mardi 5 février 2008

ROUTE DE L'OR : CAP (HORN) DUR, DUR !!!!



La Route de l’Or est un parcours de record peu usité. En effet, rejoindre New York depuis San Francisco est un sacré périple. Faute de s’attaquer aux records de l’Atlantique, l’équipage du catamaran Gitana XIII mené par Lionel Lemonchois tente l’aventure sur un chronomètre largement à sa portée. Mais le Cap Horn se rappelle à la légende.

Lionel Lemonchois et ses neuf équipiers savaient la fenêtre étroite mais pensaient encore pouvoir s’y faufiler ce matin... Malheureusement, face aux vents violents et à la forte mer annoncés au Cap Horn dans la nuit de dimanche à lundi, Gitana 13 a été contraint de rebrousser chemin pour se mettre à l’abri.

Un refuge de quelques jours que les dix marins espèrent trouver le long de la Terre de Feu, à l’entrée du Détroit de Le Maire.

« Nous avons passé la première pointe du Détroit mais il y avait beaucoup trop de mer et nous avons décidé de faire demi-tour pour trouver un abri plus au Nord. Nous remontons actuellement sous 3 ris seuls» expliquait Olivier Wroczynski avant de poursuivre : « Nous observions depuis quelques jours cette dépression qui va balayer la pointe sud-américaine en fin de week-end. Hier, les fichiers météorologiques se montraient plus optimistes et nous laissaient envisager un passage du Horn dans la soirée de samedi. Mais ce matin, la situation s’est très nettement dégradée : 40 à 45 nœuds, grimpant en rafales entre 60 et 70 nœuds, sont prévus dans la nuit de dimanche à lundi … nous ne pouvons pas lutter contre cela.»

Déçus de ce contretemps, les hommes du Gitana Team positivaient néanmoins la situation : « Il est certain que nous aurions préféré ne pas nous arrêter, mais du coup nous profitons de notre proximité avec les rivages de la Terre de Feu pour admirer les incroyables paysages de ce bout du monde» concluait le doyen du bord.

Lionel Lemonchois et son équipage se remettront en route vers San Francisco, dès qu’une fenêtre météo plus favorable à leur passage dans l’Océan Pacifique se présentera.


Hier, au vu du tracé du catamaran de 33 mètres sur la cartographie, nous aurions pu penser que l’équipage de Gitana 13 profitait finalement d’une accalmie pour tenter de doubler le Cap Horn. En réalité, Lionel Lemonchois et ses hommes ont effectué cet aller-retour en direction du fameux promontoire afin de s’abriter au mieux des passages dépressionnaires successifs. De plus, les vents violents qui balayent actuellement la Terre de Feu rendent difficile - voire impossible - le moindre mouillage.

Malgré ce contretemps et cette situation peu confortable, l’ambiance demeure excellente à bord de Gitana 13. Ces journées d’attente sont pour les dix marins l’occasion de vérifier les moindres recoins du bateau. Un check-up général opportun après 7 000 milles déjà couverts et presque autant restant encore à parcourir.

Selon les dernières prévisions, une amélioration des conditions météorologiques est attendue dans la journée de mercredi

We are a team
Bien évidement, les jours que nous sommes entrain de vivre ne sont pas des plus faciles ! Notre cohésion, nous la devons à un objectif commun : aller le plus vite possible sur cette Route de l’Or. Hors là, depuis samedi matin, le temps s’est comme arrêté même si le chrono tourne inexorablement. Pas un d’entre nous n’ y fait allusion, pas un pour décompter les jours perdus, pas un pour retourner le couteau dans la plaie, pas un pour se plaindre ou tirer « la gueule »…Alors que dans cette « inaction » les petites manies des uns et des autres pourraient vite prendre des proportions importantes, la vie du bord reste un long fleuve tranquille, chacun s’appliquant encore un peu plus à respecter les autres.

Ce temps « mort », les bricoleurs l’utilisent pour bricoler. Deux drosses de barre ont été confectionnées, les anciennes donnant de dangereux signes de fatigue. Une épissure par ci, une autre par là, un palan réalisé, des sangles recousues, des trappes ré étanchéifiés, un nettoyage en règle de la cuisine, tout cela ne saurait cependant faire passer tout ce temps. Alors, les livres sortent des sacs mais également les langues se délient. Si l’on se connaît tous pour avoir parfois navigué ensemble, pour s’être croisés maintes fois sur les pontons ou le long des comptoirs lors de compétition tels que les Grand Prix des Multicoques, ce n’est pas pour cela que l’on sait tout de l’autre, loin de là. Alors on se découvre un peu plus, racontant nos vies, nos expériences, majoritairement nautiques, avec forcément à la clef de nombreuses connaissances communes jusque là insoupçonnées. Ces discussions informelles, à deux, à trois ou à beaucoup plus, nous ne les aurions certainement pas eu si nous avions continué notre cavalcade. Et si cela s’appelle faire « contre mauvaise fortune bon cœur », il n’en est pas moins vrai que cette épreuve dans l’épreuve ne fait que renforcer notre esprit de groupe.

Alors patiemment, nous attendons le bon vouloir d’Eole pour reprendre notre marche en avant. Une possible fenêtre semble se dessiner dans la matinée de jeudi. Ne voulant pas que cela tourne à l’obsession, nous avons tous pris du recul avec celle-ci, sachant bien que Lionel et Dominic sauront déclencher à temps le retour aux affaires. En fait, c’est comme si nous étions à nouveau en stand-by, fin prêts à réagir au passage du feu vert. Sauf que là nous avons toujours un bateau à gérer, avec des quarts, des réglages de voilure, une route à suivre... Celle-ci va nous mener aujourd’hui dans le Détroit de Magellan. Pour y faire quoi ? Du tourisme tout simplement. Nous ne sommes pas que des mangeurs d’écoute…Ah j’oubliais. Pour renforcer encore un peu plus le moral des troupes, celles-ci ont eu le droit cette nuit à un cassoulet en boîte. Au saut du lit, il n’y a pas mieux et merci Loïck ( Peyron) d’avoir laissé à bord ces boîtes, toi qui ne part jamais en mer sans en amener quelques unes.

Nicolas Raynaud


Le catamaran du Baron de Rothschild est toujours en attente. Il fait cap au nord, à 2,4 nœuds de vitesse. Sous mât seul, il est à la cape sous le vent de l’île de la Terre de Feu et attend des conditions meilleures pour reprendre sa course vers San Francisco via le cap Horn. Il a le temps… Le record est de 57 jours et Gitana XIII est parti de New York, il y a moins de vingt jours.

lundi 4 février 2008

Nieuwpoort Channel Race 2008 - départ décalé d'un jour





Pour des raisons pratiques d'organisation, le départ de la seconde édition de la Nieuwpoort Channel Race 2008 (course offshore de 540 miles au départ de la côte belge) est déplacé au dimanche 6 juillet 2008 (au lieu du samedi 5/7/2008).

Pour des raisons de facilités et d'organisation pratique, nous avons choisi de déplacer le départ de la NCR 2008 au dimanche 6 juillet 2008, 13h (au lieu de samedi 5 juillet 2008 16h). Ceci, afin que les équipages puissent arriver "à leur aise" le samedi et non pas dans l'empressement du vendredi soir. Le repas des équipiers et présentations de la course aura donc bien lieu le samedi 5 juillet 2008 au soir dans les installations "rénonvées" du KYCN à Nieuwpoort, Belgique.
En 2008, la Nieuwpoort Channel Race (NCR), course au large au départ de Nieuwpoort en Belgique, propose 2 parcours qui font le tour des difficultés en Mer du Nord et en Manche. Cette régate est ouverte à tous les voiliers jaugés IRC, Class 40, Classe 9,50, half-ton et Mini 6.50.
Pendant ce temps, à terre, se déroulera la Nieuwpoort Handisail Race (NHR) à bord de Mini JI. Venez régater en tant que valide ou chaisard !
Suivez les évolutions de cette course sur www.channelrace.be
Email : michael.delatte@gmail.com
Liens : http://www.yachtingsud.be
Site officiel de la course
Groupe NCR sur Facebook
Vidéo de présentation


L'évènement - pas seulement une course au large
En juillet 2008, la côte belge sera le théâtre de la seconde édition de la NIEUWPOORT CHANNEL RACE (NCR). Il s'articule autour d'un nouveau défi lancé aux régatiers de tout bord et de tout pays. Une course au large installée dans le calendrier de la compétition à la voile en Europe. Pour de nombreux navigateurs belges, elle vient combler une place trop longtemps laissée vide. Cette régate, au départ de Nieuwpoort le 6 juillet 2008, propose deux parcours en Mer du Nord et en Manche.
Pendant ce temps, à terre, pour le plus grand plaisir des nombreux touristes fréquentant Nieuwpoort, ce sera l'effervescence sur les pontons du Koninkelijke Yacht Club van Nieuwpoort (KYCN). Les amateurs et passionnés pourront suivre à chaque heure, sur écran géant, les voiliers partis s'affronter en mer tout en découvrant les produits et services des partenaires de l'évènement. Un chapiteau accueillera tous les intéressés pour les tenir informés du moindre rebondissement dans la course et des activités à terre.
Pour la seconde année, en même temps, s'organisera la NIEUWPOORT HANDISAIL RACE (NHR). Compétition répartie sur 5 jours en Mini-JI pour personne à mobilité réduite et tout autre fin régatier. Le bassin du KYCN se transformera pour l'occasion en stade nautique où de nombreux spectateurs admireront l'agilité des compétiteurs.
La course se déroulera avec une volonté de respecter le milieu marin. En effet, pour qu'il soit encore longtemps notre terrain de jeu favori, l'organisation a signé la charte de l'éco-marin de l'association Echo-Mer.
Nieuwpoort est le plus grand des ports de plaisance en eaux de mer de la côte belge et le 2ème en Europe. C'est aussi une station balnéaire très fréquentée en été. Tous les ingrédients sont donc réunis pour assurer une belle réussite à cet évènement, ses partenaires et ses participants.

Les parcours (course offshore)

1. Parcours pour IRC >= à 0,945, Class40, ...
Au départ de Nieuwpoort, ce parcours emmènera les régatiers vers l'Ile de Wight pour ensuite traverser la Manche et contourner Sark avant de revenir au point de départ devant le plus grand port de plaisance belge.
Afin d'assurer le spectacle et de la visibilité auprès des touristes restés à terre, la régate débutera par un parcours côtier entre Nieuwpoort et Oostende. Celui-ci, long d'environ 8 miles, permettra à tous de voir les bateaux se battre pour le premier challenge de la NCR. Ce challenge récompensera le premier voilier à passer en temps compensé la bouée devant Oostende.
Ensuite, une première particularité de cette course est de laisser libre choix du sens de contournement de l'Ile de Wight. Chaque équipage fera son choix tactique en fonction des conditions de marée, de courants et de vent. La seule contrainte est de franchir un point de contrôle fixe avant et après la rotation autour de l'île.
Ce tracé fait la part belle aux endroits pour le moins mouvementés de la Manche. En effet, tant le Pas-de-Calais que le Solent ou encore les Anglo-Normandes mais aussi le Raz Blanchard sont des navigations où le courant est le joyeux organisateur. Autant d'éléments qui promettent une régate à couteaux tirés et où les plus intrinsèquement rapides ne seront certainement pas les vainqueurs.

2. Parcours ouvert à tous
Toujours au départ de Nieuwpoort, ce deuxième parcours, ouvert à tous les jaugés IRC, propose un aller-retour vers l'Ile de Wight.
Après avoir contourner l'Ile de Wight dans un sens libre (comme pour le "grand" parcours) et avec une escale forcée (port à définir) de 12 heures, les choix tactiques seront aussi très déterminant lors de l'arrivée devant Nieuwpoort.

L'organisation
Au départ d'une idée de Gaetan Bastin, Alain Jacques et Michael Delatte se sont rapidement regroupés dans une structure professionnelle. Cette fine équipe a rapidement été complétée par Freddy Orban. Le parcours professionnel et nautique de ces 4 passionnés garantit une excellente ambiance à terre comme en mer !
Officiellement, l'organisation de cet évènement est assurée par la société Ducksailing SPRL associée au KYCN et à la ville de Nieuwpoort.
Cette course est soutenue par la Fédération Royale Belge de Yachting.
Coordonnées de l'organisation :
Ducksailing SPRL_Alain Jacques, Gaetan Bastin, Michael Delatte_E-mail : info@channelrace.be _Fax : +32 (0)81 715 009

samedi 2 février 2008

TROPHÉE JULES VERNE • Groupama 3 : Une bonne journée d’avance à 2 300 milles du cap de Bonne Espérance




Au Sud de l’île de Trinidade, Groupama 3 s’est vu contraint d’enchaîner deux empannages pour éviter d’entrer trop profondément dans l’anticyclone de Sainte Hélène. A midi, alors que le trimaran géant pointait à 2 300 milles du cap de Bonne Espérance, le navigateur Yves Parlier estimait qu’ils allaient conserver leur avance d’une journée lors du passage à la longitude de la pointe africaine.

C’est pile au moment de la vacation radio quotidienne avec le trimaran géant, que celui-ci partait à la perpendiculaire de la route normale vers le cap de Bonne Espérance. Tout le monde à terre s’interrogeait sur cette « anomalie » après une trajectoire d’une pureté presque parfaite depuis l’équateur… La réponse était aussi simple et claire que la voix du navigateur de Groupama 3 qui indiquait que le vent commençait à trop mollir sur ce cap et que sous grand voile et gennaker dans treize nœuds de vent, la vitesse moyenne tombait à un niveau inacceptable ! Bref, la brise qui avait tourné au secteur Nord la nuit dernière perdait de la pression et obligeait l’équipage à s’enfoncer dans l’anticyclone de Sainte Hélène…« Nous venons d’empanner : tribord amure vers le Sud-Ouest, à 90° de la route directe. Cela nous éloigne du but mais nous permet de nous recaler dans le front chaud pour avoir plus de pression. Nous avons déjà 17 nœuds de vent, au lieu de 13 nœuds il y a une demi heure… En plus, c’est un très bon petit bord qui nous permet de gagner sur le routage. Nous serons dans le timing d’Orange II au passage de la longitude de Bonne Espérance, en conservant notre avance acquise à l’équateur » expliquait Yves Parlier.

Petit train… pour TGV

Ce petit contre-bord ne durait finalement qu’une heure et demie, le temps de retrouver de la pression et de rentrer dans le front chaud. En approchant des 40èmes, Groupama 3 va s’engager sur le « rail » du Grand Sud : « l’autoroute » va laisser place au « train »… de dépression qui circule sans discontinuer autour de l’Antarctique. L’objectif est donc d’attraper le bon « wagon » pour se faire porter le plus longtemps possible en avant du front de la perturbation. En effet, a contrario de l’hémisphère Nord qui est barré par des terres autour de l’Atlantique et du Pacifique, les latitudes australes ne sont pas perturbées par le relief (si ce n’est quelques îles confettis comme Crozet ou Kerguelen) tout autour du continent blanc. Seul un goulet d’étranglement de 300 milles sépare la Terre de Feu de la Terre de Graham, le passage redouté du cap Horn ! Une perturbation peut donc se créer sur l’Argentine, descendre sur les 40èmes, glisser sous l’Afrique et courir jusqu’au Sud de la Tasmanie, voir même revenir butter sur l’Amérique du Sud en se compressant dans le détroit de Drake… C’est pourquoi aussi, les perturbations du Grand Sud sont en général plus rapides que celles de l’Atlantique Nord et leur déplacement peut atteindre 25 à 30 nœuds Ce qui est justement la moyenne qu’aimerait conserver Groupama 3 !
« Nous cherchons à passer au plus près sous l’anticyclone de Sainte Hélène, donc dès que nous voyons que le vent baisse, nous empannons pour éviter de rentrer dans ces hautes pressions. L’autre bord nous fait retrouver du vent mais pas sur la route… Nous cherchons aussi à nous faire rattraper par une dépression qui va nous porter jusqu’aux 40èmes puis nous dépasser. Une autre perturbation nous poussera dans le courant du Grand Sud demain matin » complétait le navigateur de Groupama 3. Et c’est justement cette deuxième dépression qui va accompagner le TGV (trimaran à grande vitesse) bien au-delà du cap de Bonne Espérance, probablement jusqu’aux Kerguelen, voire plus !


Yves Parlier, navigateur : « Mon travail à la table à cartes consiste à récupérer toutes les informations météo que nous fournit Sylvain Mondon de Météo France : images satellites, grains, centres d’action, cartes isobariques, fichiers de vent jusqu’à dix jours afin de simuler la route du bateau. Deux fois par jour, je propose mes choix à Sylvain Mondon et à Franck Cammas : nous en concluons une route optimale. Je remplis ensuite une feuille pour expliquer à l’équipage la stratégie suivie pour la journée et je reste en contact permanent par interphone avec le barreur. C’est passionnant parce qu’on apprend plein de choses et naviguer en équipage permet d’être à 100% contrairement au solitaire… Toute l’équipe est très réactive et très compétente, ce qui m’oblige à trouver des réponses et à bien travailler sur tous les aspects de cette météo et du routage : tout le monde s’y intéresse !
…Nous sommes torse nu, mais demain, ce ne sera pas pareil : on fait notre dernière toilette... Après, c’est le pays des icebergs ! Cela fait depuis 2000 que je ne suis pas allé là-bas… L’Atlantique s’est passé très vite : souhaitons que les grands surfs soient au rendez-vous dans l’Indien et le Pacifique ! Depuis deux jours, nous commençons à rentrer les fichiers de vague. Je passe environ quinze heures à la table à cartes et trois-quatre heures sur le pont… Nous n’avions que deux manœuvres par jour environ depuis l’équateur. C’est tranquille en ce moment et plutôt confortable. C’est en plus très convivial à bord avec des personnalités différentes mais complémentaires, en sus du charisme et de l’intelligence de Franck Cammas, de sa rapidité d’analyse. Tout le monde se donne à fond avec plaisir ! »


Les chiffres du jour

Départ le 24 janvier à 7h50’17’’ TU
Arrivée avant le samedi 15 mars 2008 à 00h09’21’’ TU
Jour 9 à 7h 45’ TU
Distance parcourue sur l’eau en 24 heures : 587,9 milles
Distance parcourue depuis le départ : 4 802 milles
Distance par rapport à l’arrivée : 19 723 milles
Moyenne du jour 9 : 24,5 noeuds
Moyenne depuis le départ : 22,23 nœuds
Avance par rapport à Orange II : 704,9 milles

mercredi 30 janvier 2008

mondialisation




A L'HEURE OU LA VOLVO OCEAN RACE PASSE PAR L'ASIE ET QUE CETTE DERNIÈRE MANQUE DE CHAMPAGNE POUR FÊTER UNE VICTOIRE, AU MOINS D'ÉTAPE, IL SERAIT DOMMAGE DE NE PAS VISITER CE BLOG
:http://shanghai-export.over-blog.net

GITANA 13 : LE HORN CE WEEK-END





Déjà 14 jours que Lionel Lemonchois et l´équipage de Gitana 13 ont salué la Statue de la Liberté pour mettre le cap vers San Francisco : un record mythique jamais tenté à ce jour à la barre d´un maxi-multicoques. Alors que plus de 6 500 milles ont déjà coulé sous les coques du catamaran de 33 mètres armé par le Baron Benjamin de Rothschild, les hommes du Gitana Team longent actuellement les côtes argentines et naviguaient ce matin à la latitude des Quarantièmes rugissants.

Depuis leur passage de l’équateur, mercredi dernier, Lionel Lemonchois et ses neuf équipiers ont du faire preuve de sang-froid et d’opiniâtreté. Car la semaine qui vient de s’écouler s’est jouée sur « un air d’accordéon » : zones de calmes, puis de grains, dépressions orageuses venant jouer les trouble-fêtes sur la route, pression de l’Anticyclone de Sainte-Hélène … c’est ainsi que pourraient se résumer ces journées de navigation le long des côtes brésiliennes. _Profitant désormais d’un flux anticyclonique soutenu, Gitana 13 file en direction du Cap Horn. Une descente de plus de 800 milles qui se fera à proximité des côtes argentines, comme l’expliquait Lionel Lemonchois : « un anticyclone positionné à la côte et situé dans notre sud, va nous obliger à du cabotage pour rejoindre la pointe de l’Amérique Latine. Nous devrions laisser les Malouines sur babord et emprunter le Détroit de Lemaire ». Des prévisions qui se vérifieront dans les prochains jours, puisque le passage du célèbre promontoire est toujours envisagé dans la journée de samedi, le 2 février.
La prudence est gage de longévité
« Avancer prudemment mais rapidement », c’est ainsi que Lionel Lemonchois entend mener la tentative de record de Gitana 13 entre New York et San Francisco. En marin avisé, le skipper du maxi-catamran sait combien un bateau en parfait état de marche est essentiel à la réussite d’un tel projet : « Des voiles, aux winchs en passant par la structure même de la plateforme, tout est régulièrement passé au crible pour une tenue impeccable du bateau. Sur une route longue, de près de 14 000 milles, être à la barre d’un bateau irréprochable est déjà un atout » précisait Lionel Lemonchois. Ainsi, à l’image de leur chef de file, les neuf marins du bord procèdent quotidiennement à l’entretien et aux vérifications d’usage.
Habitué de ces grands multicoques pour avoir participé et remporté deux fois le Trophée Jules Verne aux côtés de Bruno Peyron (2002 et 2005), Florent Chastel est l’un des trois N°1 du maxi-catamaran. Après deux semaines de mer, il livre ses impressions sur un bateau qu’il connaît bien (Gitana 13 étant l’ex-Orange I, ndlr) : « A bord, tout est vraiment nickel. Le bateau a été très bien amélioré et toutes les modifications faites par le Gitana Team apportent un réel plus à l’équilibre et à la performance. Les nouvelles voiles fabriquées sont parfaites et vont également dans ce sens.»
Pour l’histoire
L’afflux extraordinaire de population que provoque la découverte de l’Or en 1848, va propulser San Francisco du rang de village à celui de ville surpeuplée en un laps de temps très court. Face à une telle « poussée démographique », les prix des marchandises flambent et l’agglomération devient une destination extrêmement rentable pour tous armateurs qui y envoie la cargaison de son navire. En 1849, les voiliers habituellement dédiés au commerce du Thé, en provenance de l’Orient, sont ainsi réquisitionnés et affectés à cette nouvelle route. Bien que rapides, ces fleurons de la marine mettent plus de 150 jours pour rallier San Francisco au départ de New York. Pour assurer un gain maximum, il faut abaisser ces temps de traversées … Les chantiers navals de la Côte Est des Etats-Unis se mettent au travail. De là naîtront les clippers les plus performants de leur époque.

C'est en fin de matinée mercredi que Gitana 13 a débuté le franchissement de la dorsale de l'anticyclone au large de l'Argentine. Ce passage va prendre plusieurs heures car le vent est très faible (moins de 5 nds) dans l'axe de cette dorsale. Mais Lionel Lemonchois et son équipage sont obligés de passer par là pour rejoindre des conditions beaucoup plus favorables sur la façade sud-ouest cet anticyclone. En effet, dès que la dorsale sera franchie, les vents vont progressivement s'orienter au Nord puis Nord-Ouest mercredi soir en fraichissant à 20/25 nds.
Ainsi la nuit sera beaucoup plus rapide et permettra au maxi-catamaran de se porter à hauteur de la prochaine difficulté météo à négocier. Il s'agit d'une nouvelle dépression qui se forme actuellement sur le sud de l'Argentine qui va se décaller sur la trajectoire de Gitana 13 jeudi matin. La négociation de ce système déterminera l'approche finale de la pointe sud de la Terre de Feu."
_Sylvain Mondon_Météo-France

30/01/2008 - 14:53 - Un champ de baleines
Et en 10 minutes ce fut la guerre ! Hier mardi, lors de notre 13ème journée, nous avons vécu sur un rythme à quatre temps, passant de l’été à l’hiver, du calme à la « baston ». Au petit matin nous filions tranquille toutes voiles dehors, plus de toile en l’air ….. Nous sommes surpris par la douceur ambiante après une première nuit un peu fraîche depuis longtemps. Au large de Rio de la Plata, l’équipage prend une douche d’eau de mer dans le cockpit, avec 2 litres d’eau douce maxi pour se rincer, bien conscient que ce sera la dernière avant un petit moment… Une fois propre, il est grand temps d’aller rejoindre notre salle de sport pour un de nos enchaînements favoris, soit le remplacement de la trinquette de portant par celle dévolue au près, puis le tomber de gennaker au vent du solent à nouveau déroulé ! Avec les mises en sacs, les matossages, le temps a passé vite et a insidieusement changé, passant du bleu franc au gris-bleu.
La récompense de ce bel effort vient de souffles qui font jaillir l’eau de mer de toutes parts. Les baleines sont là, tous à vos jumelles ! Quelques dos aperçus et puis s’en vont.. et nous de constater qu’avec bonheur nous n’avons encore rien touché depuis le départ. On croise les doigts… A belle allure, nous négocions de mains de maîtres notre deuxième thalweg en moins de trois jours et, dans ce passage qui ponctue la franche rotation des vents, tout change, tout bascule en quelques milles. Le vent du sud, venant de l’antarctique, fait immédiatement chuter la température. Le bleu azur de la mer n’est plus que vert bouteille et l’horizon se voile d’une couche plus ou moins épaisse de brume due au contact de cet air froid avec une mer encore chaude.
Dans cet univers de mille nuances de gris qui pourrait nous faire croire à une navigation hivernale le long de nos bretonnes côtes, nous connaissons un de ces moments de pur bonheur, là où le bateau vole, léger comme un oiseau. Nulle part ailleurs on ne voudrait être… et puis, en un rien de temps, cette mécanique de rêve se brise, cassée par une houle de face qui vient saccager notre élan. Gitana 13 ne glisse plus, il cogne, rebondit, écrase de toute la puissance de ses 25 tonnes les vagues qui veulent entraver sa marche. Sans hésitation, nous laissons la mer gagner ce combat perdu d’avance, réduisant par deux notre vitesse sous peine de tout exploser. A l’heure où je tape ces lignes, cela ne s’est pas calmé. Sous un ris/trinquette, à 17/18 nœuds, nous continuons notre marche en avant dans un vrai vacarme, secoué comme jamais. Juste au dessus de moi, j’entends des cataractes tomber sur les trois hommes de quart. Le jour va se lever et la mer j’espère se montrera à nouveau bonne fille…
A demain
Nicolas Raynaud

POUR UN MILLION T'AS (PRESQUE) PLUS RIEN !!!!



Le tour du monde en solitaire_pour un million d'euros
La SolOcéane est conçue, organisée, médiatisée et développée par une seule et même société : SailingOne, créée en 1990 et dirigée par Yvan Griboval. SailingOne coordonne parallèlement la conception, la production, la vente et la maintenance du monotype Veolia Oceans®. Grâce à cela, SailingOne s'engage à garantir un budget annuel raisonnable et contrôlé aux acteurs de la SolOcéane. C'est une de ses originalités et sa plus grande différence par rapport à toutes les autres compétitions océaniques professionnelles.
La démarche de SailingOne au profit des dirigeants d'entreprises et de collectivités est de valoriser la voile océanique en tant que support de communication et de promotion accessible, permettant une exposition média performante dans un rapport qualité/prix attractif. Le souhait affiché par Yvan Griboval est de séduire durablement les PME, les filiales ou directions régionales de grands groupes internationaux et les collectivités locales, grâce à une offre qui permet d'accompagner le sportif dans une étape décisive de sa carrière professionnelle : son premier tour du monde en solo.
Un annonceur peut financer le démarrage de la carrière professionnelle d'un jeune marin dans la Filière de la Course Océanique en Solitaire au gré d'une campagne de Transat 6,50. Il peut ensuite l'accompagner dans l'étape supérieure, sur le circuit Figaro Bénéteau, sans bourse délier. SailingOne s'engage dans la foulée à favoriser la poursuite de l'aventure entre l'annonceur et son skipper, en leur permettant de faire leur premier tour du monde en solitaire grâce à un budget limité.
L'engagement en Transat 6,50 représente un budget annuel (Fonctionnement + Amortissement) estimé entre 60 et 130 000 euros hors taxes. Un budget annuel de Figaro Bénéteau est compris entre 170 et 230 000 euros hors taxes, hors budget de médiatisation. L'offre de SailingOne aux commanditaires-annonceurs dans le cadre de la SolOcéane et de son monotype Veolia Oceans® se situe dans une fourchette budgétaire de deux à trois fois le budget annuel d'un Figaro Bénéteau, mais incluant une exposition média garantie contractuellement. Ce budget est en cours d'optimisation et il se calera entre 460 et 580 000 euros hors taxes par an pour une étape d'une cinquantaine de jours, soit environ un million d'euros pour une édition de la SolOcéane répartie sur deux exercices annuels, tous postes compris :
0. Amortissement* ou location du monotype Veolia Oceans®
0. Assurances (monotype Veolia Oceans®, solitaire, préparateur)
0. Maintenance générale et contrôle de monotypie
0. Consommables (voiles, gréement courant, gréement dormant, …)
0. Masse salariale (solitaire et préparateurs)
0. Frais de transmission Terre - Mer (son, image, Internet)
0. Exposition média garantie contractuellement (TV, radio, presse écrite, Internet)
* Cet amortissement comptable garantit au propriétaire une plus-value significative à la revente du Veolia Oceans®. Il n'est pas tenu compte de cette plus-value dans le budget de fonctionnement annuel. C'est un bonus substantiel qui encourage l'achat du monotype Veolia Oceans®.

mardi 29 janvier 2008

GROUPAMA 3 À L'ÉQUATEUR DEMAIN, EN SIX JOURS...



L'équateur est le prochain objectif de Groupama 3 qui n'était plus, mardi en milieu d'après-midi, qu'à 350 milles de ses étraves. Les prévisions météorologiques laissaient entendre que Franck Cammas et son équipage ne seraient pas trop ralentis par un Pot au Noir peu actif. A ce rythme, la ligne de changement d'hémisphère pourrait être franchi mercredi juste après le lever du jour, ce qui offrirait un premier temps intermédiaire au trimaran géant en plus ou moins six jours pile...



A l'exception du premier jour de mer et de quelques grains au large des Canaries, Groupama 3 a essentiellement navigué dans des brises faibles à modérées, pratiquement toujours inférieures à vingt noeuds... Et pourtant, le trimaran géant est parfaitement dans le timing d'un record autour du monde puisqu'il devrait déjà s'adjuger un premier temps intermédiaire au passage de l'équateur ! Six jours onze heures vingt-six minutes : voilà le score qu'avait réalisé Geronimo en 2003... Tandis que Orange II, lors de son périple victorieux autour du monde en 2005, n'avait pas été très rapide puisqu'il n'avait atteint la ligne de changement d'hémisphère qu'après sept jours deux heures cinquante-six minutes... Au rythme de vingt noeuds de moyenne ce mardi, Franck Cammas et son équipage devraient ainsi « passer au Sud » entre 8h00 et 14h00 mercredi, soit une descente depuis Ouessant en six jours, à quelques heures près.

Le Pot est peu actif

En fait, tout va dépendre de la situation dans le Pot au Noir qui, d'après le prévisionniste, Sylvain Mondon de Météo France, est étendu mais peu actif même s'il annonce des orages la nuit prochaine. Mais impossible de prédire avec certitude cette zone marquée par la confrontation des alizés du Nord et du Sud et l'affrontement des vagues associées, par la très forte évaporation de la mer créant de grosses masses nuageuses chargées d'humidité et enfin par la présence de calmes imprévisibles en raison du faible gradient barométrique. Bref, malgré tous les moyens techniques, les modèles numériques de prévision ou encore les images satellites, cette micro météorologie n'est pas discernable précisément de la terre. A quelques kilomètres près, un navire peut bénéficier d'un vent de plus de vingt noeuds régulier tandis qu'un autre « patine » dans une brise évanescente et volage des heures durant.

Toutefois, la bonne nouvelle vient des autres voiliers qui ont traversé cette Zone de Convergence Inter Tropicale ces jours derniers : Lionel Lemonchois et son équipage sont passés par là il y a seulement six jours en route vers le cap Horn au départ de New York. Ils n'ont rien vu ou presque, si ce n'est un ciel bleu sans quasiment un seul nuage ! Et le duo Dick-Foxall sur le chemin retour à l'occasion de la Barcelona Wolrd Race, a aussi franchi la ligne il y a quatre jours... Un tandem avec lequel Steve Ravussin a pu échanger quelques mots à la vacation radio de ce mercredi midi : ils ont subi des grains mais n'ont pas mis beaucoup de temps pour sortir du Pot au Noir. Pour l'heure, le Suisse du bord indiquait qu'il avait fallu changer de voiles ce mardi matin car la brise, si elle était stable en direction, était plus variable en force. « Je me réveille tout juste. J'ai bien dormi, mais pas beaucoup : une petite heure... Parce que nous avons dû manoeuvrer pas mal cette nuit. On a mis le gennaker léger ce matin parce que le vent a un peu molli : 13 noeuds au lieu de 23 cette nuit ! Un beau ciel, un vent stable en direction et une belle mer : nous sommes ce midi bâbord amure à 23 noeuds... » précisait Steve Ravussin. La nuit prochaine sera peut-être un peu plus agitée sur le pont de Groupama 3 mais gageons que l'équipage pourra ainsi s'offrir une journée d'avance sur le record lors de ce passage de la ligne équatoriale.

Ils ont dit

Steve Ravussin :
« Nous ne sommes pas très fatigués parce que nous pouvons faire nos quarts de sommeil sans être réveillé. Nous avons super bien mangé pendant les trois premiers jours grâce aux plats préparés par le cuisinier Rochas et maintenant nous sommes passés au lyophilisé avec d'excellentes sauces... L'ambiance est super bonne à bord de Groupama 3 et tout se passe très bien : Franck s'est bien adapté à la situation avec un équipage plus important que sur un 60 pieds. »

Repères :

Temps à battre : 50 jours 16 heures 20 minutes et 4 secondes - Vitesse moyenne : 17,89 noeuds. Record détenu par Bruno Peyron, à bord du maxi-catamaran Orange 2, depuis mars 2005.
Temps à battre de Ouessant à l'équateur : 6 jours 11 heures 26 minutes (Geronimo en 2003)

Les chiffres du jour :
Départ le jeudi 24 janvier 2008 à 7h50'17''TU
Arrivée avant le : Samedi 15 mars 2008 à 00h09'21'' TU
Jour 5 à 7h 45' TU :
*Distance parcourue sur l'eau en 24 heures : 551,1 milles
*Distance parcourue depuis le départ : 2 571 milles
*Distance par rapport à l'arrivée : 21 959 milles
*Moyenne du jour 5 : 22,96 noeuds
*Moyenne depuis le départ : 21,42 noeuds
*Avance par rapport à Orange II : 420,4 milles

CONCURRENCE QUÉBECOISE



Class 40 Bleu: mise à l’eau prévue en avril 2008



Montréal : La construction du monocoque Class 40 Bleu est entrée dans sa phase finale cet automne à Montréal. La coque et le pont sont maintenant assemblés, tous les renforts structurels sont en place et l’on a terminé la délicate installation des systèmes de ballast. «Nous y avons apporté un soin particulier» indique Éric Tabardel «c’est une tâche complexe à réaliser ainsi qu’un élément déterminant pour les performances du bateau » ajoute le skipper du voilier.

Voiles Saintonge a reçu le mandat de confectionner le jeu de voiles et l’on prépare en ce moment la pose de l’accastillage. La mise à l’eau du Class 40 est prévue au mois d’avril dans la région montréalaise.

L’entraînement de l’équipage débutera dès le mois de mai dans le golfe du Saint-Laurent. Pour disputer la Transat Québec—Saint-Malo, dont le départ sera donné le 20 juillet 2008, les co-skippers Damien De Pas et Éric Tabardel ont choisi d’embarquer Chris Sayer et Sébastien Roubinet, deux régatiers expérimentés, également préparateurs professionnels et ayant tous deux disputé la Transat 6,50. Le Néo-Zélandais Chris Sayer, constructeur de bateaux de course, a apporté un savoir-faire précieux tout au long de la construction du Class 40.

Les océans ne sont pas des poubelles!

Le projet Défi Bleu Voile Océanique s’est donné pour mission se sensibiliser le public à la nécessité de protéger l’intégrité biologique des océans. Toutes les mers du monde subissent quotidiennement des agressions causées par des entreprises et des gouvernements qui ont choisi d’ignorer leurs responsabilités.

Au large de la Californie, une accumulation de trois millions de tonnes de déchets flottants, concentrés par l’effet des courants océaniques, forme une croûte épaisse à la surface de l’eau dont la superficie est supérieure à l’État du Texas! Oiseaux, mammifères et tortues prennent les matières plastiques pour des méduses et les ingèrent. Beaucoup d’animaux meurent par la suite d’étouffement ou par blocage de leur système digestif. Greenpeace a recensé 267 espèces marines ainsi mises en danger par les déchets de plastique.

Pour endiguer l’apport de matières plastiques dans les océans, il faut envisager d’interdire l’utilisation des emballages de plastique conventionnels pour leur substituer des emballages biodégradables. Le respect de la règle des 3 R (réduire à la source, recycler et réutiliser) permettrait de réduire le volume de déchets qui dégradent les écosystèmes marins.

La présence sur la ligne départ du Class 40 Bleu à Québec l’été prochain veut rappeler au public que tous les citoyens ont un rôle à jouer dans la bataille du respect de l’environnement. L’élimination du plastique de nos habitudes de consommation est un geste simple que devraient poser tous ceux et celles d’entre-nous qui veulent contribuer au rétablissement de la santé des océans.


Le projet de class 40 Bleu-Voile-Océanique des skippers Damien Depas et Éric Tabardel va bon train. Et cela même si certains aspects tels que la recherche de commandites s’avère être un véritable parcours du combattant. Il faut savoir que bien que la tradition de la voile soit fortement ancrée au Québec, les commandites pour ce sport pratiqué à de hauts niveaux sont extrêmement difficiles à recueillir dû essentiellement aux longs mois d’hivers ainsi qu’au côté très onéreux qu’implique ce type de mécénat.

« Nous construisons un bateau pour gagner la Transat Québec-St-Malo et rien de moins. Tous sont à pied d’œuvre pour fabriquer une véritable machine de guerre et chacun est à son poste et travaille d’arrache pied. Damien participe présentement à un échange d’expertise avec l’équipe de Derek Hatfield à Toronto. Il fourni au team du Spirit of canada une aide précieuse pour la préparation et la mise au point de leur bateau. De leur côté, l’équipe de Derek Hatfield fait de même en nous conseillant pour la construction de notre class 40. Cela nous procure certaines connaissances qui nous manquaient. »