lundi 21 avril 2008

Produire de l'énergie à partir des vibrations environnantes



Des chercheurs de l'Université de Bristol se lancent dans un nouveau projet de conception d'appareils exploitant une source d'énergie renouvelable encore peu utilisée: l'énergie des vibrations.

L'objectif du projet est, en fait, de mettre au point des capteurs pour différents usages, ayant pour point commun d'être alimentés par un système de conversion de l'énergie des vibrations environnantes en énergie électrique. Alors que les quelques systèmes existant au niveau international permettaient de collecter de l'énergie pour une seule fréquence de vibration, l'équipe du Dr Stephen Burrow de Bristol souhaite récupérer de l'énergie pour une large gamme de fréquences, ce qui rendrait efficace l'utilisation de ces petits générateurs électriques pour de multiples applications: en génie biomédical, en aéronautique et dans le BTP (Bâtiments et Travaux Publics), par exemple.

Les générateurs étudiés par le Dr Burrow comprennent une masse résonante attachée à l'extrémité d'un ressort pour amplifier les vibrations ambiantes dont l'amplitude initiale, qui est de quelques dixièmes de millimètre, n'est pas suffisante - un générateur "efficace" nécessite d'amplifier ces vibrations jusqu'à plusieurs millimètres. Cette technologie devrait représenter une alternative aux piles et accumulateurs de petites dimensions, systèmes les plus utilisés pour des appareils nécessitant de très faibles courants. Bien souvent, ces piles et accumulateurs peuvent être bien plus petits et légers que les générateurs étudiés par l'équipe du Dr Borrow. Cependant ces derniers auront un impact environnemental très faible, car ils n'utiliseront pas de substances chimiques dangereuses et ne poseront donc aucun problème majeur de gestion de déchets. Mais il reste encore des progrès à réaliser dans le rendement énergétique de tels systèmes de conversion, d'où l'intérêt du projet lancé par l'Université de Bristol.

En réalité, cette initiative fait suite à d'autres travaux sur le thème de la conversion de l'énergie des vibrations à la Faculté d'informatique et d'électronique de l'Université de Southampton. En effet, le Dr Steve Beeby a annoncé au début du mois de juillet 2007 la mise au point d'un générateur d'1 cm3 de volume, développé dans le cadre d'un programme de l'Union Européenne, VIBES (Vibration Energy Scavenging, c'est-à-dire Systèmes de récupération de l'énergie des vibrations). Ce générateur, qui ne permet de collecter l'énergie des vibrations environnantes que pour une seule fréquence, a pour vocation d'alimenter des capteurs installés sur des pompes à air placées dans les laboratoires d'une centrale énergétique.

De même, plusieurs applications sont déjà envisagées par les chercheurs de Bristol pour leurs futurs capteurs autonomes:
- le contrôle de certaines données relatives à la santé humaine, telles la température corporelle ou la pression sanguine, par la mise en place de nombreux capteurs miniatures assez légers et peu encombrants ;
- la localisation et l'identification des fissures et contraintes anormales présentes au sein de la structure d'un bâtiment pendant ou après sa construction ;
- le contrôle de la corrosion de certaines parties des avions, habituellement réalisé par un démontage partiel des appareils.

Les travaux du Dr Burrow devraient aboutir dès août 2010, alors que se développent en parallèle des techniques alternatives pour la fourniture de faibles courants électriques comme les capteurs solaires, la récupération d'énergie à partir des gradients thermiques, des gradients de pression ou encore des ondes sonores. Si l'alimentation en électricité d'installations à grande échelle à partir de sources renouvelables connaît un fort développement depuis déjà quelques décennies, produire de l'électricité d'origine renouvelable pour des systèmes à très petite échelle est encore un défi qui éveille l'intérêt d'un nombre croissant de laboratoires et entreprises au Royaume-Uni.

Dr Steve Beeby, Electronic Systems Design Group, Projet VIBES, http://www.ecs.soton.ac.uk/research/projects/VIBES

9 litres d'hydrogène dans une boîte d'allumettes



Le professeur Shin-ichi ORIMO du Institute for Material Research de l'université de Tohoku a mis au point en collaboration avec Japan Steel Works un réservoir de la taille d'une boîte d'allumettes pouvant relâcher jusqu'à 9 litres d'hydrogène.

L'hydrogène est stocké dans un réservoir en aluminium sous forme de particules d'aluminium hydrogéné, molécule développée par le groupe de recherche. Lorsqu'il est chauffé à 80°C le composé relâche de l'hydrogène sous forme de gaz. Expérimentalement, on a pu extraire 9,3 litres d'hydrogène d'un réservoir mesurant 4 cm x 6 cm et d'une épaisseur de 5,5 mm. Ceci représente une contenance supérieure de 43% par rapport à l'alliage lanthane-nickel (LaNi5) habituellement utilisé pour le stockage de l'hydrogène. Le groupe espère améliorer les propriétés du système afin que l'aluminium hydrogéné libère le gaz à 60°C, ce qui permettrait une utilisation directe de la chaleur rejetée par les appareils électroniques et donc une alimentation par piles à combustible d'instruments portables comme les téléphones ou les ordinateurs. Une fois que l'hydrogène a été libéré, il ne reste plus que de l'aluminium. Ce processus étant irréversible, les réservoirs seraient employés comme des cartouches à utilisation unique. La mise en application de la technologie se fera au plus tôt dans trois ans.

Japan Steel Works espère également utiliser cette technologie pour développer des réservoirs destinés à des véhicules roulant grâce à des piles à combustibles. A volume égal, cette méthode permettrait de stocker 3,6 fois plus d'hydrogène que des bonbonnes pressurisées à 35 MPa. La distance parcourue pourra alors atteindre les 650 km pour un réservoir de 90 litres qui ne pèserait que 100 kg, à la place de 220 kg actuellement.

Le principal défi à la diffusion des piles à combustible est le stockage et le transport du combustible. Le méthanol est accessible à faible coût mais son transport est délicat car c'est un corps inflammable. D'autre part, les alliages du type lanthane-nickel permettent de stocker de l'hydrogène d'une manière relativement sûre mais présentent l'inconvénient de peser très lourd. Toutes les alternatives restent donc à envisager.

- Laboratoire du prof. ORIMO " High temperature materials Science, Environmental Materials Research " (en anglais) - http://www.hydrogen.imr.tohoku.ac.jp/index-e.html
- Institute for Material Research, université de Tohoku (en anglais) - http://www.imr.tohoku.ac.jp/eng/

PARTENARIAT HAUTE PERFORMANCE !





En partenariat avec la société Blew Stoub, la Corderie Lancelin lance la construction d’une extension de leur unité de production courante en Mayenne.__Un site de 700 m2 spécialement conçu pour la fabrication des produits customs verra donc le jour en début d’année. _A cette occasion, Blew Stoub et Lancelin officialisent et renforçent leur collaboration pour l’ensemble de la gamme des produits « haute performance » permettant ainsi de disposer d’une plus grande capacité à répondre à la demande.__Le point fort de la société Blew Stoub est de pouvoir répondre à l’ensemble des demandes textiles d’un projet de gréement dans sa globalité. Elle fournit en effet les gréements courants, dormants mais aussi une large gamme d’accroches qui prennent une importance grandissante sur les marchés nautiques et industriels.__Leur prestation de conseil, d’étude et de développement est ainsi renforcée par ce nouveau site de production Lancelin, comprenant un banc de traction de 100 tonnes rupture et de 20m de long, permettant ainsi de proposer des campagnes de test adaptées à toutes demandes sur le site de la corderie Lancelin.__Ce nouvel outil est un élément majeur qui appuie le développement de la société des deux dernières années (effectifs, création d’un espace de vente et augmentation de nos outils de production) __L’ensemble de ces outils sera bien entendu à la disposition du réseau de gréeurs Europe. _

FUTUREPLAS DÉVELOPPE LES PLASTIQUES DE L´AVENIR.



Issu d'une collaboration entre plusieurs entreprises britanniques, FuturePlas développe une nouvelle génération de plastiques autorenforcés innovants et durables, avec le soutien du Conseil de la Stratégie Technologique (Technology Strategy Board).

Le projet FuturePlas, qui devrait durer 30 mois en tout, est en place depuis 18 mois et d’ores et déjà, les progrès dans le développement de la prochaine génération de plastiques autorenforcés et l’élaboration des processus sont importants. Les plastiques autorenforcés sont des composites où l’on introduit des fibres de polymère haute ténacité pour renforcer une matrice du même polymère, et ils sont configurés afin de permettre le moulage de composants sans perte des qualités mécaniques des fibres. De cette manière, des composants rigides et légers peuvent être formés en garantissant un recyclage complet, car ils peuvent être moulés et réutilisés sans traitement.

Le polypropylène autorenforcé est déjà disponible sur le marché en plaques et commence à être utilisé dans des filières comme l’automobile, le matériel de protection (tels que les casques), la balistique et d’autres domaines sensibles.

Le projet FuturePlas élargit la gamme de plastiques autorenforcés en rajoutant le Polyéthylène Téréphtalique (PET), Nylon (PA) et le Polyéthylène (PE) et élargit également les possibilités de production en permettant le formage par injection et des techniques de formage avec structures croisées. L’objectif final de FuturePlas est de pouvoir proposer une plus large gamme de plastiques autorenforcés que ceux qui existent déjà, avec diverses propriétés et permettant des techniques variées de fabrication. Ces produits pouvant être utilisés dans des domaines où la performance mécanique est élevée, où il faut une résistance supérieure aux hautes températures et un temps de recyclage plus rapide qu’actuellement. Le Chef de Projet, Chris Hare de NetComposites affirme, "Les progrès sur ces nouveaux matériaux sont très encourageants et devraient nous fournir des matériaux haute performance avec des propriétés très intéressantes de recyclage".

Des composants formés légers, rigides et recyclables à bas coût sont donc à portée de ce consortium de FuturePlas, dirigé par NetComposites, avec la participation des Moteurs Bentley, Exel Composites, James Dewhurst, JSP, McKechnie Engineered Plastics, l’Université de Leeds et Visteon.



Source NetComposites
www.futureplas.com

PHÉNOMÈNE MÉTÉO



Une tempête du désert vue de l'espace


Le satellite Envisat observe le sable et la poussière venus du désert du Sahara et poussés par le vent au-dessus de l'Océan Atlantique le long des côtes de la Mauritanie (en haut), du Sénégal (au centre) et de la Guinée Bissau (en bas). Les îles du Cap Vert, couvertes de nuages, sont visibles au large du Sénégal.
Les tempêtes de sable ou de poussières sont généralement le résultat de mouvements de convection dans l'atmosphère qui se forment lorsque l'air chaud, plus léger, s'élève et que l'air froid, plus lourd, descend prendre sa place. La poussière du Sahara peut ainsi être transportée sur des milliers de kilomètres par ces courants de convection, ce qui entraîne aussi d'autres phénomènes météorologiques comme des orages.

Les tempêtes de sable sont très courantes au-dessus du Sahara, qui est une source importante de poussière minérale dont de fortes concentrations peuvent être retrouvées au-dessus de l'Atlantique tropical et des Antilles.

La poussière du Sahara joue un rôle important dans la région méditerranéenne car elle représente la principale source de nutriments minéraux pour le phytoplancton - qui constitue la nourriture de base dont dépend toute la vie marine. En revanche, elle n'est pas toujours bénéfique aux Antilles, où elle est soupçonnée d'être à l'origine de maladies qui infectent les récifs coralliens.


Cette image a été acquise par la caméra MERIS (Medium Resolution Imaging Spectrometer) d'Envisat, le 29 mars 2008, en mode "pleine résolution" qui permet de distinguer des détails de 300 mètres.

TRANSAT AG2R : Luisina de retour en course • Route directe vers le Cap Finisterre



Au classement de 5 h, un trio de Figaro Bénéteau joue des coudes et des étraves dans des conditions idéales mais sportives. Financo, Les Mousquetaires et Cercle Vert, grands animateurs du parcours côtier en baie Concarneau progressent au contact et à vue à plus de 12 nœuds. Rajoutez Athéma et voilà le quarté de tête réuni en moins d’un mille dans 25-30 nœuds de vent de Nord-Ouest. Ca mouille et ça va vite. Sous spi, la course a démarré sur un rythme soutenu qui fait le bonheur des navigateurs…
« Les concurrents font route directe, ils ont attaqué bille en tête au reaching. Ils profitent de conditions vraiment sympas, confirme Jean Maurel depuis le bateau organisation. La lune est pleine et ils progressent, en petits paquets, comme en plein jour. Il ne fait pas froid et les skippers sont dessus, croyez- moi ! Il faut les voir essayer de grappiller un peu de vitesse sur chaque vague. Au classement, c’est évidemment encore très groupé. » Argos ne s’y trompe pas non plus et révèle qu’une belle course de vitesse est engagée sur le golfe de Gascogne entre les 26 duos lâchés sur l’eau. Par petits paquets, les uns et les autres sont d’emblée entrés dans le vif d’une grande traversée océanique sur fond d’âpre compétition.
Suzuki Automobiles à fond la caisse
Dans le sillage des leaders légèrement plus à l’Est, une bataille de haute lutte est engagée entre SNEF-Cliptol Sport, Lenze et Suzuki Automobiles, 7ème à 4,5 milles de la tête de flotte. À bord de ce dernier, Thierry Chabagny ne boude pas son plaisir à la vacation du matin : « On attendait des vents assez faibles, un peu de pétole et de la pluie. Et c’est tout le contraire : sous la pleine lune, on progresse à fond la caisse sous spi dans 25-30 nœuds de vent de travers ! Ça mouille et il ne faut pas lâcher la barre. Le bateau fait le sous-marin, mais c’est plutôt sympa. Ça va vite et nous avons pris un peu d’avance sur le timing. On gagne du temps sur les prévisions au cap Finisterre… »
Luisina de retour
Si le gros des troupes progresse très groupé, quelques tandems ont en revanche débuté cette transat sur des routes plus marquées. 47 milles en latérale séparent ainsi Gédimat, parti très à l’Ouest de NIVEA/Athlètes du Monde, lui, franchement décalé à l’Est. L’autre bonne nouvelle de la nuit nous vient de Luisina, fidèle à ses intentions. Eric Drouglazet et Christophe Bouvet, contraints de retourner au port pour réparer leur grand voile déchirée dans les manœuvres avant le coup de canon, sont de retour en course depuis 18h14 hier. Les deux compères affichent 77 milles de retard sur les premiers. Ils sont repartis à fond, efficaces et mentalement dans le match. Mais là encore, cela n’étonnera personne !
Info presse RivaCom / www.transat-ag2r.com


CLASSEMENT DU 21/04/08 05:00:00 Locale PARIS
RgNom Skipper Dist ArEcartVmg 
 1 FINANCO TROUSSEL Nicolas - PRATT Chr 3561,2 0,013,4 
 2 LES MOUSQUETAIRES DE BROC Bertrand - RIOU Gwen 3561,3 0,012,9 
 3 CERCLE VERT MORVAN Gildas - LE CAM Jean 3561,6 0,413,1 
 4 ATHEMA TABARLY Erwan - BIARNES Vinc 3562,1 0,913,3 
 5 SNEF et Cliptol Sport PELLECUER Laurent - MOUREN J 3564,7 3,510,5 
 6 LENZE LE GAL Franck - LE ROUX Erwa 3565,3 4,113,4 
 7 SUZUKI Automobiles CHABAGNY Thierry - DOUGUET C 3565,8 4,513,1 
 8 GROUPE CELEOS TREUSSART Ronan - MARCHAND A 3566,3 5,112,8 
 9 BANQUE POPULAIRE GREGOIRE Jeanne - LUNVEN Nic 3566,4 5,213,2 
 10ATLANTIK FT KRIZEK David - SHARP Phil 3566,9 5,613,4 
 11DEFI MOUSQUETAIRES ROUXEL Thomas - ISRAEL Erwan 3566,9 5,713,0 
 12DEFI TRANSAT LIVORY Yannig - LIVORY Erwan 3567,4 6,212,0 
 13GEDIMAT TRIPON Armel - VITTET Domini 3568,0 6,812,5 
 14SOPRA GROUP KOCH Antoine - GENDRON Grégo 3568,3 7,013,1 
 15SOLAR INOX GUERIN Ronan - POUPON Luc 3568,5 7,312,3 
 16CONCARNEAU - ST BARTH PERON Eric - DANET Miguel 3568,8 7,512,6 
 17SABLIERES PALVADEAU BELLOIR Aymeric - DOMBRE Pie 3569,1 7,911,3 
 18AQUARELLE - LE FIGARO AMEDEO Fabrice - NICOL Jean 3570,1 8,811,7 
 19DEGREMONT SUEZ SOURCE DE TMONNET Jean Charles - TOULOR 3570,4 9,211,8 
 20KPMG RIOU Elodie - CASTELNERAC Be 3570,5 9,211,3 
 21IROISE PROMOTIONS MAHE Tangi - BERTRAC Claude 3573,0 11,812,4 
 22AXA Atout Coeur pour AIDESNIGON Erik - POULIGNY Cédric 3573,4 12,211,6 
 23TETRAKTYS DESMARETS Pascal - SCHANDEVY 3574,9 13,712,5 
 24NIVEA ATHLETES DU MONDE GALFIONE Jean - FAVENNEC Gil 3579,4 18,2 9,3 
 25SOJASUN WARDLEY Liz - GABART Françoi 3581,5 20,3 9,4 
 26LUISINA DROUGLAZET Eric - BOUVET Chr 3638,5 77,2 7,9

dimanche 20 avril 2008

A moins d'un Mois du Départ…






EN BREF :
- Où est la flotte ? Pendant une période de 36 heures, une fois pendant la course, les positions des bateaux seront gardés secrètes. Pourquoi ? Découvrez le ci-dessous.
- Les plans du village de la course enfin dévoilés : découvrez la première partie du programme des manifestations, du 3 au 11 mai à Sutton Harbour, Plymouth.

EN DETAIL :

Un black-out de positions pour ajouter du piquant, alimenter les spéculations... et nous nous faire revivre le passé pendant un instant.

Lors des premières éditions de cette course mythique, on avait peu de nouvelles des navigateurs pendant leur traversée. Ce n'était que lorsqu'ils apparaissaient à l'horizon, de l'autre côté de l'Atlantique, que l'on découvrait le classement final des voiliers. Avec les technologies actuelles, nous sommes capables de suivre les bateaux 24h/24.
OC Events a décidé d'ajouter un peu de suspense à la course et de nous rappeler le bon vieux temps, en créant un black out complet pour une journée pendant la course, en ne communiquant à personne les positions des coureurs.

Étant donné qu'il existe déjà 12h de black-out par jour (entre 18h00 et 06h00 GMT), ce black-out reviendra en réalité à une période continue de 36h. Cette journée pendant la course sera particulièrement stimulante pour les media, puisqu'il sera question de deviner les stratégies des skippers, et que chacun spéculera sur les positions des voiliers et options prises par la navigateurs.
Bien sûr, cela sera également l'occasion pour les coureurs de faire des coups stratégiques sans que leurs concurrents le sachent.

Pour une question de sécurité, seulement deux personnes auront accès aux positions de la flotte, durant cette période : René Boulaire, qui s'occupe du suivi des bateaux (toutes les positions sont gardées sur un serveur sécurisé), ainsi que Sylvie Viant (Directrice de course). Bien sûr, en cas de crise, la position d'un bateau pourra être communiquée. De plus, chaque bateau peut individuellement transmettre sa position à ses concurrents, et les équipes pourront les diffuser si elles le souhaitent, par leurs propres moyens (mais cela désavantagerait leur skipper). Les bateaux auront accès aux données de leur propre OC Tracker pendant cette période, mais personne n'aura accès aux positions de la flotte, tout comme pendant les black-out de nuit, qui existent déjà.

Un comité composé uniquement de Sylvie Viant (Directrice de course), des spécialistes météo Jean-François Bonnin et Marcel Van Triest, ainsi que de Christine Salen (Directrice Sportive), choisiront la date de la période de black-out en fonction de la situation météo et de l'intérêt stratégique. Cette date devra être annoncée 48h avant le début du black-out, afin d'éviter qu'un bateau soit favorisé ou défavorisé. OC Events a également choisi de ne pas fixer une date afin que cette journée ne tombe pas dans une période sans grand intérêt tactique.

Aucune information ne sera communiquée aux skippers, aux équipes, à l'équipe interne de communication, aux media ou au public durant cette période, mais bien sûr nous contacterons les bateaux pour la vacation quotidienne.
Les cartes 2D et 3D du site internet donneront les dernières positions avant le début du black-out.

Les plans du village de la course enfin dévoilés…

Les partenaires de Plymouth (le Sutton Harbour Group, South West of England Regional Development Agency, Plymouth City Council et Event South West) se sont joints aux organisateurs de la course, OC Events, l’Université de Plymouth et les organisateurs du Festival de Jazz- Blues International Barbican afin de dévoiler les plans du village au B-Bar, Plymouth.
Le port de Plymouth sera un lieu de vie et d’activité garantie du Samedi 3 Mai au jour du départ de la course, le dimanche 11 mai. Le village de la course sera au coeur de l’action et l’endroit parfait pour découvrir le monde de la voile. La flotte entière des IMOCA 60 et des class40 sera amarrée a l’intérieur du Sutton Harbour et offrira ainsi une chance unique au public d’approcher ces “oeuvres d’art” de la course. De plus, les visiteurs pourront admirer le Vieux Greement, « Earl of Pembroke », qui sera amarré aux cotés de Gipsy Moth IV – le bateau sur lequel Sir Francis Chichester a réalisé son fameux tour du monde et successeur de celui sur lequel il a remporté la première édition de cette course. Le Club Mumm/ VIP, l’exposition sur la course au large (Programme D’éducation), le centre de communication de la course BT, le simulateur de voile Aviva, l’exposition Ecover... et de nombreuses animations de rue font également partie des festivités.

Nigel Godefroy, Directeur du Sutton Harbour Group a dit: « Le village de la course est un plus remarquable pour cet événement d’envergure internationale. Avec la flotte des bateaux en toile de fond, le Quartier Barbican, centre historique de Plymouth, offre un cadre parfait pour l’accueil du village. »

Le programme d’éducation jouera également un rôle primordial la semaine précédent le départ de The Artemis Transat, en essayant de faire découvrir aux jeunes visiteurs l’histoire de la voile et l’héritage maritime de la ville. L’exposition sur la course au large est faite de façon à donner une idée concrète de la vie à bord d’un bateau de course, de la technologie embarquée, des différents dangers à affronter et également comment nous pourrions adapter à notre quotidien, le respect de l’environnement dont font preuves skippers et bateaux. Cette exposition est réalisée avec le soutien de l’université de Plymouth et fait partie du programme d’éducation mis en place par Le National Marine Aquarium. Les étudiants pourront ainsi visiter l’Aquarium maritime gratuitement où une exposition spéciale sur l’environnement et le développement durable se tiendra pendant l’événement. L’université, à travers ces différentes actions souhaite ainsi encourager l’intérêt pour les métiers de la mer.

Les étudiants seront également encouragés à « adopter un bateau » qu’ils suivront pendant toute la duree de la course. Comprendre la progression de leur bateau grâce aux études météorologiques et le suivie de la course grâce aux systèmes satellite

TRANSAT AG2R



Pour la première fois, la direction de course de la transat AG2R va suivre la traversée en direct à bord d'Etoile Filante, un catamaran de course-croisière de 60 pieds. L'occasion de suivre la course, de s'imprégner de l'ambiance à bord des Figaro Bénéteau, de faire vivre la dimension humaine de l'événement. Départ aujourd'hui à 14 heures…

« Ne comptez pas sur moi pour vous faire des cours de stratégie météo. Parce qu'à ce petit jeu, on perd souvent… Et puis, ceux qui sont le plus à même d'en parler, ce sont bien évidemment les coureurs. » Jean Maurel, directeur de course préfère nous affranchir de la conception de sa fonction : veiller à la bonne sécurité de l'épreuve, anticiper sur les éventuelles difficultés, donner le « la » de l'ambiance de course. Et où peut-on mieux le décrire que depuis le balcon arrière d'un bateau accompagnateur ?


Adaptation, bricolage, anticipation
Mais suivre une course demande des trésors d'ingéniosité. Il faut pouvoir suivre le rythme de la course, être capable de retransmettre des informations fiables, de se déplacer d'un bord à l'autre du plan d'eau. « Pour cela, tout dépendra des vitesses respectives de notre bateau et de la flotte. Dans ce domaine, nous n'avons pas de certitudes. Ce sont les conditions météos qui vont dicter notre conduite.» Comme dans toute première, il y aura des corrections et des adaptations.
A bord, ils sont six à vivre l'aventure de l'intérieur : Marcel Mochet, journaliste à l'AFP, transmettra les clichés, Christophe Cassagne, de Sea Events, les images vidéos quand Jean Maurel lui-même, glissera ses impressions sur l'ambiance de course. Ils seront accompagnés par trois hommes d'équipage d'Etoile Filante. Mise en place des relais de transmission, embarquement de fuel supplémentaire pour parer les dépenses d'énergies consécutives aux transmission d'images et d'informations, vérification des procédures de correspondance entre le directeur de course et le PC Course, le travail ne manque pas à bord du bateau armé par Bob Escoffier pour l'occasion.
Etoile Filante est un catamaran de croisière de 60 pieds, sur plan Joubert-Nivelt. Conçu pour de la croisière rapide, il possède une cellule de vie centrale et quatre couchettes réparties dans les deux coques. A son bord, Bob Escoffier a participé à la Route du Rhum 1998.

Le village dans tous ses émois
En cette veille de départ, la foule est encore venue en nombre arpenter les quais du port de pêche de Concarneau. Pendant que les équipages bricolent, curieux et passionnés se côtoient dans un heureux mélange des genres. Il y a là des familles venues engranger quelques minutes de rêve, les habitués des pontons qui retrouvent des connaissances. On y parle tactique de course, on suppute les chances des uns et des autres, on évoque les éditions précédentes. Il y a là quelques anciens vainqueurs venus faire un salut amical à leurs camarades de jeux : Alain Gautier, Roland Jourdain, Karine Fauconnier entre autres, n'ont pas manqué le rendez-vous de Concarneau.

Veillée d'armes
Météo, boulot et dodo ! A la veille du grand départ, les 26 équipages de la 9ème Transat AG2R ont pris un rythme très studieux. Tandis que les préparateurs s'activent sur le pont des monotypes, les 52 marins en ont pour la plupart fini avec l'avitaillement. Entre deux petites siestes pour engranger un peu de repos, ils bûchent aussi sur les cartes et modèles afin d'envisager leur stratégie pour le début de course et la manière d'aborder le golfe de Gascogne. Demain, à 14 heures tapantes, il sera temps d'y aller, de s'élancer à la conquête des alizés pour rejoindre Saint Barth 3 710 milles plus loin…
A quelle sauce vont-ils donc être mangés ? Près ou portant ? Que va faire le centre dépressionnaire situé hier sur le Nord de l'Espagne ? A 24 heures du départ les cartes et modèles s'accordent enfin pour dire que ce système peu actif va générer des conditions plutôt favorables. Les Figaro vont pouvoir ouvrir les voiles et descendre au plus vite vers le cap Finisterre. C'est ensuite que les choses se compliquent. Place à la tactique avec le passage d'un front qui fait dire à de nombreux skippers que c'est encore la bouteille à l'encre.

Ils ont dit

Kito de Pavant, vainqueur en 2006 : « une aventure humaine fabuleuse »
« Le parcours est fabuleux. Traverser l'océan à la voile n'est jamais une affaire banale. L'enjeu sportif est d'envergure. Mais cette course, c'est surtout une aventure humaine extraordinaire. A deux pendant trois semaines sur un bateau de 10 mètres, c'est toujours génial même si ce n'est jamais facile à réussir… »

Alain Gautier, vainqueur en 1996 : « une édition passionnante »
« Le plateau est comme toujours très ouvert avec beaucoup de favoris. Il y a bien sûr Jean le Cam de retour aux côtés de Gildas Morvan. Mais je constate aussi qu'il y a de moins en moins d'anciens et beaucoup plus de jeunes skippers. Preuve que le circuit se renouvelle. C'est une très bonne chose et cette édition s'annonce passionnante. D'autant que la météo s'annonce compliquée… »

Roland Jourdain, vainqueur en 1994 : " Un peu envie "
"A la veille d'un départ, on aimerait bien être à la place des gars et des filles qui partent. ça donne envie! En matière de pronostic, je préfère ne pas m'avancer, tout reste possible. Je suivrai avec beaucoup d'intérêt et d'affection la course de Jean (Le Cam- co-skipper de la victoire de 1994). La prochaine édition, qui sait? "

samedi 19 avril 2008

Communiqué : Un voilier gagnant pour la Québec/St-Malo 2008 - Résolument engagé dans une course pour la planète

Afin de participer à la Transat
Québec/Saint-Malo, dont le départ sera donné à Québec le 20 juillet prochain,
un puissant voilier de course à été construit à Montréal. Le skipper Eric
Tabardel et le co-skipper Damien De Pas, ainsi que toute l'équipe de Bleu
voile océanique, convient toute la population à venir voir le bateau au Quai
de l'Horloge des Quais du Vieux-Port de Montréal, à compter du 17 avril.

Cet été, pour le 400e anniversaire de la fondation de Québec, nous
offrons aux Québécois un voilier inscrit au sein de la Class 40. Une équipe
d'experts passionnés a mis toute son énergie et son savoir pour bâtir un
bateau et un équipage des plus compétitifs. Ce sera la 7e édition de cette
très belle Transat depuis 1984. Jamais aucun Québécois n'a encore remporté les
honneurs, mais nous prétendons très sérieusement que, parmi les Class 40 qui
prendront le départ, nous pourrions rentrer les premiers à Saint-Malo.

Nous offrons aussi ce bateau pour vous montrer le Fleuve et l'océan. Vous
parler de leur beauté, de leur fragilité et de l'importance de les protéger.
La vie en mer nous ramène aux valeurs essentielles et à la plus grande
simplicité dans nos besoins : gestion de l'énergie, gestion de l'eau, gestion
de nos déchets, gestion de notre poids et de nos émotions. Tout pour composer
au mieux avec les éléments. A nos problèmes environnementaux, la culture de la
mer a des solutions à proposer. Nous profiterons de toutes les tribunes qui
nous seront offertes pour vous faire partager l'aventure sur le Fleuve, sur le
Golfe, de l'Ile d'Anticosti jusqu'aux côtes de Terre-Neuve et puis de Québec à
Saint-Malo.

Nous sommes fiers et heureux de vous présenter ce bateau. Et à ceux qui
voudraient nous encourager, nous offrons la possibilité de voir votre nom
inscrit sur les flancs de la coque pour 40$. Il est possible de faire un don
directement en ligne à l'adresse suivante : www.bleuvoileoceanique.com.

Joignez-vous à nous! Nous avons deux courses à gagner : la
Québec/Saint-Malo et celle pour la sauvegarde de la planète!


Renseignements: Jean Sylvestre, (514) 817-0839,
sylvestre.jean@gmail.com, www.bleuvoileoceanique.com


Info : http://voileenligne.blogspot.com/

WANTED SPONSORS ?


Selon "Les Echos" :
C'est dimanche, à 14 heures, en baie de la Forêt à Concarneau (Finistère) que sera donné le départ de la neuvième édition de la Transat AG2R, qui donne le coup d'envoi de la saison annuelle de voile. « Vingt-six bateaux de la classe Figaro Bénéteau II participent à cette course en double qui les conduira à Saint-Barthélemy dans les Antilles au terme d'un périple d'environ 3.710 milles », décrit Pierre Bojic, directeur général de Pen Duick, organisateur de la course, dont le budget est évalué à 1,5 million d'euros environ, financé par les collectivités territoriales (ville de Concarneau, département du Finistère, région Bretagne), la Chambre de commerce et d'industrie de Quimper Cornouaille et la société d'assurance AG2R, sponsor titre de la course.
« Nous finançons à hauteur de 750.000 euros et ajoutons cette année 200.000 euros pour des opérations de relations publiques d'une plus grande ampleur en raison de notre rapprochement avec La Mondiale », commente Yvon Breton, directeur général délégué de AG2R. La compagnie d'assurance a affrété trois gros bateaux, qui transporteront 600 invités pour assister au départ de la course. Mais au total, « ce sont 15 gros bateaux qui accompagneront les skippers et près de 100.000 per- sonnes sont venues à Concarneau tout au long de la semaine », précise Pierre Bojic. Cette année, le village d'exposition a été étendu sur 2.500 mètres carrés, montrant ainsi le succès obtenu auprès des entreprises par la course au grand large.
Des valeurs dans l'air du temps
Autre nouveauté : la totalité de l'épreuve sera suivie par un bateau qui retransmettra des images. « Nous les produisons et avons un accord avec «Planète Thalassa» et «Orange TV Sport», sans exclusivité toutefois », indique l'organisateur.
La voile tient bien le cap, malgré une conjoncture économique qui ne favorise pas le sponsoring. « La précédente édition de la Transat nous avait rapporté l'équivalent de 13 millions en retombées médiatiques pour un investissement de 700.000 euros. Cette fois-ci, je pense que cela sera plus important », se réjouit Yvon Breton. « Le sponsoring voile progresse bien. La précédente Transat Jacques Vabre en novembre dernier a d'ailleurs très bien résisté à la tempête médiatique des mouvements sociaux qu'elle a dû affronter, un signe fort de l'intérêt des Français pour la discipline et un véritable signe de résistance même en situation de crise médiatique », souligne Bruno Lalande, directeur de TNS Sport.
De nouvelles sociétés ont décidé de sponsoriser des bateaux : Britair, groupe Bel, Safran, DCNS, Veolia, Puma, etc. « Les entreprises cherchent un sport qui leur permet de raconter une histoire, dont les valeurs sont dans l'air du temps, à savoir la défense de l'environnement, le développement durable. La voile répond bien à leur attente », analyse Lucien Boyer, président de Havas Sports.
Reste que la multitude de courses n'aide pas à la compréhension de la discipline. Dans les prochaines semaines, d'autres compétitions se chevauchent ne permettant pas une aussi bonne couverture médiatique : il s'agit du Grand Prix Petit Navire à Douarnenez (Finistère) du 25 avril au 4 mai, de la semaine olympique de voile à Hyères (Var) du 19 au 25 avril, de la « The Artemis Transat » ou l'Atlantique Nord en solo le 11 mai au départ de Plymouth (Angleterre), et de la Giragli Rolex Cup au départ de Saint-Tropez (Var) du 8 au 14 juin.
Nouveau bateau moins coûteux
Ce déficit médias s'accentue du fait que les « Formule 1 des mers », les fameux trimarans de 60 pieds, si spectaculaires à voir naviguer, ne se sont pas remis du séisme de 2002, lorsque 15 de ces bateaux sur 18, anciens et nouveaux confondus, abandonnèrent sur la Route du Rhum.
Puis, en 2005, à la suite d'avaries et chavirages, seuls quatre sur dix ont bouclé la Transat Jacques Vabre à Bahia (Brésil). Bref, la flotte des multicoques, ainsi baptisés, dont le prix de construction a triplé, atteignant même 4 millions pour les plus coûteux, est ainsi passée de treize à cinq équipes. Marins, sponsors, organisateurs de Grands Prix se sont découragés.
Du coup, l'Orma (Ocean Racing Multihulls association), qui régit la catégorie depuis sa création en 1995, a opté pour l'émergence d'une nouvelle famille structurée. Son conseil d'admnistration, représenté par les armateurs Groupama, Banque Populaire, Sopra Group et le président Patrick Chapuis, a décidé de « repositionner » résolument le multicoque dans un univers de « course au large », en valorisant « ses forces » (performance, esthétisme, technologie), à la découverte de « nouveaux horizons », avec une priorité affirmée à l'« off shore » (le grand large) et à l'« international ».
Ce nouveau projet « Orma 2009-2019 » s'articule autour de trois axes de travail visant à définir les fondamentaux d'une classe renouvelée. D'abord, la mise au point d'un nouveau bateau Multi One Design de 70 pieds (21 mètres), dessiné par le cabinet d'architectes VPLP (Vincent Lauriot-Prevost), plus fiable et moins coûteux que les actuels géants des mers (environ 2 millions d'euros). Puis, la refonte du programme sportif avec une ou deux courses transocéaniques annuelles (solitaire, double, équipage suivant les années) et un circuit annuel européen condensé et rythmé sur cinq semaines.
Enfin, l'Orma va repositionner sa politique de sponsoring et médiatique - sachant que le circuit tel qu'il existait représente en moyenne suivant les années 15 millions d'euros de retombées médiatiques annuelles. Cette flotte ne devrait compter que douze bateaux qui seront construits d'ici à fin 2011.

TRANSAT AG2R: CONCARNEAU L'EMPORTE À CONCARNEAU


Eric Péron et Miguel Danet remportent le prologue de la Transat AG2R sur une victoire construite dès le premier bord de près. Une tactique inspirée, une bonne vitesse et voilà deux outsiders qui pointent le bout de leur étrave pour la suite des opérations.


Ce n'est pas un hasard si, d'emblée, on retrouvait aux avant-postes de ce prologue à Concarneau quelques uns des gros bras de cette édition 2008. Eric Drouglazet et Christophe Bouvet (Luisina), toujours incisifs, Thierry Chabagny et Corentin Douguet (Suzuki), Nicolas Troussel et Christopher Pratt (Financo), Jean Le Cam et Gildas Morvan (Cercle Vert) : que du beau linge en première ligne. Récit :

Mêlée ouverte :
Pourtant, dès le premier bord de près, l'étrave jaune et bleu du Concarneau – Saint-Barth pointait aux avant-postes. Dans le duel de virements qui opposait une flotte compacte, les deux duettistes qui, trois mois plus tôt, n'avaient encore jamais fait barre commune, parvenaient à s'extirper de cette mêlée furieuse et viraient la bouée de dégagement en tête. Mieux encore, les deux chevau-légers de la flotte allongeaient la foulée et s'apprêtaient à transformer l'essai . Sous spi, ils creusaient l'écart et pouvaient enrouler la bouée de Port-la-Forêt avec une avance suffisante pour gérer le score jusqu'à la ligne d'arrivée. En deuxième ligne, les cadors de la classe continuaient d'en découdre. C'est au final l'équipage de Suzuki qui grimpait sur la deuxième marche du podium talonné par Groupe Céléos de Ronan Treussard et Anthony Marchand.

Tempête sous les crânes :
A l'issue de ce prologue mouvementé, pas question pour les équipages de relâcher la pression. La troisième mi-temps sera pour l'arrivée à Saint-Barth. Pour l'heure, chacun essaye de se faire une idée précise sur la manière d'aborder un Golfe de Gascogne qui risque de réserver des surprises. Une météo complexe, avec notamment un centre dépressionnaire secondaire peu actif sur le Nord de l'Espagne risque de transformer la traversée du Golfe de Gascogne en casse-tête tactique pour les navigateurs. Autant dire que les modèles de routage météo ne vont pas cesser de tourner jusqu'à l'heure fatidique où il faudra larguer les amarres. Le passage du cap Finisterre risque de consacrer un équipage qui aura su, non seulement aller vite, mais aussi faire preuve d'une certaine malice.

Classement du prologue de la Transat AG2R :
1 Concarneau – Saint-Barth, Eric Péron – Miguel Danet
2 Suzuki Automobiles, Thierry Chabagny – Corentin Douguet
3 Groupe Céléos, Ronan Treussard – Anthony Marchand
4 Financo, Nicolas Troussel – Christopher Pratt
5 Les Mousquetaires, Bertrand de Broc – Gwen Riou
6 Cercle Vert, Gildas Morvan – Jean Le Cam
7 Aquarelle – Le Figaro, Fabrice Amédéo – Jean-Pierre Nicol
8 Luisina, Eric Drouglazet – Christophe Bouvet
9 Lenze, Franck Le Gal – Erwan Le Roux
10 Banque Populaire, Jeanne Grégoire – Nicolas Lunven

vendredi 18 avril 2008

Brest 2008: Les Toiles de Mer s'exposent a Paris.






A Brest, une tradition unique perdure : celle des « Toiles de Mer ». Nées de la première édition de 1992 des fêtes maritimes de Brest, les toiles de mer ont pour vocation d'immortaliser le passage de chaque bateau à Brest. Au fil des éditions de 1996, 2000 et 2004, cette collection s'est enrichie et compte aujourd'hui plus de 1 000 « toiles » constituant une collection unique au monde. 150 d'entre-elles seront exposées du 17 avril au 8 juin 2008 à la Maison de la Bretagne à Paris. C'est François Cuillandre, maire de Brest et Président de Brest 2008 qui inaugurait l'exposition ce jour. Pour découvrir l'intégralité de la collection, rendez-vous à Brest 2008, dès le 11 juillet.
En 92 et 96, chaque équipage participant à la fête recevait une plaque de bois d'iroko de 90 cms sur 30 et 3 cms d'épaisseur, avec mission de la décorer en toute liberté, en prenant soin de préciser le nom du voilier et de son port d'attache. (Par la suite, les participants se sont eux-mêmes procurés sur place la plaque aux bonnes dimensions).

Cette initiative originale a pour vocation d'immortaliser le passage de chaque bateau et chacun peut s'exprimer en fonction de sa culture et de son savoir-faire. Le résultat obtenu a dépassé toutes les espérances : une exceptionnelle collection s'est constituée, traduisant la passion que les équipages portent à leur bateau et à la fête brestoise. Sculpture, gravure, peinture, collage etc… Chacun a trouvé son style, et la diversité de ces plaques souvenirs qui sont toutes des œuvres d'art, répond à la diversité des ports d'attache et des types de bateaux représentés à Brest.

Certaines sont humoristiques, d'autres poétiques… Il y a les « contemporaines » et les « classiques », mais toutes font honneur au navire qu'elles représentent. Parfois elles incluent également des éléments typiques de leur région d'origine. Certaines sont ornées de matériaux originaux allant de la faïence de Delft, au hareng séché de Norvège en passant par le tissu de confection des kimonos.
Cette collection de plus de 1 000 toiles s'agrandit à chaque rassemblement et son exposition remporte à chaque fois un vif succès auprès du public. Les toiles de Mer sont le témoignage vivant, la signature personnelle, des milliers de bateaux venus des quatre coins du globe pour faire escale en mer d'Iroise. Partie intégrante de notre patrimoine maritime, elles seront exposées jusqu'au 8 juin à la Maison de la Bretagne à Paris et bien entendu lors de Brest 2008 du 11 au 17 juillet.

« Ce qui fait la valeur des choses, c'est l'amour qu'on leur donne. Les Toiles de Mer, dans 100 ans, seront le témoignage extraordinaire d'une population maritime. Je reviendrai dans 100 ans »
Olivier de Kersauson- Parrain de Brest 2008

Artemis Transat: Pogo 40 skipper Louis Duc est pret




A trois semaines du départ de The Artemis Transat, Louis Duc, le plus jeune skipper (24 ans) de la course, est plus motivé que jamais ! En effet, même si ce navigateur normand n’en est de loin pas à sa première course au large, cette transatlantique a pour lui une saveur toute particulière : c’est sa première grande épreuve en solitaire*, c’est « The » Transat, celle qui a sacré Eric Tabarly… et pourquoi pas celle qui pourrait lui permettre de faire ses preuves…
« Je ne me fixe pas d’objectifs précis. Je n’ai pas le bateau le plus rapide de la flotte, je ne suis pas le plus expérimenté, mais ce que je souhaite avant tout c’est faire honneur à tous ceux qui me font confiance et grâce à qui je suis là aujourd’hui. Mon seul but est de naviguer le mieux possible, le plus vite possible, pour arriver satisfait de l’autre côté de l’Atlantique », précise Louis.
Donner son nom
En effet, depuis des mois, le navigateur bataille à terre pour décrocher le minimum de budget nécessaire afin de réaliser son rêve : faire ses preuves en course au large en solitaire.
Le Groupe Royer, qui l’avait déjà parrainé lors de sa Transat 6,50 en 2005, est à nouveau à ses côtés, tandis que la société MSI, basée à Cherbourg, a été la première à le soutenir dans ce nouveau projet. Jean-Edouard Criquioche, propiétaire du Pogo 40 sur lequel Louis va disputer The Artemis Transat, le parrainne également à sa façon.
Le budget n’est cependant pas encore bouclé mais le jeune normand ne désarme pas : le nom de son Pogo 40 est à encore prendre !
Bord à bord avec Halvard Mabire, à Cherbourg
Si le plus clair de son hiver a été consacré à la recherche de partenaires, Louis a toutefois parcouru plus de 20 000 milles (37 000 km), soit presque un tour du monde, en Atlantique Nord et Sud, lors des 12 derniers mois ! Le skipper est donc largement aguerri et connaît très bien son bateau. Mais à trois semaines du départ, le besoin de retrouver la mer se fait pressant.
Ainsi, le plus jeune et le doyen des skippers engagés sur The Artemis Transat, qui n’est autre que le célèbre navigateur normand Halvard Mabire (52 ans, vainqueur de la Whitbread en 1999, 7 Solitaire du Figaro, 2 Route du Rhum, 2 The Transat à son actif…) vont se retrouver pour une semaine d’entraînement, à Cherbourg, du 26 avril au 2 mai prochains.
« Halvard est un peu mon mentor… C’est lui qui m’a guidé et conseillé lorsque j’ai choisi la course au large pour métier. Et, aujourd’hui, nous allons être concurrents ! C’est à la fois drôle et passionnant pour moi ! », explique Louis.
Les deux normands de cette édition 2008 de The Artemis Transat, mettront ensuite cap sur Plymouth, ville de départ.
Il n’y a plus qu’à…
La semaine dernière, le Pogo 40 de Louis a été caréné et remis à l’eau avec l’aide de Jean-Edouard Criquioche, Jacques Fournier, André Jantet et Lionel Régnier. Ce quintet (avec Louis) participera à la Québec-Saint Malo en juillet prochain à bord de ce même Pogo 40…
Le bateau est donc prêt, le skipper impatient… à part un petit complément de budget, tout est réuni pour que Louis Duc réalise une belle course, SA belle course.
Le départ de The Artemis Transat est programmé le 11 mai prochain à Plymouth. Les premiers Class40 sont attendus aux Etats-Unis à Marblehead (Boston) à partir du 30 mai.

Quatre jours durant, du 25 au 29 avril, la belle et grande famille des marins sera représentée à Douarnenez...



Honneur aux ‘grands’

Les bateaux du Vendée Globe, qui étaient déjà venus au Grand Prix Petit Navire l’an passé, sont de retour en baie de Douarnenez. A commencer par PRB, le bateau de Vincent Riou, dernier vainqueur du Vendée Globe, qui se mesurera à des adversaires de taille comme Loïc Peyron sur Gitana 80, Arnaud Boissières sur Akena Veranda, Kito de Pavant sur Groupe Bel, Yann Eliès sur Generalli, Samantha Davies sur Roxy, Marc Guillemot sur Safran et bien sur, , Michel Desjoyeaux sur Foncia.

Jusqu’au 18 avril, Ouestbateaux.com organise un jeu en ligne, pour gagner des embarquements sur Foncia, lors des « runs » du Vendredi 25 et samedi 26 avril. 10 embarquements sur la Chaloupe de la ville de Douarnenez et 10 entrées aux fêtes maritimes de Douarnenez, sont également à gagner.

Le Grand Prix Petit Navire « le bon goût du large » sera la première et dernière occasion pour ces bateaux exceptionnels de s’étalonner avant la Transat anglaise (départ le 11 mai de Plymouth) et surtout avant le grand rendez-vous que tous attendent et pour lequel ils se préparent depuis plusieurs années : Le Vendée Globe.

La Class 40’

Ils ont fait une entrée remarquée et remarquable sur le circuit de la course au large lors de la dernière Route du Rhum en 2006. Depuis, cette classe n’a cessé de s’étoffer et de se professionnaliser. Plus petits, d’un budget plus abordable que les 60 pieds, ces bateaux ont néanmoins des potentiels de vitesse et de ‘glisse’ impressionnants tout comme leurs aînés. On retrouvera sur ce Grand Prix Petit Navire une grande partie des skippers qui ont animé la dernière Transat Jacques Vabre et quelques nouveaux venus, comme Damien Grimont, Bruno Jourdren, Christian Chardonnal, Wilfrid Clertow, Peter Harding, François Angoulvant, Olivier Rabine, Marc Smith et Alain Barazer.

Les ‘minis’

Ils ressemblent à s’y méprendre à leurs grands frères du Vendée Globe. D’ailleurs, bien des architectes se sont inspirés de ces 6ᅢ mètres pour dessiner les 60 pieds. C’est une flotte de 20 bateaux qui ralliera Douarnenez pour participer au Grand Prix Petit Navire le bon goût du large et parmi eux, le dernier vainqueur de la Mini Transat, le prototype Lombard de Yves Le Blevec qui sera skippé par le Belge Jonas Gerckens, Pierre Brasseur, à la barre du prototype Magnen deuxième de la Mini 2007, Stéphane Bonvin, Romain Le Gall, Stéphane Le Diraison, (deuxième en bateau de série sur la Mini), Thomas Ruyant, Sébastien Marsset, le jeune Louis Mauffret, et Vincent Kerbouriou. Le bon goût du large au programme

Les Dragons :

Racé, fin, élégant, les superlatifs ne manquent pas pour qualifier le Dragon et les raisons de l'attachement de ses ‘aficionados' sont aussi diverses que multiples.
Ils viendront de 17 pays différents au Grand Prix Petit Navire 2008. 85 Dragon s'aligneront en baie de Douarnenez pour participer à la coupe de Bretagne du 26 au 28 avril, puis au Grand Prix Petit Navire du 30 avril au 3 mai.


Le programme :

Du 26 avril au 3 mai : les Dragon

Du 25 au 29 avril : les 60 pieds, Classe 40’ et mini

Vendredi 25 et samedi 26 seront consacrés à des runs en baie de Douarnenez, visibles depuis la côte, les évolutions de ces bateaux taillés pour la glisse seront sans aucun doute spectaculaires. Le vendredi, ce sera le trophée du Finistère et le samedi, celui de Douarnenez.

Dimanche, lundi et mardi, cap sur les traces de la sardine en mer d’Iroise avec ‘Le goût du large’. Une longue course côtière renouvelée durant les trois jours, avec des départs à l’anglaise depuis le port du Rosmeur et des retours au port en fin d’après midi pour tous les équipages.

Du 28 au 30 avril : les Optimist

Du 1er au 4 mai : Championnat d’Europe de Kite crossing

Les 3 et 4 mai, journées portes ouvertes au Port Rhu

Enfin, le 3 mai, les 60 pieds qui participent à The Transat partiront pour une course de ralliement entre Douarnenez et Plymouth.

L’organisation de la course au large est assurée par Douarnenez Voile et le Winches Club.