de passage. De gros écarts se sont creusés, une course à deux vitesses débute aujourd’hui au large de l’archipel portugais…
Porto Santo au Nord-Ouest de l’archipel portugais à peine doublé, voilà que les routes divergent. Financo, imperturbable ouvre la marche. Il a déjà bifurqué légèrement vers le Nord. La meute de ses poursuivants, offensive et incisive, tente, elle, d’aller chercher de l’air près des côtes de Madère. L’océan s’ouvre devant les étraves des Figaro, il y a du jeu… et c’est tant mieux.
Dans le sillage des neuf premiers...
Après Gedimat, 9ème et pointé 3 heures et 4 minutes après le premier à Porto Santo, la flotte fait de grands écarts. Les calmes générés par une dorsale anticyclonique ont inévitablement piégé les bateaux de l’arrière. Hier, beaucoup n’ont eu que le souffle de leur exaspération pour souffler leurs voiles quand les autres se sont envolés. La flotte s’est indéniablement divisée en deux. Fort heureusement la situation météo s’annonce confuse et propice encore à quelques rebondissements. L’alizé n’est pas encore établi. Les trois-quatre prochains jours seront peut-être favorables à quelques nouveaux chamboulements…
19è, Liz Wardley ne cache pas ses impressions : entre grande déception et petits espoirs… « Nous sommes à près de 150 milles des premiers et à 120 milles de la marque de Porto Santo. Nous avons navigué propre, mais nous avons fait les mauvais choix. On a un peu le sentiment de terminer une mauvaise première étape, et nous avons hâte de débuter la deuxième. On espère qu’il y aura des opportunités qui s’ouvriront devant nous… »
Les passages à Porto Santo, dimanche 27 avril 2008
1 – Financo (Troussel-Pratt) : 6h20
2 – Cercle Vert (Morvan-Le Cam) : 7h23
3 – Banque Populaire (Grégoire-Lunven) : 7h43
4 – Les Mousquetaires (De Broc-Riou) : 7h46
5 – Suzuki Automobiles (Chabagny-Rouxel) : 7h48
6 – Défi Mousquetaires (Rouxel-Israël) : 8h31
7 – SNEF-Cliptol Sport (Pellecuer-Mouren) : 9h20
8- Athema (Tabarly-Biarnes) : 9h21
9 – Gedimat (Tripon-Vittet) : 9h24
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De L'air et du soleil
C'est aujourd'hui la deuxième journée de runs en baie de Douarnenez pour les 60 pieds, les Class 40' et les Mini et l'ouverture des épreuves de la Coupe internationale de Bretagne de Dragon. Le Grand Prix Petit Navire fait bien les choses, même du côté de la météo, c'est en effet une petite brise de 10 à 15 nœuds de Sud Est sous un soleil éclatant qui a accueilli les concurrents sur le plan d'eau ce matin.
« Relax et bon enfant »
Le brillant et modeste architecte naval Guillaume Verdier est venu naviguer lui aussi au Grand Prix Petit Navire. Il avait un peu l'embarras du choix entre les différents bateaux qui sont nés de sa plume… C'est avec le 40 pieds de Giovanni Soldini, Telecom Italia, vainqueur de la Transat Jacques Vabre, qu'il a choisi d'évoluer en baie de Douarnenez aujourd'hui. « Je vais courir un peu à gauche à droite en réalité, à la demande et pour le plaisir. Seul un événement comme le Grand Prix Petit Navire peut nous offrir une telle opportunité. C'est génial, ça reste relax même si c'est de la compétition, c'est bon enfant, spectaculaire et accessible pour le public. On ne se prend pas le chou, on partage, on échange entre bateaux, c'est vraiment plaisant ». Et il a de quoi être heureux Guillaume Verdier, outre le 40 pieds de Soldini, parmi les 60 pieds présents au Grand Prix Petit Navire, Safran et Groupe Bel sont aussi ses « petits ». « Ils vont bien, ça me fait vraiment plaisir de les voir dans ces conditions ».
Du côté des solitaires, du grand spectacle avec 61 runs qui se sont succédés pour les trois classes. Safran continue de dominer ses adversaires Imoca, CG Mer en Class 40' a pris le dessus sur Telecom Italia et Solidaires en Mini 6,50.
D'autres photos disponibles ici.
Meilleurs chronos pour la journée du 26 avril :
• Grand Prix Petit Navire Monocoques Open
En 60 pieds
1. Marc Guillemot / Safran : 11'46''- 15,30 noeuds de moyenne
2. Loic Peyron / Gitana Eighty: 11'58''- 15,04 noeuds de moyenne
3. Arnaud Boissières / Akena Veranda :12'29''- 14,42 nœuds de moyenne
En 40 pieds
1. Wilfrid Clerton / CG Mer :16'10''- 11,13 nœuds de moyenne
2. Olivier Rabine / Ixfun : 17'14''- 10,44 nœuds de moyenne
3. Peter Harding / 40 Degrees :17'59''- 10,01 nœuds de moyenne
En Mini 6,50
1. Louis Maufret / Solidaires : 18'53''- 9,53 nœuds de moyenne
2. Pierre Brasseur / Ripolain Nord Pas de Calais : 19'13''- 9,37 nœuds de moyenne
3. Stan Delbarre / Navman : 21'10'' - 8,50 nœuds de moyenne
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samedi 26 avril 2008
TINY COACH ???????????????

inyCoach, une gamme de produits entièrement innovants qui vous donnent des informations stratégiques vraiment incroyables en mer et qui vous offre la possibilité de débriefer vos sorties sur internet.
• Nous avons conçu TinyCoach pour répondre aux besoins des skippers qui sont bien dans leur temps :
• vous avez des informations incroyables quand il est branché à bord,
• vous n'êtes pas prêt d'en voir le bout car il est nativement endurci et consomme trés peu,
• vous pouvez continuer de progresser en faisant partie de la communauté TinyCoach en particuliers avec TinyCoach Replay, votre coach à terre pour débriefer.
Yves Le Blevec remporte la Transat 6.50
Aprés l'Open Demi-Clé, le Trophée Marie Agnès Péronet la Transgascogne, Yves vient de couper la ligne d'arrivée de la Transat 6.50 avec plus de 14h d'avance sur son poursuivant le plus proche.
• Yves Le Blevec s'est entrainé dur avec TinyCoach DataLogger afin d'affiner ses polaires de vitesse et d'analyser ses entrainements. Le voilà maintenant qui aligne les victoires dans les épreuves du circuit Mini : coup sur coup, il remporte l'Open Demi-Clé, le Trophée Marie-Agnès Péron, la Transgascogne (où son doublé est historique) et enfin, l'épreuve reine, la Transat ! Précisons qu'Yves s'est classé second de la Solo Pornichet (malgré un tangon cassé !).
• Le résultat d'Yves est l'aboutissement de deux ans d'un travail rigoureux où rien n'a été laissé au hasard, sauf...la participation à l Transat. Sur liste d'attente, Yves a dû attendre les dernières heures pour obtenir son ticket de participation. Un grand bravo à ce grand personnage !
KaliBee est une jeune entreprise innovante.
Nous sommes spécialisés en équipement d'électronique embarquée et en miniaturisation logicielle. A travers nos réalisations, nous avons montré que nous maitrisons l'ensemble de la chaine de valeur de l'électronique embarquée :
• Architecture matérielle, logicielle et réseau (OS léger, logiciel réparti, réseaux tcp/IP, réseaux sans fil courte et moyenne portée...),
• Interface homme-machine miniature embarquée (synthèse vocale, serveur web, gestion d'affichage, capteurs sensoriels...),
• Equipement endurci et trés léger (tropicalisation, gestion de l'énergie, composants sans pièces mobiles...),
• Interface débarquée (services web, SIG spécifique...)
KaliBee participe à une autre réalisation avec le soutien de Captronic-Jessica France.
Notre parti pris est d'offrir des produits remplis de valeur à nos clients.
Notre principale valeur mise en avant est la responsabilité :
• Face aux défis économiques et environnementaux que notre société doit relever,
• Face à notre devoir d'excellence qui est notre raison d'exister,
• Face à la reconnaissance que nous nous devons d'avoir vis à vis de nos clients et partenaires.
KaliBee est soutenu par :
• Normandie Incubation, l'incubateur d'entreprise technologique de Basse Normandie,
• Oséo-ANVAR, l'agence de l'innovation,
• Calvados Création, Plateforme d'Initiative Locale du Calvados,
• Synergia, l'agence de développement économique de Caen la Mer,
• Région Basse-Normandie,
• Université de Caen,
• EnsiCaen, Ecole d'ingénieur de Caen
http://www.tinycoach.fr/?&page=home
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AG2R LATEST NEWS
LES PREMIERS DIMANCHE À MADÈRE, ERIC DROUGLAZET ABANDONNE
Cela fait presque cinq jours que ça dure ! Financo s'est vissé en tête de flotte et ne manque pas de trésors d'ingéniosité pour ne surtout pas se faire déloger. Vitesse, stratégie, tactique et bonne humeur : tous les ingrédients sont là et la recette fonctionne.
À l'aube ce samedi matin, Nicolas Troussel et Christopher Pratt ont de nouveau creusé leur avance. Ils affichent 9 milles sur leurs poursuivants immédiats. Cercle Vert (Morvan-Le Cam) et Banque Populaire (Grégoire-Lunven) progressent au coude à coude. De son côté, Luisina jette l'éponge. Au regard de la météo et sur avis médical, Eric Drouglazet et Christophe Bouvet se déroutent actuellement sur Lisbonne....
Viendra, viendra pas ? La météo, et une bulle anticyclonique bien plus encore, ont le chic de déjouer les raisonnements scientifiques pour évoluer dans le domaine de l'aléatoire. Pas vu, pas pris en tout cas ! La pétole tant redoutée n'a pas semé le trouble de la zizanie sur la flotte, et les Figaro Bénéteau progressent ce matin à belle allure vers Porto Santo. Une dizaine de nœuds de Nord-Est, les monotypes glissent sous une lune au zénith à 6-7 nœuds.
Composition stratégique
Tous derrière Financo ! Le solide leader n'a en effet pas ménagé sa peine pour prendre ses distances. Le maestro a orchestré de la plus belle manière uns stratégie finement composée. Pas bavards hier, c'est le moins que l'on puisse dire, sur leurs intentions, les deux complices du bord n'en ont pas moins joué un joli petit coup. La musique est belle, mais pourrait presque lanciner ses adversaires. Une légère bifurcation à l'Ouest avant de se recaler bien en tête sur la route directe, et le tour est joué !
Dimanche midi à Madère
Si le premier s'est détaché, les écarts se sont nettement resserrés dans son tableau arrière. Cercle Vert, Banque Populaire, Suzuki Automobiles (Chabagny-Douguet), et Les Mousquetaires (De Broc-Riou) se tiennent dans un mouchoir de 3 milles. En revanche, tous les partisans d'une route assez marquée - au Nord-Ouest comme Gedimat (8è à 27 milles) et au Sud à l'instar de Solarinox (11è à 42 milles) - peinent à gagner des milles et du terrain quand ils n'en perdent pas.
Porto Santo est à 200 milles des étraves ce matin. Les premiers devraient y arriver demain, dimanche, sur les coups de midi. C'est Christopher Pratt qui le dit. On peut, sans doute, lui faire confiance…
Ils ont dit
Christopher Pratt (Financo), 1er au classement de 5h : « Sur la route directe… »
« Bonjour… Je découvre le classement car je me réveille juste. Je vais vous dire si ça va…. Ah oui, ça va pas mal ! Nous sommes toujours en tête, et tout le monde semble se recaler petit à petit sur la route directe. Actuellement nous avons une dizaine de nœuds, la nuit est calme et paisible. Nous avons plus d'air que prévu, ce qui nous permet d'avancer et donc de nous reposer un peu. Hier dans la nuit, nous nous sommes en effet pas mal décalés dans l'Ouest par rapport à la flotte. Nous n' étions pas sûrs à 100% de notre coup, mais là on découvre avec joie que ça l'a fait ! On commence à y voir plus clair jusqu'à Porto Santo. Je pense que nous serons à Madère demain en fin de matinée… »
Jeanne Grégoire (Banque Populaire), 3è au classement de 5h : « Dans le meilleur des mondes… »
« Ça va impeccable ! Je viens de prendre mon quart, et là je suis entrain de me brûler les doigts avec mon thé! Plus sérieusement, le bateau glisse tout seul, il fait super beau : tout va bien dans le meilleur des mondes de Banque Populaire !
On pensait avoir de la pétole plus tôt, et finalement ce n'est pas dramatique du tout… Elle peut encore à venir, mais étant donné qu'on a déjà bien avancé nous devrions pas mal nous en sortir.
Financo ? Je les trouve un peu insolents ! Nico (Troussel), il a gagné une Solitaire du Figaro, mais aussi un BPE, une AG2R…. il est très bon ! En tout cas, on ne s'attendait pas à revenir sur lui. Avec Cercle Vert devant et Suzuki Automobiles juste derrière, je dois dire que cela nous booste bien pour faire des efforts de vitesse. »
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YOKOHAMA - DALIAN : Gitana XIII bientôt en mer de Chine

D’ici quelques jours, Lionel Lemonchois et ses hommes feront leurs adieux au Japon et poursuivront leur campagne de records 2008. La prochaine étape du maxi-catamaran armé par le Baron Benjamin de Rothschild est la ville de Dalian, en Chine. Une destination que l’équipage de Gitana 13 atteindra au terme d’un parcours de 1 432 milles.
Sylvain Mondon (Météo France), détaille la configuration météorologique requise pour s’élancer sur ce nouveau chrono : « Pour quitter la baie de Tokyo dans des conditions optimales, nous cherchons des vents de secteur Est à Sud-Est, qui pourraient être générés par une dépression remontant du Sud ou du Sud-Ouest ; une dépression semblable à celle qu’a rencontré Gitana 13 lors de son arrivée au Japon. Le but étant de s’élancer sur ce parcours avec des vents portants et suffisamment soutenus ; idéalement supérieurs à 25 nœuds. Si ces conditions sont réunies, Gitana 13 pourrait minimiser les manœuvres et rejoindre ainsi Dalian en trois ou quatre jours. »
En 2006, la navigatrice anglaise, Ellen MacArthur, s’était attaquée à un circuit proche de celui de Gitana 13. Sur certaines destinations, Lionel Lemonchois et son équipage pourront s’attaquer aux temps établis par le skipper de B&Q (trimaran de 22,9 mètres).
Les étapes de Gitana 13 en Asie : Dalian, Qingdao (Chine), Taipei (Taiwan), Hong-Kong, Macao (régions administratives à statut spécial de Chine, dites RAS).
Les records de Gitana 13
Traversée du Pacifique Nord (San Francisco – Yokohama) :
Record battu : 11 jours 12 minutes 55 secondes, en améliorant le temps de référence d’Olivier de Kersauson et de son équipage (Geronimo) de plus de 3 jours.
Record détenu depuis le 9 avril 2008.
Route de l’Or (New York – San Francisco, via le Cap Horn) :
Record battu : 43 jours 3 minutes 18 secondes (temps homologué par le WSSRC), en améliorant le temps de référence d’Yves Parlier de plus de 14 jours.
Record détenu depuis le 28 février 2008.
Info presse Zephyr Communication / www.gitana-team.com
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vie-project
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Seahawk 40

La parole à l'architecte : Bonjour ! Après avoir conçu, depuis plus de 10 ans, différents bateaux, du mini-transat au navire de servitude pour l’exploitation pétrolière offshore, il est temps de sortir du bois ….
Les deux années passées, étude et construction pour mon propre usage d'un class 40 en cp époxy, sous l’appellation TOMAHAWK 40, dans les locaux de Charlie CAPELLE à la Trinité/mer, lequel a réalisé une grande partie du gros œuvre. Ce projet bien abouti m’a aussi permis d'ajuster tous les points clés : process de fabrication précis, maîtrise des couts, appendices fiables, réellement relevables, bout-dehors orientable compatible avec une ligne de mouillage fonctionnelle, ergonomie du cockpit …
Après la mise à l’eau fin 2007 et un peu de navigation, le bateau est pour l’instant en stand-by, faute de moyens pour le faire courir, au mouillage dans le Golfe du Morbihan. Ce n’est que partie remise, le bateau est top à naviguer, facile, rapide, équilibré, sécurisant. Une précision: quelles que soient ses qualités et le confort de la quille relevable, qui ramène le TE à 1,70 m, les chiffres –déplacement et redressement à 90°- sont un peu loin des critères optimum de la jauge class 40. C’était encore jouable de concevoir en 2005 un bateau bois, comparé aux premiers class 40 de série construits en verre monolithique, c'est plus compliqué maintenant. Cependant, le bateau particulièrement fiable, a une carte à jouer, en particulier au près dans la brise.
La jauge class40, malgré la louable interdiction de certains matériaux, a évolué immédiatement vers de strictes machines de course, passionnantes certes, mais difficilement habitables et exploitables en croisière. J’en prends acte. Pour tenir les chiffres de la jauge Class 40 – 4500 kg lège, relèvement 320 kg- et pouvoir jouer en haut de tableau, il est donc désormais incontournable de construire intégralement le bateau en sandwich verre-airex. C’est pourquoi je propose ce type de construction sous le nom SEAHAWK 40, au ras de la jauge.
En parcourant ce site, vous trouverez mon offre " voile ", bateaux à l’unité, déclinée en 4 gammes :
SEAHAWK : voiliers de courses optimisés pour les jauges auxquelles ils sont destinés, construction composite sandwich en forme, quille fixe ou pendulaire, dérives, ballasts, safrans relevables ….
TOMAHAWK : voiliers de course-croisière, quille relevable, ballasts, compatibles avec les jauges open (Classe mini, class 9.50, class 40), aménagements spartiates et optimisés pour la croisière très rapide. Ligne de mouillage fonctionnelle. Construction cp époxy / balsa.
MARLIN : voiliers de croisière rapide, quille relevable, aménagements confortables. Construction cp époxy / balsa, ou aluminium.
ARROW : voiliers de courses optimisés pour la jauge IRC, construction composite sandwich en forme, quille pendulaire.
Ces 4 gammes constituent la trame à partir de laquelle différentes adaptations ou combinaisons sont possibles de façon à répondre aux attentes de chacun, dans le cadre de projets à l’unité. Tous ces bateaux ont en commun un cockpit marin conçu pour la protection de l’équipage, un gréement et des appendices performants, une carène qui passe bien à la mer. Il s’agit d’aller vite et loin, en sécurité, sur des bateaux fiables, faciles à manœuvrer et entretenir.
La structure professionnelle GERONIMO NAVAL DESIGN permet le développement complet du projet sous ma propre enseigne et responsabilité jusqu'à la mise à l’eau, inclus la construction. Je peux ainsi, si vous le souhaitez, rester votre seul interlocuteur et vous affranchir de la complexité et des tracas du suivi de chantier et de la certification à l’unité.
Construction en chantier : les coûts de main d’œuvre en métropole (coût horaire facturé environ 40 euros ht) plombent les projets à l’unité, gourmands en main d’œuvre en raison du process unitaire de fabrication. Une solution réaliste et économiquement viable, consiste à délocaliser la fabrication tout en gardant la maîtrise d’oeuvre. Les chantiers existent, des contacts sont en cours, avec pour objectif un coût de revient équivalent à celui de la grande série polyester.
Quant à la construction amateur, toujours envisageable, il faut savoir dans quoi on s’embarque : un 40’ un peu élaboré, c’est 4000 heures de travail.
Enfin, pour répondre à une demande croissante et légitime, une étude est en cours sur l’utilisation de nouvelles résines et fibres 100 % bio, intégrées dans une construction bois. Il s’agit de produire un flotteur entièrement biodégradable, dont l’incinération en fin d’utilisation ne produit aucun rejet toxique. L’emploi de ces nouveaux matériaux respecte la santé des opérateurs.
Seahawk 40
Ce bateau, optimisé pour la Class 40, est la version composite sandwich en forme du Tomahawk 40 construit en cp époxy. Le déplacement et le redressement à 90° sont respectivement aux minima et maxima autorisés par la jauge Class 40.
J’ai voulu proposer un bateau de course au large polyvalent, solide, bien construit, aux performances homogènes. J’ai souhaité également un bon passage dans la mer au près dans la brise. Pour ce faire, la carène plutôt large (4,50 m) présente des entrées d’eau fines, avec du volume à l’épaule. Les formes arières tendues avec un peu de rocker favorisent le planning. Le bouchain haut marqué sur les 2/3 de la coque permet d’évacuer plus facilement la vague crée par le surf au portant.
Le gréement carbone quasi en tête, posé sur le pont, avec spi asymétrique et gennaker sur bout-dehors orientable concilie performances et de facilité de manoeuvre. La possibilité de brasser le bout-dehors améliore nettement l’angle de descente au portant, en particulier dans le médium. L’angulation des barres de flèches rend les manoeuvres tolérantes aux fautes de bastaques.
Dans le cadre da la jauge, un travail d’optimisation de la répartition des surfaces de voiles a été réalisé afin d’avoir toujours une configuration de voilure équilibrée, adaptée auix conditions de vent et de mer.
Le plan de pont fonctionnel avec double descente, console centrale et cockpit profond est conçu pour la protection et l’efficacité de l’équipage en haute mer. Le cockpit présente 2 postes de veille abrités, autorisant aussi le stockage temporaire des voiles. Le roof développé au dela des minima de jauge, offre du volume à l’intérieur sans avoir de conséquences négatives sur les performances. C’est aussi un élément de sécurité ultime en cas de capsize complet. Le bateau est auto-redressable.
Les aménagements, spartiates, sont fonctionnels à la mer, avec 2 couchettes sur cadre et 2 sièges de veille. A l’avant une couchette double. Le moteur, centré entre les deux descentes, est très accessible.
La quille fixe est collée et stratifiée au bateau. C’est conçu costaud et tolérant au talonnage. Les safrans sur tableau sont conçus relevables en cas de collision avec un obstacle immergé.
En option la quille est relevable (TE relevée 1,70 m) et montée dans un puit intégral, jusqu’au pont, faisant également office d’épontille.
Le ballastage au maximum autorisé (750 litres x 2) est divisé en compartiments avant / arrière, de façon à mieux contrôler l’assiette en fonction des conditions de mer. Il est servi par 2 écopes.
La construction est intégralement réalisée en sandwich verre-mousse PVC-époxy. Tout les éléments du bateau (bordé et structure) -sauf le bordé de carène en forme- sont réalisés en panneaux sandwich stratifiés sous vide sur marbre. Dans le cadre d’une construction à l’unité, le bordé de coque est stratifié sur mannequin femelle, sans nécessiter de moule.
SPECIFICATIONS
- déplacement : 4500 kg lège en condition de jauge
- longueur hors-tout : 14,60 m (avec bout-dehors)
- longueur coque : 12,18 m
- longueur flottaison : 12,18 m
- bau maxi : 4,50 m
- tirant d'eau : 3,00 m
- tirant d'air : 19,00 m
- ballast : 2 x 750 l
- voilure : 115 m² au près, spi maxi 185 m²
- redressement à 90 ° 315 kg
- catégorie de conception : A
- gréement : mât & barres de flèche carbone PROFIL COMPOSITES
transversal rod, longitudinal textile, courant spectra/vectran
bôme carbone PROFIL COMPOSITES
bout-dehors orientable et outriggers carbone
- accastillage : Wichard, Harken, Easylock – 5 winches
- appendices : 2 safrans sur tableau, relevables
quille sabre relevable, (palan 16 brins + winch)
- motorisation : diesel inboard VOLVO-PENTA 20 kw - saildrive
alternateur 100 A
gasoil 60 litres
parc batteries (3 x 105 ah + 1 x 70 ah), tableau éléctrique
- couchage / aménagements : couchette double avant
2 couchettes sur cadre
1 couchette transversale
2 sièges de veille transversaux
table à cartes
réchaud, évier, wc chimique
- plomberie : circuit ballast : 2 écopes, 1 pompes éléctrique
assèchement : 2 pompes manuelles
OPTIONS
- antifouling
- pack électronique : loch, speedo, sondeur, girouette
VHF, GPS, installés
- pilote installé
- radar installé
- standard C, installé
- pack sécurité, inclus radeau 8 places
- mouillage, amarrage, inclus ancre DELTA 16 kg
- 8 voiles : GV, Solent, Trinquette, Tmt, Gennaker, 2 Spis
voile de cape, sacs de pont, taud gv
Contact & offre tarifaire :
GERONIMO NAVAL DESIGN 06 71 86 54 36
geronimo.naval@free.fr
Site Web :http://geronimo.naval.free.fr/shwk_40.html
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